RAP02357
SAINT-MARCEL
'Le
Bourg"
(Morbihan
-
Bretagne)
2008
flrRkiïe
5^(V
Rapport
Final
d'Opération
Dates
d'intervention
:
29.05.06
-
01.09.06
de
prescription
:
SRA
2006-019
d'entité
archéologique
:
EA
56
228
0007
de
projet
INRAP
:
DB05011002
légende
des
coupes.
H
:
blocs
de
grès,
limon.
:
limon
et
plaquettes
de
schiste.
:
limon
et
argile.
:
limon.
:
sédiment
argileux,
quelques
cailloux.
:
plaquettes
de
schiste.
:
limon,
blocs
de
grès,
tessons
de
céramique,
fragments
de
tuile
et
de
briques,
nombreux
charbons
de
bois.
:
limon
meuble,
blocs
de
grès,
nombreux
charbons
de
bois.
:
limon
charbonneux.
:
limon
et
argile
mêlés,
nombreux
charbons
de
bois.
:
perturbation.
légende
du
mobilier
mis
au
jour
dans
les
sépultures.
:
métal.
:
verre.
*
:
céramique.
:
silex.
:
charbon
de
bois.
:
bois.
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
»
(56)
2008
Rapport
Final
d
'Opération
SOMMAIRE
Fiche
signalétique
p.4
Mots-clés
du
Thésaurus
p.5
Liste
des
intervenants
et
moyens
mis
en
œuvre
p.6
Pièces
complémentaires
p.8
Carte
topographique
au
1/25000
précisant
la
localisation
de
l'opération.
Extrait
du
cadastre
sur
lequel
figurent
l'emplacement
et
l'emprise
de
l'opération.
Copie
de
l'arrêté
de
prescription
contenant
le
cahier
des
charges
scientifique.
Copie
de
l'arrêté
d'autorisation
de
fouille.
Copie
du
projet
d'intervention
qui
a
été
accepté.
Introduction
p.21
1
-
Raisons
de
la
mise
en
place
de
l'opération
2-
Cadres
géographique
et
géomorphologique
3-
Contexte
archéologique
p.23
3.1
.
L'environnement
archéologique
et
l'occupation
du
sol
autour
de
Saint-
Marcel
à
l'époque
antique
(Patrick
NAAS)
3.2.
Bilan
des
découvertes
de
sépultures
de
l'Antiquité
tardive
en
Bretagne
4-
Conditions
de
réalisation
de
l'opération
archéologique
Phase
1
:
des
structures
protohistoriques
p.3l
1-
Deux
sépultures
de
l'âge
du
Bronze
?
2-
Les
vestiges
d'un
bâtiment
contemporain
?
p.34
Phase
2
:
un
établissement
rural
de
l'époque
gallo-romaine
p.37
1
-
Description
et
évolution
du
réseau
fossoyé
1
.1
Le
fossé
le
plus
ancien
du
site
1
.2.
Les
fossés
des
deux
états
de
l'enclos
1
.2.
1
.
Le
premier
état
de
l'enclos
p.38
1.2.
La
:
Les
fossés
1.2.
Lb
:
Les
trous
de
poteau
liés
à
l'entrée-
état
1
1
.2.2.
Le
deuxième
état
de
l'enclos
p.46
1.2.
2. a.
Les
fossés
1.2.2.b
:
Les
trous
de
poteau
liés
à
l
'entrée-
état
2
1
.3.
Des
fossés
parcellaires
contemporains
de
l'utilisation
de
l'enclos
p.50
1.3.1.
Les
fossés
de
direction
NE-SO
1
.3.2.
Les
fossés
de
direction
NO-SE
2-Des
bâtiments
sur
sablières
enterrées
et
sur
poteaux
et
les
structures
associées
p.57
2.1
.
Le
bâtiment
1
et
structures
associées
dans
l'enclos
2.2.
Des
constructions
immédiatement
au
sud-est
de
l'enclos
:
Bâtiments
2, 3,
4,
5
p.59
Le
Bâtiment
2
p.6I
Le
Bâtiment
3
p.63
Le
Bâtiment
4
p.
65
Le
Bâtiment
5
p.65
Bilan
p.
69
2.3.
Des
constructions
sur
poteaux
au
sud-ouest
de
l'enclos
:
Bâtiments
6,
7
et
8
p.71
Le
Bâtiment
6
1
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
»
(56)
2008
Rapport
Final
d'Opération
Le
Bâtiment
7
Le
Bâtiment
8
3-
Bilan
intermédiaire
p.
75
3.1
.
Quelles
fonctions
pour
les
bâtiments
et
l'enclos
?
3.2.
Proposition
d'évolution
des
fossés
du
milieu
du
II
e
s
jusqu'au
cours
du
III
e
s
p.76
3.2.1
Episode
A
3.2.2
Episode
B
3.3
Réflexions
p.
78
4-
Le
mobilier
du
secteur
d'habitat
(Laure
SIMON)
p.80
4.1.
Le
mobilier
céramique
p.80
4.1.1.
Données
générales
4.
1.2.
Le
mobilier
céramique
des
fossés
p.81
4.
1
.3.
La
céramique
des
fosses
et
trous
de
poteau
p.85
4.2.
Le
mobilier
non
céramique
p.89
Phase
3
:
mise
en
place
et
utilisation
d'une
petite
nécropole
dans
un
environnement
déjà
structuré
p.97
1-
Des
fossés
qui
structurent
le
paysage
et
délimitent
partiellement
la
nécropole
p.97
1.1.
Les
fossés
limites
de
la
nécropole
1
.2.
D'autres
fossés
contemporains
?
2-
Le
bâtiment
9,
contemporain
de
la
nécropole
?
p.98
3-
La
nécropole
p.
100
3.1.
L'unité
1
p.
100
3.2.
Les
sépultures
en
fosse
p.102
3.2.
1
.
La
gestion
de
l'espace
funéraire
p.102
3.2.2.
La
sépulture
p.110
Des
fosses
sépulcrales
p.110
Des
indices
de
coffrages
et
de
cercueils
p.lll
3.2.3.
Les
rites
et
dépôts
funéraires
p.114
Le
feu
dans
la
tombe
p.
114
Des
dépôts
funéraires
p.115
3.2.4.
Le
mort
dans
la
tombe
et
ses
objets
personnels
p.
122
Les
objets
d'usage
quotidien
accompagnent
le
(la)
défunt(e)
p.
122
Les
objets
de
parure
et
les
accessoires
vestimentaires
p.
130
Perles
en
verre,
bagues
et
bracelets
p.131
Les
perles
en
verre
p.131
Les
bagues
p.
134
Les
bracelets
p.
135
Les
boucles
et
plaques-boucles
et
autres
éléments
de
ceintures
p. 138
Quatre
plaques
décorées
avec
agrafes
:
des
éléments
de
parure
particuliers
p.
138
3.2.5.
Bilan-
discussion
p.142
Des
traditions
funéraires
romaines
courantes.
.
.
p.142
...
Ou
plus
rares
p.142
Période
d'utilisation
de
la
nécropole
p.143
Les
personnes
inhumées
p.
144
Point
historique
pour
les
IV
e
et
V
e
siècles
:
confusion
et
incertitudes
p.
146
Hypothèse
et
discussion
p.147
4-
A
note
on
the
objects
decorated
in
the
Quoit
Brooch
Style
from
the
burials
at
Saint-Marcel
(Morbihan)
(Barry
AGER)
p.
149
2
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
»
(56)
2008
Rapport
Final
d
'Opération
Phase
4
:
chemins
et
fossés
parcellaires
p.
154
Episode
4A
Episode
4B
Conclusion
p.
157
Catalogue
des
sépultures
p.
161
Les
sépultures
de
l'âge
du
Bronze
p.
162
Les
sépultures
de
l'Antiquité
tardive
p.
164
Bibliographie
p.233
Listing
des
figures
p.243
Listing
des
planches
p.244
Listing
des
photographies
p.245
Annexes p.247
Annexe
1
:
Etude
numismatique
p.249
Par
PA
Besombes
(SRA
Bretagne)
Annexe
2
:
Résultats
des
datations
C14
p.251
Par
le
Centrum
voor
IsotopenOnderzoek
Annexe
3
:
La
conservation
des
objets
en
verre
et
métal
découverts
au
cours
de
la
fouille
préventive
p.261
Par
la
Cellule
Conservation
Inrap
(M.
Biron,
V.
Matilla)
Annexe
4
:
Fiches
de
traitement
métal
des
objets
de
la
sépulture
découverte
au
diagnostic
(Sépulture
A)
p.269
Par
le
laboratoire
UTICA.
Annexe
5
:
Rapport
d'analyses
:
recherche
de
substances
naturelles
organiques
par
CG/SM
Dans
quatre
échantillons
de
sédiments
prélevés
dans
des
objets
provenant
de
la
fouille
de
Saint
Marcel
(56)
p.
291
Par
J.Bleton,
A.Tchapla
(LETIAM)
Annexe
6
:
Rapport
d'étude
dendrochronologique
-
Planches
carbonisées
du
site
«
Le
Bourg
»,
Saint
Marcel
(56)
p.299
Par
Y.
Le
Digol
(Dendrotech)
3
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
Fiche
signalétique
Numéro
de
site
Patriarche
:
5
|
6
|
.
2
|
2
|
8
|
.
0
[
0
[
0
|
7
|
Numéro
de
projet
INRAP
:
DB
05
011 02
Région
:
Bretagne
Département
:
Morbihan
Commune
:
SAINT
MARCEL
Code
INSEE
:
560228
Lieu-dit
ou
adresse
:
Le
Bourg
Cadastre
année
:
cadastre
actuel,
section
AC,
parcelle
183P
Coord.
Lambert
:
X
:
4900
Y
:
10600
altitude
:
80
m
NGF
Propriétaire
du
terrain
:
SNC
DLA
Aménagement
Arrêté
de
prescription
:
2006-019
en
date
du
28
février
2006
Arrêté
de
désignation
:
2006-070
en
date
du
29
mai
2006
Responsable désigné
:
Françoise
LE
BOULANGER
Organisme
de
rattachement
:
INRAP
Nature
de
l'aménagement
:
Lotissement
Opérateur
chargé
des
travaux
:
INRAP
interrégion
Grand-Ouest
Surface
de
l'emprise
archéologique
:
20
125
m
2
Dates
d'intervention
sur
le
terrain
:
29
mai
-
1
er
septembre
2006
Résultats
-
deux
sépultures
en
fosse
mises
en
place
au
cours
du
Bronze
ancien
I
et
disposées
en
parallèle,
à
peu
de
distance
l'une
de
l'autre
;
leur
organisation
interne
est
la
même.
II
ne
reste
aucune
trace
de
tumulus
(travail
de
l'érosion),
ni
d'ossements
(substrat
acide).
Un
bâtiment
et
un
fossé
parcellaire
peuvent
éventuellement
être
associés
à
cette
phase.
-
structuration
du
paysage
durant
la
période
gallo-romaine,
surtout
du
milieu
du
II
e
siècle
jusqu'au
III
e
siècle
inclus.
Le
cœur
de
cette
occupation
correspond
à
un
enclos
fossoyé
de
plan
quadrangulaire,
et
installé
en
sommet
d'une
pente
exposée
au
sud.
Cette
exploitation
rurale
plutôt
modeste
est
installée
dans
la
zone
d'influence
d'une
agglomération
secondaire
centrée
à
Missiriac,
en
limite
du
territoire
coriosolite,
à
proximité
de
la
voie
Angers
-Corseul.
Cependant
les
données
actuelles
ne
permettent
pas
de
déterminer
si
elle
fait
partie
d'une
villa.
Parmi
les
2
états
identifiés
de
l'enclos,
le
second,
sans
artefacts
datants,
est
plus
étendu
vers
l'est,
et
ses
fossés
ont
un
creusement
bien
plus
modeste
que
celui
des
fossés
du
premier
état.
Le
second
état
se
rattache-t-il
strictement
à
cette
phase
du
développement
du
site
;
y
a-t-il
des
aménagements
internes
?
Il
peut
être
mis
en
place
à
la
fin
de
cette
phase
et
fonctionner
lorsque
la
nécropole
est
en
fonction.
Aucun
indice
ne
permet
de
soutenir
l'hypothèse
selon
laquelle
l'enclos,
dans
son
état
2,
a
servi
d'habitat
aux
personnes
inhumées
dans
la
nécropole
qui
le
jouxte.
-
Nécropole
soigneusement
gérée,
composée
au
total
de
45
sépultures
en
fosse
et
d'un
enclos
funéraire
de
plan
rectangulaire.
Les
tombes,
orientées
NO-SE,
s'insèrent
dans
une
campagne
déjà
structurée.
Créée
immédiatement
à
l'est
de
l'enclos
-
état
2,
la
nécropole
est
utilisée
de
la
fin
du
IV
e
siècle
à
la
fin
du
V
e
s.
voire
le
début
Vfs.,
et
elle
a
accueilli
une
population
rurale
inhumée
selon
des
pratiques
de
tradition
romaine.
Plus
de
la
moitié
des
sépultures
n'a
pas
conservé
d'artefacts.
Des
objets
de
facture
ou
d'inspiration
germanique
mis
au
jour
dans
5
sépultures
dont
celle
d'un
homme
en
armes,
interrogent
sur
l'origine
culturelle
de
ces
5
défunts
et
du
reste
du
groupe.
Lieu
de
dépôt
temporaire
du
matériel
archéologique
:
Inrap
Grand-Ouest,
37
rue
du
Bignon
35
577
Cesson-Sévigné
Nombre
de
volumes
:
1
Nombre
de
pages
:
322
Nombre
de
figures
:
56
Nombre
d'annexés
:
6
4
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
MOTS
CLÉS
DES
THÉSAURUS
Chronologie
Paléolithique
Inférieur
Moyen
Supérieur
Mésolithique
et
Epipaléolithique
Néolithique
Ancien
Moyen
Récent
Chalcolithique
Protohistoire
Âge
du
Bronze
ancien
moyen
récent
Age
du
Fer
Hallstatt
(premier
âge
du
Fer)
La
Tène
(second
âge
du
fer)
Antiquité
romaine
(gallo-romain)
République
romaine
Empire
romain
Haut-Empire
(jusqu'en
284)
Bas-Empire
(de
285
à
476)
Epoque
médiévale
haut
Moyen
Âge
Moyen
Âge
bas
Moyen
Âge
Temps
modernes
Epoque
contemporaine
Ère
industrielle
Sujets
et
thèmes
Édifice
public
Artisanat
Nb
Mobilier
Études
annexes
Édifice
religieux
Argile
:
atelier
Industrie
lithique
Géologie
Édifice
militaire
Atelier
Industrie
osseuse
Datation
Bâtiment
Artisanat
Céramique
Anthropologie
Structure
funéraire
Autre
Restes
végétaux
Paléontologie
Voirie
Faune
Zoologie
Hydraulique
Flore
Botanique
Habitat
rural
Objet
métallique
Palynologie
Villa
Arme
Macrorestes
Bâtiment
agricole
Outil
An.
De
céramique
Structure
agraire
Parure
An.
De
métaux
Urbanisme
Habillement
Acq.
des
données
Maison
Trésor
Numismatique
Structure
urbaine
Monnaie
Conservation
Foyer
Verre
Restauration
Fosse
Mosaïque
Analyse
sédiment
Sépulture
Peinture
Dendrochronologie
Grotte
Sculpture
Abri
Inscription
Mégalithe
Autre
5
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
Rapport
Final
d
'Opération
2008
LISTE
DES
INTERVENANTS
ET
MOYENS
MIS
EN
ŒUVRE
Intervenants
scientifiques
:
SRA
Bretag
ne:
Christine
JABLONSKI
Conservateur
en
charge
du
dossier
Inrap
Grand-Ouest
:
Françoise
LE
BOULANGER
Responsable
scientifique
Michel-Alain
BAILLIEU
Adjoint
scientifique
et
technique
Intervenants
administratifs
:
DRAC
de
Bretagne,
SRA
:
Stéphane
DESCHAMPS
Conservateur
régional
de
l'archéologie
INRAP
interrégion
Grand-Ouest
:Gilbert
AGUESSE
Directeur
interrégional
Aménageur
:
SNC
DLA
Aménagement
Financement
:
prise
en
charge
FNAP
Organigramme
de
l'équipe
scientifique
:
Terrain
Equipe
permanente
:
François
BRIAND
Stéphanie
HURTIN
Véronique
CHAIGNE
Françoise
LE
BOULANGER
Olivier
EZANNO
Olivier
MORIN
Eric
GAUME
Et
les
renforts
ponctuels:
Laurent
AUBRY
André
NOVE-JOSSERAND
Xavier
HENAFF
Jean-Marc
RICHARD
Patrice
MERCIER
Cécile
TALBO
Philip
MILLER
Christine
YON
Eric
NICOLAS
Spécialistes
Marina
BIRON
et
Valérie
MATILLA,
INRAP
Grand-Sud-Ouest,
pour
le
prélèvement
des
objets
découverts
dans
les
sépultures.
Topographes
:
Pierrick
LEBLANC
Frédéric
MELEC
Vincent
POMMIER
Photographe
Hervé
PAITIER
Post-Fouille
Françoise
LE
BOULANGER,
Inrap
(étude
du
site,
catalogue
des
sépultures)
Stéphane
JEAN,
dessinateur,
Inrap
(PI
ans,
coupes,
mobilier
non
céramique)
Laure
SIMON,
céramologue,
Inrap
(étude
mobilier
;
dessin
céramiques)
Marina
BIRON
et
Valérie
MATILLA,
Cellule
Conservation
Inrap
(nettoyage,
stabilisation,
remontage
des
objets
en
verre
et
en
métal)
Stéphane
BLANCHET,
Inrap
(étude
et
dessin
des
silex)
Patrick
NAAS,
prospecteur
aérien
Barry
AGER,
Curator
of
the
Continental
Early
Médiéval
Collections,
British
Muséum
Paul-André
BESOMBES,
SRA
Bretagne
(étude
numismatique)
Jean
BLETON,
LETIAM,
1UT
d'Orsay
(analyse
de
sédiments)
Yannick
LE
DIGOL,
DENDROTECH,
Rennes
(dendrochronologie)
Centrum
Voor
IsotopenOnderzoek,
Groningen
(Pays-Bas)
(datation
C14)
Intervenants
techniques
:
Terrassement
mécanique
:
Décapage
:
I
pelle
mécanique
de
180
CV
avec
godet
lisse
de3
m,
2
tracteurs
bennes
:
14
jours
ouvrés
Sondages
mécaniques
:
1
mini-pelle
avec
godet
lisse
:
8
jours
ouvrés
1
pelle
mécanique
de
180
CV
:
3
jours
ouvrés
6
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
Rapport
Final
d
'Opération
2008
TABLEAU
RÉCAPITULATIF
DES
RÉSULTATS
Chronologie
Structures
Mobilier
Interprétation
Bronze
Ancien
Fosses
d'inhumation
:
2
Fosses
en
chapelet
:
2
Trous
de
poteau
:
6
Sépultures
Bâtiment
?
Gallo-romain
Fossés
Bâtiments
:
8
au
moins
Foyer
:
1
Fosses
Puits
:
1
Céramique
sigillée
«
Terra
nigra
tardive
»
Céramique
commune
Tuiles
Meule
Fragments
d'objets
en
fer
Etablissement
rural
Antiquité
tardive
Inhumations
en
fosse
:
44
Sépulture
en
enclos
:
1
1
Bâtiment
?
Céramiques
Verre
(récipients
et
perles)
Monnaie
:
1
Métal-alliage
(bracelets,
bagues,
plaques,
boucles
de
ceinture)
Hache,
talon
de
lance,
couteaux
en
fer
Clous,
divers
en
fer
Nécropole
1
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
PIÈCES
COMPLÉMENTAIRES
FOURNIR
OBLIGATOIREMENT)
Carte
topographique
au
1/25000
précisant
la
localisation
de
l'opération.
Extrait
du
cadastre
sur
lequel
figurent
l'emplacement
et
la
géométrie
(l'emprise)
de
l'opération.
Copie
de
l'arrêté
de
prescription
contenant
le
cahier
des
charges
scientifique.
Copie
du
projet
d'intervention
qui
a
été
accepté.
Copie
de
l'arrêté
d'autorisation
dans
le
cas
d'une
opération
de
fouille.
8
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
Opération
Localisation
du
site
sur
la
carte
IGN
au
l/25000
e
.
9
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
REPUBLIQUE
FRANÇAISE
MINISTERE
DE
LA
CULTURE
ET
DE
LA
COMMUNICATION
PREFECTURE
DE
LA
REGION
BRETAGNE
ARRETE
2006-019
portant
prescription
de
fouille
archéologique
préventive
La
Préfète
de
la
Région
Bretagne,
Préfète
du
département
d'Ille-et-Vilaine,
Chevalier
de
la
Légion
d'honneur,.
Commandeur
de
l'Ordre
national
du
mérite,
v
VU
le
code
du
patrimoine
notamment
son
livre
V
;
VU
le
décret
2004-490
du
3
juin
2004
relatif
aux
procédures
administratives
et
financières
en
matière
d'archéologie
préventive.
VU
le
rapport
du
diagnostic
archéologique
prescrit
par
arrêté
2005-094
du
1
1
juillet
2005
;
reçu
le
9
février
2006
;
VU
l'avis
de
la
commission
interréginale
de
la
recherche
archéologique
en
date
du
16
février
2006.
CONSIDERANT
que
le
diagnostic
a
mis
en
évidence
des
vestiges
archéologiques
comprenant
un
système
d'enclos
et
parcellaire,
des
bâtiments
sur
poteaux
et
un
ensemble
d'au
moins
neuf
sépultures
à
inhumation,
ARRETE
Article
1*
r
:
Est
prescrite
une
fouille
préventive
préalable
aux
aménagements,
ouvrages
ou
travaux
portant
sur
le
terrain
sis
en
:
Région
:
BRETAGNE
Département
:
Morbihan
Commune
:
SAINT-MARCEL
Lieu-dit
:
Le
Bourg
Cadastre
:
section
:
AC
parcelles
:
183p
Propriétaire
:
SNC
DLA
Aménagement
Numéro
d'entité
archéologique
dans
la
base
de
données
«
Patriarche
»
:
EA
56 228
0007
Article
2
:
La
fouille
sera
réalisée
conformément
au
cahier
des
charges annexé,
sous
la
maîtrise
d'ouvrage
de
SNC
DLA
Aménagement,
qui
projette
d'exécuter
lès
travaux
donnant
lieu
à
la
présente
prescription-
Sa
réalisation
peut
être
confiée,
au
choix
du
maître
d'ouvrage,
à
l'Institut
national
de
recherches
archéologiques
préventives,
à
un
service
archéologique
territorial
agréé
ou
à
tout
autre
opérateur
de
droit
public
ou
privé
titulaire
de
l'agrément
prévu
au
chapitre
IX
du
décret
susvisé.
Le
contrat
conclu
avec
l'opérateur
comporte
le
projet
d'intervention
de
celui-ci
précisant
les
modalités
de
mise
en
œuvre
des
prescriptions
contenues
dans
le
cahier
des
charges.
10
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
Article
3
:
La
fouille
ne
pourra
être
entreprise
qu'après
autorisation
par
la
préfète
de
région,
délivrée
à
la
demande
de
la
personne
qui
projette
d'exécuter
les
travaux,
au
vu
du
dossier
transmis
comprenant
le
contrat
mentionné
à
l'article
2,
le
justificatif
de
l'agrément
de
l'opérateur
et,
le
cas
échéant,
la
déclaration
sur
l'honneur
prévue
à
l'article
41
du
décret
susvisé.
Article
4
:
Le.
directeur
régional
des
affaires
culturelles
est
chargé
de
l'exécution
du
présent
arrêté,
qui
sera
notifié
à
Monsieur
Hervé
Hogommat,
rue
du
Moulin
de
la
Rpusselière,
BP
3,
44801
SAINT-HERBLAIN,
représentant
le
maître
d'ouvrage
SNC
DLA
Aménagement
et
à
la
Direction
départementale
de
l'Equipement
SUAL,
113,
rue
du
Commerce,
56019
VANNES.
Fait
à
Rennes,
le
2
8
FEV.
2006
Pour
la
Préfète
de
la
région
Bretagne
Le
Directeur
régional
des
affaires
culturelles
Pour
le
Directeur
Régional
Des
Afîai—
«
Culturelles
Stéphane
DËSCHAMPS
11
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
REPUBLIQUE
FRANÇAISE
MINISTERE
DE
LA
CULTURE
ET
DE
LA
COMMUNICATION
PREFECTURE
DE
LA
REGION
BRETAGNE
Prescriptions
de
fouille
archéologique
préventive
Annexées
à
l'arrêté
préfectoral
numéro
2006 01
9
région
:
BRETAGNE
département
:
Morbihan
commune
:
SAINT
MARCEL
lieu-dit
:
la
Sente
Verte
cadastre
:
section
:
AC
parcelles
:
183
Dropriétaire
:
Emprise
de
la
fouille
archéologique
:
environ
20
i25m2
m
2
(Cf.
plan
annexé)
Contexte
:
Le
projet
de
lotissement
est
situé
à
l'est
du
bouig
de
Saint-Marcel,
à
quelques
kilomètres
à
l'ouest
de
Malestroit.
Le
projet
s'étend
sur
l'ensemble
de
la
parcelle
qui
recèle
un
enclos
fossoyé
reconnu
en
prospection
aérienne
en
2001.
Le
site
est
installé
sm
un
terrain
en
légère
pente
vers
le
sud-est
Le
substrat
est
constitué
de
schistes
altérés.
Un
diagnostic
archéologique
a
été
réalisé
sur
l'ensemble
de
l'emprise
du
projet
sous
la
forme
de
sondages
mécaniques
totalisant
8,8%
de
la
surface
totale.
Il
a
permis
de
mettre
au
jour
un
ensemble
de
structures
archéologiques
qui
se
concentre
pour
l'essentiel
dans
la
partie
sud
du
projet.
En
accord
avec
le
maître
d'ouvrage
du
projet
de
lotissement,
l'emprise
présumée
des
vestiges
archéologiques
a
été
délimitée
afin
de
permettre
la
réalisation
de
travaux
dans
les
parties
ne
comportant
pas
de
vestiges
susceptibles
de
nécessiter
une
fouille
préventive.
Données
scientifiques
et
principes
méthodologiques
:
D'après
les
données
issues
du
diagnostic,
les
vestiges
archéologiques
sont
de
trois
ordres
:
une
ensemble
de
fossés
appartenant
à
un
système
d'enclos
et
à
un
probable
parcellaire
associé,
des
bâtiments
sur
poteaux
situés
apparemment
hors
du
système
d'enclos,
et
un
ensemble
d'au
moins
neuf
sépultures
à
inhumation.
L'enclos
identifié
en
prospection
aérienne,
puis
confirmé
par
les
sondages,
est
vraisemblablement
une
petite
exploitation
agricole
de
la
fin
de
l'époque
gallo-romaine.
Il
possède
un
plan
pioche
du
rectangle
et
est
accosté
à
l'est d'un
deuxième
enclos,
probablement
secondaire
A
l'intérieur,
de
l'enclos
principal;
quelques
trous
poteaux
permettent
d'envisager
la
conservation
de
bâtiments
En
outre,
des
sondages
effectués
au
sud-ouest
du
système
d'enclos
ont
permis
de
mettre
au
jour
une
concertation
de
poteaux
qui
paraissent
appartenir
à
au
moins
deux
constructions..
De
même,
un
système
parcellaire
semble
être
associé
aux
enclos
sans
que
l'on
puisse
préciser,
en
l'état
actuel
des
recherches,
si
ce
parcellaire
est
contemporain
des
autres
vestiges.
Enfin,
neuf
fosses
quadiangulaires
ont
été
mises
au
jour
à
l'est
du
système
d'enclos.
Huit
fosses
sont
disposées
en
deux
rangées
de
quatre,
une
neuvième
est
sensiblement
à
l'écart
vers
le
sud.
Une
fosse
a
été
sondée
et
a
permis
de
confirmer
la
présence
de
sépultures
en
pleine
terre
Si
les
ossements
ne
sont
pas
conservés
en
raison
de
l'acidité
du
sol,
on
notera
la
présence
d'un
ensemble
de
mobilier
métallique
remarquable
(éléments
de
ceinture
et
bronze,
hache
en
fer.
.\,qoi
souligne
le
caractère
privilégié
de
ces
sépultures
Ce
mobilier
pourrait
être
13
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
caractéristique
d'une
équipement
militaire
de
la
fin
de
la
période
antique
(entre
la
fin
du
IVe
et
le
début
du
Ve
siècle
?).
j
Le
mobilier
céramique
recueilli
est
peu
abondant
et
semble
indiquer
que
le
système
d'enclos
appartient
à
la
période
gallo
-romaine
(Ilème
et
Hlème
siècles
ap
I
-C.)
Qualifications
du
responsable
scientifique
:
Le
responsable
scientifique
de
cette
opération
devra
être
familiarisé
avec
la
fouille
des
structures
rurales
antiques
ou
du
haut
Moyen
Age.
Nature
prévisible
des
travaux
:
La
fouille
préventive
devra
être
réalisée
sous
une
forme
extensive.
En
effets
la
problématique
d'étude
générale
devra
porter
sur
l'organisation
des
différents
espaces
afin
de
préciser
si
l'ensemble
des
structures
appartient
à
une
même
période
chronologique
ou
bien
s'il
procède
d'une
évolution
dont
le
phasage
devra
être
précisé.
A
cet
effet,
les
espaces
présumés
externes
par
rapport
au
système
d'enclos
devront
faire
l'objet
d'un
décapage
extensif
afin
de
préciser
la
nature,
l'organisation
et
l'extension
des
constructions
mises
au
jour
lors
des
sondages,
en
particulier
au
sud
et
à
l'est
des
enclos.
Les
relations
entre
ces
constructions
et
le
système
parcellaire,
d'une
part,
et
leurs
relations
avec
les
enclos
et
les
sépultures
devront
être
précisées
et
étudiées
On
privilégiera
l'étude
exhaustive
de
toutes
les
structures
synchrones
et
l'enclos
et
des
inhumations
Les
structures
éventuellement
diâcluoniques
pourront
en
revanche
faire
l'objet
d'un
simple
échantillonnage.
A
cet
effet,
toutes
les
relations
de
chronologie
relative
entre
les
structures
(enclos,
parcellaire.
.)
devront
faire
l'objet
de
vérifications
précises.
D
conviendra
en
particulier
de
vérifier
la
chronologie
relative
des
enclos
leurs
relations
avec
le
système
de
parcellaire.
Les
sépultures
devront
également
faire
l'objet
d'une
attention
particulière
et
chaque
sépulture
devra
être
fouillée,
avec
relevé
précis
et
côtés
altimétriquement
de
tous
les
objets
accompagnant
les
défunts.
Dans
la
mesure
les
objets
métalliques
mis
au
jour
lors
des
sondages
préliminaires
ont
montré
leur
grande
fragilité,
toutes
les
précautions
devront
être
prises
pour
s'assurer
d'un
prélèvement
adapté
à
leur
bonne
conservation,
le
cas
échéant
en
faisant
appel
dès
la
phase
de
terrain
à
des
sjiécialistes
de
ce
type
de
prélèvèment
La
problématique
générale
devra
donc
être
prioritairement
axée
sur
la
câractérisation
de
la
nature
et
de
la
fonction
du
site
et
de
ses
relations
avec
la
nécropole
de
l'Antiquité
tardive,
élément
particulièrement
rare
en
région
Bretagne;
Des
comparaisons
pourront
être
utilement
faites
avec
d'autres découvertes
similaires
plus
anciennes,
telle
la
nécr
opole
découverte
à
Guer
en
1969.
Mesure
à
prendre
pour
la
conservation
préventive
des
vestiges
mis
au
jour
:
Compte
tenu
de
la
nature
du
mobilier
susceptible
d'être
mise au
jour
lors
de
la
fouille
des
tombes,
la
présence
lors
de
la
fouille
d'un
spécialiste
de
la
conservation
des
métaux
fragilisés
par
des
taux
d'acidité
élevés
devra
être
envisagée.
Le
mobilier
métallique
mis
au
jour
devra
faire
l'objet
de
travaux
de
consolidation
et
de
mise
en
condition
d'étude.
Le
Service
régional
de
l'archéologie
devra
être
informé,
sans
délai,
de
toute
découverte
exceptionnelle
qui
pourrait
être
faite
lors
de
la
fouille
de
ces
sépultures
afin
de
prendre
toutes
les
mesures
qui
s'imposent
Délai
limite
pour
la
remise
du
rapport
final
:
Au
plus
tard
trois
mois
après
l'achèvement
de
la
phase
d'étude
post-fouille.
Fait
à
RENNES,
le
27
février
2006
Pour
la
Préfète
de
la
région
Bretagne,
Préfète
d'Ille
et
Vilaine
Le
Directeur
régional
des
affaires
culturelles
Pour
le
Directeur
Régional
DesAràir--<
iS
ituralles
Le
Cons.
vangi
de
I
,
e
DESCHAMPS
14
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
Ml
STERE
REPUBLIQUE
FRANÇAISE
DE
LA
CULTURE
ET
DE
LA
COMMUNICAT
PREFECTURE
DE
LA
REGION
BRETAGNE
ARRETE
2006
-
070
portant
autorisation
de
fouille
archéologique
préventive
La
Préfète
de
la
Région
Bretagne,
Préfète
du
département
d'Ille-et-Vilaine,
Chevalier
de
la
Légion
d'honneur,
Commandeur
de
l'Ordre
national
du
mérite,
VU
le
code
du
patrimoine,
notamment
son
livre
V
;
VU
le
décret
2004-490
du
3
juin
2004
relatif
aux
procédures
administratives
et
financières
en
matière
d'archéoiogie
préventive
VU
l'arrêté
de
prescription
de
fouille
archéologique
2006
-
019
du
28
février
2006
et
son
cahier
des
charges
;
VU
le
contrat
conclu
pour
la
réalisation
de
la
fouille
prescrite
reçu
le
29
mai
2006
et
l'ensemble
des
autres
pièces
du
dossier
de
démande
de
l'autorisation
;
VU
l'avis
de
la
Commission
interrégionale
de
la
recherche
archéologique
en
date
du
16
février
2006
;
CONSIDERANT
que
le
contrat
et,
notamment,
le
projet
d'intervention
de
l'opérateur,
sont
conformes
au
cahier
des
charges
prescrit
;
ARRETE
Article
1
er
:
,
maître
d'ouvrage
du
projet
est
autorisé
à
faire
réaliser
par
l'Institut
de
recherches
archéologiques
préventives
(INRAP),
opérateur,
sous
la
direction
scientifique
de
Mademoiselle
Françoise
LE
BOULANGER,
la
fouille
archéologique
préventive
portant
sur
le
terrain
sis
en:
Département
:
Morbihan
Commune
:
SAINT
-MARCEL
Lieu-dit
:
Le
Bourg
Cadastre
:
section
:
AC
parcelles
:
I83p
Numéro
d'entité
archéologique
:
EA
56
228
0007
Propriété
de
:
SNC
DLA
Aménagement
Article
2
:
L'aménageur
et
l'opérateur
notifieront
au
service
régional
d'archéologie
les
dates
de
début
et
de
fin
de
la
fouille
au
moins
cinq
jours
ouvrables
avant
le
début
de
l'opération
ef
faciliteront
par
tous
moyens
aux
représentants
de
l'Etat
l'exercice
de
leur
mission
de
contrôle
Avec
le
responsable
scientifique,
ils
veilleront,
chacun
pour
ce
qui
le
concerne,
à
la
mise
en
œuvre
des
observations
et
des
instructions
formulées
par
le
représentant
de
l'Etat
lors
de
visites
ou de
réunions
de
chantier
Article
3
:
Aux
fins
de
son
étude
scientifique,
le
mobilier
archéologique
issu
de
la
fouille
est
placé
sous
la
garde
de
l'opérateur
qui
en
dresse
l'inventaire,
prend
les
dispositions
nécessaires
à
sa
sécurité
et,
en
tant
que
de
besoin,
à
sa
mise
en
état
pour
étude
A
l'expiration
de
la
période
de
garde,
qui
ne
peut
excéder
deux
ans
à
compter
de
la
date
de
délivrance
de
l'attestation
de
libération
de
terrain
visée
à
l'article
5,
l'opérateur
remet
le
mobilier
à
l'Etat
avec
la
documentation
scientifique
constituée
au
cours
de
l'opération
15
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
Article
4
:
Lorsqu'il
n'est
pas
lui-même
propriétaire
du
terrain,
l'aménageur
communique
au
service
régional
de
l'archéologie
le
nom
et
l'adresse
du ou
des
propriétaires
afin
que
ceux-ci
puissent,
le
cas
échéant,
exercer
leurs
droits
sur
le
mobilier
dont
l'inventaire
leur
sera
transmis
par
l'Etat
Article
5
:
L'aménageur
notifie
l'achèvement
de
l'opération
de
fouille
sur
le
terrain
Dans
les
quinze
jours
suivant
la
réception
de
cette
notification,
une
attestation
de
libération
du
terrain
lui
est
délivrée.
Faute
de
délivrance
de
l'attestation
dans
ce
délai,
celle-ci
est
réputée acquise
Article
G
:
Le
directeur
régional
des
affaires
culturelles
est
chargé
de
l'exécution
du
présent
arrêté,
qui
sera
notifié
à
Monsieur
Hervé
Hogommat,
rue
du
Moulin
de
la
Rousselière,
BP
3,
44801
SAINT-HERBLA1N,
représentant
le
maître
d'ouvrage
SNC
DLA
Aménagement
et
à
L'institut
national
de
recherches
archéologiques
préventives,
Direction
intenégionale
Grand-
Ouest,
37,
rue
du
Bignon,
CS
67737,
35577
CESSON-SEV1GNE
CEDEX
Fait
à
Rennes,
le
2
9
MAS
2006
Pour
la
Préfète
de
la
région
Bretagne,
préfète
d'Ille
et
Vilaine
Stépha
nE
DESCHAMPS
16
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opérât
'
\
DEFINITION
DES
MOYENS
-
DEVIS
DE
FOUILLE
Site
de
:
«
le
Bourg
»
à
Saint-Marcel
Code
opération
:
DB
05
01
1
0
02
Affaire
suivie
pai
:
Michel
BAIL
LIEU
1
LDENIIFICAIION
11
Site
Département
:
Morbihan
Commune
:
Saint-Marcel
Lieu-dit
«
le
bourg
»
Surface
à
fouiller
:
20
1
25
m
2
Références
cadastrales
:
Section
AC,
183
Nom
ou
raison
sociale
:
SNC
DLA
AMENAGEMENT
Adresse
:
Rue
du
Moulin
de
la
Rousselière
BP
3
44801
Saint-
Herblain
12
Opération
Arrêté
préfectoral
2006-019
émis
le
28
février
2006
Courrier
de
saisine
reçu
le
:
15
mars
2006
Démarrage
de
l'opération
au
plus
tôt
le
:
29
mai
2006
Fin
de
la
fouille
et
libération
du
teirain
au
plus
tard
le
:
29
septembre
2006
Fin
de
l'étude
et
remise
du
rapport
au
plus
tard
le
:
20
décembre
2007
Responsable
pressenti
:
Françoise
LEBOULANGER
Nombre
de
structures
simples
:
420
Nombre
de
structures
complexes
:
35
Epaisseur
des
stériles
:
0,40
m
2
.
VOLUME
DES
MOYENS
PREVUS
(EN
JOURS
OUVRES)
2.1.1
Préparation
chantier
:
Responsable
d'opération
:
2
jours
Technicien
:
2
jours
17
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
2008
Rapport
Final
d
'Opération
2.
1
2
décapage
:
Responsable
d'opération
:
28
jours
Technicien
:
1
12
jours
(4
techniciens
pendant
28
jours)
pelle
mécanique
:
28
jours
Tracto-benne
:
56
jours
2 2
3
Fouille
:
Responsable
d'opération
:
42
jours
Technicien
:
294
jours
(7
technicien
pendant
42
jours)
Spécialiste
:
10
jours
(traitement
et
prélèvement
du
matériel
métallique)
Topographe
:
10
jours
Photographe
:
10
jours
tVlinr-pelle
(5,5t
avec
chauSeur)
:
25
jours
2.2.4
Etude
:
Responsable
d'opérarion
:
60
jours
Spécialiste
(céramologue)
:
30
jours
Spécialiste
(étude
du
mobilier
métallique)
:
60
jours
Technicien
(traitement
des
données
et
du
mobilier):
20
jours
Technicien
:
traitement
et
archivage
de
la
documentation
de
fouille
:
5
jours
Dessinateur
:
60
jours
(dont
.30
jours
pour
le
dessin
du
mobilier
métallique)
Topographe
:
5
jours
Photographe
:
5
jours
(photographie
du
mobilier
métallique)
3
1
1
Analyses
et
consolidation
de
mobilier
:
Analyses
:
4000
euros
consolidation
:
4000
euios
18
SAINT-MARCEL
«
LE
BOURG
»
Rapport
Final
d
'Opération
2008
19
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Figure
1
:
localisation
du
site
sur
la
carte
IGN
au
1/25000
20
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
INTRODUCTION
1-Raisons
de
la
mise
en
place
de
l'opération
En
2001
,
la
prospection
aérienne
de
Patrick
NAAS
a
révélé
un
enclos
fossoyé
dans
des
parcelles
agricoles
aujourd'hui
concernées
par
un
projet
de
lotissement.
Photo
1
:
découverte
du
site
par
prospection
aérienne
en
2001
(P.Naas)
Le
diagnostic
archéologique
(Mare,
2005)
réalisé
fin
2005
a
permis
de
préciser
le
plan
de
cet
enclos,
la
surface
qu'il
occupe
et
la
période
durant
laquelle
il
semble
utilisé
:
l'époque
romaine.
Des
bâtiments
sur
poteaux
ont
en
outre
été
identifiés
au-delà
du
fossé
sud
de
l'enclos.
L'autre
grande
découverte
est
la
mise
au
jour
vers
l'est,
à
l'extérieur
de
l'enclos,
de
neuf
fosses
d'inhumation
orientées
est-ouest.
La
seule
sépulture
fouillée
lors
de
cette
intervention
(sépulture
A)
a
livré
du
mobilier
métallique
appartenant
à
des
éléments
décoratifs
(plaques,
barrettes
et
boucles
de
ceinture
;
bronze)
et
à
des
outils
ou
des
armes
(fer
de
hache,
lame
de
couteau
?;
fer).
Cette
sépulture
a
été
rattachée
à
une
période
comprise
entre
le
IV
e
et
le
VI
e
siècle
de
notre
ère
en
attendant
une
étude
plus
pointue
après
le
retour
des
objets
du
laboratoire
1
.
Le
squelette
a,
quant
à
lui,
été
complètement
dissous
par
l'acidité
du
substrat.
La
Commission
Interrégionale
de
la
Recherche
Archéologique
(C.I.R.
A.)
a
demandé
à ce
qu'une
opération
de
fouille
préventive
soit
entreprise
«
afin
de
préciser
si
l'ensemble
des
structures
appartient
à
une
même
période
chronologique
ou
bien
s'il
procède
d'une
évolution
dont
le
phasage
devra
être
précisé
».
La
fonction
et
l'évolution
chronologique
de
chaque
grand
ensemble
de
structures
sont
aussi
à
déterminer.
2-
Cadres
géographique
et
géomorphologique
(Figures
l
et
2)
Le
site
se
situe
à
proximité
du
village
actuel
de
Saint-Marcel,
vers
l'est.
Il
se
développe
sur
le
versant
sud-est
d'une
petite
éminence
topographique
qui
culmine
à
80
m
NGF.
Il
n'y
a
pas
de
ruisseau
à
proximité,
le
plus
proche
se
trouvant
à
2,5
km
au
sud-est.
La
nature
du
substrat
varie
sur
les
20
125
m
2
décapés.
Trois
grands
secteurs
se
particularisent.
Le
premier
correspond
à
un
important
filon
de
grès
orienté
SO-NE
et
qui
occupe
la
plus
grande
part
du
quart
nord-ouest
de
l'emprise.
La
taille
des
blocs
peut
être
importante.
Ici,
le
décapage
et
la
lecture
1
:
les
objets
en
métal
de
cette
sépulture
ont
été
nettoyés,
stabilisés
et
restaurés
pour
étude
par
le
laboratoire
Utica.
21
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
du
sol
ont
de
fait
été
compliqués
par
l'arrachage
inévitable
de
nombreux
blocs,
et
l'épaisseur
de
terre
végétale
à
retirer
y
est
en
outre
peu
importante
(0,15
à
0,20
m).
Ce
secteur
se
révèle
alors
difficile
à
cultiver
2
.
Les
structures
repérées
dans
le
quart
nord-est
de
l'emprise,
comme
les
fosses
d'inhumation,
ont
été
creusées
dans
un
substrat
plutôt
limoneux
résultant
de
l'altération
des
schistes.
Les
fossés,
fosses
et
trous
de
poteau
découverts
dans
la
moitié
sud
de
l'emprise
ont
été
installés
dans
un
encaissant
de
plaquettes
de
schiste
plus
ou
moins
altérées.
L'épaisseur
de
terre
végétale
est
relativement
peu
importante,
et
elle
est
comprise
entre
0,20
m
(haut
de
la
pente)
et
0,40
m
(bas
de
la
pente).
Du
fait
de
ce
faible
recouvrement,
les
structures
ont
subi
l'érosion
liée
à
la
pente
et
aux
travaux
agricoles
(labours).
Figure
2
:
confrontation
des
plans
du
diagnostic
archéologique
et
de
la
fouille
préventive
sur
le
fond
cadastral
actuel.
2
:
un
soc
de
charrue
cassé
d'époque
actuelle
y
a
d'ailleurs
été
retrouvé.
22
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
3-
Contexte
archéologique
3.1.
L'environnement
archéologique
et
l'occupation
du
sol
autour
de
Saint-
Marcel
à
Pépoque
antique
(P.
Naas)
(Figure
3)
Situé
près
de
1
'
Oust
qui
marque
la
frontière
entre
les
Vénètes
et
les
Coriosolites,
le
territoire
de
la
commune
de
Saint-Marcel
n'a
produit,
jusqu'à
une
date
récente,
que
très
peu
d'informations
sur
le
plan
archéologique.
Aucun
site
d'habitat
ou
monument
funéraire
n'y
est
signalé
pour
la
Protohistoire
et
l'Antiquité.
Seule
la
voie
romaine
Angers
-
Carhaix,
qui
traverse
la
pointe
nord
de
la
commune
entre
la
Née
et
Bellion
(Marsille
1972),
a
retenu
l'attention
des
archéologues
et
des
érudits.
Cependant,
les
opérations
de
recherche
systématiques
dans
le
cadre
de
prospections
aériennes
ont
révélé
à
partir
des
années
1990
plusieurs
sites
à
enclos,
entre
les
vallées
de
l'Oust
et
de
la
Claie
(Naas
2004).
Bien
que
les
éléments
de
datation
manquent,
plusieurs
sites
évoquent
sur
le
plan
typologique
des
habitats
des
âges
du
Fer
:
enclos
à
chemin
d'accès
en
entonnoir découvert
à
Trélan,
grand
enclos
quadrangulaire
à
fossés
concentriques
au
Haut-Brouais,
près
de
la
Claie,
petit
enclos
à
double
fossé
à
la
Métairie
des
Nées...
Un
grand
enclos
rectangulaire,
photographié
en
1995
au
lieu-dit
«
Le
Verger
»,
pourrait,
quant
à
lui,
être
contemporain
du
site
gallo-romain
du
Bourg,
dans
le
village,
découvert
en
2001
et
fouillé
en
2006.
Alors
que
la
géologie
et
le
couvert
forestier
qui
caractérisent
Saint-Marcel
à
l'extrémité
orientale
des
Landes
de
Lanvaux
ne
facilitent
pas
la
détection
aérienne,
ces
quelques
découvertes
démontrent
a
contrario
que
la
zone
n'est
pas
un
désert
archéologique.
vers
Carhaix
Groix
Belle-Ile
:
gisement
de
tegulae
:
voie
zone
non
prospectée
Figure
3
:
bilan
de
la
prospection
archéologique
autour
de
Saint-Marcel
(fond
de
carte
:
P.
Nass,
infographie
:
S.
Jean).
23
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Les
données
disponibles
ne
permettent
pas
actuellement
de
modéliser
l'occupation
du
sol
sur
la
rive
droite
de
l'Oust.
Il
est
toutefois
possible
de
s'en
faire
une
idée
par
comparaison
avec
les
zones
limitrophes
qui
ont
montré
des
concentrations
de
sites
tout
à
fait
exceptionnelles,
à
l'ouest,
autour
de
Sérent,
déjà
mentionné
et
dont
une
étude
d'ensemble
reste
à
faire,
et
surtout
à
l'est,
à
Caro-Missiriac,
sur
la
rive
coriosolite
de
l'Oust.
En
effet,
le
franchissement
de
l'Oust
par
la
voie
Angers
-
Carhaix
3
,
attesté
par
deux
milliaires
datés
de
la
fin
du
III
e
s.
après
J-C.
(CIL
XIII,
8996
;
André 1978),
a
donné
lieu
à
une
occupation
particulièrement
dense
autour
de
Bermagouët
(Missiriac)
qui
se
prolonge
au
nord-ouest,
le
long
de
l'Oust,
sur
les
communes
de
Caro
(Belle
Alouette,
Gajal,
la
Bourzaie)
et
de
Saint-Abraham
(Pérué,
Rochefort,
Cado).
La
densité
des
vestiges
observés
entre
Missiriac
et
Caro,
qui
échappe
au
schéma
de
l'habitat
dispersé
classique,
doit
être
replacée
dans
le
contexte
d'une
probable
agglomération
secondaire,
implantée
sur
la
rive
gauche
de
l'Oust,
sans
doute
sans
trame
urbaine
comme
c'est
souvent
le
cas
en
Armorique
(Naas,
1999,
p.
190
et
195).
Son
épicentre
pourrait
se
situer
à
Bermagouët
(Missiriac)
ont
été
identifiées,
au
sein
d'un
vaste
réseau
atypique
de
fossés
parallèles
évoquant
des
délimitations
domaniales,
deux
villae
distantes
de
400
m
ainsi
qu'un
trésor
de
12088
antoniniens
de
la
fin
du
III
e
siècle
de
notre
ère.
La
concentration
parfois
spectaculaire
de
vestiges
(enclos
et
ensembles
complexes,
extensions
parcellaires,
diverticules
et
chemins)
sur
près
de
4
km,
le
long
des
terrasses
alluviales
de
l'Oust
entre
Missiriac
et
Saint-Abraham,
marquerait
ainsi
la
polarisation
et la
densification
de
l'occupation
aux
abords
de
l'agglomération,
selon
un
schéma
polynucléaire
classique
(cf.
Sulim,
Bieuzy
-
Castennec,
Morbihan)
4
.
De
ce
point
de
vue,
bien
que
située
sur
la
rive
opposée,
en
territoire
vénète,
le
site
du
Bourg
à
Saint-Marcel
se
trouve
dans
la
zone
d'attraction
de
l'agglomération
coriosolite
dont
elle
n'est
distante
que
de
4
km.
Il
est
difficile
de
penser
que
l'évolution
du
site
n'est
pas,
au
moins
en
partie,
liée
à
celle
de
l'agglomération
coriosolite
voisine
5
.
3
:
Missiriac
était
peut-être
desservi
par
un
second
itinéraire
sud-nord
dont
la
jonction
au
sud
avec
la
voie
Nantes-
Vannes
pourrait
peut-être
correspondre
|mais
non
attesté]
au
lieu
de
la
découverte
récente
au
Guernic
en
Marzan
(56)
d'une
borne
leugaire
comportant
un
épigraphe
dédié
à
l'empereur
Postume
:
lmp(eratori)
C(aesari)
M.
Cas/
siano
L(ati)niano
I
Postumo
I
P(io)
F(elici)
Aug(usto)
I
A
Mi
(
?)
L(eugae)
XV.
(A.E.
1074),
«
A
L'empereur
César
Marcus
Cassanius
Latinius
Postumus,
Pieux,
Heureux,
Auguste,
à
XV
lieues
de
Mi(..
?)
».
J.-Y.
Eveillard
a
proposé
de
restituer
à
la
5
è
ligne
:
A
Mi(ciraco)
[ou
A
Missiriaco]
Leugae
XV,
c'est
à
dire
une
distance
de
15
lieues
gauloises
(
?)
de
Missiriac,
petite
agglomération
[coriosolite
?|
desservie
par
cet
itinéraire
dont
le
tracé
reste
incertain.
(milliaire
:
cf.
J.
Lecornec,
1998,
B.S.P.M.,
p.
51-58
;
-
A.E.,
1999,
p.
350-351)
[un
cas
énigmatique
pour
une
borne
également
distante
de
15
lieues
du
chef
-lieu
des
Vénètes,
Vannes,
et
en
l'ab-
sence,
semble-t-il,
de
mentions
d'agglomérations
secondaires
dans
le
corpus
épigraphique
des
bornes
en
Gaule].
4
:
comme
à
Sulim
-
Castennec,
on
peut
noter
l'importance
du
substrat
gaulois,
à
en
juger
par
la
présence
de
nombreux
habitats
rattachables
sur
le
plan
typologique
au
second
âge
du
Fer.
5
:
une
étude
d'ensemble
sur
Missiriac
est
en
cours
dans
le
cadre
d'un
PCR
sur
les
«
agglomérations
secondaires
antiques
dans
le
nord-ouest
de
la
Gaule
».
24
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
3.2.
Bilan
des
découvertes
de
sépultures
de
l'Antiquité
tardive
en
Bretagne
La
découverte
de
la
nécropole
de
Saint
Marcel,
composée
de
45
inhumations,
et
utilisée
au
cours
du
V
e
siècle
est
importante
au
niveau
régional.
Jusque-là
en
effet,
cette
période
était
appréhendée
par
des
découvertes
fortuites
de
quelques
sépultures
(cf.
Figure
1).
Tout
d'abord
anciennement
comme
à
Clohars-Carnoet
(29)
en
1843
ou
Douarnenez
(29)
en
1884
(Galliou
1974)
:
à
chaque
fois,
une
sépulture
féminine
a
été
trouvée,
et
son
mobilier
la
rattache
à
l'Antiquité
tardive.
La
découverte
de
Pont-de-Buis
(29)
(Abgrall
1911)
correspond
à
une
sépulture
orientée
E-0
avec
la
tête
à
l'ouest
;
elle
a
été
aménagée
dans
un
ancien
four
à
chaux.
Une
coupe
en
verre
avait
été
déposée
au
niveau
du
pied
gauche
;
un
anneau
en
bronze
très
altéré
et
impossible
à
prélever,
entourait
la
cheville
gauche.
Une
plaque
-boucle
a
été
mise
au
jour
au
niveau
de
la
ceinture.
La
coupe
en
verre
et
la
plaque
en
bronze
(Figure
4)
rappellent
des
objets
mis
au
jour
dans
des
sépultures
à
Saint-Marcel.
Ensuite
à
Pléhérel
(Côtes
d'Armor)
(Bardel
1977
;
Giot,
Guigon,
Merdrignac,
2003,
p.49),
quatre
hommes
ayant
entre
20
et
30
ans,
avec
la
tête
à
l'ouest,
ont
été
découverts
dans
la
dune
;
ils
se
trouvaient
dans
une
même
sépulture
sous
une
couverture
de
galets,
eux-mêmes
masqués
par
des
terres
et
des
débris
provenant
d'une
villa
repérée
à
une
centaine
de
mètres
et
abandonnée
à
la
fin
du
IIP
siècle.
La
datation
proposée
cette
inhumation
collective
se
base
sur
une
fibule
penannulaire
en
forme
d'oméga
6
datée
du
IV
e
siècle
ap.
J.C
;
elle
est
associée
à
un
fragment
de
poterie
commune,
une
monnaie
de
Gallien
entre
les
jambes
d'un
des
individus,
et
émise
en
266,
et
des
«
petites
boules
de
bronze
».
Dans
les
dunes
d'Etel
(Morbihan)
en
1942
(Galliou
1989,
p.
133),
une
sépulture
7
a
aussi
livré
un
couteau
en
fer
et
une
boucle
de
ceinturon
ornée
de
dessins
géométriques
qui
«
rappellent
ceux
des
soldats
de
Rhénanie
à
la
fin
du
IV
e
siècle
»
(Pape
1995,
p.78).
Une
céramique
leur
est
associée.
Enfin,
en
1968,
au
lieu-dit
L'Hérupée
en
Guer
(Morbihan),
à
quelques
kilomètres
au
NE
de
Saint-Marcel
(Petit
1970
;
Petit
1978)
(Figure
4),
trois
sépultures
du
Bas-Empire
se
rapprochent
de
celles
de
Pont-de-Buis
et
d'Etel.
Une
seule
tombe
est
certifiée
:
dans
une
fosse
en
pleine
terre
aux
contours
nets,
le
défunt
a
été
installé
tête
au
SO,
comme
l'atteste
la
présence
de
dents
;
le
mobilier
indique
qu'il
s'agit
probablement
d'un
militaire
inhumé
au
moins
à
la
fin
du
IV
e
siècle.
Peut-être
est-ce
aussi
le
cas
de
la
sépulture
2
avec
la
découverte
d'une
pointe
de
javeline
;
mais
les
limites
de
la
fosse
sont
indéterminées
tout
comme
l'orientation.
6
:
cette
fibule
a
été
identifiée
comme
appartenant
au
type
Fowler
C.
7
:
aucun
relevé
n'a
été
fait
au
moment
de
la
découverte.
Aujourd'hui
le
mobilier
est
présenté
dans
le
musée
de
Carnac.
25
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
PLAQUBS
DE
CXINTCJnE
BH
DÂOKZB
"GQUPE
KN
VERRB
Mobilier
découvert
dans
la
sépulture
de
Pont-de-Buis
(29)
(Abgrall
1911)
Mobilier
découvert
dans
les
sépultures
de
Guer
(56)
(Petit
1978,
46-47)
Figure
4
:
les
objets
découverts
dans
les
sépultures
de
Pont-Buis
(29)
et
de
Guer
(56).
26
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d
'opération
4-
Conditions
de
réalisation
de
l'opération
archéologique
Le
décapage
des
20
125
m
2
concernés
par
la
prescription
archéologique
s'est
déroulé
relativement
rapidement,
en
raison
de
la
faible
épaisseur
de
terre
végétale
et
de
bonnes
conditions
climatiques.
Réalisé
avec
une
pelle
mécanique
à
godet
lisse
de
3
m
de
large,
il
a
duré
16
jours
ouvrés.
Les
déblais
ont
été
transportés
par
deux
tracteurs
dans
la
parcelle
avoisinante
au
nord.
Le
levé
du
plan
général
s'est
effectué
en
trois
fois
au
cours
de
ce
décapage
(Figure
5).
La
numérotation
des
structures
archéologiques
était
faite
par
le
fouilleur
au
fur
et
à
mesure
de
la
fouille
de
ces
mêmes
structures
;
les
fossés
ont
été
numérotés
10,
20,
30,
40
etc.,
et
les
autres
faits
archéologiques
1,2,
3, 4,
etc.
La
fouille
manuelle
a
bien
sûr
concerné
les
fosses
d'inhumation.
Au
cours
d'une
journée
de
travail,
le
fouilleur
dégageait
les
objets
quand
il
y
en
avait
-
dans
aucun
des
cas
le
squelette
n'est
conservé
-
;
puis
un
cliché
vertical
à
la
perche
était
pris
par
H.
Paitier
;
le
plan
de
la
fosse
et
de
l'emplacement
des
objets
était
ensuite
relevé
au
cadre
par
le
fouilleur
;
les
profils
longitudinal
et
transversal
de
la
fosse
ont
aussi
été
dessinés.
Photo
2
:
la
sépulture
72
en
cours
de
relevé
(H.
Paitier)
Puis
les
objets
étaient
prélevés
suivant
le
protocole
adapté
à
son
matériau
de
fabrication
(céramique,
métal
ou
verre).
Deux
personnes
de
l'Inrap
Grand
Sud-Ouest,
Marina
Biron
et
Valérie
Matilla,
formées
à
la
stabilisation
et
au
remontage
des
objets
en
verre
et
en
métal,
nous
ont
accompagnés
pendant
10
jours
ouvrés
pour
nous
apprendre
les
«
bons
gestes
»
afin
de
prélever
dans
les
meilleures
conditions
des
objets
déjà
bien
altérés
par
l'acidité
naturelle
du
substrat
(cf.
annexe
3).
Les
ensembles
cohérents
de
trous
de
poteau,
les
fosses,
et
les
amorces,
les
angles,
des
tronçons
de
fossés
et
leurs
intersections
ont
été
sondés
manuellement.
Ce
n'est
qu'en
fin
de
fouille
qu'une
minipelle
a
été
utilisée
pour
des
sondages
systématiques
de
fossés
pendant
5
jours
ouvrés.
La
pelle
mécanique
est
revenue
une
journée
pour
sonder
le
puits.
27
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
j
2008
Rapport
Final
d'opération
De
manière
générale,
la
sécheresse
du
sol
a
beaucoup
gêné
la
lecture
des
strates
et
la
perception
des
contours
des
structures.
A
cela
s'ajoute
l'arasement
important
des
vestiges
archéologiques
installés
sur
le
versant
d'une
petite
colline.
Par
conséquent,
même
si
chaque
intersection
a
été
vérifiée
manuellement,
le
résultat
ne
permet
pas
toujours
de
déterminer
la
chronologie
relative.
L'étude
de
post-fouille
a
été
réalisée
par
la
responsable
d'opération,
un
dessinateur-
infographiste,
la
spécialiste
du
mobilier
(céramique,
verre,
métal).
Elle
s'est
déroulée
en
plusieurs
étapes
en
fonction
du
retour
du
laboratoire
des
objets
mis
au
jour
dans
la
nécropole
:
fin
mars
2007,
les
objets
découverts
au
cours
de
la
fouille
sont
revenus
à
la
base
de
Cesson-Sévigné
;
début
décembre
2007,
ce
fut
le
cas
des
objets
recueillis
dans
la
sépulture
fouillée
au
cours
du
diagnostic.
Les
objets
en
verre
et
en
métal
provenant
des
sépultures
fouillées
au
cours
de
cette
opération,
ont
été
nettoyés
et
remontés
par
Marina
Biron
et
Valérie
Matilla
pendant
30
jours
chacune.
Au
cours
de
l'étude
de
la
nécropole,
un
certain
nombre
d'analyses
en
laboratoire
a
été
effectué.
Tout
d'abord
quatre
objets
(en
verre
et
en
céramique)
mis
au
jour
dans
des
sépultures
ont
été
sélectionnés
pour
rechercher
des
traces
de
corps
gras
dans
le
sédiment
qu'ils
contenaient.
Ce
travail
a
été
réalisé
par
Jean
Bleton
(LETIAM,
IUT
d'Orsay).
Une
étude
dendrochronologique
a
aussi
été
réalisée
sur
des
prélèvements
carbonisés
de
chêne
provenant
de
cinq
sépultures.
Yannick
Le
Digol
(Dendrotech,
Rennes)
s'en
est
chargé.
Enfin,
des
prélèvements
de
charbons
de
bois,
provenant
tous
de
sépultures,
ont
été
datés
par
le
laboratoire
de
Groningen
(Pays-Bas)
8
.
8
:
Centre
for
Isotope
Research,
University
of
Groningen,
Nijenborgh
4,
9747
AG
Groningen.
28
Figure
5:
plan
général
de
la
fouille.
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
30
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Phase
1
:
des
structures
protohistoriques
Elles
se
localisent
à
l'extrême^e-st
de
l'emprise
et
ont
été
très
difficiles
à
percevoir.
Aucun
indice
de
cette
période
n'est
apparu
au
cours
du
diagnostic,
et
lors
de
la
fouille,
les
structures
en
question
n'ont
été
vraiment
perceptibles
qu'après
une
forte
averse.
Leur
situation
en
limite
d'emprise
ne
permet
pas
de
trancher
sur
l'existence
ou
non
d'autres
structures
contemporaines
au-delà
de
la
limite
de
fouille.
1-
Deux
sépultures
de
l'âge
du
Bronze
?
(Figure
6)
Deux
creusements
quadrangulaires
ont
été
installés
à
2,50
m
l'un
de
l'autre,
dans
un
secteur
le
schiste
est
fortement
perturbé
jusqu'à
devenir
meuble
par
endroit.
Ils
sont
disposés
en
parallèle
et
à
mi-hauteur
(72
m
NGF)
de
la
pente
sud-ouest
du
versant
sur
lequel
l'ensemble
des
vestiges
archéologiques
a
pris
place.
Ces
deux
fosses,
disposées
suivant
la
direction
ONO-ESE
ont
été
construites
de
la
même
manière.
La
fosse
267
(Photo
3)
est
cependant
mieux
conservée
que
la
fosse
273.
Cette
dernière
a
aussi
été
plus
difficile
à
percevoir
en
raison
de
son
installation
partielle
dans
un
chablis
(Fo.283).
Leurs
dimensions
sont
assez
importantes
(Fo.
267
:
L
=
2
,20
m
;
1
=
1,16
m-Fo.
273
:
L
=
3,40
m
;
1
=
1
,
1
8
m),
et
leur
profil
présente
un
fond
légèrement
concave
avec
des
parois
verticales
ou
sensiblement
obliques.
Elles
ont
une
profondeur
conservée
identique
:
0,40
m.
Une
fois
le
creusement
réalisé,
des
blocs
de
quartz,
de
grès
et
dans
chacun
des
cas
un
fragment
de
meule
en
granité,
ont
été
disposés
le
long
des
parois.
Ils
ont
pour
la
majorité
une
taille
comprise
entre
0,10
m
et
0,20
m
;
certains
sont plus
grands
(0,20
m
-
0,30
m).
Nombre
d'entre
eux
possèdent
des
stigmates
(traces
de
percussion).
Dans
le
cas
de
Fo.267
(Photo
4),
ils
sont
encore
en
place
sur
un
niveau
et
essentiellement
le
long
des
parois
longitudinales.
Pour
les
blocs
de
Fo.273,
beaucoup
ont
été
déplacés
lors
du
décapage
mécanique
et
seule
leur
empreinte
est
visible.
Les
blocs,
non
appareillés
et
irréguliers,
servent
probablement
à
la
mise
en
forme
d'un
muret
de
pierres
sèches.
Le
remplissage
de
ces
deux
fosses
est
hétérogène
et
stérile,
sans
mobilier.
La
fosse
267
se
particularise
avec
la
présence
d'une
petite
concentration
de
charbons
de
bois
(US.
4)
à
l'extrémité
ouest.
La
datation
carbone
14
de
ce
lot
de
charbons
de
bois
permet
d'attribuer
cette
structure
au
Bronze
ancien
1
9
.
9:
3640+/-
50
BP,
soit
2
sigma
95%
:
2139-1886
cal
BC
et
2188-2180
cal
BC
;
1
sigma
68%
:
2041-2139
cal
BC
et
2123-2090
cal
BC
(cf.
annexe).
31
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d
'opération
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Figure
6
:
plan
de
détail
et
coupes
des
fosses
267
et
273
(sépultures
de
l'âge
du
Bronze).
La
configuration
de
la
structure
fouillée
à
Menez
Peulven
(Douarnenez
-
Finistère)
(BLANCHET,
2005)
rappelle
beaucoup
celle
de
la
fosse
267
et,
dans
une
moindre
mesure
celle
de
la
fosse
273
moins
bien
conservée.
Il
s'agit
d'une
grande
fosse
rectangulaire
(2,50
m
x
1
,60
m)
orientée
est-ouest,
dont
les
parois
sont
longées
de
pierres.
Plus
profonde
(0,60
m),
elle
a
un
profil
en
U
(fond
légèrement
concave).
L'auteur
10
indique
que
ces
caractéristiques
permettent
de
les
rattacher
à
l'âge
du
Bronze.
Dans
1
0
:
S.
Blanchet
est
venu
à
Saint-Marcel
identifier
les
fosses
267
et
273
au
cours
de
leur
fouille.
Nous
tenons
à
le
remercier
pour
les
conseils
précieux
qu'il
nous
a
donnés.
33
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
notre
cas,
aucun
indice
qui
aurait
pu
prouver
l'existence
d'un
tumulus
n'a
été
décelé
:
l'érosion
est
trop
importante.
Mais
cela
a
pu
être
le
cas,
car
notre
contexte
possède
une
partie
des
éléments
retrouvés
ailleurs
dans
les
sépultures
à
tumulus
de
cette
période
(BRIARD,
1984)
:
position
haute
de
la
fosse
(ici,
vers
le
sommet
de
versant)
;
Orientation
est-ouest
(Quand
les
indices
sont
suffisants,
tête
à
l'est
et
tournée
vers
le
sud)
;
Absence
de
dépôts
funéraires,
surtout
à
la
fin
du
Bronze
ancien
et
au
Bronze
moyen.
Les
charbons
de
bois
à
l'ouest
de
la
fosse
267
pourraient
correspondre
aux
restes
d'un
bûcher
prélevés
et
disposés
à
cette
extrémité
de
l'inhumation
:
ce
rituel
a
été
observé
ailleurs
(information
:
S.
Blanchet).
Ces
deux
fosses,
la
structure
de
Douarnenez,
ou
la
structure
2"
découverte
à
Saint-
Nicolas-du-Pélem
(Côtes
d'Armor)
(BLANCHET,
2005,
p.19-20)
sont
ressemblantes
:
les
murets
de
pierres
sèches
ont
pu
servir
à
caler
un
coffre
ou un
cercueil.
2-
Les
vestiges
d'un
bâtiment
contemporain
?
(Figure
7)
A
une
douzaine
de
mètres
à
l'est
des
sépultures
267
et
273
apparaissent
deux
fosses
allongées
et
six
trous
de
poteau
dont
la
disposition
dessine
un
arc
de
cercle.
Apparus
vraiment
en
limite
d'emprise,
nous
n'avons
qu'une
vision
incomplète
de
ces
vestiges.
Deux
structures
sont
antérieures
à
cet
aménagement
supposé
;
elles
correspondent
à
des
bioturbations
:
la
fosse
362
et
le
chablis
288.
Les
fosses
353
et
364,
et
les
trous
de
poteau
363,
364,
365
et
366
se
disposent
de
façon
cohérente.
Tout
d'abord
la
fosse
353
au
plan
incomplet,
a
un
tracé
légèrement
courbe
orienté
SO-NE.
Large
en
moyenne
de
0,42
m
elle
a
une
longueur
minimale
de
2
m
et
une
profondeur
conservée
de
0,20
m.
Son
creusement
en
V
a
un
remplissage
unique,
homogène
avec
des
micro-charbons
de
bois.
La
fosse
317
peut
lui
répondre
:
installée
à
1,60
m
environ
de
353,
elle
a
en
effet
une
orientation
NO-SE.
Son
plan
ovale
allongé
aux
extrémités
arrondies
est
un
peu
plus
petit
et
plus
large
(L
=
1,60
m
;
1
=
0,80
m
;
Pc
=
0,30
m).
Son
remplissage
ressemble
à
celui
de
353.
Les
trous
de
poteau
363,
364,
365
et
366
rythment
plus
ou
moins
cet
agencement
:
ils
sont
éloignés
de
0,60
m
les
uns
des
autres
(sauf
entre
363
et
364
:
0,40
m).
Les
trous
de
poteau
364
et
365
sont
installés
dans
la
fosse
317
;
quant
au
trou
de
poteau
366,
il
prend
place
dans
le
chablis
288.
Leur
diamètre
est
variable
(compris
entre
0,40
m
et
0,60
m).
Le
creusement,
plus
ou
moins
régulier,
a
une
profondeur
conservée
comprise
entre
0,40
m
et
0,12
m.
Le
remplissage
est
identique,
limoneux
et
brunâtre
avec
très
peu
de
charbons
de
bois.
Les
structures
357
et
358
peuvent
être
rattachées
à
cet
aménagement,
sans
certitude.
Leur
creusement
est
irrégulier
et
relativement
arasé.
1
1
:
Saint-Nicolas-du-Pélem
:
série
de
structures
funéraires
allant
du
Néolithique
à
l'âge
du
Bronze
-
Structure
2
(Tr.45)
:
fosse
de
forme
ovale
orientée
est-ouest
;
fond
plat
;
L=
2,30
m
;
1
=
1,25
m
;
Pc
=
0,50
m
-
rattachée
à
l'âge
du
Bronze.
34
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Figure
7
:
plan
de
détail
et
coupes
des
structures
pouvant
appartenir
à
une
construction
protohistorique.
Il
est
difficile
d'en
dire
plus
sur
l'aménagement
présenté
ici.
Apparu
à
proximité
des
sépultures
de
l'âge
du
Bronze,
il
peut
leur
être
contemporain.
Ou
pas.
Peut-on
y
voir
les
ultimes
traces
d'une
construction
ancienne
?
Le
plan
observé
ici
rappellerait
en
effet
celui
d'un
bâtiment
beaucoup
mieux
conservé
découvert
à
Iffendic
(35)
(BLANCHET,
1995,
p.14,
photos
6
à
8)
12
.
12
:
cette
structure
a
un
plan
semi-ovale
avec
une
tranchée
de
fondation
curviligne
associée
à
une
autre
au
tracé
rectiligne
;
deux
trous
de
poteau
prennent
place
sur
l'axe
central.
Il
occupe
une
superficie
de
presque
31
m
2
(7,25
m
x
4,25
m).
Cinq
trous
de
poteau
sont
installés
dans
la
tranchée
curviligne.
L'auteur
attribue
ce
bâtiment
à
l'âge
du
Fer.
35
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Photo
5
:
Vue
prise
du
nord-est,
d'un
aménagement
fossoyé
(bâtiment
?)
protohistorique
(X.Hénaff)
36
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Phase
2
:
un
établissement
rural
de
l'époque
gallo-romaine
A
l'époque
gallo-romaine,
le
paysage
se
structure
autour
d'un
enclos
fossoyé
installé
en
haut
du
versant
bien
exposé
au
sud-ouest.
Un
réseau
de
fossés
parcellaires
est
mis
en
place
suivant
les
orientations
des
fossés
de
l'enclos
:
NO-SE
et
NE-SO.
Dans
l'espace
interne
de
l'enclos
comme
à
l'extérieur
ont
été
découverts
des
vestiges
de
bâtiments
sur
poteaux
et
sur
sablières
enterrées.
Un
puits
et
quelques
fosses
peuvent
aussi
être
rattachés
à
cette
occupation.
1
-
Description
et
évolution
du
réseau
fossoyé
La
chronologie
relative
a
été
établie
à
partir
des
résultats
de
la
fouille
manuelle
des
intersections
et
de
l'étude
des
artéfacts
qu'
ils
ont
pu
livrer.
Néanmoins,
de
nombreux
fossés
sont
très
arasés,
ce
qui
a
bien
compliqué
la
lecture
stratigraphique.
La
sécheresse
estivale
et
la
nature
particulièrement
drainante
du
substrat
ont
aggravé
cette
contrainte.
Par
conséquent,
au
cours
de
la
démonstration
à
venir,
il
sera
proposé
un
fonctionnement
contemporain
de
certains
fossés
même
si
des
preuves
indubitables
de
cet
état
de
fait
n'ont
pu
être
réunies.
Ces
hypothèses
sont
avancées
en
prenant
en
compte
la
cohérence
de
l'organisation
du
réseau
fossoyé
et
du
paysage.
1.1.
Le
fossé
le
plus
ancien
du
site
:
Fé.
100
=
20
=
150
=
190
=
280(Figure
8)
Figure
8
:
localisation
et
coupes
du
plus
ancien
des
fossés
du
site.
37
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Suivi
sur
une
longueur
de
110
m
avant
d'être
entièrement
effacé
par
le
travail
de
l'érosion
vers
l'ouest,
il
a
une
direction
ESE
-
ONO.
C'est
dans
sa
partie
orientale
qu'il
apparaît
le
mieux
conservé
avec
une
largeur
moyenne
de
0,80
m
pour
une
profondeur
conservée
de
0,30
m
[sondage
17].
Son
creusement
en
cuvette
à
fond
plat
a
un
remplissage
limono-argileux,
ou
limoneux
mêlé
de
nombreuses
plaquettes
de
schiste
et
de
rares
charbons
de
bois.
Ce
fossé
semble
bien
être
le
plus
ancien
du
site,
même
si
parfois
cela
est
difficile
à
certifier.
Par
exemple,
au
niveau
de
son
intersection
avec
le
fossé
30
[sondage
22],
il
est
impossible
de
déterminer
la
chronologie
relative
:
le
fossé
150
est
bien
trop
arasé
(Pc
=
0,08
m
!).
Cependant,
comme
ce
fossé
est
ailleurs
toujours
antérieur
aux
fossés
qu'il
croise,
et
notamment
aux
fossés
de
l'enclos
avec
lesquels
le
fossé
30
a
fonctionné,
il
en
découle
que
Fé.150
est
antérieur
à
la
mise
en
place
du
fossé
30.
Il
a
probablement
servi
de
limite
parcellaire.
Sa
période
de
fonctionnement
n'est
pas
du
tout
certaine
:
au
cours
de
l'époque
gallo-romaine
?
Plus
anciennement
?
Serait-il
contemporain
des
vestiges
de
l'âge
du
Bronze
?
Son
remplissage
n'a
livré
que
quatre
tessons
appartenant
à
une
même
céramique,
un
pot
à
lèvre
simple.
La
particularité
de
cet
individu
est
sa
fabrication
par
modelage.
Aucune
datation
ne
peut
être
proposée.
1.2.
Les
fossés
des
deux
états
de
l'enclos
L'enclos
fossoyé
représente
un
élément
remarquable
du
paysage.
De
plan
quadrangulaire,
il
est
installé
en
sommet
de
pente
sur
un
versant
bien
exposé
au
sud-ouest.
Il
est
dessiné
par
des
fossés
orientés
NO-SE
et
NE-SO.
1.2.1.
Le
premier
état
de
l'enclos
1.2.
La
:
Les
fossés
(Figures
9,
10
et
11)
Son
premier
état
est
dessiné
par
les
fossés
270
et
260
qui
se
font
face
au
sud
pour
délimiter
une
entrée
large
de
4,50
m,
les
fossés
120
et
310
à
l'est
et
à
l'ouest,
et
le
fossé
70
au
nord.
Presque
carré,
il
occupe
alors
une
superficie
de
3068
m
2
(L
=
59
m
;
1
=
52
m).
Au
nord-ouest,
le
tracé
du
fossé
70
matérialise
un
changement
de
la
géologie
:
plaquettes
de
schiste
au
sud
et
nombreux
blocs
de
grès
de
taille
moyenne
à
grande
au
nord.
La
nature
particulière
du
sous-sol
explique
alors
la
faible
profondeur
des
structures
fossoyées
à
cet
endroit.
Le
fossé
70
n'est
profond
que
de
0,45
m
au
niveau
de
l'angle
nord-ouest
de
l'enclos
[sondage
83]
(Photo
6).
Cela
est
aussi
valable
pour
le
fossé
3
10
qui
rejoint
Fé.70
au
niveau
de
ce
sondage.
Le
changement
de
composition
du
substrat
a
aussi
entraîné
le
maintien
de
cette
limite
jusqu'à
une
époque
récente
;
un
fossé
parcellaire
présent
sur
le
relevé
cadastral
napoléonien
reprend
complètement
le
tracé
du
fossé
70
(cf.
Figure
56).
38
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
F.30,
70,
120,
Sd.25
F70
Sd
32
o
Figure
9
:
premier
état
de
l'enclos,
coupes
des
fossés
70
(limite
nord-est)
et
120
(limite
sud-est)
(relevé
et
infographie
du
mobilier:
L.
Simon).
39
F70
Sd
143
US
2
10
cm
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Photo
6:
sondage
83
à
l'intersection
des
fossés
70,
310
(angle
NO
de
l'enclos)
et
340
-
la
nature
du
substrat
ici
explique
la
faible
importance
des
creusements
(J
M
Richard)
De
manière
générale,
les
fossés
de
l'enclos
ont
une
profondeur
croissante
du
nord
vers
le
sud,
accentuant
ainsi
le
drainage
assuré
par
la
pente
naturelle
du
terrain
vers
le
sud-ouest.
Ils
passent
ainsi
de
0,50
m
(Fé.70
:
sondage
32
;
Fé.310
:
sondage
83
(Figure
10))
à
0,62
m
(Fé.120
:
sondage
13)
puis
0,70
m
(Fé.120
:
sondage
67
-
Figure
9)
pour
la
façade
orientale.
Et
pour
la
façade
occidentale,
0,76
m
(Fé.310
:
sondage
86
(Figure
10))
puis
0,82
m
(sondage
76
-
angle
SO
de
l'enclos-état
1
;
ici
Fé.310
=
Fé.270
(cf.
Figure
11)).
Les
fossés
méridionaux
sont
alors
les
plus
profonds
:
pour
Fé.270
de
0,80
m
(sondage
147
-
Figure
11)
à
1
m
à
son
extrémité
(sondage
61
-
Figure
11)
;
et
pour
Fé.260
de
0,82
m
(sondage
67
-
Figure
11)
à
0,92
m
(sondage
59
-
Figure
11).
Ils
sont
aussi
les
plus
larges
:
2
m
en
moyenne.
Les
trois
autres
fossés
de
l'enclos
ont
une
largeur
allant
de
1,50
m
(moyenne
pour
le
fossé
70)
à
1,60
m
(Fossé
120)
ou
1,80
m
(Fossé
3
10).
Leur
creusement
est
en
V
à
fond
plat
ou
arrondi
avec
des
parois
plus
ou
moins
régulières.
Le
fossé
septentrional
70
a
un
profil
irrégulier
en
partie
lié
à
la
nature
du
substrat.
Une
dissymétrie
est
observée
dans
le
cas
des
fossés
260
(sondages
146,
67
-
Figure
11)
et
270
(sondages
68,
147,
76
-
Figure
11)
avec
une
paroi
nord
plus
évasée
et
en
S,
ou
dans
le
cas
du
fossé
310
(sondages
148,
149,
83
-
Figure
10)
avec
une
paroi
orientale
ayant
la
même
caractéristique
(Photo
7).
Elle
atteste
de
curages
réalisés
à
partir
de
ce
côté
liés
à
la
fois
au
fonctionnement
ouvert
des
fossés
et
à
la
présence
probable
d'un
talus
sur
le
bord
interne
des
fossés
de
l'enclos.
Ces
observations
rejoignent
celles
énoncées
lors
de
l'étude
du
remplissage
des
fossés.
En
outre,
ces
fossés
ne
présentent
aucune
trace
d'aménagement
(palissade).
40
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
3
-
F310
Sd
148
US
2
0
10
cm
Figure
10
:
premier
état
de
l'enclos,
coupes
du
fossé
310,
limite
nord-ouest
(relevés
et
infographie
du
mobilier:
L.
Simon).
41
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Photo
7
:
Sondage
76
à
l'angle
des
fossés
270
et
310
(enclos-état
1)
(vue
du
SO)
:
l'irrégularité
du
creusement
côté
interne
est
liée
aux
probables
multiples
curages
d'entretien
(X.Hénaff)
La
dynamique
de
leur
comblement
est
assez
simple.
La
présence
d'un
niveau
relativement
épais
de
plaquettes
de
schiste
au
fond
du
creusement
des
fossés
260,
270,
120
et
310
atteste
jjt\m
fonctionnement
ouvert,
entraînant
du
coup
une
érosion
des
parois
schisteuses.
L'eau
de
pluie
s'écoulait
du
nord
vers
le
sud,
s'accumulant
au
niveau
des
fossés
de
l'entrée
de
l'enclos.
Nous
pouvons
supposer
que
le
trop-plein
se
déversait
dans
des
rigoles
de
direction
nord-sud
et
démarrant
au
niveau
des
fossés
délimitant
l'accès
à
l'enclos
;
peu
profondes,
elles
n'ont
pas
laissé
de
traces
dans
le
substrat.
Le
bon
fonctionnement
de
ces
fossés
était
assuré
par
des
nettoyages
et
des
curages
successifs.
Ainsi,
dans
le
cas
des
fossés
260,
270
(Figure
11)
et
310
(Figure
10)
surtout,
leur
creusement
n'a
été
que
partiellement
nettoyé,
et
le
fond
laissé
totalement
obstrué
par
les
plaquettes
de
schiste
;
en
outre
les
curages
ont
provoqué,
par
endroits,
un
élargissement
vers
le
nord
pour
les
fossés
270
et
260,
ou
vers
l'est
pour
le
fossé
310.
Ces
fossés,
dans
leur
dernière
utilisation,
présentent
donc
un
creusement
plus
large
et
moins
profond
(de
0,25
à
0,30
m
en
moyenne).
Le
substrat
différant
totalement
au
niveau
du
fossé
70
(Figure
9),
le
niveau
masquant
le
fond
se
compose
d'un
sédiment
limoneux
gris
ou
ocre,
mais
la
raison
de
ce
dépôt
est
semblable.
Ces
niveaux
schisteux
ou
limoneux
sont
liés
à
l'arrêt
de
l'entretien
des
fossés.
Leur
comblement
final
se
fait
alors
plus
ou
moins
naturellement
:
les
niveaux
sont
hétérogènes
avec
quelques
charbons
de
bois
et
des
fragments
de
céramiques.
Ce
n'est
que
par
endroit
que
sont
observés
des
rejets
de
foyers
:
par
exemple
au
niveau
du
sondage
150
dans
le
fossé
310
(Photo
8),
ou
encore
dans
les
sondages
141
et
143
du
fossé
70
(Figure
9).
Ces
éléments
diffus
nous
fournissent,
malgré
tout,
des
indices
sur
la
nature
de
l'occupation
dans
l'enclos.
Nous
y
reviendrons
plus
loin.
42
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Oo„
R366
SD
65/
SD61/
&
Q O
0
20
m
F.250,
366,
Sd.60
À
B
£150
F.270,
Sd.61
i
O/NO
F.260,
Sd.59
i
O/NO
entrée
de
l'enclos
^^^^^
F.260,
Sd.146
F.250,
270,
334
Sd.65
S/SO
N/NE
N/NE
S/SO
F.270,
Sd.68
i
S/SO
N/NE
F.260,
Sd.67
S/SO
S/SO
N/NE
E/SE
2
m
figure
11
:
premier
état
de
l'enclos,
façade
sud-ouest:
plan
de
détail
et
coupes
des
fossés
260
et
270
encadrant
'entrée;
plan
et
coupes
des
trous
de
poteau
associés
à
l'entrée.
43
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
Photo
8
:
Fossé
310,
sondage
150,
coupe
sud
:
les
rejets
cendreux
qui
tapissent
le
fond
sont
encore
en
place
;
à
noter
aussi
la
nature
très
particulière
du
substrat
dans
cette
partie
de
l'emprise
(F.
Le
Boulanger)
Les
artefacts
découverts
dans
le
remplissage
de
ces
fossés
liés
au
premier
état
de
l'enclos
sont
essentiellement
céramiques.
Ils
sont
peu
nombreux
et
relativement
fragmentés.
Le
fossé.
70
n'a
livré
en
effet
que
trois
tessons
correspondant
à
trois
individus
de
céramiques
communes
sombres
(Figure
9).
Un
grand
vase
à
lèvre
massive
[sondage
32]
et
un
vase
de
petite
taille
[sondage
143]
ont
été
identifiés.
Ces
productions
communes
ont
été
utilisées
au
cours
du
Haut-Empire,
sans
pouvoir
apporter
plus
de
précisions.
Les
différents
sondages
entrepris
dans
le
fossé
120
n'ont
permis
de
réunir
que
14
tessons
de
céramiques
communes
claires.
L'un
des
deux
individus
répertoriés
est
une
cruche
proche
des
formes
Santrot
429/433
et
datées
des
I
er
-
II
e
siècles
après
J.C.
au
moins.
Le
fossé
3
1
0
a,
quant
à
lui,
révélé
un
mobilier
un
peu
plus
abondant
:
29
fragments,
soit
9
individus,
réunis
dans
les
sondages
76, 86,
148
et
150.
Ici
aussi,
les
productions
en
céramiques
communes,
à
pâte
claire
ou
sombre,
sont
les
plus
nombreuses
mais
les
moins
déterminantes.
Cependant,
trois
formes
appartenant
à
des
productions
de
«
terra
nigra
tardive
»
ont
été
reconnues
dans
le
sondage
148
(US.2
et
5)
(Figure
10)
:
il
s'agit
de
coupes
et
jattes
des
types
Menez
16
(n°
1),
Menez
17
(n°2)
et
Menez
99
(n°3).
Elles
peuvent
être
rapprochées
du
tesson
très
abîmé
recueilli
dans
le
sondage
86
;
il
correspond
en
effet
à
une
production
de
sigillée
grésée
du
Centre
de
la
Gaule
dont
la
forme
n'est
pas
identifiable
;
mais
par
les
caractéristiques
techniques
de
la
pâte
et
de
l'engobe,
elle
a
été
produite
entre
la
seconde
moitié
du
II
e
siècle
et
la
première
moitié
du
III
e
siècle.
Seuls
les
sondages
59
et
146
du
fossé
260
(cf.
Figure
11)
ont
livré
des
indices
céramiques.
Très
peu
nombreux,
ils
totalisent
8
tessons,
soit
7
individus
!
Dans
le
sondage
59
(US.
1
)
(Figure
1
2)
ont
été
recueillis
les
individus
les
plus
parlants,
qui
rappellent
ce
que
l'on
trouve
dans
les
autres
structures
composant
cette
occupation
gallo-romaine
:
une
coupe
carénée
du
type
Menez
99
Terra
nigra
tardive
»,
n°l),
un
pot
en
commune
sombre
(n°2)
et
une
petite
amphore
peut-être
de
production
régionale
(n°3).
Cet
ensemble
se
rattache
une
fois
de
plus
à
une
fourchette
de
datation
comprise
entre
la
seconde
moitié
du
II
e
siècle
et
la
première
moitié
du
III
e
siècle.
44
SAINT
MARCEL
«
LE
BOURG
«
(56
)
2008
Rapport
Final
d'opération
F260
Sd
59
US
1
■s
I
1
Figure
12
:
céramiques
découvertes
dans
les
sondages
des
fossés