RAP03121
Autour du golfe du Morbihan,
les landes de Lanvaux et
le sud de la vallée de la Vilaine
Arrêté d’autorisation n° 2014-010
Rapport de prospection diachronique 2014
Sébastien DARE, Yann DUFAY-GAREL, Corentin OLIVIER
avec la collaboration de Bruno REGENT et de Jean-Jacques GUILLON
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Centre d’Etudes et de Recherches Archéologiques du Morbihan
Service régional de l’archéologie de Bretagne
mai 2015
Sébastien DARE, Yann DUFAY-GAREL, Corentin OLIVIER
avec la collaboration de Bruno REGENT et de Jean-Jacques GUILLON
Autour du golfe du Morbihan,
les landes de Lanvaux
et le sud de la vallée de la Vilaine
Arrêté d’autorisation n° 2014-010
Rapport de
prospection diachronique 2014
Centre d’Etudes et de Recherches Archéologiques du Morbihan
Service régional de l’archéologie de Bretagne
mai 2015
CERAM – siège social : 6 rue de la Tannerie – 56000 Vannes / Bureau : manoir de Champ-Gauchard,
ruelle de Champ-Gauchard – 56000 Vannes – www.ceram56.fr
– ceram56@orange.fr
Prospection diachronique 2014 : les données chiffrées
La prospection diachronique menée par le Centre d’Etudes et de Recherches Archéologiques du Morbihan
(CERAM) sous la direction de S. Daré en 2014 s’est déroulée principalement pendant le dernier trimestre
2014 et les mois de janvier et février 2015. Elle a permis l’établissement de 74 ches de découvertes d’entités
archéologiques : 66 nouvelles et 8 sites pour lesquels il s’agit de données complémentaires ; portant sur 21
communes différentes.
D’un point de vue chronologique, les déclarations se répartissent de la façon suivante : 7 pour la protohistoire
(plus précisément l’Age du Fer), 6 pour la période antique, 26 pour les périodes médiévale et moderne, 40
pour lesquels la chronologie reste indéterminée et 3 qualiées de transchronologiques car elles s’inscrivent sur
la longue durée couvrant plusieurs périodes chronologiques.
N° INSEE Commune Lieu-dit Nature de l’Entité
Archéologique
Datation
5 Arzon Pointe St-Nicolas/
Pen- Castel
Site fortié Age du Fer - Moyen-
Age
12 Béganne Les Bois Enclos Antiquité
17 Bignan Villeneuve 1 à 4 Ferriers et zone d’ex-
traction du minerai
Indéterminée
17 Bignan La lande Moréac 6 et
7
Ferriers Age du Fer et indéter-
minée
17 Bignan Quelvo Ferrier Indéterminée
58 Férel Le Guernet 1 et 2 Fours de potiers Période moderne
93 Guénin Kerscaouët Ferrier Indéterminée
111 Limerzel Coetfau Enclos Indéterminée
111 Limerzel Montaigu (site sur
2 communes / com-
mune principale :
Questembert)
Carrière de granite Antiquité - Moyen-
Age
116 Locmariaquer Thermes le Rol – Rue
Lafayette
Edice public -
Thermes gallo-ro-
mains
Antiquité
123 Malansac Impasse du puits de
bas
Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Rue du puits de bas Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Rue de Gwenfol Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Rue Françoise d’Am-
boise
Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Impasse des potiers Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Place des fours à pots Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Place du Marché Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
123 Malansac Rue du Fourniret Four de potier Périodes moderne et
contemporaine
126 Marzan L’Isle Château Moyen-Age
126 Marzan Kergorden Enclos Moyen-Age
126 Marzan La butte du Fort Site fortié Période moderne
126 Marzan Le Prateau Eperon barré Indéterminée
135 Molac Kerbricon Villa – activité artisa-
nale
Antiquité
140 Moréac Keranna 1 Ferrier Age du Fer
140 Moréac Keranna 2 Ferrier Age du Fer
140 Moréac Kermartin 1 et 2 Ferriers Indéterminée
140 Moréac Mi-Voie 1 e t2 Ferriers Indéterminée
140 Moréac Maison Blanche Ferrier Indéterminée
140 Moréac Toulmeno Ferrier Age du Fer
140 Moréac Kerrozet 1 à 4 Ferriers et zone d’ex-
traction du minerai
Indéterminée
147 Nivillac Moutonac Prieuré Moyen-Age et pé-
riode moderne
153 Péaule Le Château Site fortié Age du Fer
153 Péaule Lescuit Habitat Moyen-Age
153 Péaule Fescal Goff Enclos Indéterminée
154 Peillac Le camp romain (Le
bois de la chauvaille)
Système d’enclos Moyen-Age
174 Plumelin Bot-Coric Enclos Indéterminée
174 Plumelin Kerbernard Ferrier Indéterminée
174 Plumelin Guernevé Zone d’extraction du
minerai
Indéterminée
174 Plumelin Rochelard 1 à 5 Ferriers Indéterminée
174 Plumelin Toulcoët Ferrier Age du Fer
174 Plumelin Kerjosse 1 à 4 Ferrier Indéterminée
174 Plumelin La Lande Beucin Ferrier Indéterminée
184 Questembert Le Coëdro Carrière de granite Antiquité -Moyen-
Age
192 Remungol Kerascoët Ferrier Indéterminée
194 Rieux Le Château Château Moyen-Age
221 St-Jacut-les-Pins Le moulin d’Eon Habitat Antiquité
234 St-Pierre-Quiberon Eperon barré de Beg-
En-Aud
Site fortié Age du Fer
260 Vannes Chapelle des Lices Edice religieux Moyen-Age et pé-
riode moderne
260 Vannes Château de l’Hermine Château Moyen-Age et pé-
riode moderne
260 Vannes Couvent des Corde-
liers
Etablissement reli-
gieux
Moyen-Age et pé-
riode moderne
260 Vannes 1 place des Lices Maison Moyen-Age et pé-
riode moderne
260 Vannes Rue Billaut/rue E.
Burgault
Rempart Antiquité à période
moderne
260 Vannes 15 rue des 4 Frères
Crapel
Occupation Antiquité
4
3
2
1
5 et +
012
126
194
260
116
017
140
0
10
20 km
001
n° INSEE
N
Protohistoire :
Antiquité :
Moyen Age/époque
moderne :
riode interminée :
Transchronologique :
nouvelles découvertes
données complémentaires
nouvelles découvertes
données complémentaires
nouvelles découvertes
données complémentaires
nouvelles découvertes
données complémentaires
nouvelles découvertes
Total : 74 entités archéologiques sur 21 communes
Nouvelles découvertesDonnées complémentairesTotal
Protohistoire
52
7
Antiquité
42
6
Moyen Age/époque moderne2
33
26
Période indéterminée
32 032
Transchronologique2 3
Total 748
1
66
2.70 %
005 – ARZON
012 – BEGANNE
017 BIGNAN
058 – FEREL
093 – GUENIN
111 – LIMERZEL
116 – LOCMARIAQUER
123 – MALANSAC
126 – MARZAN
135 – MOLAC
140 – MOREAC
147 – NIVILLAC
153 – PEAULE
154 – PEILLAC
174 – PLUMELIN
184 – QUESTEMBERT
194 – RIEUX
221 – St-JACUT-LES-PINS
234 – St-PIERRE-QUIBERON
260 - VANNES
174
1 (Transchronologique)
1 (Antiquité)
7 (1 Age du Fer ; 6 période indéterminée)
2 (Epoque moderne)
1 ( 1 période indéterminée)
2 (1 période indéterminée ; 1 transchronologique)
1 (1 Antiquité)
4 (2 Moyen-Age ; 1 époque moderne ; 1 période indéterminée)
1 (Antiquité)
12 (3 Age du Fer ; 9 période indéterminée)
1 (Moyen-Age/époque moderne)
3 (1 2nd Age du Fer ; 1 Moyen-Age ; 1 période indéterminée)
1 (Moyen-Age)
14 (1 Age du Fer ; 13 période indéterminée)
1 (Transchronologique)
1 (Moyen-Age)
1 (Antiquité)
1 (2nd Age du Fer)
6 (2 Antiqui ; 4 Moyen-Agepoque moderne)
005
234
192
093
184
111
135
123
221
147
153
154
058
12 (Epoque moderne/période contemporaine(XIXe)
données complémentaires
1.35 %
43.24 %
31.08 %
4.05 %
6.77 %
2.70 %
5.41 %
2.70 %
192 – REMUNGOL 1 (Période indéterminée)
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Carte de répartion des sites déclarés dans le rapport de prospection diachronique 2014.
Remerciements
La prospection n’a été possible que grâce à la participation d’une dizaine de membres bénévoles du CERAM :
Maurice Cheveau, André Cochelin, Yann Dufay-Garel, Jean-Jacques Guillon, Corentin Olivier, Bruno Régent,
Jean-Claude Sicard, Daniel Tatibouët, André Triballier, Alain Triste. Les vols effectués lors de la prospection
l’ont été grâce au concours de Jean Gosselin pilote à l’aéro-club de Vannes-Meucon et membre du CERAM.
Le nancement de cette opération a été assuré conjointement par le ministère de la Culture et de la Commu-
nication, Direction régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, service régional de l’archéologie repré-
senté par M. Stéphane Deschamps conservateur régional, M. Christian Cribellier, conservateur en charge du
département du Morbihan, remplacé à partir du mois de septembre par M. Jocelyn Martineau, Mme Christine
Boujot, ingénieur en charge du secteur Unesco, et le conseil général du Morbihan, service départemental
d’archéologie, représenté par son chef de service M. Olivier Agogué.
Nous leur adressons nos sincères remerciements pour leur conance, leur soutien constant et l’intérêt qu’ils
portent à nos travaux de prospection.
Nous tenons également à remercier :
- la Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Morbihan, principalement Mme Marie-Odile
Botti-Le Formal et M. Yann Seznec pour la communication des données Lidar et l’autorisation de les exploiter
- le conservatoire du Littoral en la personne de sond délégué adjoint, M. Gwenal Hervouet, pour avoir bien
voulu autoriser l’opération de relevé microtopographique de l’éperon barré de Beg-en-Aud et permettre l’ac-
cès à l’ensemble du promontoire, y compris les parties encloses
- M. Jacques Madec, adjoint à la culture à la mairie de Locmariaquer pour nous avoir prévenu des travaux rue
Lafayette et avoir permis l’étude des vestiges gallo-romains mis au jour
- Jean-Pierre Leconte, architecte du patrimoine - agence Antak, sans qui le suivi des travaux de restauration de
l’immeuble situé 1 place des Lices à Vannes n’aurait pu avoir lieu et pour avoir assuré la coordination avec les
entreprises intervenant sur le chantier
- M. et Mme Régent, propriétaire du terrain cadastré AO 243, 15 rue des 4 frères Crapel à Vannes
- Mme Le Nalio, propriétaire du terrain cadastré BH 63, rue Lafayette à Locmariaquer.
Présentation générale de l’opération de prospection diachronique
En 2014, le CERAM a privilégié deux secteurs dans sa prospection : le centre Morbihan où une importante
activité métallurgique a été mise en évidence et la basse vallée de la Vilaine depuis Rieux jusqu’à l’embou-
chure. La consultation de la carte archéologique, via les portails de l’atlas des patrimoines ou Géobretagne,
fait ressortir que cette dernière se caractérise par l’une des plus faible concentration d’entités archéologiques à
l’échelon de la Bretagne. Depuis plusieurs années, elle est donc l’objet d’un effort particulier an de compen-
ser progressivement ce « vide », bénéciant en cela de la forte implication de plusieurs bénévoles de l’associa-
tion (Bruno Régent et André Triballier). Les prospections dans la basse vallée de la Vilaine se sont appuyées
sur le Lidar 56, mis à disposition par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Morbihan
(DDTM) et qui renouvelle le fonds documentaire. Les recherches dans le secteur du centre Morbihan ont elles
permises de recenser une trentaine de nouveaux ferriers ainsi que plusieurs zones d’extraction du minerai.
Elles montrent également une extension de la zone d’activité vers l’ouest et le sud, directions dans lesquelles
des investigations seront à conduire dans les prochaines années.
L’activité de prospection a également concernée la ville de Vannes et le bourg de Malansac. Dans les deux
cas, elle a été guidée par un objectif principal : améliorer la connaissance du patrimoine archéologique pour
une meilleure protection de celui-ci et sa prise en compte dans les projets d’aménagement. Ainsi à Malansac,
la problématique portait sur l’activité potière pratiquée dans ce bourg au moins depuis l’époque moderne et
jusqu’au XIXe siècle. La signalisation de l’emplacement des fours de potiers, localisés à partir du cadastre «
napoléonien, constitue une première étape susceptible de donner lieu à des opérations archéologiques préven-
tives qui pourront nous renseigner sur les structures de production comme sur les produits fabriqués. Leur
dispersion dans tout le village permet déjà d’évaluer l’importance de cette activité. A Vannes, la consultation
de la carte archéologique a permis de s’apercevoir qu’à proximité de la maison 11 place des Lices déclarée en
2013 des grands édices laïcs ou religieux, comme par exemple le château de l’Hermine, n’y gurent pas. Les
ches établies étoffent un dossier archéologique indigent (une dizaine d’entités uniquement de référencer dans
l’emprise de la ville fortiée du Moyen Age). Favorisant la réalisation d’opérations d’archéologie préventive,
elles faciliteront l’acquisition de nouvelles données qui enrichiront notre connaissance de l’évolution de la
Extrait de la carte archéologique
régionale du secteur de la basse
vallée de la Vilaine (encadré
rouge) (Géobretagne - données
SRA Bretagne).
Extrait de la carte archéologique de
la commune de Vannes, secteur de
l’intra-muros (encadré rouge) avec
gurés les immeubles protégés au
titre des monuments historiques
(Géobretagne - données DRAC
Bretagne).
topographie urbaine à l’instar des résultats des fouilles menées en 2000 à l’emplacement des Halles. Elles
ont révélé un quartier de plusieurs maisons médiévales (seconde moitié du XIIIe-XIVe s.) antérieures à la
construction d’un bâtiment civil interprété comme les écuries du château ducal.
Les données Lidar et leurs méthodes de traitement
L’exploitation des données du relevé Lidar 56, transmises par la DDTM du Morbihan, a mobilisé une grande
partie des efforts pendant cette campagne, avec un investissement humain en temps important (traitement des
données et vérication sur le terrain). Cette technique, un scanneur laser aéroporté (en anglais light detection
and ranging : lidar) n’a pas été initialement mise en œuvre dans une perspective archéologique. Il s’agissait en
effet de dresser une cartographie complète et précise des zones littorales exposées aux risques de submersion.
L’emprise du Lidar, accompli en 2010, concerne par conséquent un large secteur géographique (50 communes
totalement ou partiellement) de la zone prospectée par le CERAM, d’autant plus qu’il remonte loin à l’inté-
rieur des terres suivant le cours des vallées, spécialement celui de la Vilaine et de certains de ses afuents. Il
a été choisi d’axer prioritairement les investigations sur cette dernière (total de 20 communes) en considérant
les découvertes importantes effectuées récemment avec la découverte de plusieurs sites importants (sites for-
tiés du Cliyo à St-Dolay et du château à Péaule pour l’âge du Fer, château de l’Isle à Marzan pour la période
médiévale pour ne donner que quelques exemples). D’autres sites en dehors de ce secteur ont ponctuellement
fait l’objet de recherches : éperon barré de Beg-en-Aud à St-Pierre-Quiberon, site de Pen-Castel à Arzon
(occupation de l’âge du Fer au Moyen Age). De plus, les motivations à l’origine de ce relevé ont une incidence
sur la précision du modèle numérique de terrain (MNT), ici un pas de 2 m, et de ce fait sur le repérage des
structures archéologiques, certaines pouvant de ne pas être représentées.
Le traitement des données fournies par la DDTM (chiers de type .asc) a été réalisé au moyen du logiciel
libre QGIS (version 2.2.0-Valmiera). La méthodologie a consisté à mettre en place un ombrage destiné à faire
ressortir le plus grand nombre de microreliefs, en variant les angles d’éclairage (0, 45, 90, 135, 180, 225, 270
et 315°) et l’altitude (5, 10 et 50 m) à l’instar de celle appliquée par T. Lorho (SRA Bretagne) pour le site de
Paule (Menez 2008) ou la forêt de Huelgoat (Dardignac 2009).
Les résultats obtenus se révèlent satisfaisants même si le nombre de nouveaux sites détectés est pour l’instant
peu élevé, seulement 7. De plus, ce relevé a amélioré la compréhension d’autres sites, reconnus parfois depuis
longtemps (le camp romain du bois de la Chauvaille sur la commune de Peillac) par la réalisation de plans et/
ou leur positionnement sur divers fonds avec une bonne précision grâce au géoréférencement des données.
Exemple de traitement des données Lidar avec QGIS avec une visualisation obtenue par ombrage (éclairage orienté à 45, 135, 225 et 315° du haut à gauche au
bas à droite - altitude 5 m) - site de Kergorden à Marzan (enceinte signalée par le cercle rouge).
La cartographie des sites s’est faite en superposant aux images ombrées des courbes de niveaux avec un espa-
cement de 0,10, 0,20 ou 0,50 m, ce qui facilite le dessin des structures identiées et limite les imprécisions
(Georges-Leroy, Bock, Dambrine et Dupouey 2011). Ce travail s’effectue à partir d’une exportation au format
pdf retravaillée ensuite avec le logiciel Adobe Illustrator (version CS 5).
De plus, il a été procédé à des contrôles systématiques sur le terrain pour vérier la nature archéologique des
anomalies repérées. Au préalable, la consultation d’autres sources d’informations comme les cartes IGN, les
orthophotographies disponibles sur les sites Géoportail, Googlearth et Géobretagne, le cadastre napoléonien,
avait permis un premier tri et d’écarter des anomalies, optimisant les prospections.
Les relevés topographiques
Le site de l’éperon barré littoral de Beg-en-Aud à St-Pierre-Quiberon (EA n° 56 234 0024) a fait l’objet d’un
relevé microtopographique avec un tachéomètre laser Leica Builder 309. Il a toutefois été nécessaire de signer
en préalable une convention avec le conservatoire du littoral propriétaire du site. Celle-ci a permis d’accé-
der à l’ensemble de la pointe notamment le rempart de barrage enclos de barrières. La phase de terrain s’est
déroulée sur deux jours, les 20 et 21 janvier 2015, à trois personnes. Les données collectées (1248 points) sont
d’abord traitées au moyen du logiciel Surfer avant d’être retravaillées sur Adobe Illustrator. Le relevé micro-
topographique obtenu a ensuite été comparé avec celui tiré du Lidar 56. Les différences sont minimes et ne
concernent pas les structures archéologiques. La prospection a en outre permis de repérer afeurant à plusieurs
endroits de l’éperon, dans les sentiers côtiers qui le traversent, des vestiges de nature indéterminée, associés
à un abondant mobilier céramique attribuable à la n du second âge du Fer. Les tessons comme les structures
mises au jour connaissent une dégradation accélérée compte-tenu de l’érosion naturelle (pluie et vent d’autant
plus violents que l’on se situe sur la côte occidentale de la presqu’île, la plus exposée) à laquelle s’ajoute la
forte fréquentation touristique. Des aménagements accompagnent cette dernière portant atteinte au sous-sol.
Ainsi, un escalier maçonné a été installé à peu de distance au nord-ouest du rempart et un cheminement em-
pierré mis en place au niveau de l’extrémité de l’éperon de Beg-En-Aud. Les vestiges ont certainement subi
des bouleversements liés à ces travaux. Le fort potentiel archéologique de ce site, illustré par le spectaculaire
rempart, doit inciter à un dialogue permanent avec le conservatoire du littoral avec le souci d’une meilleure
information an d’assurer la préservation des vestiges et leur mise en valeur. Cette préservation pourrait
prendre la forme de sondages ponctuels an d’étudier les structures présentes dans les cheminements et de
sauvegarder des informations sur l’occupation du site. Quant à la mise en valeur, celle-ci trouverait toute sa
place dans la médiation organisée par le grand site naturel Gâvres/Quiberon.
Deux autres sites incorporés au présent rapport : l’éperon barré littoral de Pen-Castel à Arzon (EA56 005
Modèle Numérique de Terrain
mis en couleur pour une meil-
leure lisibilité et auquel sont
superposées des courbes de
niveaux ici espacées de 0,10 m -
site de Beg-en-Aud à St-Pierre-
Quiberon (EA n° 56 234 0024).
0015/0016) et le site fortié du Château à Péaule (EA56 153 0002/0005), ont fait l’objet de relevés topo-
graphiques. Toutefois, seuls des prols des systèmes de fortications ont été réalisés. Ce choix s’explique pour
le premier par la végétation envahissante qui le recouvre et les dommages provoqués par divers travaux agri-
coles, pour le second par la possession du Lidar qu’il sufsait de compléter. Par ailleurs, sur le site du Château,
une coupe du rempart principal localisé au niveau d’un chemin d’exploitation a été relevée avec l’accord du
SRA, nous renseignant sur son architecture. La collecte des données sur ces deux sites ainsi que de l’éperon
de Beg-en-Aud s’est faite dans le cadre du master 2 recherches de Yann Dufay-Garel : « les sites fortiés de
l’âge du Fer dans le Morbihan », à l’université de Rennes 2 sous la direction de Virginie Defente.
La mise en place d’une collaboration scientique pour l’analyse du matériel de l’activité
métallurgique
Les découvertes de sites métallurgiques se multipliant dans le centre Morbihan, une collaboration étroite a
été développée avec Cécile Le Carlier de Veslud (Université de Rennes 1 - UMR 6566 CREeAAH). Elle
s’est traduite par l’établissement, après examen de l’ensemble du matériel recueilli, d’une première typologie
des scories. Cécile Le Carlier a en outre entrepris une description détaillée des différents déchets métallur-
giques provenant des sites prospectés. Une présentation de ces recherches a été faite à l’occasion du séminaire
archéologique de l’Ouest : prospections paléométallurgiques dans le quart nord-ouest de la France, qui s’est
tenu à l’université de Rennes 1 le 20 février dernier. Elles ont aussi été intégrées à la communication de Cécile
Le Carlier au congrès 2015 de l’Association française pour l’étude de l’âge du Fer (Afeaf).
Vulnérabilité des sites fossoyés en élévation : la nécessité d’une veille
Le CERAM s’est attaché au suivi régulier de plusieurs sites fossoyés majeurs conservés en élévation avec une
à deux visites annuelles. Ces sites vulnérables peuvent à tout moment subir des dégradations voire un arase-
ment total rendu aisé par les moyens mécaniques disponibles. Une vigilance accrue est donc nécessaire. Cela
Vues aériennes depuis le sud du système d’enceintes du «Camp romain» à Billio (EA n° 56 019 0001). On distingue nettement les deux enceintes. Le site se
prolonge vers l’est au-delà de la route départementale (clichés S. Daré - avril 2015).
A gauche : vue aérienne depuis le nord-ouest de l’enceinte de Keroc’h à Plaudren (EA n° 56 157 0024) et à droite : le rempart nord avec les arbres coupés. Le
puits se trouve au niveau de la buse en béton visible au centre de la photographie (clichés : S. Daré).
a permis de se rendre compte de l’exécution d’une coupe forestière de la parcelle se localise le site dit du
« camp romain » à Billio (EA 56 019 0001). Elle n’a pas été sans conséquence sur les vestiges jusque
très bien conservés des enceintes avec entre autres l’ouverture de brèches dans les talus pour le passage des
engins dont les roues ont aussi creusé de profondes ornières endommageant voire détruisant la stratigraphie.
Les deux bâtiments signalés par des microreliefs à l’intérieur de l’enceinte principale ont toutefois été relati-
vement épargnés. Immédiatement alerté, le SRA a pu éviter des destructions supplémentaires et convenir avec
le propriétaire et le gestionnaire forestier de mesures conservatoires. Une opération archéologique est de plus
programmée (relevé microtopographique et sondages limités). Des clichés aériens ont pu être réalisés par le
CERAM illustrant l’état du site et l’ampleur des dégâts.
Les remparts plantés d’arbres de l’enceinte quadrangulaire de Keroc’h à Plaudren (EA 56 157 0024)
ont subi un abattage partiel spécialement au nord avec en plus l’aménagement d’un puits dans le fossé. Il est
désormais possible de procéder à un relevé microtopographique de cette enceinte qui pourrait se dérouler lors
de la prospection 2015.
Les surveillances de travaux
Il faut enn mentionner trois surveillances de travaux pour lesquelles le CERAM a été mandaté par le SRA
: deux à Vannes (15 rue des 4 frères Crapel et 1 place des Lices), une à Locmariaquer (EA 56 116 0051
thermes de la maison le Rol/rue Lafayette). A Vannes, elles se placent respectivement en préalable d’un projet
d’agrandissement d’une maison et en liaison avec les travaux de réhabilitation d’un immeuble urbain. Si pour
le premier les résultats s’avèrent peu spectaculaires, avec le dégagement d’un seul et petit fossé, ils le sont au
contraire pour le deuxième où les murs de l’hôtel particulier du milieu du XVIIe siècle ont conservé des élé-
ments de maçonnerie d’un bâtiment qui a pu être daté de la n du XIVe ou du début du XVe siècle par le style
des décorations. La charpente a pu être analysée (étude Corentin Olivier) et montre le remploi de nombreux
éléments d’un pan de bois. On peut penser que le bâtiment médiéval, rénové au XVIIe siècle, comportait au
moins une façade à pan de bois. En ce qui concerne Locmariaquer, la démolition d’un mur de clôture a permis
de mettre au jour l’angle d’un édice gallo-romain encore bien conservé son élévation dépassant les 1,10 m. Il
a été procédé à un simple nettoyage des vestiges et deux sondages restreints, n’excédant pas 0,20 m de profon-
deur ont été effectués. Cette opération a livré de précieuses informations sur les thermes, l’un des principaux
monuments antiques connus de cette agglomération portuaire.
Les principales découvertes de la prospection diachronique 2014
Cette présentation succincte s’effectuera par grande période chronologique.
L’âge du Fer
Deux sites fortiés ont spécialement retenu notre attention : l’éperon barré de Beg-en-Aud à St-Pierre-Qui-
beron et le site du Château à Péaule. Le premier connu depuis longtemps a d’ailleurs fait l’objet de fouilles
archéologiques en 1868-1869 qui ont porté sur le rempart de barrage nous renseignant ainsi sur son architec-
ture. Celui-ci se signale par ses dimensions monumentales : 25 m de largeur à sa base et près de 6 m de hau-
teur. Il est aussi précédé d’un fossé d’environ 10 m de large pour une profondeur de 1,50 m. La découverte au
XIXe s. de nombreuses grandes ches en fer suggère un poutrage interne et permettent de classer cet ouvrage
dans le type dit murus gallicus. Les prospections ont aussi mis en évidence une occupation plutôt dense à
l’intérieur du promontoire. Le mobilier recueilli est abondant et se caractérise par une proportion élevée de
vase de stockage de grande taille, un type de récipient peu fréquent sur les sites contemporains. On connaît
des exemplaires comparables dans l’atelier de briquetage de l’Île d’Ilur (commune de l’Île d’Arz), fouillé en
1992-1993 par M.-Y. Daire (Daire, 1993). Ils sont interprétés comme des céramiques destinés à entreposer le
sel. Les vases découverts à Beg-en-Aud remplissent-ils aussi cette fonction ? En l’état, il est difcile d’en dire
plus. Les fragments d’amphores italiques sont également présents en quantité non négligeable. Il faut peut-être
envisager une fonction commerciale pour ce site.
Le site du Château à Péaule, relocalisé en 2008, occupe un promontoire dominant la vallée de la Vilaine. Le
rempart qui le délimite à l’ouest, d’un développement de près de 600 m est conservé sur la majeure partie de
son parcours. Ce dernier a pu être précisément reconnu à partir de l’analyse des données Lidar. En revanche,
le système de fortication a disparu au sud et presque totalement au nord ne susbiste que quelques sections.
Une enceinte réduite, d’un peu moins de 2 ha a en outre été repérée à l’extrémité sud-est du promontoire. Elle
est délimitée par un large talus très affaissé, vraisemblablement précédé d’un fossé. L’élargissement d’un che-
min d’exploitation au milieu des années 2000 permet de disposer d’une coupe du rempart occidental, conservé
actuellement sous la forme d’un talus de 2,50 m de hauteur et près de 12 m de largeur. Elle apporte quantité
d’informations stratigraphiques sur sa mise en oeuvre. Après un nettoyage de la coupe, il a été identié du
côté ouest, un parement externe de blocs de pierres conservé sur quelques assises, en avant duquel s’observait
un éboulis comprenant les mêmes matériaux. Ce parement maintient un blocage d’une largeur d’1,20 m puis
une succession de couches d’arène granitique et de terre. Parmi le blocage, il faut noter deux espaces vides de
pierres, peut-être les négatifs d’éléments en bois. La découverte de plus d’un fragment de grand clou ou che
de fer est également à noter. Ces indices ténus suggèrent l’existence d’un poutrage interne. L’hypothèse d’un
murus gallicus se pose donc pour ce rempart, tout au moins cette portion. La supercie de l’espace interne
délimité par ces fortications atteint 18 ha. On peut donc raisonnablement classé ce site dans la catégorie des
oppida. Sa situation en bordure de la Vilaine est par ailleurs favorable à l’établissement d’un port, maritime
car le euve est soumis à l’inuence des marées. Les prospections des terrains cultivés dans l’emprise de
l’oppidum dans des conditions de visibilité médiocres ont néanmoins livré un matériel non négligeable com-
prenant de la céramique de production locale mais également des tessons d’amphores italiques. Elles devront
être poursuivies lors des prochaines campagnes de prospection en fonction des cultures de manière a terme
à couvrir l’ensemble du site. Ce dernier se prêterait également très bien à une prospection géophysique, la
majorité des terrains étant des prairies. Elle permettrait d’appréhender l’organisation de l’intérieur du site ainsi
que de la densité de l’occupation.
L’époque gallo-romaine
La démolition d’un mur de clôture menaçant ruine, rue Lafayette dans le bourg de Locmariaquer, a révélé la
face externe de l’extrémité méridionale d’une maçonnerie antique remarquablement conservée sur 7,40 m de
longueur et d’au moins 1,10 m de hauteur. Elle présente aussi un retour d’angle au sud-ouest. Le bâtiment
auquel ces murs appartiennent sont fort bien construits avec un mortier de chaux blanc de qualité et des moel-
lons de granite certes assez grossièrement équarris mais disposés en assises parfaitement horizontales. Ce mur
est longé par une suite de niveaux archéologiques qui semblent pouvoir être interprétés comme des niveaux
de circulation. La très faible quantité de mobilier recueillie empêche de proposer une quelconque datation
pour ceux-ci. Des couches de démolition touchaient au sud les vestiges. Elles contenaient dans une masse de
mortier pulvérisé ou en petits nodules : des fragments de tubuli, de briques épaisses (0,06 m), sans doute de
suspensura ainsi que des fragments d’enduits ns lissés soigneusement. Ces éléments suggèrent l’existence
de pièces chauffées très certainement dans ce bâtiment. Cette découverte est à confronter à celle effectuée
en 1852-1853 lors de fouilles menées dans un terrain voisin à une trentaine de mètres au nord-ouest. A cette
occasion, ont été dégagés les vestiges d’un important ensemble bâti, incomplètement reconnu, comprenant
au moins 7 pièces et une vaste abside d’environ 8 m de diamètre. Deux pièces étaient selon toute vraisem-
blance dotées d’un système de chauffage (traces d’un praefurnium à l’ouest, canaux dans une pièce au sud-
est et abondance de matériaux en terre cuite, notamment des tubuli). Ce bâtiment semble présenter, malgré
les imprécisions du plan établi par le docteur A. Fouquet au XIXe s. (peu de repères topograhiques pour un
positionnement, et absence d’échelle rattrapée par les nombreuses dimensions fournies dans la description)
qui ont néanmoins pu être corrigées, une orientation concordante avec le mur observé. Ces données partielles
permettent de restituer un vaste ensemble architectural, que l’on peut raisonnablement identier à des thermes.
Les vestiges rencontrés rue Lafayette consitueraient la limite méridionale de cet édice. Il s’étendrait sur une
longueur supérieure à 40 m et une largeur approchant les trentes mètres, soit une supercie dépassant 1200 m².
Ces thermes, qui se déploient immédiatement en arrière et parallèlement au trait de côte imposaient leur masse
à toute personne débarquant à Locmariaquer.
Le Moyen Age
La lecture d’un article de J. Lecornec dans le bulletin de la société polymathique du Morbihan de 2006, a
retenu notre attention car il porte sur un site d’extraction de croix. Les indications données dans l’article ont
permis la localisation précise des vestiges de cette carrière. Ils s’avèrent bien plus étendus que ne le laissait
supposer la publication.
On se trouve le long d’une vallée encaissée aux pentes abruptes, jonchées de blocs de granite parfois volu-
mineux. La carrière s’étend sur une supercie de plusieurs hectares, qui couvre le plateau à l’ouest et les
deux versants de la vallée. Le fond de cette dernière est encombrée de déchets d’extraction utilisés aussi pour
constituer des talus dans lesquels ont été mis au jour plusieurs blocs taillés : trois ébauches de meules et le plus
signicatif un fragment de tambour de colonne d’un diamètre de 0,50 m. Une attribution à l’époque romaine
de ces éléments est vraisemblable. Les croix se situent au niveau d’un front de taille dégagé sur une dizaine
de mètres de long et installé à la rupture de pente. On signalera visibles dans la végétation dense en arrière de
ce front de taille de multiples excavations témoignent d’une extension de la zone d’extraction. On remarquera
un abandon des croix en cours de dégagement pour l’une d’entre elles, la seconde marquée par un léger relief
n’est peut-être que l’empreinte d’une déjà extraite. Un nettoyage de ce front de taille permettrait d’effectuer
des observations (traces d’outils) sur les méthodes d’extraction mises en oeuvre et des comparaisons avec la
carrière de Locuon, la seule jusqu’à présent à avoir fait l’objet d’une étude approfondie (Eveillard, Chauris,
Tuarze, Maligorne 1997, 43-67). Ce site d’extraction est le deuxième recensé en prospection après celui des
Ferrières à Sulniac (Daré, Dufay-Garel, Régent 2013). Ils exploitent tous les deux le même lon de granite,
un matériau à gros grains.
Les données Lidar ont renouvelé en profondeur notre connaissance du système d’enceintes du bois de la Chau-
vaille à Peillac, mentionné pour la première fois en 1847 dans l’ouvrage publié par F.-M. Cayot-Délandre.
Elles permettent de dresser un plan précis de celui-ci. Il se compose de trois enceintes en enlade d’une super-
cie totale d’environ 3 ha, s’étageant sur la pente du versant sud de la vallée de l’Oust selon un axe nord-est/
sud-ouest. L’enceinte supérieure affecte un plan en forme de «D». Elle abrite deux bâtiments quadrangulaires
maçonnés (présence de nombreux blocs de pierre équarris) observables sur le relevé Lidar et visibles sur le ter-
rain par des microreliefs bien marqués qui attestent sans doute d’un bon état de conservation des vestiges. Ils
se positionnent dans la partie la plus haute du site. Le système de clôture de cette enceinte, constitué d’un talus
précédé d’un fossé, est également remarquablement préservé. Il se signale par sa monumentalité au niveau de
sa façade septentrionale se place l’accès au site. Le dénivelé entre le sommet du talus et le fond actuel du
fossé dépasse les 4,50 m. L’enceinte intermédiaire présente aussi un plan en «D». Elle vient s’adosser au nord et
à l’est à l’enceinte supérieure. Le talus/fossé qui la délimite demeure imposant. On remarquera à nouveau une
surélévation de la hauteur du talus aux abords de l’entrée à l’instar de l’enceinte supérieure. Aucun microrelief
n’a été relevé dans l’emprise de cette enceinte. La troisième résulte quant à elle de la liaison de deux lignes
de fortications perpendiculaires à la pente. La plus basse au niveau pratiquement du fond de vallée, vient en
outre barrer un thalweg où prend place un chemin. Dans les deux cas, les lignes de fortication montrent des
proportions impressionnantes au niveau des entrées. Il ressort sur l’ensemble du site un traitement particulier
des entrées avec la mise en place de véritables remparts qui leur confèrent un aspect monumental. Il y a
une mise en scène architecturale accrue par l’implantation topographique qui exprime la puissance du site et
de son propriétaire qui de toute évidence appartient à l’aristocratie. Ces enceintes contrôlent de plus la voie
de circulation qu’est l’Oust et l’un point de franchissement important de ce secteur aval de la rivière. Il faut
peut-être ajouter celui sur les ressources notamment en fer avec les ateliers métallurgiques découverts sur la
commune de St-Martin-sur-Oust, de l’autre côté du cours d’eau.
L’organisation du système complexe d’enceintes du bois de la Chauvaille est similaire à celui des sites du
Camp romain à Billio (56), de Kergoac’h/Vilérit à sur les communes de Mellionnec (22) et de Plöerdut (56),
du Camp des Salles à Locronan (29) ou encore de Bressilien à Paule (22), datés entre les VIIe et Xe siècles.
Actuellement dans un bois, le site est remarquablement conservé puisque la totalité du linéaire talus/fossé est
fossilisé et n’a subi aucune dégradation importante. Il présente un potentiel archéologique exceptionnel qu’il
convient de préserver par des mesures conservatoires appropriées, en évitant toute coupe forestière intempes-
tive comme sur le site de Billio récemment.
Le Lidar 56 a également révélé un probable troisième fossé au niveau du château de Rieux. Il barre le promon-
toire, isolant ainsi un espace de quelques 6 ha dont le château médiéval occupe l’extrémité. En l’état actuel
des données, il n’est pas possible de savoir s’il participe de l’organisation du site castral où s’il correspond
à une phase d’occupation antérieure (âge du Fer ?). Un autre apport du Lidar a concerné le château de l’Isle
à Marzan la végétation invasive interdit d’avoir une vision globale de ce château. Le relevé complète les
observations effectuées depuis plusieurs années et permet un positionnement précis de certaines structures,
tels le moulin ainsi que l’imposant talus (plus de 7 m de hauteur) qui défend le site sur ses ancs ouest et
nord. Il livre aussi une image de la haute-cour où les importantes anomalies topographiques laissent supposer
un ensemble bâti conséquent qui reste toutefois difcile à interpréter. Une anomalie semi-circulaire pourrait
signaler la présence d’une tour et un logis paraît se dessiner à l’ouest.
A Vannes, la restauration de l’hôtel particulier du 1 place des Lices de la seconde moitié du XVIIe, a fourni
l’opportunité d’observations approfondies d’un bâtiment privilégié par sa situation à proximité immédiate
du château de l’Hermine et de sa basse-cour. Elles ont pu être faites grâce à la collaboration de J.-P. Leconte,
architecte du Patrimoine, en charge du projet. La prospection a concerné en priorité les élévations intérieures
du rez-de-chaussée de ce bâtiment, pour l’essentiel mises à nu, et la charpente. Pour le rez-de-chaussée,
les élévations ont mis en évidence sur les façades nord et ouest les vestiges inédits d’une construction plus
ancienne, datables selon toute vraisemblance du début du XVe siècle ou de la n du XIVe siècle d’après les
caractéristiques des éléments architecturaux remarquables que observés que sont une belle porte qui présente
un arc brisé de belle facture en granite à grain n, et les deux cheminées. Une troisème a été reconnue au
premier étage, une fois déposées une partie des boisereis l’encadrant. Cette maison possédait un plan en «L».
L’ouverture en arc brisé, aménagée dans le mur nord, met en communication l’intérieur du bâtiment avec
l’extérieur. Elle conserve en effet tous ses aménagements de verrouillage. L’étude détaillée de la charpente
de l’immeuble, menée par Corentin Olivier, a pour sa part montré le réemploi de très nombreux bois prove-
nant d’un pan de bois. Ils appartiennent peut-être à l’édice du XVe siècle et auraient été réemployés lors de
la construction de l’hôtel particulier dans les années 1660. Des prélèvements ont été effectués en prévision
d’analyses dendrochronologiques. Cette surveillance de travaux révèle une histoire complexe de ce monument
avec des éléments inédits. Il s’agira désormais de préciser les différentes phases de l’évolution de celui-ci. Elle
montre aussi tout l’intérêt de suivre les restaurations qui touchent un grand nombre de maisons de l’intra-mu-
ros de Vannes. Il y a là un potentiel inexploité qui peut documenter l’histoire de la ville.
Bibliographie :
Brunie, Daré 2013 : BRUNIE (I.), DARE (S.) - Locmariaquer antique, un grand port sur les côtes bretonnes,
catalogue d’exposition, 2013, 36 p.
Daire 1993 : DAIRE (M.-Y.) - Les ateliers protohistoriques de bouilleurs de sels d’Ilur, commune de l’Île
d’Arz (56), Bulletin d’information de l’AMARAI, 6, 1993, p. 31-46.
Dardignac 2009 : DARDIGNAC (C.) - Rapport de prospection archéologique, forêt domaniale de Huelgoat
(Finistère, communes de Berrien,, Huelgoat, Locmaria-Berrien), Ofce national des forêts, SRA Bretagne,
conseil général du Finistère, 2009, 50 p.
Daré, Dufay-Garel, Régent 2013 : DARE (S.), DUFAY-GAREL (Y.), REGENT (B.) - Rapport de prospec-
tion diachronique 2012, autour du golfe du Morbihan, à l’est de Vannes jusqu’à la Vilaine, SRA Bretagne,
2013.
Eveillard, Chauris, Tuarze, Maligorne 1997 : EVEILLARD (J.-Y.), CHAURIS (L.), TUARZE (M.), MALI-
GORNE (Y.) - La pierre de construction en Armorique romaine, l’exemple de Carhaix, Centre de Recherche
Bretonne et Celtique, UBO - Brest, 1997, 121 p.
Georges-Leroy, Bock, Dambrine, Dupouey 2011 : GEORGES-LEROY (M.), BOCK (J.), DAMBRINE (E.),
DUPOUEY (J.-L.) - Apport du Lidar à la connaissance de l’histoire de l’occupation de la forêt de Haye,
Archéosciences, revue d’archéométrie, 35, 2011, p. 117-129.
Lecornec 2005 : LECORNEC (J.) - Carrière de croix du XIIe - XIIIe siècle à Questembert (Morbihan),
BSPM, 2005, p. 55-62.
Le Gall 2014 : LE GALL (J.) - Une résidence aristocratique des VIIIe-IXe siècles au coeur de la Bretagne,
l’enceinte de Bressilien à Paule (Côtes d’Armor) in LAFFON (P.-Y. sous la dir.), Les élites et leurs résidences
en Breatgne au Moyen Age, collection Archéologie et culture, PUR, société d’Emulation des Côtes d’Armor,
2014, p. 125-138.
Leroy 2011 : LEROY (B.) - Mellionnec «Kergroac’h» (Côtes d’Armor), Ploërdu «Vilérit» (Morbihan), relevé
microtopographique du système d’enceintes de Kergroac’h/Vilérit, rapport de prospection thématique, asso-
ciation ArValES, 2011, 37 p.
Menez 2008 : MENEZ (Y.) - Le camp de St-Symphorien à Paule (Côtes d’Armor) et les résidences de l’aris-
tocratie du second âge du Fer en France septentrionale, thèse de doctorat, Université de Paris I-Panthéon
Sorbonne, UFR d’archéologie, 2008, 2 vol.
Menez, Lorho, Chartier-Le Floch 2015 : MENEZ (Y.), LORHO (T.), CHARTIER-LE FLOCH (E.) (sous la
dir.) - Archéologie en centre Bretagne, éditions Coop Breizh, 2015, 191 p.
Triste, Daré 2008 : TRISTE (A.), DARE (S.) - Rapport de prospection diachronique 2008, SRA Bretagne,
2009.
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
de l’EA = 56 005 0015-0016
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Arzon (n° INSEE : 56 005)
Nom : pointe St-Nicolas/Pen Castel Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Pointe St-Nicolas
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Arzon 2014 BH 78a
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
rempart non rectilinéaire monumental 1
niveau d’occupation non terres cuites pierres 1
mur non rectilinéaire parementés 5
bâtiments non quadrangulaire pierres 4
Commentaire sur les structures
Un puissant rempart de terre, d’un peu plus de 80 m de long, barre la pointe. Il présente un tracé rectiligne
sauf à l’ouest il s’incurve légèrement suivant le trait de côte. Sa largeur atteint à la base une quinzaine
de mètres et sa hauteur conservée 6 m. Il a été rogné sur ses ancs nord et sud de façon à respectivement à
agrandir le champ et combler le fossé qui le longe. Ce dernier est actuellement imperceptible sur le terrain.
On rappellera qu’au XIXe siècle sa largeur était évaluée à une quinzaine de mètres. La supercie de l’es-
pace barré par ce rempart est de 2,4 ha. A cela s’ajoute un mur d’enceinte de 1,20 m de largeur qui épouse
par tronçons rectilignes la conguration de la pointe se positionnant à l’aplomb de la falaise rocheuse. Ce
tracé n’est pas sans conséquence sur l’état des vestiges. De longs pans de ce mur ont en effet disparu sous
l’action de l’érosion littorale, notamment au nord et à l’est. Dans les secteurs le mur subsiste, celui-ci
est plutôt mal conservé. Son élévation ne dépasse guère 1,20 m. L’appareil de cette maçonnerie comprend
des moellons et des blocs de granite sommairement équarris, à peine assisés et sans mortier apparent. Il
faut enn noter que cette maçonnerie surmonte le rempart de terre. Le rempart et le mur déterminent une
enceinte d’environ 625 m de pourtour et circonscrivent une surface de 2,4 ha.
L’intérieur du site est accessible par un passage aménagé dans le rempart. Quatre bâtiments ont été par-
tiellement mis au jour en 1887 par G. de Closmadeuc. Ils se concentrent au nord-ouest de l’éperon. Le
relevé LIDAR a permis leur localisation précise. Parmi ceux-ci, on insistera en priorité sur lle vaste édice
rectangulaire (30 m x 10 m), situé à l’extrémité nord, implanté parallèlement au trait de côte et probalement
appuyé au mur de contour. Le taillis inextricable qui le recouvre a limiter les investigations. Il a seule-
ment été possible de constarer des dénivelés importants qui laissent supposer une élévation conséquente des
maçonneries (autour de 2 m probablement). Plus à l’est, la pose d’un câble sous-marin destiné à l’alimentation
électique de l’Île-aux-Moines a coupé en 2006 les vestiges d’un édice dont les maçonneries présentait encore
une hauteur supérieure à 1 m. Ce bâtiment se caractérise par la présence de trois cheminées, chacune dans
une pièce distincte. La construction dégagée à l’ouest est elle aussi édiée parallèlement au trait de côte mais
une dizaine de mètres en retrait. Elle se constitue de trois pièces s’allongeant sur une longueur minimale d’au
moins 30 m pour 11 m de large. Les murs sont conservés sur une hauteur dépassant souvent 1,20 m et qui peut
atteindre 2,50 m. Leur épaisseur est de 0,90 m. Ils sont montés avec des blocs de granite irréguliers, à peine
aplanis sur leur face externe pour dresser le parement et grossièrement assisés. Le liant des pierres n’a pas été
déterminé. Le bâtiment présente sur sa façade occidentale deux contreforts. Non chaînés au mur gouttereau,
ils témoignent d’une phase de construction différente. L’observation du parement interne de ce même mur
gouttereau ouest a mis en évidence une reprise de la maçonnerie. Tous ces indices témoignent d’une histoire
architecturale complexe avec plusieurs états. Cela vaut sans doute aussi pour les autres bâtiments.
De plus, il a été repéré plusieurs murs en pierres sèches qui semblent délimiter la partie bâtie qui vient d’être
décrit. Ils dénissent par ailleurs un vaste espace central vide (une cour ?) qui domine topographiquement
les secteurs environnants de plus d’1 m. Sur le littoral occidental de la pointe, un niveau d’occupation a été
également reconnu dans la falaise. Il se signale par une quantité impressionnante de fragments de terres cuites
architecturales (tegulae, imbrices) auxquelles se mêlent de rares tessons et de nombreux moellons de granite.
Ces éléments se retrouvent aussi sur l’estran. A l’est en haut de falaise, sous les fondations de la courtine,
quelques tessons de céramiques protohistoriques ont été ramassés.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
éperon barré non 1
habitat non 1
enceinte non 1
terrasses non parementées 2
manoir oui 1
Commentaire sur l’interprétation
La monumentalité du rempart incite à l’attribuer à l’âge du Fer. Le niveau antique repéré témoigne pour sa
part de l’existence d’un habitat de cette période dont la nature comme l’extension nous échappe totalement.
Les vestiges les plus importants se rattachent au Moyen Age. Ils correspondent au mur de contour et aux bâti-
ments mis au jour au XIXe siècle. Les quelques fragments de céramiques découverts lors de la fouille invitent
à situer ces édices, ou tout au moins une des phases d’occupation, au XIIIe siècle et au début du XIVe siècle.
L’ampleur du bâti médiéval est remarquable et indique un site important. On ignore toutefois sa nature. Le site
est en l’état des connaissances très peu documenté. La tradition, reprise par les érudits du XIXe siècle, l’iden-
tie à un établissement monastique. La réalisation d’une étude historique permettrait peut-être d’apporter des
éléments de réponse. La dédicace à saint Nicolas de l’oratoire installé dans l’un des bâtiments (celui situé
à l’ouest) évoque celle de la chapelle du château de Suscinio. De plus, il fait mention dans les textes d’une
résidence en un lieu appelé Bernon sans que celui-ci ne soit toutefois précisément localisé. Il est même écrit
dans un document rédigé au tournant du XVIe siècle que les ducs de Bretagne ont porté le nom de Bernon
(Mens 2014, p. 14). L’ensemble des bâtiments mis au jour sur la pointe de Pen-Castel relèvaient donc peut-
être de l’autorité ducale, consituant peut-être même un point d’ancrage de celle-ci. La position géographique
est aussi stratégique avec un point de vue incomparable sur le golfe du Morbihan et les grandes voies d’accès
conduisant à Vannes.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
céramiques protohistoriques, gallo-romaines et médiévales, terres cuites architecturales antiques, ardoises de
couverture, bloc architectonique en granite (corbeau) laissé in situ
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : dépôt archéologique du Morbi-
han - 56000 Vannes / Musée archéologique de Vannes - 15 place St-Pierre
CHRONOLOGIE
Période de début : Age du Fer
Période de n : Moyen Age
Indicateur de période : mobilier céramique
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie :
le site connaît une longue période d’occupation. Le site résidentiel médiéval semble abandonner dès le XIVe
siècle au regard des rares éléments mobiliers. A la n du XVIIe, les cartes marines ne gurent aucune construc-
tion sur cette pointe.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité au centre de la pointe) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 208.605 Y du centroïde : 2297.245 Z du centroïde : 11 m
altitude en m : 11 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : pointe littorale
Géologie : granite à biotite et à muscovite, gneiss anatectiques et migmatites
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte :
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR ; prospection au sol et réalisation de prols du talus
au moyen d’un tachéomètre laser (Leica builder 309)
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Francheville 1843 : DE FRANCHEVILLE (A.) - « Arzon », in OGEE (J.-B.), MARTEVILLE (A.), VARIN
(P.), Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, I, Deniel, Rennes, 1843, p. 51.
Cayot-Delandre 1847 : CAYOT-DELANDRE (F.-M.) - Le Morbihan. Son histoire et ses monuments, Vannes,
1847, p. 215.
Mens 2014 : MENS (D.) - Analyse documentaire des archives de (7 E 1212 à 7 E 4065) concernant le domaine
de Rhuys et la seigneurie de Suscinio (1490 - 1532), fonds de la maison de Chalon, archives départementales
du Doubs, conseil général du Morbihan, 2014, p. 14.
Wheeler, Richardson 1957 : WHEELER (R.E.M.), RICHARDSON (K.M.) - Hill-Forts of Northern France,
Reports of the Research Committee of the Society of Antiquaries of London, XIX, The Society of Antiquaries
of London, Oxford, 1957, p. 103.
Commentaire général sur l’EA :
Les bâtiments médiévaux en élévation sont envahis par la végétation avec pour conséquence la dégradation
des maçonneries se traduisant par des effondrements localisés. Un entretien de ceux-ci apparaît de plus en plus
nécessaire, par exemple par des chantiers d’insertion. Une meilleure visibilité constituerait aussi une protec-
tion et évitera que ne se reproduise la destruction d’une partie d’un édice consécutive à la pose au milieu des
années 2000 d’un câble électrique destiné à alimenter l’Ile-aux-Moines. Cela permettrait aussi la valorisation
de cet ensemble bâti d’autant plus qu’il est traversé par le sentier côtier. La courtine qui entoure encore par-
tiellement la pointe s’effondre par endroits très exposée à l’érosion littorale et bousculée par la végétation.
Certains tronçons de cette courtine, situés dans l’emprise du sentier côtier, sont également abîmés par le pas-
sage répété des randonneurs. Ce chemin a en outre un impact non négligeable sur le rempart de barrage avec
en particulier la pose de marches pour faciliter son franchissement. Des mesures conservatoires devraient être
prises pour réduire au maximum l’impact des aménagements et assurer une préservation optimale des vestiges
archéologiques. L’ampleur du bâti médiéval et l’état assez remarquable des vestiges, ainsi que le rempart,
pourraientt faire l’objet d’un classement ou d’une inscription au titre des monuments historiques.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 1 : localisation du site sur fond de carte IGN ( 0921 OT - Vannes, golfe du
Morbihan éch. : 1/25000) (cercle rouge) et sur cliché aérien de 2009 (géoportail -
éch. : 1/5000) (encadré en jaune) (en blanc : structures médiévales dégagées au
XIXe siècle).
56 005 0015/0016
ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen Castel
N
N
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 005 0015/0016
ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen-Castel
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : localisation sur le cadastral actuel (section BH - parcelle 78a ) et fond
topographique extrait du LIDAR 56 (équidistance des courbes de niveaux : 0,50 m) des
structures médiévales fouillées en 1887, de la courtine ceinturant la pointe, du rempart
de barrage,des découvertes mobilière effectuées en prospection, et du profil du rempart.
N
1/2000e
0
100 m
A
B
A B
tracé conservé de la courtine (largeur : 1,20 m)
tracé restitué de la courtine
bâtiments médiévaux figurés sur le plan de
G. de Closmadeuc en 1887
rempart
mobilier gallo-romain (TCA, céramiques)
apparaissant en coupe dans la falaise
découverte de tessons de céramiques
protohistoriques en coupe dans la falaise
bord d’amphore Dr. I recueilli en
prospection sur l’estran
emplacement du profil
du rempart
mur parementé en pierres sèches délimitant peut-être
l’espace bâti médiéval
limite sud hypothétique du fossé
en avant du rempart
talus récent
sentier côtier
anomalies sur le LIDAR
(bottes de foin)
7 m NGF
1.1 m NGF
1/500e
0
25 m
SO NE
courtine
talus rogné
(lors du comblement du fossé au sud-ouest
et par les cultures au nord-est)
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 3 : en haut : deux cartes marines anciennes de l’entrée du golfe du Morbihan.
On observera qu’aucune structure n’apparaît sur la pointe (encdarés rouges) ; au milieu
à gauche: cliché aérien de 1932 (géoportail) comparé à celui à droite de 2012
(géobretagne) (éch. : 1/5000e). On notera une nette extension des zones non cultivées ;
en bas : plan des structures médiévales mises au jour en 1887, dressé par E. Bassac.
56 005 0015/0016
ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen Castel
Plan du Havre de Morbian (1680)
Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GESH18PF40P33
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42317187b
Plan de l'entrée de Morbian, des rivières de Vannes et Auray, et des environs (1680-1700)
Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GESH18PF40P31
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42317167q
G. de Closmadeuc, pointe de Pen-Castel ou de St-Nicolas en Arzon. Fouilles de 1887, BSPM, 1887, p. 199-207.
N
N
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 005 0015/0016
ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen Castel
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré, Y. Dufay-Garel
Figure n° 4 : 1 et 5 : le rempart de barrage depuis l’estran ; 2 : le rempart depuis
l’emplacement présumé du fossé ; 3-4 : vues de l’entrée, sur le cliché 4 au niveau des
jalons, se distingue une maçonnerie.
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré, Y. Dufay-Garel
Figure n° 5 : 1-3 : vue de la courtine ouest (largeur : 1,20 m) ; 4-6 : la courtine est
visible en coupe en haut de la falaise. Sur le cliché 5 : on distingue le blocage
interne de la maçonnerie. Il faut par ailleurs noter qu’il repose sur un niveau de terre.
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Pointe St-Nicolas/Pen Castel
1 2
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 6 : 1-2 : vue de l’angle nord de la pièce méridionale, sur le cliché 2 on
remarquera souligné en pointillés blancs une différence dans l’appareillage marquée de
plus par un ressaut ; 3 : contrefort sud (signalé par le contour blanc) sur la face externe
du mur gouttereau ouest ; 4-5 : angle sud de la pièce septentrionale, le cliché 5 est un
détail de cet angle montrant le chaînage des deux maçonneries ; 6 : corbeau en granite
1
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ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen Castel
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1-2
3
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 7 : 1-2 : bâtiment médiéval figuré sur le plan de 1887, démoli puis remonté
à l’occasion de la pose d’un câble électrique alimentant l’Ile-aux-Moine (clichés de 2006)
3 : terrasse parementé au sud-ouest du bâtiment à contrefort ; 4-5 : autre murs terrasses
parementés. La zone sur la gauche du cliché 5 encombré de végétation est en nette dépression
par rapport au niveau du terrain à gauche ; 6 : niveaux antiques visibles en coupe
56 005 0015/0016
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Pointe St-Nicolas/Pen Castel
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : Y. Dufay-Garel ; crédit photographique : Y. Dufay-Garel
Figure n° 8 : en haut : céramiques et amphores découvertes en prospection sur le site de
l’éperon barré de Pen Castel : 001-002 : lèvre et anse d’amphores de type Dr. I ;
003-004 : céramique commune sombre gallo-romaine (bords de pots) ; 005 : lèvre
d’amphore romaine de type Dr. 2/4 ; en bas : clichés de fragments de céramiques médiévales
glaçurées découvertes lors des fouilles (2624-6 : production de St-Jean-la-Poterie - pichet
de la fin du XIIIe s. / 2624-7 : anse d’une céramique très décorée et bec verseur)
56 005 0015/0016
ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen Castel
001
003
004
002
005
0 5 cm
Musée de Vannes - IM 2624-6
Musée de Vannes - IM 2624-7
56/005/0015-0016/prospection 2014/sur estran -
côte ouest
5Aap Cér.amphore
1 bord d'amphore italique Dr. 1a (?)
56/005/0015-0016/prospection 2014/sur estran - au
pied niveaux antiques - 0001
5Aap Cér.amphore Lot de 2 fragments : 1 panse et accroche supérieure d'anse,
d'amphores italiques
56/005/0015-0016/prospection 2014/sur estran - au
pied niveaux antiques - 0002
5Aan Cér.com. sombre Lot de 2 fragments de bords de pot
56/005/0015-0016/prospection 2014/sur estran - au
pied niveaux antiques - 0003
5Aap Cér.amphore Lot de 2 frgaments dont 1 bord d'une Dr. 2/4
56/005/0015-0016/prospection 2014/côte est -
dans niveau sous courtine
4A Cér. gauloise Lot de 9 fragments de panse (1 peut-être gallo-romaine)
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 9 : inventaire du mobilier recueilli.
56 005 0015/0016
ARZON
Pointe St-Nicolas/Pen-Castel
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Béganne (n° INSEE : 56 012)
Nom : les Bois Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : les Bois
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Béganne les Bois nord 2014 ZO 131
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non rectilinéaires orthogonaux 4
fossés non rectilinéaires orthogonaux 3
Commentaire sur les structures
Les talus/fossés dessinent un enclos pratiquement carré de 58 m par 62 m et muni d’une entrée à l’ouest
d’une largeur d’un peu moinsde 5 m. On notera que les fossés n’ont pas été reconnus sur tout le pourtour de
l’enclos mais uniquement sur ses côtés nord, est et sud.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
Commentaire sur l’interprétation
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : gallo-romain
Période de n : gallo-romain
Indicateur de période : typologie des enclos
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 254.990 Y du centroïde : 2299.550 Z du centroïde : 28 m
altitude en m : 28 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : versant est d’un thalweg peu prononcé
Géologie : schistes séricito-chloriteux, schistes à muscovite, chlorite
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON (les talus sont conservés sur une faible hauteur
de l’ordre de 0,50 m. Il a été très difcile de le repérer au sol)
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des données du LIDAR 56 et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES : (mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Commentaire général sur l’EA :
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 012
BEGANNE
Les Bois
N
N
Figure n° 1 : localisation du site sur fond de carte IGN (1021 E - Allaire - éch. : 1/25000)
(point rouge), sur cliché aérien de 2009 (géoportail - éch. : 1/10000) (en jaune).
Département :
MORBIHAN
Commune :
BEGANNE
Section : ZO
Feuille : 000 ZO 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère de l'Économie et des
Finances
1305000
1305000
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1305200
7169400
7169400
7169600
7169600
N
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 012
BEGANNE
Les Bois
talus
fossé
Légende :
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre de l’enceinte
quadrangulaire mise en évidence sur le relevé LIDAR 56.
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
56 012
BEGANNE
Les Bois
N
N
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ombrage : azimut : 45 ° ; angle vertical 6°ombrage : azimut : 315 ° ; angle vertical 6°
Figure n° 3: images LIDAR du site traitées en ombrage (en haut) et avec l’effet pente
(entouré en jaune) au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR - source DDTM 56) ;
en bas : vue du site avec une végétation dense rendant très difficile le repérage
des structures.
0 250 m
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Férel (n° INSEE : 56 057)
Nom : le Guernet Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : le Guernet
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Férel 2014 Domaine public à lest
de la parcelle YB 58
(four n° 1) et domaine
public entre les parcelles
YB 118 et 46b
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
four de potier non circulaire 2
Commentaire sur les structures
Deux fours de potiers gurés sur le cadastre napoléonien de Férel, daté de 1834. On notera que sur ce docu-
ment ils sont déjà détruits.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
atelier de potier non 1
Commentaire sur l’interprétation
Atelier de potier en lien avec l’important centre de production d’Herbignac.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : époque moderne
Période de n : époque moderne
Indicateur de période : archives
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
Four n° 1 :
X du centroïde : 246.940 Y du centroïde : 2284.770 Z du centroïde : 35 m
altitude en m : 35 m
Four n° 2 :
X du centroïde : 246.967 Y du centroïde : 2284.760 Z du centroïde : 36 m
altitude en m : 36 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : versant nord d’un thalweg peu prononcé
Géologie : Gneiss migmatitique silico-alumineux (gneiss du Broël) à exudats granitiques et pegmatitiques,
Granite à biotite et muscovite calco-alcalins, type Herbignac-Férel
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude du cadastre napoléonien de Férel de 1834 et de l’état de sections
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Archives Départementales du Morbihan (ADM) - 3 P 91/18 (cadastre)
Guimard 1997 : GUIMARD (A.) - L’artisanat céramique à Herbignac (Loire-Atlantique) du XVIIe au XXe
siècle, originalités et lieux communs d’un centre potier breton, mémoire de maîtrise d’histoire médiévale
sous la direction de M. Lemené, université de Nantes, 1997, p. 107.
Commentaire général sur l’EA :
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
N
N
1
2
56 057
FEREL
Le Guernet - fours de potiers
Figure n° 1 : localisation des fours de potiers (points rouges) sur fond de carte IGN
(1022 OT - La Roche-Bernard - éch. : 1/25000), et sur cliché aérien de 2009 (géoportail -
éch. : 1/10000) (points rouges : fours de potiers - les n° renvoient à la figure n° 2).
Département :
MORBIHAN
Commune :
FEREL
Section : YB
Feuille : 000 YB 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1297000
1297000
1297200
1297200
7154800
7154800
7155000
7155000
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 057
FEREL
Le Guernet - fours de potiers
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre des deux fours
de potiers représentés sur le cadastre napoélonien de
Férel ( ADM - 3 P 91/18 - section H dite du Guernet -
feuille unique - 1834). (points rouges). On précisera
qu’en 1834, ils ne sont plus en activité.
N
N
1
2
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Limerzel (n° INSEE : 56 111)
Nom : Coëtfau Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Coëtfau
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Limerzel Coëtfau 2014 ZO 131
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non curvilinéaires 2
fossés non curvilinéaires 2
enclos non curvilinéaire 1
Commentaire sur les structures
Le relevé LIDAR a permis d’identier un enclos de forme arrondie délimité par un talus peu élevé (environ
1 m) mais large de 2-3 m et bordé d’un fossé peu marqué de largeur sensiblement équivalente. Il s’étire sur
un peu moins de 70 m de long pour une largeur qui oscille entre 40 et 60 m.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
Commentaire sur l’interprétation
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : indéterminée
Période de n : indéterminée
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 246.403 Y du centroïde : 2302.400 Z du centroïde : 48 m
altitude en m : 48 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : versant est d’un thalweg peu prononcé
Géologie : schistes séricito-chloriteux, schistes à muscovite, chlorite
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des données du LIDAR 56 et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES : (mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Commentaire général sur l’EA :
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 111
LIMERZEL
Coëtfau
N
N
Figure n° 1 : localisation sur fond de carte IGN (1021 E - Allaire - éch. : 1/25000)
(point rouge), sur cliché aérien de 2012 (géoportail - éch. : 1/10000) (contours blancs).
Département :
MORBIHAN
Commune :
LIMERZEL
Section : ZT
Feuille : 000 ZT 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2012 Ministère de l'Économie et des
Finances
1296600
1296600
1296800
1296800
7172400
7172400
7172600
7172600
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 111
LIMERZEL
Coëtfau
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre de l’enceinte
curviligne mise en évidence sur le relevé LIDAR 56. Les
deux interruptions correspondent au passage d’un chemin.
N
talus
fossé
Légende :
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré.
56 111
LIMERZEL
Coëtfau
N
N
N
ombrage : azimut : 45 ° ; angle vertical 6°
ombrage : azimut : 225 ° ; angle vertical 6°
0
100 m
ombrage : azimut : 315 ° ; angle vertical 6°
Figure n° 3: images LIDAR du site traitées en ombrage (en haut et au milieu)
au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR - source DDTM 56). On remarquera
que l’enceinte se trouve placée à la tête d’un court vallon ; en bas : vue du site
en cours de déboisement. La personne à gauche se situe sur le sommet du talus.
talus parcellaire récent
limitant une plantation de pins
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
de l’EA = 56 116 0051
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Locmariaquer (n° INSEE : 56 116)
Nom : Thermes le Rol - ruelle des Vénètes/rue Lafayette
Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : ruelle des Vénètes/rue Lafayette
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Locmariaquer 2014 BH 63
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
murs non rectilinéaires orthogonaux 2
niveaux d’occupation non
Commentaire sur les structures
La démolition du mur de clôture nord-est de la parcelle BH 63 a mis au jour une maçonnerie se développant
sur une longueur de 7,40 m et présentant à son extrémité sud le départ d’un mur en retour qui se prolonge
vers l’ouest. Les largeurs de ces murs ne sont pas connuea. Il a été décidé pour documenter ces vestiges de
procéder à leur nettoyage et à leur relevé. Les fondations n’ont pas été reconnues, seule l’élévation a été
observée. Elle est construite en petit appareil de moellons de granite grossièrement équarris d’une taille de
0,12 m de long en moyenne pour 0,10 m de hauteur, à l’exception du chaînage d’angle. Ils sont liés par un
mortier de chaux de couleur beige résistant. Les joints son épais autour de 3 cm en moyenne. L’élévation
du parement du mur est atteint 1,10 m correspondant à 9 assises parfaitement horizontales. Les niveaux
associés à ces maçonneries sont au sud des couches constituées de gravats de démolition (mortier pulvérisé,
fragments de terre cuite architecturale (briques, tegulae, imbrices, tubuli), pierres). Entre ces niveaux s’in-
tercale une couche de coquillages (huîtres, pétoncles...). Le long du mur, à l’est, se rencontre des niveaux de
pierres à plat mêlées à de l’arène grantique. Il pourrait s’agir de niveaux de circulation et pourquoi pas de
rue. En n les vestiges sont recouverts d’une épaisse couche de terre arable rapportée suite à la construction
du mur de clôture à splacer dans la seconde moitié du XIXe siècle.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
bains non
Commentaire sur l’interprétation
Les découvertes faites à proximité (maison le Rol en 1852-1853 ; dans les années 1970 ou à la n des années
1990) ne laissent guère de doute sur le caractère public et monumental de l’édice se développant à cet endroit
de l’agglomération antique de Locmariaquer. La présence de pièces chauffées, de fragments de tubuli en grand
nombre, de dallages permet de voir dans ce bâtiment des thermes. Les maçonneries découvertes constitue-
raient la limite sud-est de ce monument. L’analyse du cadastre napoléonien de Locmariaquer daté de 1830
apporte des des renseignements sur l’emprise probable des thermes. Elle permet d’identier un groupe de
parcelles qui forme un ilôt rectangulaire (42 par 27 m soit une supercie de 1134 m²). On notera aussi que les
thermes se développent parallèment au trait de côte.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
céramiques gallo-romaines, quelques fragments de céramiques médiévales (onctueuse) et contemporaines
(St-Jean-la-Poterie), terres cuites architecturales antiques (briques, tubuli, tegulae, imbrices), fragment de sol
avec dallage encore en place (dalles de calcaire n. ce même matériau a été découvert à Vannes ou sur le site
de la pointe de la Garenne au Hézo), coquillages et ossements animaux (voir inventaire détaillé).
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : dépôt archéologique du Morbihan -
56000 Vannes
CHRONOLOGIE
Période de début : antiquité
Période de n : antiquité
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie :
Les éléments céramiques recueillis ne permettent pas d’établir une chronologie précise du monument.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 203.059 Y du centroïde : 2298.767 Z du centroïde : 3 m
altitude en m : 3 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : littoral, versan nord-est d’une ligne de hauteurs, sorte de dorsale qui traverse la presqu’île de
Locmariaquer.
Géologie : leucogranites, monzogranites
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : travaux (reconstruction d’un mur de clôture)
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Daré, Dufay-Garel, Régent 2013 : DARE (S.), DUFAY-GAREL (Y.), REGENT (B.) - Rapport de prospec-
tion diachronique 2012, autour du golfe du Morbihan, à l’est de Vannes jusqu’à la Vilaine, SRA Bretagne,
2013.
Brunie, Daré 2013 : BRUNIE (I.), DARE (S.) - Locmariaquer antique, un grand port sur les côtes bretonnes,
catalogue d’exposition, 2013, p. 14-15.
Commentaire général sur l’EA :
L’exceptionnel état de conservation des vestiges appelle à la plus grande vigilance pour les travaux qui pour-
raient être entrepris dans ce secteur de l’agglomération antique tant au niveau de la voierie que des terrains
privés. Il démontre tout le potentiel archéologique de Locmariaquer pour la période antique. On rappellera
que les données disponibles sur cette ville, la plus importante après le chef-lieu de cité, Vannes, datent pour
la plupart des XVIIIe et XIXe siècles à l’exception de la fouille préventive réalisée au Votten en 1996 et des
quelques sondages au Er Hastel en 1987 et du diagnostic en 2007 à la Médiathèque.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
N
N
Figure n° 1 : localisation des vestiges antiques mis au jour (point rouge) sur la carte
IGN ( 0921 OT - Vannes/Golfe du Morbihan - éch. : 1/25000) et sur cliché aérien de
2009 (géoportail - éch. : 1/10000).
Département :
MORBIHAN
Commune :
LOCMARIAQUER
Section : BH
Feuille : 000 BH 01
Échelle d'origine : 1/1000
Échelle d'édition : 1/200
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1253280
1253280
1253300
1253300
7169240
7169240
7169260
7169260
5.28
5.26
5.22
5.16
5.14
4.89
4.42
4.03
3.52
3.22
3.15
3.18
3.20
5.15
5.63
3.06
3.34
3.00
3.74
4.07
N
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre actuel de
l’emprise des travaux (en rouge) et des structures
antiques découvertes.
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
5.22
altitude en m NGF
mur antique (pierres et liant - mortier de chaux) limites de la zone de relevés et limites
des sondages 1 et 2 (en vert)
tracé présumé des maçonneries antiques observées
2
1
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - Rue Lafayette
1/50
3.343.333.133.003.132.963.06
3.74
3.09
3.85
3.95
4.07
3.86
3.59
3.27
3.14
3.15
4.99
4.97
5.03
4.97 m NGF
4.07 m
3.09 m
21
MR 1
MR 1
1003
1000
1001
1002
1004
1005
1005 1009
0 0,5 2,5m
N
SE NO
1000 : terre végétale
1001 : terre brun foncé avec des nodules de mortier de chaux
des fragments de TCA antique et des blocs de pierre
1002 : terre brun foncé avec de rares inclusions de mortier de chaux
1003 : dépôt de coquillages dans une une terre sableuse gris-brun
1004 : niveau de démolition avec du mortier détritique en quantité
des fragments de TCA, d’enduits peints, du mortier de tuileau
1005 : terre argileuse assez compacte de teinte grisâtre avec quelques
fragments de TCA et blocs de pierres.1006 : terre brune assez compacte avec des
nodules de mortier, des fragments de TCA et des blocs de pierres
1007 : couche de terre sableuse brun gris avec des graviers
des blocs de pierres, quelques fragments épars de TCA et
des nodules de mortier de chaux
1008 : couche de sable jaune avec des graviers, des
fragments de TCA, quelques coquillages
1009 : blocs de granite de taille diverse parfois
assez gros mêlés à de l’arène granitique
mur antique (pierres et liant - mortier de chaux)
mur antique en coupe
limite d’emprise des travaux
sondage ponctuel de vérification
MR 1
9.71
coupes stratigraphiques des sondages relevées
altitude en m NGF
mur
unité stratigraphique d’occupation
ou de remblai
1005
1
Figure n° 3 : plan des structures dans l’emprise des travaux et coupes ouest, A et B.
coupe A
coupe B
A
B
1005
1006
1009
1008
1007
1006
1007
A
Département :
MORBIHAN
Commune :
LOCMARIAQUER
Section : BH
Feuille : 000 BH 01
Échelle d'origine : 1/1000
Échelle d'édition : 1/1000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1253200
1253200
1253300
1253300
7169200
7169200
7169300
7169300
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 4 : localisation sur le cadastre actuel des
structures découvertes dans leur contexte archéologique
immédiat. Elles forment probablement un vaste ensemble
monumental (thermes ?) avec les vestiges mis au jour
au milieu du XIXe s. A noter aussi la proximité avec des
vestiges en arrière du trait de côte actuel (quais ?).
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
murs restitués
murs reconnus (emplacement approximatif)
limites de fouille
Fouilles A. Fouquet (1852-1853) :
mur antique relevé par le président
de Robien (XVIIIe s.) - emplacement
approximatif
Relevé 04/2015 :
mur antique reconnu (en pointillés :
prolongements restitués)
emprise des travaux
observation dans les années 1970
d’un dallage en schiste vert lors
de travaux
0.09
altitude en m NGF
N
3.22
3.18
0.85
0.41
0.09
2.99
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré.
Figure n° 5 : 1 : vue générale de l’emprise des travaux depuis le sud-est ; 2 : détail de la
stratigraphie au sud du mur antique ; 3 : le sondage 1 depuis le sud ; 4 : la coupe A dans
le sondage 1 ; 5 : le sondage 2 depuis le nord ; 6 : la coupe B dans le sondage 2 ;
7 : la coupe sud du sondage 2.
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
1
2
3
4
5
6
7
C
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Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré.
Figure n° 6 : 1 : détail de l’angle du mur, on notera le soin apporté à la construction ;
2 : détail de l’appareillage du mur ; 3 : détail sur l’extrémité nord d’une assise où les
moellons manquent mais où se voient les empreintes des queues de moellons ; 4-5 :
fragments d’enduit peint ; 6-7 : enduits muraux ; 8 : fragment de sol avec empreintes de
dallage en calcaire.
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
1
2
3
4
5
6
7
8
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 7 : situation sur la cadastre napoléonien (ADM - 3 P 164/8 - Section I du Bourg,
1ère feuille, 1830), des structures antiques relevées par rapport aux vestiges reconnus aux
XVIIIe et XIXe s. Une hypothèse d’emprise du monument, sans doute des thermes, auquel elles
appartiennent est figurée par le cadre bleu.
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
N
murs restitués
murs reconnus (emplacement approximatif)
limites de fouille
Fouilles A. Fouquet (1852-1853) :
mur antique relevé par le président
de Robien (XVIIIe s.) - emplacement
approximatif
Relevé 04/2015 :
mur antique reconnu (en pointillés :
prolongements restitués)
emprise des travaux
observation dans les années 1970
d’un dallage en schiste vert lors
de travaux
monument antique de Er Hastel d’après les relevés du président de Robien,
les sondages J.-P. Bardel en 1987 et la prospection géophysique de 2013
0 10 50 m
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0001
5Aan cér. com. sombre Lot de 10 fragments dont 1 bord de coupe à bord rentrant
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0002
5Aao cér. com. claire Lot de 6 fragments de panse dont 1 de mortier et 1 d'un récipient à
engobe rouge et pâte brune
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0003
5Ac TCA Fragment d'imbrex taillé en rond
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0004
5Ac TCA 2 fragments de briques de type
suspensura
(épaisseur : 0,06 m), 1
fragment de tegula , 1 d'imbrex et 1 fragment de tubulus
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0005
6A
cér. médiévale/moderne
Lot de 2 fragments de bord en cér. Onctueuse et 3 fragments de
productions de Saint-Jean-la-Poterie dont 1 bord de forme
indéterminée
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0006
5Eb coquillages
6 coquilles d'huîtres et 2 patelles
56/116/0051/BH 63/2015/Hors strati. - nettoyage
du site - 0007
5Ea ossements animaux
3 ossements
56/116/0051/BH 63/2015/1003-0001 5Eb coquillages 55 coquilles d'huîtres
56/116/0051/BH 63/2015/1003-0002 5Eb coquillages
18 coquilles de palourdes, 11 de patelles, 13 de pétoncles et 2 de
moules, 1 de coque et un fragment d'os de seiche
56/116/0051/BH 63/2015/1004-0001 5A cér. gallo-romaine
4 fragments de panse dont 1 de terra nigra , 1 fragment de fond de
terra nigra
56/116/0051/BH 63/2015/1004-0002 5Ac TCA 3 fragments de briques
56/116/0051/BH 63/2015/1004-0003 5Fa enduit peint 2 fragments d'enduits peints (1 rouge et 1 autre rouge avec une
fine bande jaune)
56/116/0051/BH 63/2015/1004-0004 5Fa enduit peint 10 fragments d'enduit blanc avec une surface lissée. Plusieurs
couches superposées composent les fragments
56/116/0051/BH 63/2015/1004-0005 5Fa mortier 9 fragments de mortier de chaux dont 1 joint de toiture
56/116/0051/BH 63/2015/1004-0006 5C lithique silex 1 éclat de silex
56/116/0051/BH 63/2015/1006-0001 5A Cér. gallo-romaine Lot de 4 fragments (1 com. sombre, 2 com. claire et 1 d'amphore)
56/116/0051/BH 63/2015/1006-0002 5Ac TCA 1 fragment de brique suspensura (épaisseur : 6 cm)
56/116/0051/BH 63/2015/1006-0003 5Eb Coquillages 43 coquilles d'huîtres
56/116/0051/BH 63/2015/1006-0004 5Ea Ossements animaux 1 ossement
56/116/0051/BH 63/2015/1006-0005 5C Lithique calcaire 3 blocs de calcaire coquillier
56/116/0051/BH 63/2015/1007-0001
5A cér. gallo-romaine
3 fragments de panse dont 1 peut-être de sigillée africaine
56/116/0051/BH 63/2015/1007-0002
5Ac TCA
2 fragments d'un tubulus
C
é r a m
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 8: inventaire du mobilier recueilli.
56 116 0051
LOCMARIAQUER
Thermes - rue Lafayette
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Malansac (n° INSEE : 56 123)
Nom : Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse :
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Malansac 2014 (voir gure n° 2)
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
fours de potier non circulaire 12
Commentaire sur les structures
Le cadastre de Malansac de 1840 montre au niveau du bourg 11 fours de potiers. Un douzième est connu
par une autre source (ADM 5 M 201). Il est construit en 1866 en remplacement d’un dégradé suite à des
intempéries hivernales.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
atelier de potier non 11
Commentaire sur l’interprétation
L’activité potière à Malansac est attestée par les sources écrites depuis la seconde moitié du XVIIe siècle.
Le nombre d’ateliers proposé est plutôt un nombre minimum car il semble que les fours servent à plusieurs
potiers.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun mobilier collecté
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : épqoue moderne
Période de n : époque contemporaine (2nde moitié du XIXe s.)
Indicateur de période : soruces historiques et découvertes archéologiques
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie :
Le début de la production reste à préciser. Les sources documentaires permettent de faire remonter l’activité
au moins jusqu’à la seconde moitié du XVIIe s. (André 1996). Les découvertes archéologiques permettent
d’imaginer un démarrage plus précoce probablement au XVIe s. voire dès la n du Moyen-Age (Daré, Brunie,
2012).
La forme de certains bords de pots se rapproche de celle de productions de St-Jean-la-Poterie datées du
XVIe s.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
Four n° 1 (le n° renvoie à la gure n° 2)
X du centroïde : 252.102 Y du centroïde : 2307.754 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 2
X du centroïde : 252.129 Y du centroïde : 2307.774 Z du centroïde : 83 m
altitude en m : 83 m
Four n° 3
X du centroïde : 252.116 Y du centroïde : 2307.863 Z du centroïde : 85 m
altitude en m : 85 m
Four n° 4
X du centroïde : 252.221 Y du centroïde : 2307.870 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 5
X du centroïde : 252.264 Y du centroïde : 2307.745 Z du centroïde : 85 m
altitude en m : 85 m
Four n° 6
X du centroïde : 252.427 Y du centroïde : 2307.822 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n°7
X du centroïde : 252.477 Y du centroïde : 2307.837 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 8
X du centroïde : 252.482 Y du centroïde : 2307.836 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 9
X du centroïde : 252.523 Y du centroïde : 2307.729 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 10
X du centroïde : 252.558 Y du centroïde : 2307.713 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 11
X du centroïde : 252.565 Y du centroïde : 2307.717 Z du centroïde : 86 m
altitude en m : 86 m
Four n° 12
X du centroïde : 252.563 Y du centroïde : 2307.893 Z du centroïde : 84 m
altitude en m : 84 m
Zone d’extraction des Fosses :
X du centroïde : 252.563 Y du centroïde : 2307.893 Z du centroïde : 84 m
altitude en m : 84 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : plateau
Géologie : batholite de Questembert
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude du cadastre de 1840 de Malansac et sources documentaire
Inventeur/informateur : Bruno Régent
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
André 1996 : ANDRE (P.) - Le centre potier de Malansac (Morbihan), in FICHET DE CLAIRFONTAINE
(dir.), les ateliers de potiers médiévaux en Bretagne, DAF, n° 55, 1996, p. 42-51.
Daré, Brunie 2012 : DARE (S.), BRUNIE (I.) - Rapport de prospection inventaire 2011, autour du golfe du
Morbihan, les landes de Lanvaux et le sud de la vallée de la Vilaine, SRA Bretagne, 2012.
Commentaire général sur l’EA :
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 126
MALANSAC
Fours de potiers et zones d’extraction
N
N
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Figure n° 1 :
localisation des fours de potiers (points rouges) et de la zone d’extraction
(contour rouge) sur fond de carte IGN (1021 O - Questembert-Damgan - éch. : 1/25000),
et sur cliché aérien de 2009 (géoportail - éch. : 1/10000) (points rouges : fours de potiers -
les n° renvoient à la figure n° 2 ; en rouge : zone d’extraction des «Fosses»).
Figure 1 : localisation des fours de potiers (points rouges) et de la zone d’extrac-
tion (contour rouge) sur fond de carte IGN (1021 O - Questembert-Damgan - éch. :
1/25000) et sur clihé aérien de 2009 (géportail - éch. : 1/10000 (points rouges : fours de
potiers - les n° renvoient à la gure n° 2 ; en rouge : zone d’extraction des «Fosses»).
fours figurés sur le cadastre de Malansac de 1840
(ADM - 3 P 170/35 - section I dite du Bourg -
1ère feuille) et dans le fonds d’archives
(ADM - 5 M art. 201)
(les numéros renvoient au tableau ci-dessous)
2
1
3
4
5
12
7
6
9
11
10
Département :
MORBIHAN
Commune :
MALANSAC
Section : AB et AC
Feuille : 000 AB 01 - 000 AC 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/5000
cadastre.gouv.fr
©2014 Ministère de l'Économie et des finances
C
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Archéologiques du Morbihan
56 123
MALANSAC
Fours de potiers et zones d’extraction d’argile
DAO : S. Daré
Légende :
N
extension proposée des ateliers de potiers
vaste zone d’extraction d’argile
Figure 2 : localisation sur fonds cadastral des
fours de potiers figurés sur le cadastre napoléonien
de Malansac (ADM - 3P 170/35) et dans les
documents d’archives (ADM - 5 M 201) ainsi que
la zone d’extraction des «Fosses».
N° du four
(figure 2)
Référence cadastrale du
four sur le cadastre de
1840
Cote cadastre de 1840
(archives départementales
du Morbihan)
Localisation sur le cadastre
actuel de Malansac
(section I 1)
Coordonnées
Lambert II étendu
Altitude
Four n° 1
262
3P170/35 Cadastre Napoléonien
1840 de Malansac section I du Bourg
feuille 1
Impasse du puits de Bas
Domaine public et parcelle I1 253
X : 252.102
Y : 2307.754
81m
Four n° 2 263 Idem Rue du puits de Bas
Domaine public et parcelle I1 263
X : 252.129
Y : 2307.774
83 m
Four n° 3
311
Idem
Rue de Gwenfol
Domaine public et parcelle I1 298
X : 252.116
Y : 2307.863
85 m
Four n° 4
312
Idem
Rue de Gwenfol
Domaine public et parcelle I1 1186
X : 252.221
Y : 2307.870
86m
Four n° 5
182
Idem
Rue Françoise d'Amboise
Domaine public et parcelle I1 556
X : 252.264
Y : 2307.745
85m
Four n° 6 69 Idem Impasse des potiers
Domaine public et parcelle I1 165
et 156
X : 252.427
Y : 2307.822
86m
Four n° 7
16
Idem
Place des fours à pots
Domaine public et I1 997
X : 252.477
Y : 2307.837
86m
Four n° 8 Nouveau four construit en 1866
à côté du four N° 16 détruit
5 M art. 201
Santé publique et hygiène.
Place des fours à pots
Domaine public
X : 252.482
Y : 2307.836
86m
Four n° 9 85 Idem
Place du Marché
Domaine public
X : 252.523
Y : 2307.729
86m
Four n° 10 87 Idem
Place du Marché
Domaine public
X : 252.558
Y : 2307.713
86m
Four n° 11
88
Idem
Place du Marché
Domaine public
X : 252.565
Y : 2307.717
86m
Four n° 12
14
Idem
Rue du Fourniret Domaine public
et parcelle I1 710
X : 252.563
Y : 2307.893
84m
8
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : B. Régent.
56 126
MALANSAC
Fours de potiers et zones d’extraction
Figure n° 3 : vues de la localisation des fours de potiers figurés sur le cadastre
napoléonien de Malansac (la personne se situe à l’endroit du four). 1 : four n° 7 (le n° renvoie
à la figure n° 2) place des pots ; 2 : four n° 5 rue F. d’Amboise ; 3 : four n° 1 impasse du puits
de Bas ; 4 : four n° 6 impasse des potiers ; 5 : four n° 2 rue du puits de bas ; 6 : four n° 4
rue de Gwenfol ; 7 : vue d’ensemble de la place du marché où se situe les fours 9 à 11.
1
2
3
4
5
6
7
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré, B. Régent.
56 126
MALANSAC
Fours de potiers et zones d’extraction
Figure n° 4 : 1 : plan de situation du four construit en 1866 (n° 8 de la figure n° 2) en
remplacement du four n° 7 démoli suite à des intempéries (ADM 5 M 201) ; 2 : localisation
du four n° 12 (la personne se trouve à son emplacement) ; 3-4 : vue de la zone d’extraction
des «Fosses» (3 : depuis la parcelle 49 vers le sud-est ; 4 : en direction de l’est - parcelle 53)
1
2
3
4
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2010
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
de l’EA = 56 126 0007
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Marzan (n° INSEE : 56 126)
Nom : château de l’Isle Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : L’Isle
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Marzan l’Isle 2014 ZW 70
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non rectilinéaire 1
fossés non rectilinéaire curvilinéaire 3
courtine non rectilinéaire 2
tour oui curvilinéaire 1
bâtiments non maçonné quadrangulaire 3
Commentaire sur les structures
Le relevé LIDAR 56 a permis de visualiser les vestiges de cet important site (emprise : 2 ha) établi sur
un promontoire rocheux dominant de 20 m les vallées de la Vilaine et du ruisseau de l’Isle. Il se compose
d’un premier espace grossièrement triangulaire isolé du plateau au nord-est par un fossé d’environ 12 m de
largeur. Il présente à l’est et à l’ouest des pentes avec une forte déclivité. Un second fossé, plus puissant,
le sépare d’une longue plateforme polygonale au sud-ouest d’une supercie de 4500 m² environ. Il mesure
une quinzaine de mètres de largeur et est taillé dans le substrat rocheux. La plateforme est pour sa part
doublé vers l’extérieur, sur ses côtés nord et ouest, par un imposant système fossoyé. Le sommet du talus
domine d’environ 7 m le fond de vallée actuel où s’écoule la rivière de l’Isle et se situe le moulin reconnu
en 2010 et relevé en 2013. Le talus effectue au nord-ouest un coude pour englober probablement un afeu-
rement rocheux par ailleurs recouvert d’un amas de décombres issus de la démolition du château. Les ancs
de ce talus notamment externes présentent une forte pente difciles à franchir, de même que l’escarpe de la
haute-cour. Côté Vilaine, l’à pic de la falaise n’a pas nécessité l’aménagement d’autres ouvrages.
Sur la plate-forme le LIDAR a mis en évidence au nord et l’ouest deux corps probables de bâtiments. Celui
occidental a une largeur d’une dizaine de mètres et sa longueur atteint une quarantaine de mètres. Ces
dimensions sont assez similaires à celles du logis nord du château de Suscinio. Sur le côté ouest de ce même
bâtiment une anomalie topographique forme un renement semi-circulaire suggérant l’existence à cet en-
droit d’une tour. On remarquera qu’elle se place approximativement au milieu de l’édice et que son diamètre
se situe entre 10 et 12 m. A ces deux probables bâtiments, il faut ajouter trois autres qui se positionnent du
côté de la Vilaine. Le plus important se trouve à l’extrémité sud-ouest de la plateforme. La structure pourrait
avoir un plan carré de 20 m de côté. On signalera que les vestiges de latrines observés en 2010 appartiennent à
cet ouvrage. Il convient peut-être d’y voir par sa situation la tour maîtresse. Cette plateforme devait aussi être
ceinturée d’une corutine dont des tronçons ont été mis en évidence sur le front est.
Le relevé permet également de positionner avec précision la chaussée du moulin et donc les autres structures
composant cet aménagement hydraulique très important au vu de l’ampleur des vestiges. La chaussée barre
totalement la vallée dans sa partie la plus étroite selon un axe nord-sud créant ainsi un étang à l’est.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
château fort non 1
Commentaire sur l’interprétation
Le château, propriété ducale, est attesté dans les sources écrites sans qu’il soit toutefois possible de remonter
avant la n du XIIIe siècle. On rappellera que dans ce château meurent les ducs de Bretagne Jean Ier en 1286
et Arthur II en 1312. Il est aussi à plusieurs reprises fait mention du «castellum de insula». Le château est cédé
par le duc François II à la n du XVe siècle à l’abbaye cistercienne de Prières (commune de Billiers) en règle-
ment de dettes. Si les moines ont l’obligation de le maintenir en état, ils obtiennent rapidement la totalité des
droits (cession totale en 1489 conrmée en 1493). Son démantèlement est déjà bien avancé lors du passage de
Dubuisson-Aubenay en 1636 puisqu’il le décrit comme en ruines. Aujourd’hui, de rares tronçons de courtine
sont visibles en élévation à l’est, surplombant la Vilaine, ainsi que quelques autres vestiges de maçonneries
telprobablement un conduit de latrines déjà évoqué.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : Moyen Age (au moins à partir du XIIIe siècle)
Période de n : début de l’époque moderne (XVIe siècle)
Indicateur de période : sources écrites
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
L’occupation du site castral d’après les sources écrites s’étend du XIIIe au XVIe siècle.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : Y du centroïde : Z du centroïde :
altitude en m :
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : éperon surplombant la vallée de la Vilaine
Géologie : roches métamorphiques : Groupe de l’anticlinal de Cornouaille : Série de la Chapelle-des-Marais
: migmatites
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte
Circonstance de la découverte : étude du relevé LIDAR 56
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Triste, Daré, Brunie 2011 : TRISTE (A.), DARE (S.), BRUNIE (I.) - Rapport de prospection inventaire 2010,
autour du golfe du Morbihan et à l’est de Vannes, SRA Bretagne, 2011.
Daré, Dufay-Garel 2014 : DARE (S.), DUFAY-GAREL (Y.) - Rapport de prospection diachronique 2013,
autour du golfe du Morbihan, à l’est de Vannes jusqu’à la Vilaine, SRA Bretagne, 2014.
Commentaire général sur l’EA :
La végétation très dense qui recouvre le site, mis en évidence par les clichés aériens, ne permet pas d’avoir
une bonne compréhension de l’organisation des principales composantes de celui-ci. Le relevé LIDAR fournit
une image assez précise de la topographie de ce château en particulier du système fossoyé. Les informations
sont en revanche plus limitées et difciles à exploiter pour les bâtiments d’autant plus qu’il n’a pas été possible
d’effectuer toutes les vérications sur le terrain.
Un autre intérêt du relevé LIDAR a été le positionnement de l’aménagement hydraulique important, certai-
nement un moulin, installé sur la rivière située au nord et remarquablement préservé par un fort envasement.
Un fonctionnement de cette structure par la force motrice de la marée est probable, en tenant compte de sa
localisation directement sur la vallée de la Vilaine soumise à ce phénomène, d’autant plus accentué que l’on
se trouve proche de l’estuaire. L’association des deux (moulin et site castral) est très intéressante et mérite une
étude plus approfondie. De nouvelles investigations seront à engager dès que les conditions (baisse du niveau
de la Vilaine) le permettront.
Les structures observées en élévation et le relevé LIDAR témoignent d’un état de conservation satisfaisant.
L’acquisition de ce château par une collectivité est à envisager. En outre, les sites castraux ducaux du Morbi-
han demeurent encore largement méconnus exception faite du château de Sucinio qui bénécie actuellement
de fouilles programmées.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 1 : localisation du site (point rouge) sur la carte IGN (1022 OT -
la Roche-Bernard - éch. : 1/25000) et sur cliché aérien (encadré jaune)
(www.géoportail.fr - survol 2009 - éch. 1/5000).
56 126 0005
MARZAN
Château de l’Isle
N
N
Département :
MORBIHAN
Commune :
MARZAN
Section : ZW
Feuille : 000 ZW 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2012 Ministère de l'Économie et des
Finances
1297200
1297200
1297400
1297400
7160200
7160200
7160400
7160400
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : localisation sur fond cadastral des données
LIDAR matérialisées par des courbes de niveaux
(équidistance : 0,50 m) et hypothèse d’interprétation
des reliefs de la plateforme de la haute cour. L’altimétrie
a été volontairement plafonnée à 29 m de façon à mieux
contraster les reliefs et les structures du château.
56 126 0005
MARZAN
Château de l’Isle
N
1er fossé
2nd fossé
fossé
fossé
talus
chaussée
du moulin
haute cour
avant cour
29 m
vestiges du moulin observés en 2010 et à l’hiver 2013/2014
dans la rivière de l’Isle
emprise possible de bâtiments (en pointillés : éventuelle
tour)
4
Altimétrie :
sommet du talus
éboulis de matériaux du château
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 3 : images LIDAR du site traitées en courbes de niveaux (équidistance des
courbes : 0,10 m) au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR - source DDTM) et
cliché arien pris de puis le sud-ouest montrant la position topographique remarquable
du site en éperon à la confluence de la Vilaine et de la rivière de l’Isle.
56 126 0005
MARZAN
Château de l’Isle
N
0 100 m
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Marzan (n° INSEE : 56 126)
Nom : Kergorden Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Kergorden
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Marzan Le bois des moines 2014 ZK 5
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
enclos non ovalaire 2
talus non curvilinéaires 2
fossé non curvilinéaires 2
Commentaire sur les structures
Enceinte de forme ovalaire mesurant environ 60 par 46 m. Le talus/fossé qui la délimite n’est pas imposant.
Une seconde enceinte, de toute évidence plus vaste, a été partiellement reconnue au sud-ouest. Elles for-
maient peut-être un système complexe mais sans certitude.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
Commentaire sur l’interprétation
Ces deux enceintes constituent certainement un habitat.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
La moitié de meta d’une meule en granite a été observé posé sur la souche d’un arbre récemment abattu.
Sa morphologie permet de la rapprocher des meules du haut Moyen Age (Valais 2012).
Contexte du mobilier : probablement extrait à l’occasion de travaux forestiers récents. Le bois au sud-est
immédiatement de l’enceinte septentrionale a fait l’objet d’une coupe.
Lieu de dépôt du mobilier : cet élément de matériel de mouture n’a pas été ramassé et laissé sur place.
CHRONOLOGIE
Période de début : haut Moyen Age (?)
Période de n : haut Moyen Age (?)
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
Elle repose sur les comparaisons typologiques pour de tels systèmes d’enceinte. On citera ainsi celui de Ker-
groac’h/Vilérit que de récents sondages ont permis d’attribuer à la période du haut Moyen Age. Le fragment
de meule découvert semble conrmer cette attribution chronologique.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 247.002 Y du centroïde : 2293.070 Z du centroïde : 71 m
altitude en m : 71 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : plateau
Géologie : batholite de Questembert : faciès à grain millimétrique
Géomorphologie :
Détruit : OUI NON (pour l’enceinte septentrionale et oui partiellement pour l’enceinte méridionale)
En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES : (mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Leroy 2011 : LEROY (B.) - Mellionnec «Kergroac’h» (22), Ploërdut «Vilérit» (56), relevé microtopogra-
phique du système d’enceintes de Kergroac’h/Vilérit, association ArValES, 2011, 37 p.
Nauleau 2012 : NAULEAU (J.-F.) - Le mobilier de mouture, in VALAIS (A.) (dir.), l’habitat rural au Moyen
Age dans le nord-ouest de la France, t. 1 : les synthèses, collecion archéologie et culture, Presses Universi-
taires de Rennes, 2012, p. 235-252.
Commentaire général sur l’EA :
1297000
1297000
1297200
1297200
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1297400
7163800
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7164000
7164000
7164200
7164200
Département :
MORBIHAN
Commune : MARZAN
Section : ZK
Feuille : 000 ZK 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
cadastre.gouv.fr
©2012 Ministère de l'Économie et des finances
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 126
MARZAN
Kergorden
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 2 : plan de l’enceinte
(d’après les données du LIDAR 56)
sur fond cadastral et clichés du talus/fossé et du
fragment de meule (catillus) observé sur le site
au niveau d’un tas de souche suite à une
coupe localisée du bois.
N
Légende :
talus
fossé
emplacement approximatif de la meule
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 126
MARZAN
Kergorden
N
N
Figure n° 1 : localisation de l’enceinte circulaire sur fond de carte IGN
(1022 OT - La Roche-Bernard - éch. : 1/25000) (point rouge), et sur cliché aérien de 2009
(géoportail - éch. : 1/10000) (tracés blancs).
1297000
1297000
1297200
1297200
1297400
1297400
7163800
7163800
7164000
7164000
7164200
7164200
Département :
MORBIHAN
Commune : MARZAN
Section : ZK
Feuille : 000 ZK 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
cadastre.gouv.fr
©2012 Ministère de l'Économie et des finances
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 126
MARZAN
Kergorden
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 2 : plan de l’enceinte
(d’après les données du LIDAR 56)
sur fond cadastral et clichés du talus/fossé et du
fragment de meule (catillus) observé sur le site
au niveau d’un tas de souche suite à une
coupe localisée du bois.
N
Légende :
talus
fossé
emplacement approximatif de la meule
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Marzan (n° INSEE : 56 126)
Nom : La butte du Fort Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : la butte du Fort
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Marzan la butte du Fort 2014 ZT 120
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
fossé non curvilinéaires rectilinéaires 4
talus non curvilinéaires 1
Commentaire sur les structures
Quatre fossés délimitent un espace en forme de fer à cheval. Ceux situés au nord, à l’est et au sud sont dou-
blés par un talus. On notera qu’entre le bord du fossé et le talus oriental est ménagé un espace plan, sorte de
terre-plein. Le fossé est en outre nettement marqué de ce même côté il atteint plus de 14 m de largeur
pour une profondeur comprise entre 3 et 4 m. Ses parois sont verticales et taillées dans le substrat rocheux.
Le versant nord, du fossé septentrional présente un parement en pierres sèches sur environ 25 m de long. La
hauteur maximale conservée de ce parement est de 2 m. Le relevé LIDAR n’a mis en évidence aucun relief
sur la plateforme circonscrite par ces fossés. Toutefois, l’abondante végétation qui la couvre a pu masquer
des reliefs faiblement marqués. Elle a de plus empêché toute prospection poussée.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
architecture militaire 1
fort 1
Commentaire sur l’interprétation
La morphologie de la structure invite à y voir une fortication de l’époque moderne, ce dont d’ailleurs
atteste la toponymie. Sa position, face à la Roche-Bernard et surplombant le franchissement de la Vilaine,
passage de Guédas, par la voie reliant Vannes à Nantes accrédite cette hypothèse.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : époque moderne
Période de n : époque moderne
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
La consultation de cartes anciennes de la basse-vallée de la Vilaine (n du XVIIe jusqu’au XIXe siècle)
n’a pas permis de trouver d’informations sur cette fortication alors que par exemple les batteries établies à
l’embouchure y gurent. Une antériorité de celle-ci est donc tout à fait envisageable. Un ouvrage sur l’histoire
de la Roche-Bernard évoque cet aménagement et l’associe aux guerres de la Ligue sans toutefois donner la
moindre référence. On peut penser qu’il s’agit d’une tradition locale peut-être en rapport avec le toponyme.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 250.075 Y du centroïde : 2290.450 Z du centroïde : 49 m
altitude en m : 49 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : rebord de vallée
Géologie : granite de type La Roche Bernard : granite d’anatexie de la zone broyée sud-armoricaine, faciès
muscovitisés ou injectés de leucogranites
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Commentaire général sur l’EA :
Si l’attribution chronologique à la période des guerres de la Ligue était conrmée par une étude documentaire
approfondie, ce site constituerait un témoignage précieux de l’architecture militaire compte tenu de la rareté
des aménagements conservés de cette époque. La plupart des forts, à l’exemple de celui de Port-Louis, ont été
largement transformés ultérieurement.
1300000
1300000
1300200
1300200
1300400
1300400
7160200
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7160400
7160400
7160600
7160600
Département :
MORBIHAN
Commune : MARZAN
Section : ZT
Feuille : 000 ZT 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
cadastre.gouv.fr
©2012 Ministère de l'Économie et des finances
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 126
MARZAN
La butte du fort
DAO : S. Daré.
Figure n° 2 : plan de la probable fortification
(d’après les données du LIDAR 56)
sur fond cadastral. Entre le fossé et le talus se
développe une petite banquette.
Légende :
talus
fossé
N
mur en pierres sèches
itinéraire médiéval - voie de vannes
à Nantes avec un franchissement
de la Vilaine (passage de Guédas - entouré en
pointillés rouges)
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 126
MARZAN
La butte du fort
N
N
Figure n° 1 : localisation de la probable fortification sur fond de carte IGN
(1022 OT - La Roche-Bernard - éch. : 1/25000) (point rouge), et sur cliché aérien de 2009
(géoportail - éch. : 1/10000) (en jaune) (marron : tracé de la voie de Vannes à Nantes).
1300000
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1300200
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1300400
1300400
7160200
7160200
7160400
7160400
7160600
7160600
Département :
MORBIHAN
Commune : MARZAN
Section : ZT
Feuille : 000 ZT 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
cadastre.gouv.fr
©2012 Ministère de l'Économie et des finances
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 126
MARZAN
La butte du fort
DAO : S. Daré.
Figure n° 2 : plan de la probable fortification
(d’après les données du LIDAR 56)
sur fond cadastral. Entre le fossé et le talus se
développe une petite banquette.
Légende :
talus
fossé
N
mur en pierres sèches
itinéraire médiéval - voie de vannes
à Nantes avec un franchissement
de la Vilaine (passage de Guédas - entouré en
pointillés rouges)
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 3 : en haut : le talus avec la banquette au premier plan et à droite le fossé
aux parois sensiblement verticales ; au milieu : parement en pierres sèches formant la
paroi septentrionale d ela branche nord du fossé ; en bas : images LIDAR du site traitées
en ombrage au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR - source DDTM 56).
56 126
MARZAN
La butte du fort
N
N
ombrage : azimut : 45 ° ; angle vertical 6°
0 250 m
ombrage : azimut : 315 ° ; angle vertical 6°
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Marzan (n° INSEE : 56 126)
Nom : le Prateau Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : le Prateau
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Marzan Roquin ZO 125
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
fossé non curvilinéaire 1
Commentaire sur les structures
Large fossé (une dizaine de mètres) curviligne qui barre selon un axe nord-sud un éperon d’une supercie
de 3500 déni par la conuence de deux ruisseaux tributaires de la Vilaine. L’espace ainsi délimité ne
semble pas avoir ceinturé d’un talus de contour mais les bords de l’éperon ont été perturbés par des travaux
comme l’attestent des souches poussées.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
espace fortié non 1
éperon barré non 1
Commentaire sur l’interprétation
Le site n’est pas sans rappeler celui de la Rochette à Mauron (Morbihan) (spécliament la phase 5 - Age du
Fer) (Tinevez et al., 2011).
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : époque indéterminée
Période de n : époque indéterminée
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
Il est en l’état impossible de proposer une quelconque chronologie. Ce type de site peut connaître de multiples
occupations à l’instar de celui de la Rochette à Mauron, fouillé par J.-Y. Tinevez.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 249.992 Y du centroïde : 2292.669 Z du centroïde : 19 m
altitude en m : 19 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : éperon aux ancs peu escarpés, créé par la conuence de deux thalwegs
Géologie : granite de type La Roche Bernard: granite d’anatexie de la zone broyée sud-armoricaine, faciès
muscovitisés ou injectés de leucogranites
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Tinévez et al. 2011 : TINEVEZ (J.-Y.) et alii- Le site de la Rochette à Mauron (Morbihan) : les multiples
occupations d’un promontoire, Revue Archéologique de l’Ouest, n° 28, 2011, p. 71-148.
Commentaire général sur l’EA :
Le site est actuellement en pâture. On notera toutefois le remblaiement ponctuel du fossé en deux endroits
de façon à ménager des accès à l’éperon. Un comblement du fossé n’est pas à écarter car outre d’agrandir le
champ, il faciliterait les travaux agricoles.
On notera aussi l’absence d’un talus doublant le fossé.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 126
MARZAN
Le Prateau
N
N
Figure n° 1 : localisation de l’éperon barré sur fond de carte IGN (1022 OT -
La Roche-Bernard - éch. : 1/25000) (point rouge), et sur cliché aérien de 2009
(géoportail - éch. : 1/10000) (entouré en jaune ; fossé en blanc).
Département :
MORBIHAN
Commune :
MARZAN
Section : ZO
Feuille : 000 ZO 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2012 Ministère de l'Économie et des
Finances
1300000
1300000
1300200
1300200
7162600
7162600
7162800
7162800
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 126
MARZAN
Le Prateau
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre actuel du fossé
veant délimiter un petit éperon.
fossé
emprise éperon barré
rupture de pente, dénivelé
passages modernes
N
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 3 : en haut et au milieu : : images LIDAR du site traitées en ombrage
(l’éperon barré est entouré en jaune) au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR -
source DDTM 56) ; en bas à gauche : le fossé vu vers le nord, à droite : vers le sud.
56 126
MARZAN
Le Prateau
N
N
La Vilaine
La Vilaine
ombrage : azimut : 225 ° ; angle vertical 6°
ombrage : azimut : 315 ° ; angle vertical 6°
0 125 m
0 125 m
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année :
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
N° de l’EA = 56 135 0003
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Molac
Nom : Kerbricon Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Kerbricon
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Molac Kerbricon 2014 ZS 69
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
zone de rejet non terre cuite schiste 1
gisement de surface non terre cuite granite 1
Commentaire sur les structures
Une vaste zone de rejet a été mise en évidence après labour. Elle se marque en surface par une concentration
de blocs d’argile plus ou moins rubéée certains étant même gris-bleutés et légèrement vitriés sur l’une
des faces ; du granite rougi (quelques éléments présentent du surface vitriée et des traces d’argile rubé-
ée attestant de leur utilisation dans une construction), des blocs de schiste rubéé ainsi que des morceaux
d’une matière blanchâtre assez compacte et pulvérulente de nature indéterminée. On précisera que les blocs
d’argile conservent l’empreinte de végétaux.
Quant au gisement de surface, il s’agit d’un épandage peu étendu caractérisé par une densité moyenne de
fragments de terres cuites architecturales antiques (tegulae, imbrices) auxquels se mêlent des moellons
en granite. Ces éléments témoignent de l’existence d’un bâtiment construit en dur. Il faut aussi signaler
quelques tessons de céramiques communes.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
production artisanale non 1
Commentaire sur l’interprétation
Les données sont insufsantes pour identier l’activité artisanale pratiquée sur ce site (peut-être production
de chaux). Les éléments recueillis sont comparables à ceux découverts lors de la fouille du site de la Mer-
lande à St-Gravé (56) en 2007 (Triste, Daré 2007) ainsi qu’à ceux mis au jour dans la fouille du four à chaux
de la villa du Boizy à Vannes (56). Sur le premier site deux grands fours avaient été mis au jour sans que la
nature de leur production puisse être précisée.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Tessons de céramique commune claire et sombre (à noter que le fragment de commune sombre possède une
pâte à spicules), blocs d’argile cuite avec empreintes de végétaux, blocs de granite rubéés, blocs de schiste
rubéé et enn morceaux d’une matière blanchâtre pulvérulente (voir inventaire détaillé)
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : dépôt archéologique du Morbihan -
56000 Vannes
CHRONOLOGIE
Période de début : antiquité
Période de n : antiquité
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie : les fragments de céramiques ne sont pas signicatifs pour permettre de
préciser la chronologie
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 239.820 Y du centroïde : 2314.770 Z du centroïde : 76 m
altitude en m : 76 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : plateau
Géologie : granite alcalin cataclasé des Landes de Lanvaux
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : prospection au sol
Inventeur/informateur : M. Marteau (exploitant des terrains)
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Daré, Dufay-Garel, Régent 2013 : DARE (S.), DUFAY-GAREL (Y.), REGENT (B.) - Rapport de prospec-
tion diachronique 2012, autour du golfe du Morbihan, à l’est de Vannes, jusqu’à la Vilaine, SRA Bretagne,
2013.
Triste, Daré 2007 : TRISTE (A.), DARE (S.) - Des fours à sécher les grains ? (St-Gravé - Morbihan, rapport
de sondage archéologique, SRA Bretagne, 2007, 30 p., 6 g. et 16 ph.
Commentaire général sur l’EA : Ces deux gisements complètent notre connaissance du vaste établissement,
probablement une villa, reconnu environ 150 m au nord-ouest et encore conservé en élévation dans un taillis.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 135 0003
MOLAC
Kerbricon
N
N
1
2
Figure n° 1 : localisation des gisements de surface antiques sur fond de carte IGN
(1020 SB - Malestroit/Peillac - éch. : 1/25000) (point rouge), et sur cliché aérien de 2009
(géoportail - éch. : 1/10000) (points rouges ; entouré en jaune : emplacement des
vestiges d’un important établissement rural).
Département :
MORBIHAN
Commune :
MOLAC
Section : ZS
Feuille : 000 ZS 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1290000
1290000
1290200
1290200
7184800
7184800
7185000
7185000
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre des gisements de
surface antiques mis en évidence. Le gisement 1 correspond
aux traces d’activité artisanale.
56 135 0003
MOLAC
Kerbricon
N
talus constitués de moellons
et de fragments de TCA antique
zone où affleure quantité de
moellons, des fragments de TCA
antique et des blocs de mortier de chaux
butte formée de gravats antiques
(moellons et TCA antique)
1
2
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 3 : en haut : vues de la surface des labours au niveau du gisement 1
où l’on notera à gauche de nombreux blocs d’argile rubéfiée et à droite de petits blocs
d’une pierre blanchâtre pulvérulente ; au milieu : à gauche : bloc de granite conservant
encore un liant argileux rubéfié et présentant une face vitrifiée ; à droite : blocs d’argile
rubéfiée avec pour un des empreintes de paille et sur un autre de feuilles de fougères ;
en bas : blocs de roche indéterminée très pulvérulente ; inventaire du mobilier découvert
en prospection.
56 135 003
MOLAC
Kerbricon
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 4 : inventaire du mobilier recueilli.
56 135 0003
MOLAC
Kerbricon
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 1 -
0001
Argile cuite Lot de 5 blocs d'argile rubéfiée dont plusieurs comportent des
traces de végétaux (paille, fougères).Leur surface est aussi
légèrement vitrifiée.
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 1 -
0002
5C Lithique granite
1 bloc de granite avec une face vitrifiée.
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 1 -
0003
5C Lithique schiste
2 blocs de schiste ayant été soumis à une forte chaleur
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 1 -
0004
5C Ltihique
2 blocs d'une roche indéterminée de couleur blanchâtre très
pulvérulente
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 2 -
0001
5A Cér. gallo-romaine
Lot de 3 fragments de céramique dont 1 avec départ d'anse (ce
tesson possède une pâte sombre à spicules)
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 2 -
0002
5C Lithique
1 fragment de pierre très dure avec de nombreuses faces usées et
polies.
56/135/0003/prospection 2014/ZS 69/Gisement 2 -
0003
5Ac TCA
1 fragment de plaque foyère
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Nivillac (n° INSEE : 56 147)
Nom : Moutonac Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Moutonac
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Nivillac Moutonac 2014 YE 81, 86 et 87
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
église non rectangulaire maçonnée 1
inhumations non
bâtiments non quadrangulaires maçonnés 6
Commentaire sur les structures
Il ne subsiste plus en élévation aujourd’hui que deux bâtiments. Le site a connu une lente ruine au cours du
XIXe siècle. Les derniers vestiges de l’église ont été démolis au début du XXe siècle (1903). Le calvaire,
mentionné sur le cadastre, rappelle l’emplacement de l’édice. Nous ne disposons que de très peu de des-
criptions de cette construction et il n’y a pas de photographies. Il est également fait mention de nombreuses
sépultures au nord de l’église. Une partie au moins de celles-ci ont été rassemblées au niveau du calvaire.
L’extension de cet espace cémetérial est inconnu.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
établissement religieux non 1
prieuré non 1
Commentaire sur l’interprétation
Il s’agit d’un prieuré fondé en 1115 par Simon II, seigneur de la Roche-Beranrd, et qui comprenait une
église priorale et des bâtiments conventuels. Il dépendait de l’abbaye augustine Toussaint d’Angers et
semble être resté modeste tout au long de son existence. L’église priorale aurait reçu la sépulture de plu-
sieurs seigneurs de la Roche-Beranrd (Rivallon III et Joscelin I morts dans la première moitié du XIIe siècle)
(Berthou 1959 p. 5-7)
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : Moyen Age
Période de n : époque contemporaine
Indicateur de période : sources écrites
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie :
La chronologie repose sur les sources écrites et plus spécialement sur le cartulaire publié dans le bulletin de la
société polymathique du Morbihan (Berthou, 1959 et 1964).
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 256.974 Y du centroïde : 2288.472 Z du centroïde : 36 m
altitude en m : 36 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : plateau
Géologie : Roches métamorphiques : Groupe des schistes cristallins septentrionaux : Gneiss porphyroïdes
(orthogneiss à phénocristaux), Terrains sédimentaires : Plio-quaternaire : Sables jaunes, rouges, cailloutis
colorés, limons loessiques
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude documentaire
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Maître 1894 : MAÎTRE (L.) - L’ancienne baronnie de la Roche-Bernard, 1894.
Berthou 1959 et 1964 : BERTHOU (Comte P. de) - Cartulaire de Notre-Dame de Montonac, prieuré Augus-
tin en la paroisse de Nivillac, diocèse de Nantes, BSPM, 1959, p. 3-64 ; 1964, p. 47-144.
Commentaire général sur l’EA :
La déclaration s’appuie essentiellement sur les sources écrites et l’analyse du cadastre napoléonien de Nivillac
daté de 1835. Cet établissement monastique fondé par le seigneurs de la Roche-Bernard se localise en bordure
immédiate de la forêt de la Bretesche et à moins de 500 m d’une vaste enceinte abritant plusieurs bâtiments
maçonnés et attribuable à la période médiévale sans davantge de précision (site de Mysti-courtin - commune
de Missillac (44) (Maître, 1894).
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 147
NIVILLAC
prieuré de Moutonac
Figure n° 1 : localisation des vestiges de l’ancien prieuré sur fond de carte IGN (1022 OT
La Roche-Bernard - éch. : 1/25000) (point rouge) et sur cliché aérien de 2009 (géoportail -
éch. : 1/10000) (cercle jaune). Sur la carte IGN, cercle orange : enceinte de Misti-courtin
fouillée à la fin du XIXe siècle (Maître 1894).
N
N
Département :
MORBIHAN
Commune :
NIVILLAC
Section : YE
Feuille : 000 YE 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1307000
1307000
7158400
7158400
7158600
7158600
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 147
NIVILLAC
Moutonac
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre des vestiges du
prieuré de Moutonac (d’après le cadastre napoléonien
de Nivillac - ADM 3 P 194/25 - section K dite de Moutonac
2ème feuille / 3 P 194/23 - section I dite de la Mousinais,
2ème feuille).
N
ancienne église priorale détruite à la fin du XIXe s.
espace cimetérial au nord de l’église (emprise hypothétique)
probables bâtiments conventuels figurés sur le cadastre de Nivillac de 1835 et encore en élévation
bâtiments figurés sur le cadastre de 1835 et aujourd’hui détruits
bâtiments postérieurs à 1835
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention = 2008
N° de l’EA = 56 153 0002/0005
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale :Péaule (n° INSEE : 56 153)
Nom : le Château Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : le Château
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
aule aule 2014 ZW 8 à 11 ; 105 à 107
; 128 à 153 ; 155 à 177
; 179, 180 à 187 ; 189 à
199 ; 403, 404, 415 et
420
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
rempart non curvilinéaire rectilinéaire 2
talus non curvilinéaire 3
fossé non curvilinéaire 5
Commentaire sur les structures
Un important rempart rectiligne barre la partie sommitale du plateau. Vers le nord, il se prolonge et s’in-
curve suivant la pente naturelle du terrain. Dans ce secteur, il se compose d’une succession de deux talus et
fossés. Un autre talus se détache aussi à partir de cette inexion en direction de l’est suivant la rupture de
pente. Il suprlombe une fortication de bas de pente, une multivallation composée d’au moins trois fossés/
talus qui viennent barrer un thalweg. Au sud, le rempart est totalement arasé. Il est probable qu’il se plaçait
à la rupture de pente selon un axe est-ouest se poursuivant peut-être jusqu’à la Vilaine. Son tracé devait être
relativement rectiligne. A l’est, aucune fortcation n’a été repérée. Le relief est si abrupt qu’il a probable-
ment constitué une défense naturelle et n’a pas été renforcé par un quelconque ouvrage. Il faut enn signa-
ler une petite enceinte qui isole l’extrémité sud-est du plateau sur une surface d’environ 1,5 ha. Le talus
encore conservé au nord, se voit bien sur le relevé LIDAR. Dans les parcelles cultivées, à son emplacement
les labours font ressortir une grande quantité de pierres parfois volumineuses entrant très certainement dans
l’architecture de ce talus. Le relevé LIDAR ne met pas en évidence de fossé en avant de cet ouvrage et les
clichés aériens consultés ne montrent rien.
On ajoutera qu’une coupe du rempart barrant la plateau a pu être relevée à l’emplacement d’une brèche
occasionnée par le passage d’un chemin d’exploitation (Dufay-Garel 2015 - pour la description détaillée
de la stratigraphie de ce rempart). Elle a permis d’observer un blocage de pierres large de 1,20 m parementé
sur sa face externe c’est-à-dire vers l’ouest, et associé vraisemblablement aux traces, en négatif (basence de
pierres et terre plus meuble), d’un poutrage en bois. Il a aussi été découvert un fragment d’un clou en fer de
grande taille. Les pierres constituant ce parement correspondent aux ressources géologiques locales. La masse
du talus est elle composée principalement d’une succession de couches stratigraphiques d’arène granitique, de
pierraille et de terre. La coupe a aussi permis l’observation de l’amorce d’un fossé externe distant de 2,50 m
du parement. Celui-ci est à cet endroit recouvert par le chemin d’exploiation.
Deux prols du système de fortication ont de plus été effectués à l’endroit des multivallations.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
espace fortié non 1
éperon barré non 1
Commentaire sur l’interprétation
Vaste site fortié, d’une vingtaine d’hectares situé dans un coude de la Vilaine et à la conuence de ce euve
avec la rivière de l’Etier. Il est également encadré par deux thalwegs très marqués au nord et au sud ce qui
amène à le qualier d’éperon barré. Il présente plusieurs partitions internes avec en particulier l’enceinte de
1,5 ha à l’extrémité sud-est du site.
Le rempart qui barre le plateau à l’ouests’apparente à un rempart parementé à poutrage horizontal. Les poutres
étaient probablement maintenues entre elles par des clous ou ches en fer dont un fragment a été recueilli. Ces
indices permettent de rapprocher cette fortication du type murus gallicus.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Tessons de céramiques protohistoriques, fragments de panse d’amphores italiques, fragment d’un catillus
d’une meule en granite, clou en fer
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : dépôt archéologique du Mor-
bihan - 56000 Vannes sauf le fragment de meule conservé chez M. et Mme Noguet, au village du château à
Péaule.
CHRONOLOGIE
Période de début : Age du Fer
Période de n : Antiquité
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
La chronologie a été étendue jusqu’à la période antique car l’abbé Piéderrière mentionne la découverte de
nombreux fragments de tuiles à l’est du village. Il en a été observé quelques-uns aussi en prospection dans le
jardin de la parcelle ZW 399.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) : (prises au niveau de la coupe relevée en 2014)
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 251.992 Y du centroïde : 2296.241 Z du centroïde : 58 m
altitude en m : 58 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : éperon à la conuence de la Vilaine et de la rivière de l’Etier qu’il domine d’une quarantaine
de mètres avec des pentes abruptes, et encadré de deux thalwegs au nord et au sud. A chaque marée avant la
construction du barrage d’Arzal à la n des années 1960, l’eau de mer remontait ce dernier selon M. Noguet,
habitant du village du Château. L’emplacement du site fortié lui permet de bénécier d’un remarquable
panorama vers l’est sur la vallée de La Vilaine qui s’élargit à partir de cet endroit devenant un vaste espace
alluvial et marécageux.
Géologie : orthogneiss granitiques à biotite et à muscovite
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2008
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur : M. et Mme Noguet (mobilier recueilli lors de travaux agricoles)
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Triste, Daré 2008 : TRISTE (A.), DARE (S.) - Rapport de prospection diachronique 2008, SRA Bretagne,
2009.
Dufay-Garel 2015 : DUFAY-GAREL (Y.) - Les sites fortiés de l’âge du Fer dans le Morbihan, mémoire de
Master 2, université de Rennes 2.
Commentaire général sur l’EA :
Le site est dans un état de conservation plutôt exceptionnel puisque le système de fortication subsiste sur une
grande partie de son parcours, à l’exception notable de la partie méridionale. On notera toutefois la création
d’une brèche pour l’aménagement d’un chemin d’exploitation qui a entraîné une destruction ponctuelle du
rempart principal. Les travaux agricoles tendent aussi à faire disparaître le talus délimitant la petite enceinte
située au sud-est. Les matériaux qui la composent sont progressivement enlevés et rejetés sur le côté méridio-
nal des parcelles de ce secteur de l’éperon. Le court tronçon encore conservé de cette structure est également
coupé permettant ainsi le passage d’un sentier de randonnée. Un arasement complet à court ou moyen terme
n’est pas à exclure.
On évoquera aussi les dégâts subis par le système de fortication au nord du site. Ils sont liés au passage de
vélos et peut-être motos utilisant les talus et fossés comme parcours de cross. Cela a pour conséquence la mise
à nu des structures consécutive à l’enlèvement de la couche de terre végétale les recouvrant et qui s’accom-
pagne d’une accélération de l’érosion.
Il faut aussi signaler une coupe forestière à l’extrémité septentrionale du rempart. Elle l’a fortement endom-
magé du fait du passage des engins et du désouchage.
Une information de la commune, relayée aux différents propriétaires, pourrait sinon arrêter tout au moins
limiter les dégradations et assurer une préservation optimale des vestiges encore conservés. Une action est
vraiment nécessaire car ce site n’a que peu d’équivalents pour cette période dans le Morbihan et plus large-
ment à l’échelle régionale.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 1 : localisation sur fond de carte IGN ( 1021 E - Allaire - éch. : 1/25000)
(cercle rouge) et sur cliché aérien de 2009 (géoportail - éch. : 1/10000)
(cercle jaune ; en blanc : système fortifié conservé).
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
N
N
N
Légende :
fossé
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : plan général du site fortifié du Château (d’après les données du LIDAR 56) sur fond cadastral et topographique
(LIDAR 56 - équidistance des courbes de niveaux 0,50 m).
talus conservé et restitué
coupe stratigraphique du rempart relevée
emplacement et numéro des profils réalisés
tesson isolé d’amphore italique
zone livrant du mobilier céramique protohistorique
et de l’amphore italique
emplacement hypothétique de l’entrée
60 m3
Altimétrie :
Département : MORBIHAN
Commune : PEAULE
Section : ZW
Feuille : 000 ZW 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2500
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2012 Ministère de l'Économie et des Finances
1302250
1302250
1302500
1302500
1302750
1302750
7166000
7166000
7166250
7166250
7166500
7166500
1
2
2
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
N
N
N
ombrage : azimut : 90 ° ; angle vertical 6°
Figure n° 3: images LIDAR du site traitées en ombrage (en bas) et avec des courbes de
niveaux (en haut) (équidistance des courbes : 0,10 m) au moyen du logiciel QGIS
(données LIDAR - source DDTM 56).
ombrage : azimut : 225 ° ; angle vertical 6°
0 250 m
0 250 m
pierraille de granite mélangée à du limon
limon brun organique
mélange d’arène granitique et de limon
arène granitique
arène granitique et petits blocs de granite
niveaux charbonneux
zone perturbée
arène rubéfiée
O
E
57 m
58,5 m
56,5 m
56,2 m
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
DAO et crédit photographique : Y. Dufay-Garel
Figure n° 4 : relevé et vue de la coupe
stratigraphique du rempart au niveau d’une
brèche moderne élargie au milieu des
années 2000 lors de l’aménagement
d’un chemin d’exploitation.
En bas : détail du relevé au niveau du
blocage de pierres et de l’éboulis et cliché
du blocage parementé.
Légende :
E
57 m
W
Us. 01
Us. 02
Us. 03
Us. 04
Us. 05
Us. 21
Us. 23
Us. 22
Us. 20
Us. 06
Us. 07
Us. 18
Us. 09
Us.13
Us. 15
Us. 12
Us. 30
Us. 31
Us. 29
Us. 31
Us. 34
Us. 28
Us.30
Us. 32
Us. 24
Us. 33
Us. 29
Us. 27
Us. 25
Us. 27
Us. 16
Us. 26
Us. 14 Us. 17
Us. 18
Us. 36
Us. 10
Us. 11
Us. 19
Us. 01
Us. 02
Us. 03
Us. 04
Us. 05
Us. 21
Us. 23
Us. 22
Us. 20
Us. 06
Us. 07
Us. 18
Us. 08
Us.13
Us. 15
Us. 12
Us. 35
Us. 31
Us. 34
Us. 31
Us.30
Us. 32
Us. 24
Us. 33
Us. 29
Us. 27
Us. 25
Us. 28
Us. 16
Us. 26
Us. 14 Us. 17
Us. 18
Us. 36
Us. 10
Us. 11
Us. 19
Us. 61
Us. 01
Us. 02
Us. 46
Us. 03
Us. 41Us. 38 Us. 40
Us. 39 Us. 42
Us. 54
Us. 43
Us. 55
Us. 56
Us. 57
Us. 44Us. 59
Us. 45
Us. 04
Us. 20
Us. 52
Us. 49
Us. 51Us. 50
Us. 35
Us. 58
Us. 48
Us. 25
Us. 53
Us. 37
Us. 36 Us. 36
Us. 60
Us. 09
Us. 61
Us. 19
unité stratigraphique de creusement
unité stratigraphique d’occupation
ou de remblai
pierres
terre végétale
clou en fer
1/20
0 1 m
1/50
0 1 2 m
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO et crédit photographique : Y. Dufay-Garel
Figure n° 5 : profils 1 et 2 des fortifications du site du Château
(matériel utilisé : tachéomètre laser : Leica builder 309).
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
5 m
10 m
15 m NGF
40 m
45 m
50 m NGF
SO
NE
NO SE
Chemin actuel
Photographie depuis le nord-ouest de la multivallation à
l’emplacement du profil n°2.
Photographie depuis le sud-ouest de la multivallation à
l’emplacement du profil n°1.
Profil n° 1
Profil n° 2
5 m 10 m 15 m 20 m 25 m
10 m 15 m 20 m 25 m 30 m
1/200
0 10 m
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 6 : en haut : vue aérienne du site prise depuis l’ouest montrant la position
privilégiée de l’espace fortifié à la confluence de la Vilaine et d’un de ses affluents, en
arrière-plan la vallée de la Vilaine s’élargit ; en bas : carte de la fin du XVIIIe siècle sur
laquelle est figuré le tracé du rempart occidental (encadré rouge).
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
Argenson, Antoine-René de Voyer (1722-1787 ; marquis de Paulmy -Carte des frontières des évêchés de Vannes
et de Nantes dressée pour indiquer les endroits propres à faire les tentatives nécessaires pour parvenir par le
moyen des canaux à la jonction des rivières de Vilaine et de Loire (avant 1787) - Bibliothèque nationale de
France, département Arsenal, MS-6436 (91) - http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42035192b/PUBLIC
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré, Y. Dufay-Garel ; crédit photographique : Y. Dufay-Garel
Figure n° 7 : en haut : 1 à 3 : céramiques provenant de la parcelle ZW 149 - 1 : bord d’une
petite jatte ; 2 : bord probable de pot ; 3 : épaule d’une jatte à profil en «S» ; au milieu :
4-5 : mobilier de la parcelle ZW 161 (coupe relevée du rempart) : 4 : bord de céramique ;
5 : fragment de clou en fer ; 6 à 8 : mobilier collecté dans les parcelles ZW 173 et 177 par
les propriétaires : 6 : molette en poudingue ; 7 : hache polie et 8 : moitié d’une meta en
granite ; en bas : inventaire du mobilier recueilli en prospection.
56 153 0002/0005
PEAULE
Le Château
001
001
001
1
2
3
003
4
6
7
004
5
1/10
0 30 cm
8
N° d' Inventaire Désignation Description
56/153/0002-0005/ZW 161/0001 C. gauloise
Lot de 14 fragments de céramique non tournée protohistorique
56/153/0002-0005/ZW 161/0002 Clou en fer
1 fragment de clou en fer
56/153/0002-0005/ZW 161/0003 Lithique
1 éclat de galet en quartz
56/153/0002-0005/ZW 149/0001 C. gauloise Lot de 10 fragments de céramique dont un bord de pot, un bord de petite jatte et
deux de la panse d'une jatte à profil en "S"
56/153/0002-0005/ZW 149/0002 C. amphore
1 fragment de panse d'une amphore italique
56/153/0002-0005/chemin entre ZW 129-130 et ZW 153/0001 C. amphore
1 fragment de panse d'une amphore italique
0 5 cm
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Péaule (n° INSEE : 56 153)
Nom : Fescal Goff Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Fescal Goff
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
aule 2014 YH 84, 85 et 87
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non rectilinéaires pierres sèches 7
enclos non rectangulaire 1
Commentaire sur les structures
Le relevé LIDAR a permis de repérer un ensemble de talus rectilignes dénissant un enclos de plan rec-
tangulaire (60 m x 42-43 m) avec deux entrées, une au sud l’autre à l’ouest. Un talus perpendiculaire à
l’enceinte avant de s’inéchir vers le sud-ouest. La prospection au sol a permis d’observer que les talus
étaient constitués de blocs de pierres.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat oui 1
Commentaire sur l’interprétation
Il est difcile d’interpréter ce site. A l’intérieur de l’enclos, le relevé LIDAR ne montre pas de reliefs parti-
culiers pouvant correspondre à des traces de construction. La prospection au sol n’a pas permis d’apporter
de nouvelles données. Le bois se trouvait le site a fait l’objet récemment d’une coupe forestière et n’a
pas été nettoyé ensuite. Une végétation de ronces et d’arbustes, très dense, couvre le site empêchant toute
observation.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : indéterminée
Période de n : indéterminée
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 248.920 Y du centroïde : 2295.655 Z du centroïde : 76 m
altitude en m : 76 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : extrémité d’un plateau
Géologie : batholite de Questembert : faciès à grain millimétrique
Géomorphologie
Détruit : OUI En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Commentaire général sur l’EA :
Le site a récemment été endommagé par une coupe forestière et le passage notamment des engins. Un arase-
ment des structures lors de la plantation à venir est probable.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 153
PEAULE
Fescal Goff
Figure n° 1 : localisation du site (point rouge) sur la carte IGN (
1022 OT - La Roche-
Bernard -
éch. : 1/25000) et sur cliché aérien de 2009 (géoportail - éch. : 1/10000)
(tracés blancs : vestiges repérés sur le LIDAR 56 et au sol en dépit d’une coupe
forestière récente).
N
N
Département :
MORBIHAN
Commune :
PEAULE
Section : YH
Feuille : 000 YH 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2012 Ministère de l'Économie et des
Finances
1299000
1299000
1299200
1299200
7165600
7165600
7165800
7165800
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
56 153
PEAULE
Fescal Goff
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre de l’enclos
rectangulaire et du talus associé mis en évidence sur le
relevé LIDAR 56 (en bas à gauche : traitement en
ombrage : azimut : 315° ; angle vertical 6°
- structures
entourées en jaune - éch. : 1/10000).
N
talus
Légende :
N
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Péaule (n° INSEE : 56 153)
Nom : Lescuit Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Lescuit
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
aule le bois du moulin 2014 ZV 130
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non rectilinéaires curvilinéaires 7
fossé non rectilinéaires 1
système denclos non curvilinéaires 1
bâtiments non quadrangulaires 2
Commentaire sur les structures
A l’est, sur le sommet du plateau, le relevé LIDAR suivi d’une prospection au sol ont permis d’identier les
traces de deux enceintes de forme annulaire dont celle au sud, plus petite, s’appuie sur la plus grande à l’in-
térieur de laquelle sur le côté oriental deux anomalies quadrangulaires indiquent probablement la présence
de bâtiments. Ces anomalies topographiques faiblement marquées sont adossées au talus. Plus à l’ouest,
on trouve un long talus légèrement courbe orienté nord-sud et doublé d’un fossé à l’extérieur. Sur sa face
interne s’appuyent deux talus perpendiculaires qui matérialisent probablement des terrasses. On rencontre
enn un autre talus, parallèle au précédent à une distance de 105 m environ, qui consiste davantage en une
sorte de gradin qui descend par une pente raide vers un chemin creux.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
terrasse non 4
Commentaire sur l’interprétation
Le relevé LIDAR a permis de repérer un habitat enclos constitué de deux enceintes accolées délimitées par des
talus peu élevés. Il est associé à d’autres talus qui dénissent des terrasses.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : Moyen Age
Période de n : Moyen Age
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
Elle repose sur des comparaisons typologiques. Le site de Lescuit peut ainsi être rapproché de celui de la
Malardière à Pluherlin (TRiste, Daré 2009) ou encore de celui de Botfau à Plaudren (Daré 2012). Il est aussi
assez comparable
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 252.045 Y du centroïde : 2297.280 Z du centroïde : 30 m
altitude en m : 30 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : extrémité de plateau
Géologie : micaschsistes à muscovite, biotite, andalousite,, micaschistes albitiques et batholites de Questem-
bert
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Daré, Brunie 2013 : DARE (S.), BRUNIE (I.) - Rapport de prospection diachronique 2012, autour du golfe
du Morbihan, les landes de Lanvaux et le sud de la vallée de la Vilaine, SRA Bretagne, 2013.
Triste, Daré 2009 : TRISTE (A.), DARE (S.) - Rapport de prospection inventaire 2008, SRA Bretagne, 2009.
Commentaire général sur l’EA :
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 153
PEAULE
Lescuit
N
N
Figure n° 1 : localisation du site (point rouge) sur la carte IGN ( 1021 E - Allaire -
éch. : 1/25000) et sur cliché aérien de 2009 (géoportail - éch. : 1/10000) (tracés blancs :
vestiges repérés sur le LIDAR 56 et au sol).
1302000
1302000
1302200
1302200
1302400
1302400
7167200
7167200
7167400
7167400
Département :
MORBIHAN
Commune : PEAULE
Section : ZV
Feuille : 000 ZV01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
cadastre.gouv.fr
©2014 Ministère de l'Économie et des finances
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 153
PEAULE
Lescuit
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : plan général sur fond cadastral
des structures repérées sur le LIDAR 56 et
reconnues sur le terrain. Il s’agit probablement
d’un habitat médiéval.
Légende :
talus
fossé
anomalies - possibles traces de bâtiments
N
A1
A2
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
56 153
PEAULE
Lescuit
N
N
N
2
1
3
1 2
3
ombrage : azimut : 315° ; angle vertical 6°
ombrage : azimut : 225° ; angle vertical 6°
N
N
0 100 m
0 100 m
0 100 m
Figure n° 3 : en haut : différentes vues des talus ; en bas : images LIDAR du site
traitées en ombrage au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR 56 - source DDTM) ;
comparaison entre le plan des structures de Lescuit et celui de Botfau à gauche
(commune de Plaudren) (structures levées par GPS Trimble Juno).
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
de l’EA = 56 154 0002
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale: Peillac (n° INSEE : 56 154)
Nom : Le passage des Romains/ le bois de la chauvaille
Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Le landa - camp romain
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Peillac la chauvaille 2014 ZA 1 et 77
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non monumentaux 6
fossé non
système denclos non accolé enlade 1
bâtiments non quadrangulaires pierres 2
Commentaire sur les structures
Trois enceintes successives (surpercie des enceintes : supérieure : 4500 m ² ; intermédiaire : 4150 et
inférieure : 8800 m²) consituent ce site qui se développe sur une longueur de près de 300 m et une largeur
oscillant entre 70 et 100 m. Les enceintes supérieure et intermédiaire sont accolées tandis que l’enceinte
inférieure est légèrement disjointe. Le système de clôture de chaque enceinte se compose d’un talus, d’un
fossé et parfois d’une contrescarpe en général peu marquée.
L’enceinte supérieure affecte une forme de «D» avec son entrée placée au milieu de son côté septentrional.
Elle mesure depuis le bord extérieur du fossé 100 m par 84 m, 66 m par 64 m depuis la base intérieur des
talus. A l’intérieur de cette enceinte deux bâtiments ont été repérés visibles sous la forme de microreliefs. Il
possèdent tous les deux un plan rectangulaire. L’un d’axe est-ouest a une longeur de 10 m et une largeur de
7,50 m environ. L’autre de direction nord-est/sud-ouest est plus grand (10 par 12 m environ).
L’enceinte intermédiaire présente aussi un plan en «D», son entrée se situant sur son côté est à proximité de
son extrémité nord. On notera qu’un talus/fossé prolonge ce même côté vers le sud sur une courte distance
(25 m environ). Aucun microrelief n’a été vu dans son emprise.
L’enceinte inférieure semble être le résultat de la juxtaposition de plusieurs aménagements au regard de
la position des fossés. Elle réunit deux lignes de fortications. La première est établie en bas de pente au
contact direct du fond de vallée, barrant un vallon. Elle remonte d’ailleurs sur ses deux versants spéciale-
ment au nord-ouest où elle tourne nettement avant de se poursuivre sur une cinquantaine de mètres jusqu’à
joindre la seconde ligne. Le talus est très marqué (hauteur : 4,5/5m) avec des pentes très raides. Une contres-
carpe peu élevée a été observée en avant de celui-ci. Un chemin prend place dans le vallon dont il longe le
côté oriental. En parallèle de ce cheminement qui gravit la pente se développe un talus, sorte de gradin dont le
sommet surplombe le chemin d’une hauteur de 3 m environ. Vers l’extérieur, il ne signale que par un bourrelet
d’une hauteur d’une cinquantaine de centimètres. La deuxième ligne de fortication suit un tracé rectiligne de
direction nord-sud. Elle est prolongés vers le sud presque jusqu’au chemin par un talus/fossé. On notera que
la hauteur de ce talus décroît progressivement. Un autre talus fait lui un coude pour se diriger vers l’ouest.
Parallèle aux courbes de niveaux, il s’étire sur 70 m de long avant de s’interrompre. Son extrémité se place
dans le prolongement du côté ouest de l’enceinte supérieure. Deux autres talus partent perpendiculairement de
cette ligne de fortications. Le premier la relie à l’enceinte intermédiaire, le second descend la pente du vallon
jusqu’au chemin formant le côté nord de l’enceinte inférieure. Outre le chemin évoqué, le relevé LIDAR a
mis en évidence dans cette dernière enceinte un chemin qui gagne l’entrée aménagée dans la seconde ligne
de fortication et mène ensuite aux deux autres enceintes. On soulignera la monumentalité des talus/fossés au
niveau de chacune des entrées. Les talus s’élèvent à leur approche et la hauteur depuis le fond actuel des fossés
atteint entre 3,50 et près de 5 m (entrée de l’enceinte supérieure). Les dimensions de chacune des entrées sont
comparables avec une interruption du talus large entre 3 et 4 m.
A noter que le chemin se prolonge vers la rivière sous la forme d’une bande surélévée.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
chaussée
Commentaire sur l’interprétation
Ce système d’enceintes successives, partiellement emboîtées, leur extension, la monumentalité de leurs li-
mites spatiales indiquent que l’on se trouve en présence d’un habitat à l’évidence aristocratique. Il présente
une organisation cohérente selon un axe nord-est/sud-ouest. L’accès à ce site ainsi que le montre la situa-
tion des entrées s’effectue depuis la vallée de l’Oust. Le toponyme le «passage des romains» atteste l’exis-
tence d’un franchissement probablement ancien. L’aménagement des enceintes tire parfaitement prot de la
topographie,a vec un étagement de celles-ci, de façon à accroître la monumentalité de l’ensemble.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : Moyen Age
Période de n : Moyen Age
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
La chronologie proposée repose sur des comparaisons typologiques.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 256.065 Y du centroïde : 2313.960 Z du centroïde : 38 m
altitude en m : 38 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : le système d’enceintes est implanté sur le versant sud de la vallée de l’Oust. Les pentes sont
raides, afchant un dénivelé d’une cinquantaine de mètres entre le plateau et le fond de vallée.
Géologie : granite alcalin cataclasé des landes de Lanvaux
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Cayot Délandre 1847 : CAYOT-DELANDRE (F.-M.) - Le Morbihan, son histoire, ses monuments, éditions
Cauderan, Vannes, 1847, p. 280.
Hervé 1989 : HERVE (M.-L.) - Inventaire des enceintes de terre dans le département du Morbihan d’parès
les carnets et notes de Sir Mortimer Wheeler, mémoire de maîtrise, université de Rennes 2, 1989, p. 110-117.
Leroy 2011 : LEROY (B.) - Mellionnec «Kergroac’h» (Côtes d’Armor), Ploërdu «Vilérit» (Morbihan), relevé
microtopographique du système d’enceintes de Kergroac’h/Vilérit, rapport de prospection thématique, asso-
ciation ArValES, 2011, 37 p.
Quillivic 2014 : QUILLIVIC (M.) - Les enceintes et les enclos de la haute vallée du Scorff (Morbihan et Côtes
d’Armor), mémoire de master 2, archéologie et histoire, 2 volumes, 2014.
Commentaire général sur l’EA :
Le relevé LIDAR permet pour la première fois de dresser la topographie générale de ce site complexe carac-
térisé par la monumentalité et l’ampleur de l’ensemble de ses talus/fossés, sans équivalent dans le départe-
ment du Morbihan. Son état de conservation est tout à fait remarquable, les clôtures se révélant pratiquement
intactes.
Le caractère exceptionnel du site nécessiterait la prise de mesures conservatoires, ainsi qu’une sensibilisation
de la mairie et encore davantage des propriétaires à sa préservation. L’acquisition du site par une collectivité
pourrait constituer une autre alternative. Sa situation dans un espace forestier des opérations de déboise-
ment ne sont pas exclure, incite à la vigilance.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 1 : localisation sur fond de carte IGN (1020 SB - Malestroit/Peillac-
éch. : 1/25000) (point rouge) et sur clichés aériens comparés de 1950 à gauche et 2012
à droite (www.géobretagne.fr - éch. : 1/10000) (entouré en jaune). Sur le cliché de 1950,
les enceintes supérieure et intermédiaire sont visibles.
56 154 0002
PEILLAC
Le camp romain
N
N
Département :
MORBIHAN
Commune : PEILLAC
Section : ZA
Feuille : 000 ZA 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
cadastre.gouv.fr
©2014 Ministère de l'Économie et des finances
1306200
1306200
1306400
1306400
1306600
1306600
7183800
7183800
7184000
7184000
7184200
7184200
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 154 0002
PEILLAC
Le camp romain
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : plan général du système d’enceintes
et de talus (d’après les données du LIDAR 56)
sur fond cadastral et topographique
(LIDAR 56 - équidistance des courbes
de niveaux 0,50 m).
Légende :
talus
fossé
anomalies - possibles traces de bâtiments
possible tracé du chemin d’accès
aux enceintes intermédiaire et supérieure
chemin
N
3 55 m
Altimétrie :
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO: S. Daré
Figure n° 3: images LIDAR du site traitées en ombrage et avec des courbes de niveaux
(équidistance des courbes : 0,10 m) au moyen du logiciel QGIS (données LIDAR 56
- source DDTM).
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PEILLAC
Le camp romain
N
ombrage : azimut : 45° ; angle vertical 6°
N
ombrage : azimut : 225° ; angle vertical 6°
N
ombrage : azimut : 315° ; angle vertical 6°
0 100 m
N
0 100 m
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Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré
Figure n° : 1 : vue du talus s’appuyant au sud sur l’enceinte intermédiaire ; 2-3 : vue
du talus de l’enceinte intermédiaire depuis l’intérieur à sa jonction avec l’enceinte supé-
rieure ; 4-5 : vues du talus prolongeant vers le sud le talus ouest de l’enceinte inférieure ;
6-7 : vues du talus sud de l’enceinte inférieure depuis le sud et le nord.
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Le camp romain
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1
2
3
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4
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° : 1 à 3 : vues du talus est de l’enceinte inférieure ; 4 : le talus à l’est de
l’entrée dans l’enceinte inférieure ; 5 : le talus à l’ouest de la même entrée ; 6 : vue de la
contescarpe en avant du talus au nord de l’entrée de l’enceinte inférieure ; 7 : vue du
talus nord de l’enceinte inférieure.
56 154 0002
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Le camp romain
N
7
5-6
4
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2
1
2
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5
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° : 1 : vue du talus occidental de l’enceinte inférieure ; 2 : talus prolongeant au
nord-ouest l’enceinte inférieure ; 3-4 : le talus ouest de l’enceinte inférieure au niveau
de l’accès conduisant à l’enceinte intermédiaire ; 5-6 : vues du talus reliant les enceintes
inférieure et intermédiaire ; 7 : vue de l’accès vers l’enceinte intermédiaire depuis
l’enceinte inférieure.
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° : 1 : vue du talus ouest de l’enceinte intermédiaire au niveau de son entrée ;
2-3 : le talus nord de l’enceinte intermédiaire depuis l’intérieur et l’extérieur ; 4- 5 : le
talus de l’enceinte supérieure au nord-ouest de l’entrée : 6 : vue de l’entrée dans
l’enceinte supérieure depuis l’enceinte intermédiaire ; 7 : le talus délimitant l’enceinte
supérieure depuis l’intérieur de celle-ci.
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Le camp romain
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 7 : en haut : extrait de la carte géologique (infoterre - éch. : 1/25000). Le site
est entouré en jaune ; au milieu : première description du site par F.-M. Cayot-Délandre
en 1847 ; en bas : plan tiré du carnet de sir Mortimer Wheeler (Hervé, 1989) comparé
au relevé d’après le LIDAR 56 (éch. : 1/5000).
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PEILLAC
Le camp romain
N
N
CAYOT-DELANDRE (F.-M.), Le Morbihan,
son histoire, ses monuments, Vannes 1847, p. 280.
Granite alcalin cataclasé des Landes de Lanvaux (470 et 430 MA)
8
zone
humide
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 9 : plan du site du «camp romain» de Peillac comparé à des systèmes complexes
d’enceintes (en haut : d’après Leroy, 2011 ; en bas à droite : étude des clichés aériens
anciens de l’IGN - source géoportail et géobretagne, et du cadastre napoléonien de Billio
daté de 1825 - ADM 3 P 59/4 et 3P 59/5 - section A 3ème et 4ème feuille).
56 154 0002
PEILLAC
Le camp romain
N
N
0 50 250 m
route
départementale 126
talus
fossé
possible tracé du chemin d’accès
aux enceintes intermédiaire et supérieure
chemin
Peillac - Le camp romain
Billio - le camp romain
EA n° 56 019 0001
rivière l’Oust
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale :Plumelin (n° INSEE : 56 174)
Nom : Bot-Coric Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Bot-Coric
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Plumelin 2014 ZP 313, 315, 324 et 325
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
talus non curvilinéaire 1
fossé non curvilinéaire 1
enclos non circulaire 1
Commentaire sur les structures
Enclos de forme ovalaire visible sur le cadastre napoléonien de Plumelin daté de 1833 et un cliché aérien
de 1950 (source : Géobretagne). Il n’a pas été mis en évidence sur les clichés plus récents. Il mesure 60 m
par 50 m. la largeur estimée du talus est d’environ et celle du fossé m.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
Commentaire sur l’interprétation
Cet habitat est peut-être lié à l’importante activité métallurgique découverte dans le secteur.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : indéterminée
Période de n : indéterminée
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie :
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 212.030 Y du centroïde : 2333.960 Z du centroïde : 120 m
altitude en m : 120 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : versant sud d’un thalweg peu prononcé
Géologie : micaschistes
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : photo-interprétation des clichés aériens verticaux et analyse du cadastre
napoléonien
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
cadsatre napoléonien de la commune de Plumelin daté de 1833 - ADM 3P 220/8 - section B dite de la Fer-
rière, 3ème feuille, parcelle 519
clichés aériens verticaux de 1950 - Géobretagne
Commentaire général sur l’EA :
A l’emplacement de l’enceinte, plusieurs maisons individuelles ont été récemment construites. Un seul terrain
ne l’est pas encore : ZP 324. Un porté à connaissance rapide de ce site à la commune de Plumelin permettrait
la réalisation d’une opération d’archéologie préventive lors du futur projet de construction sur ce terrain.
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 174
PLUMELIN
Bot-Coric
N
N
Figure n° 1 : localisation du site sur fond de carte IGN (0919 O - Locminé -
éch. : 1/25000) (point rouge), sur cliché aérien de 2009 (géoportail - éch. : 1/10000)
(en jaune - pointillés tracé présumé).
Département :
MORBIHAN
Commune :
PLUMELIN
Section : ZP
Feuille : 000 ZP 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1262600
1262600
7204200
7204200
7204400
7204400
N
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre de l’enclos
ovalaire repéré sur le cliché aérien de 1950 (Géobretagne)
(cadre blanc).
56 174
PLUMELIN
Bot-Coric
talus
fossé
Légende :
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 3 : extrait du cadastre napoléonien de Plumelin avec encadré en blanc l’enclos
repéré sur le cliché aérien de 1950 et conservé dans le parcellaire (ADM -
3 P 220/8 -
Section B de La Ferrière, 3e feuille, échelle 1/2000) (archives.morbihan.fr).
56 174
PLUMELIN
Bot-Coric
N
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Questembert (n° INSEE : 56 184)
commune secondaire : Limerzel (n° INSEE : 56 111)
Nom : le Couëdro Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : Le Couëdro
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Questembert Le Fovan 2014 YI 22, 24, 54, 95, 156 et
172
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
Limerzel 2014 ZD 8 et 9
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
amas non granite 3
fosses non
bloc ouvragé non granite 3
Commentaire sur les structures
La prospection a permis de repérer deux sites d’extraction de granite à grain grossier. Le site oriental le
plus vaste (environ 6 ha), à cheval sur les communes de Questembert et de Limerzel, montre le long du
chemin rural 18b un terrain accidenté avec de multiples dépressions largement remblayées, en particulier
dans sa partie sud. A la rupture de pente, un front de taille visible sur une dizaine de mètres de longueur et
une hauteur de l’ordre d’un mètre permet d’observer en place au moins une croix en cours d’extraction (sur
l’une le fût et les bras sont bien façonnés et largement dégagés). On peut aussi noter les empreintes de blocs
extraits. Les pentes et encore davantage le fond du vallon sont couverts d’une importante couche de déblais.
Il faut signaler sur le versant oriental (commune de Limerzel) un bloc comportant une ébauche de croix. De
ce même côté, dans les talus exclusivement constitués de blocs de granite de dimensions diverses, il a été
trouvé deux ébauches de meules ainsi qu’un fragment de tambour de colonne. Ce dernier d’un diamètre de
0,50 m était déjà bien dégrossi. Il conserve une face de joint sur laquelle est visible l’amorce d’un trou de
scellement quadrangulaire (environ 4 cm de côté) Ces éléments témoignent d’une activité de taille en plus
de celle d’extraction sur ce site. Quant au second site d’extraction, à l’ouest (environ 1,5 ha), il se signale
par des excavations malheureusement encombré de gravats récents.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
carrières non granite 2
carrière de meules non granite 1
Commentaire sur l’interprétation
Le front de taille en gradin avec les croix abandonnées en cours d’extraction témoigne de l’existence d’une
carrière. La découverte de deux ébauches de meules permet de supposer l’extraction et le façonnage de ces
éléments sur place. Le site oriental couvre une supercie de ha et celui occidental ha.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Ebauches de meules en granite, fragment de tambour de colonne, ébauches de croix.
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : laissé in situ
CHRONOLOGIE
Période de début : Antiquité
Période de n : Moyen Age
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
La morphologie du matériel de mouture ne permet pas d’être précis dans l’attribution chronologique. Une
datation plus ancienne à l’âge du Fer n’est pas à écarter pour ces éléments.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
Site d’extraction oriental
X du centroïde : 244.550 Y du centroïde : 2304.315 Z du centroïde : 67 m
altitude en m : 67 m
Site d’extraction occidental
X du centroïde : 244.360 Y du centroïde : 2304.500 Z du centroïde : 65 m
altitude en m : 65 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : thalwegs
Géologie : leucogranites à biotite et à muscovite
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude documentaire et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Daré , Dufay-Garel, Régent 2012 : DARE (S.), DUFAY-GAREL (Y.), REGENT (B.) - Rapport de pros-
pection diachronique 2012, autour du golfe du Morbihan, les landes de Lanvaux et le sud de la vallée de la
Vilaine, CERAM, SRA Bretagne, 2013.
Marquer 1961 : MARQUER (J.) - Vieilles pierres ignorées, BSPM, 1961, p.v., p. 27-28.
Lecornec 2005 : LECORNEC (J.) - Carrière de croix du XIIe - XIIIe siècle à Questembert (Morbihan),
BSPM, 2005, p. 55-62.
Commentaire général sur l’EA :
Cette carrière d’extraction de granite à gros grains est la deuxième révélée par la prospection depuis 2012
après celle des Ferrières à Sulniac, distante d’une dizaine de kilomètres. Cette dernière exploite d’ailleurs le
même matériau. Il s’agira dans les prochaines années de mener des investigations dans des lieux présentant
des congurations semblables aux deux zones d’extraction découvertes.
De plus, un nettoyage du front de taille où afeurent les ébauches de croix permettrait de se renseigner sur les
techniques d’extraction de ces éléments mais également sur celles des autres blocs. Un examen attentif des
talus et de l’ensemble des blocs visibles tant au fond que qur les pentes du vallon est (site d’extraction princi-
pal) permettra certainement de repérer de nouveaux blocs inachevés.
Il conviendra aussi de procéder à un recensement des croix, ainsi que des meules réalisées dans ce granite an
d’essayer d’en appréhender la diffusion. Quelle pouvait être la place de cette ressource géologique dans la
construction locale, quels types de chantier ont été apprivionnés ?
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 1 : localisation sur fond de carte IGN (1021 E - Allaire - éch. : 1/25000)
(points rouges), sur cliché aérien de 2012 (www.géobretagne.fr - éch. : 1/100000)
(encadrés en jaune) et sur fond de carte géologique (www.infoterre.fr - éch. : 1/50000)
(points rouges - en orange : site d’extraction des Ferrières à Sulniac) des carrières de granite.
56 111 / 56 184
LIMERZEL / QUESTEMBERT
Montaigu / Le Couëdro
N
N
N
FORMATIONS DU SOCLE -
TERRAINS SITUÉS AU NORD DU CISAILLEMENT SUD ARMORICAIN (DOMAINE LIGÉRIEN)
ROCHES CRISTALLINES - Leucogranite à biotite et muscovite - Faciès à muscovite dominante
(ou seule) contenant localement de la tourmaline
Département :
MORBIHAN
Communes : QUESTEMBERT
LIMERZEL
QUESTEMBERT - Section : YI - feuille 01
LIMERZEL - section ZD - feuille 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/5000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1294500
1294500
1295000
1295000
7174500
7174500
7175000
7175000
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre actuel des
deux carrières de granite avec l’emplacement
des sites d’extraction de croix et les découvertes
d’ébauches de meule et de colonne.
56 111 / 56 184
LIMERZEL / QUESTEMBERT
Montaigu / Le Couëdro
N
limite communale entre les communes de Questembert
(à l’ouest) et Limerzel (à l’est)
site d’extraction de croix
ébauches de meules
fragment de colonne
emprise observée en prospection des carrières de granite
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré
56 111 / 56 184
LIMERZEL / QUESTEMBERT
Montaigu / Le Couëdro
1
2
3
4
5
6
Figure n° 3 : 1-6 : différentes vues de la zone d’extraction de croix située sur la commune
de Questembert avec deux croix inachevées et à des phases d’extraction différentes.
On notera l’étagement du front de taille.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré
56 111 / 56 184
LIMERZEL / QUESTEMBERT
Montaigu / Le Couëdro
Figure n° 4 : 1, 2-3 : ébauches de meules. Le cliché 3 montre que cette ébauche pourrait
correspondre à la meta ; 4-5 fragment de fût de colonne inachevé avec visible sur le
cliché 4 l’amorce du trou de scellement ; 6-7 : zone d’extraction de croix située sur la
commune de Limerzel.
1
2
3
4
5
6 7
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 5 : article d’E. Marquer signalant la découverte d’une zone d’extraction de
croix sur les communes de Questembert et de Limerzel ; extrait de l’article de
J. Lecornec publié dans le bulletin de la SPM (les clichés photographiques de l’article
ont été ici supprimés). On notera de profondes différences entre le plan et les observations
faites sur le terrain ainsi qu’une erreur d’échelle.
56 111 / 56 184
LIMERZEL / QUESTEMBERT
Montaigu / Le Couëdro
Marquer (E.), Vieilles pierres ignorées, BSPM,
1961, p.v., p. 27-28
LECORNEC (J.), carrière de croix du XIIe - XIIIe siècle à Questembert (Morbihan), BSPM, 2005, p.
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
N° de l’EA = 56 194 0001
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Rieux (n° INSEE 56 194)
Nom : le château Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : le château
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Rieux 2014 YR 55, 56, 59, 75, 125
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
fossé non curvilinéaire monumental 1
Commentaire sur les structures
Le relevé LIDAR a permis de mettre en évidence un puissant fossé curviligne (longueur approximative : 325
m) au niveau de l’ancien couvent des Trinitaires, à 200 m du site castral qui occupe l’espace est à la pointe
du promontoire. Sa largeur est supérieure à 12 m et sa profondeur dépasse les 4 m (dimensions assez proches
de celui séparant la haute-cour de l’avant-cour). Ces dimensions ont été mesurées dans sa partie sud le
fossé est conservé sur un court tronçon, réultilisé en chemin creux. Il n’y a pas de traces d’un quelconque
talus, probablement arasé.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
fortication non 1
éperon barré non 1
Commentaire sur l’interprétation
Ce grand fossé occidental d’axe nord-sud barre à son commencement le promontoire rocheux qui s’avance
dans la vallée de la Vilaine, isolant une supercie de près de 6 ha.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : 2nd Age du Fer
Période de n : Moyen Age
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
L’antériorité de ce fossé par rapport à l’implantation du site castral n’est pas à écarter. En effet, les qualités
topographiques du site ont dû retenir l’attention des populations avant la période médiévale. Cela explique la
large fourchette chronologique proposée.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 266.338 Y du centroïde : 2298.168 Z du centroïde : 19 m
altitude en m : 19 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie
Géologie : rhyolites et tufs rhyolithiques de Rieux et alternance de lits gravelo-sableux et silto-argileux
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR et prospection au sol
Inventeur/informateur
SOURCES : (mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Daré, Dufay-Garel 2014 : DARE (S.), DUFAY-GAREL (Y.) - Rapport de prospection diachronique 2013,
autour du golfe du Morbihan, landes de Lanvaux et sud de la vallée de la Vilaine, CERAM, SRA Bretagne,
2014.
Commentaire général sur l’EA :
Ce fossé de barrage s’il complète notre connaissance du site castral en soulevant de nouvelles interrogations
sur son extension probable vers l’ouest, démontre avant tout l’intérêt qu’il y aurait à mettre en place un zonage
au niveau du bourg de Rieux.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 1 : localisation de la ligne défensive supplémentaire mis en évidence sur la
carte IGN (point rouge) (1121O - Redon - éch. : 1/25000) et sur cliché aérien (en rouge ;
en blanc : les structures maçonnées conservées du château et contours blancs : emprise
du couvent des Trinitaires (www.géoportail.fr - survol 2009 - éch. 1/5000).
56 194 0001
RIEUX
Le Château
N
N
Département : MORBIHAN
Commune : RIEUX
Section : YR
Feuille : 000 YR 01
Échelle d'origine : 1/1000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
cadastre.gouv.fr
©2014 Ministère des Finances et des Comptes
publics
1316400
1316400
1316600
1316600
1316800
1316800
7168000
7168000
7168200
7168200
cloître
bâtiments conventuels
haute couravant cour
église
3 23 m
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 194 0001
RIEUX
Le château
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : plan du château de Rieux et
proposition d’une ligne défensive supplémentaire
à l’ouest du site castral au niveau de l’ancien
couvent des Trinitaires sur fonds cadastral et
topographique (LIDAR 56 - équidistances des
courbes de niveaux : 0,50 m).
bâtiments et église du couvent des
Trinitaires d’après le cadastre naopléonien
de Rieux (ADM 3 P 240/11).
ligne défensive supplémentaire visible sur
le relevé LIDAR
tracé restitué de la ligne défensive
maçonneries en élévation du château d’après le
relevé effectué en 2013
N
Altimétrie :
Légende :
blanc : hypothèse d’une
ligne défensive supplémentaire
jaune : emprise du couvent
des Trinitaires
rouge : emprise du château
(avant-cour et haute-cour)
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : S. Daré
Figure n° 3 : en haut : image lidar avec une courbe de niveaux tous les 1 m avec en fond
le cadastre napoléonien de Rieux (ADM 3P 240/11 - section E dite de St-Melaine, 1ère
feuille - 1812). Les limites parcellaires se superposant au tracé de la ligne défensive
supplémentaire sont en rouge ; en bas : vue aérienne du site du château avec figurés
l’emplacement du château, du couvent et l’hypothèse d’une autre ligne défensive.
56 194 0001
RIEUX
Le château
N
0 100 m
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale :Saint-Jacut-les-Pins
Nom : le moulin d’Eon Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : le moulin d’Eon
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
St-Jacut-les-Pins le domaine 2014 ZV 96 et 120
ZN 48 et 61
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
gisement de surface non terre cuite 1
scories isolées non
Commentaire sur les structures
La prospection a permis de repérer un gisement d’une assez grande surface caractérisé par une densité
moyenne de fragments de terres cuites architecturales antiques (tegulae et imbrices). Cette dernière s’ac-
croît à la limite avec la parcelle qui n’a pas pu être prospectée malheureusement car emblavée.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou
autre )
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
habitat non 1
production métallurgique oui traitement du minerai bas-fourneau
Commentaire sur l’interprétation
Les indices sont ténus et restreints pour être certain d’une activité métallurgique.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Fragment de tegula et deux scories isolées (parcelles ZN 48 et 61 )
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : dépôt archéologique du Morbihan -
56000 Vannes
CHRONOLOGIE
Période de début : Antiquité
Période de n : Antiquité
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie
En l’absence de tout autre mobilier que les fragments de tegulae, il n’est pas possible de proposer une datation
plus précise.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 258.180 Y du centroïde : 2307.382 Z du centroïde : 44 m
altitude en m : 44 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : plateau
Géologie :
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : prospection au sol
Inventeur/informateur : M. Bruno Régent
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Commentaire général sur l’EA :
Ce site se caractérise aussi par l’afeurement de minerai de fer qui a fait l’objet d’une exploitation au moins
dans la seconde moitié du XIXe siècle. La découverte de scories écoulées indiquent une activité métallurgique
probablement en rapport avec la présence de minerai. Il reste toutefois à la localiser avec précision en pour-
suivant la prospection de ce secteur.
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
56 221
SAINT-JACUT-LES-PINS
Le moulin d’Eon
N
N
Figure n° 1 : localisation du gisement de surface antique sur fond de carte IGN (
1021 E -
Allaire
- éch. : 1/25000) (point rouge), et sur cliché aérien de 2009 (géoportail -
éch. : 1/10000) (en rouge : gisement reconnu ; pointillés rouges : extension probable du
site ; étoile marron : deux scories écoulées en cordons fins isolées, ferrier ?). Les tâches
sombres visibles dans les champs correspondent à des affleurement de minerai de fer.
Département :
MORBIHAN
Commune :
SAINT-JACUT-LES-PINS
Section : ZV
Feuille : 000 ZV 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1308400
1308400
1308600
1308600
7177200
7177200
7177400
7177400
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre du gisement de
surface antique (hachures). Il se prolonge dans la parcelle
immédiatement à l’ouest inaccessible à la prospection
car en culture (pointillés gris).
56 221
SAINT-JACUT-LES-PINS
Le moulin d’Eon
N
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = Données complémentaires = X Année de première mention =
N° de l’EA = 56 234 0024
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : St-Pierre-Quiberon (n° INSEE : 56 234)
Nom : Beg-en-Aud Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : pointe de Beg-enAud
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
St-Pierre-Quiberon 2014 AZ 394
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
rempart non pierres sèches parementé 1
charpente non bois fer 1
fossé non curvilinéaire 1
mur oui pierres sèches rectilinéaire 1
bâtiments oui quadrangulaire 4
foyer non granite 1
niveau d’occupation non céramiques
Commentaire sur les structures
Le rempart légéèrement curviligne qui vient barrer d’est en ouest le promontoire littoral mesure 55 m de
long pour une largeur à sa base de 25 m environ. Il est conservé sur une hauteur qui avoisine les 5 m. La
partie occidentale de cet ouvrage a été bouleversée par la fouille conduite au XIXe siècle. On discerne bien
la méthode employée avec le creusement d’un puits puis d’une tranchée, les déblais de ces excavations
étant rejetés de part et d’autre. L’architecture du rempart est connue par les descriptions des archéologues
du XIXe siècle. Ceux-ci ont observés des parement de pierres qui reposent une épaisse couche de vase et
maintenant un amas de pierres dans lequel ont été trouvés des restes ligneux avec de grandes ches en fer.
L’observation de la falaise sud de la crique, située à l’ouest dans le prolongement du talus, a révélé plusieurs
structures. On peut ainsi voir à l’est, un parement de dalles de granite d’un module régulier qui semble
retenir un mélange de terre et de pierres. A l’ouest, contre ce parement, un éboulis de blocs de granite issus
probablement de sa destruction, repose sur une épaisse successions de niveaux de pierrailles, de cailloutis et
de terre visible sur au moins 8 m long. Plus à l’ouest de la coupe, une seconde structure est visible. Elle est
constituée de deux parements posés directement semble-t-il sur le substrat diaclasé et qui enserrent un amas
de gros galets, de blocs de pierres et de terre. La largeur de l’ensemble est estimé à environ 3 m. Il semble
appuyé à un agglomérat de pierrailles, correspondant peut-être au substrat altéré.
Le rempart est doublé d’un fossé placé une douzaine de mètres en avant. Ce creusement large de 8 à 12 m
présente un prol en cuvette évasée. Le fond du fossé afeure en différents endroits. La profondeur de celui-ci
peut-être évaluée à environ 1,50 m.
A l’intérieur de l’éperon, plusieurs structures ont été mises en évidence dans les sentiers de randonnée. Ainsi
au nord du promontoire, un mur de pierres sèches rectiligne de direction est-ouest barre la totalité de l’espace.
Il est pour l’essentiel formé de galets de quartz blanc d’assez grandes dimensions. Sur le côté est en plusieurs
points, afeurent des tessons de céramiques protohistoriques. On insistera particulièrement sur le point situé
approximativement à égale distance de la pointe et du rempart, le mobilier est associé à une strucure de
combustion formée de blocs de granite rubéés dont certains de chant. Cette dernière, adossée à un afeure-
ment rocheux présente un plan rectangulaire (1,5 x 1 m).
A l’ouest, l’érosion fait apparaître diverses structures peu identiables. Elles comprennent de nombreux blocs
de granite rougis. Certaines sont peut-être des foyers. Dans le sentier qui traverse au milieu longitudinalement
le promontoire, des fragments de céramiques ont été recueillis auprès du mur de pierres sèches décrit précé-
demment.
Le relevé LIDAR corroboré par le relevé microtopographique a permis de repérer des anomalies topogra-
phiques. Les quatre principales s’alignent sur la partie sommitale de l’éperon. Elle se présentent sous la forme
d’excavations de plan quadrangulaire, de 8 à 10 m de côté, profondes de 0,50 m au maximum et parfois
bordées de bourrelets de terre. Une autre série se développe sur le versant est couvrant une vaste zone. Plus
petites et masquées par une végétation touffue, elles restent peu compréhensibles. Il faut enn signaler un four
à soude de 2,50 m de long.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
éperon barré non 1
habitat non
Commentaire sur l’interprétation
Les structures observées dans la coupe de la falaise à l’ouest du rempart, compte tenu de leur position, appar-
tiennent selon toute vraisemblance au sytème défensif du site. La séquence de niveaux de pierrailles pourrait
elle correspondre à des niveaux de circulation successifs et ainsi matérialisée l’accès au site.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
Fragments de céramiques protohistoriques dont plusieurs bords de grands vases de stockage, fragments
d’amphores italiques (voir inventaire détaillé du mobilier collecté, étude approfondie dans Dufay-Garel,
2015) (A noter, seul le mobilier de l’âge du Fer conservé au dépôt archéologique a été inventorié)
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier : dépôt archéologique du Morbi-
han - 56000 Vannes (mobilier issu des prospections depuis les années 1960)
Musées de Vannes - 15 place St-Pierre (fouilles Abbé Collet et société polymathique du Morbihan en 1868-
1869), musée de Carnac, 1 place de l’Eglise
CHRONOLOGIE
Période de début : mésolithique/néolithique
Période de n : second âge du Fer (Ier s. av. J.-C.)
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie : L’occupation principale se place à la n du second âge du Fer (IIe-Ier s.
av. J.-C.)
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 186.410 Y du centroïde : 2295.508 Z du centroïde : 17 m
altitude en m : 17 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : promontoire littoral à falaises (hauteur : 17 m)
Géologie : granites
Géomorphologie
Détruit : OUI NON En élévation : OUI NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte
Circonstance de la découverte : étude des relevés LIDAR, relevé microtopographique, prospection au
sol
Inventeur/informateur
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Closmadeuc (De) 1868 : CLOSMADEUC (G. De) - « Rapport sur les fouilles et les découvertes récentes de
M. l’abbé Collet, vicaire de Saint-Pierre-Quiberon »,BSPM, 1868, p. 171-175
Colbert De Beaulieu 1962 : COLBERT DE BEAULIEU (J.-B.) - « Notices de numismatique celtique (XIII).
I. Un statère des Pictones découvert dans la presqu’île de Quiberon », Annales de Bretagne, 69, 1, 1962, p.
42-57.
Dufay-Garel 2015 : DUFAY-GAREL (Y.) - Les sites fortiés de lâge du Fer dans le Morbihan, mémoire de
Master 2, université de Rennes 2, 2015.
Galles 1869 - GALLES (L.) - « Compte-rendu sur la fouille du tumulus de Beg-en-Aud, Saint-Pierre-Quibe-
ron », BSPM, 1869, p. 112-116.
Hyvert 1990 : HYVERT (J.) - « Les habitats côtiers armoricains à l’âge du Fer », in DUVAL (A.), LE BIHAN
(J.-P.), MENEZ (Y.) (dir.), Les Gaulois d’Armorique. La n de l’âge du Fer en Europe tempérée, actes du XIIe
colloque de l’AFEAF (Quimper, mai 1988), Revue Archéologique de l’Ouest, Supplément, 3, Rennes, 1990,
p. 76 et 81.
Jacq 1940 : JACQ (M.) - Carnac - Morbihan. Catalogue du Musée archéologique J. Miln-Z. Le Rouzic,
Ofce des éditions universitaires, Paris, 1940, p. 185 et 187.
Le Pennec 2009 : LE PENNEC (C.) - Prospection-inventaire et recherches documentaires de la commune
de Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), rapport de prospection-inventaire, SRA de Bretagne, 2009, p. 63-64,
67-70.
Marsille 1921 : MARSILLE (L.) - Catalogue du Musée de la Société Polymathique, Vannes, 1921, n° 1210.
Wheeler, Richardson 1957 : WHEELER (R.E.M.), RICHARDSON (K.M.), Hill-Forts of Northern France,
Reports of the Research Committee of the Society of Antiquaries of London, XIX, The Society of Antiqua-
ries of London, Oxford, 1957, p. 103.
Commentaire général sur l’EA :
La prospection réalisée a concerné en priorité les vestiges de l’âge du Fer. Le site mésolithique qui se trouve à
l’extrémité de la pointe a souffert de l’aménagement d’un cheminement maçonné pour l’accès du public. Les
vestiges de l’âge du Fer afeurant dans les sentiers sont soumis à une double érosion anthropique d’une part
avec la forte fréquentation touristique, et naturelle d’autre part avec le ruissellement des eaux de pluies et le
vent. Il est nécessaire d’entreprendre une réexion sur les mesures à mettre en place pour limiter les dommages
sur un site d’une grande vulnérabilité. Une étude préalable de ces vestiges avant leur destruction dénitive,
sous la forme de sondages ponctuels, pourrait également être envisagée. Il s’agirait de cette manière d’assurer
la préservation de ce site assez exceptionnel par son potentiel archéologique à la connaissance de l’occupation
du littoral à l’âge du Fer que reètent la qualité des informations déjà livrées. Il est en outre essentiel que les
aménagements destinés au public puissent faire l’objet d’investigations archéologiques.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 1 : localisation sur fond de carte IGN (821 OT - Presqu’île de Quiberon/Auray/
Carnac - éch. : 1/25000) (cercle rouge) et sur cliché aérien de 2009 (géoportail -
éch. : 1/10000) (cercle jaune).
56 234 0024
St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
N
N
1000 1050 1100 1150
350
400
450
500
550
18 m
19 m
17 m
15 m
17 m
20 m
17 m
19 m
18 m
1236600 1236800
7166000 7166200
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 234 0024
St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
DAO : S. Daré, Y. Dufay-Garel
Figure n° 2 : comparaison entre à gauche le relevé microtopographique effectué au tachéomètre
(matériel : LEICA Builder 309 - équidistance des courbes : 0,10 m) et à droite le relevé obtenu
à partir du LIDAR 56 traité en courbes de niveaux (équidistance des courbes : 0,10 m). Les
relevés sont portés sur le cadastre actuel.
N
N
limite du relevé microtopographique
limite cadastrale
limite cadastrale
Département : MORBIHAN
Commune : SAINT-PIERRE-QUIBERON
Section : AZ
Feuille : 000 AZ 01
Échelle d'origine : 1/2000
Échelle d'édition : 1/2000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des Comptes
publics
0 22 m
Altimétrie :
1236600 1236800
7166000 7166200
N
limite cadastrale
four à soude
mur en pierres sèches
niveaux archéologiques visibles en surface
des cheminements piétonniers
stratigraphie visible dans la coupe de la falaise
empierrement
cheminements piétonniers
anomalies topographiques
fossé restitué
fossé
talus restitué
talus (pointillés blancs : limite des fouilles
réalisées au cours de la seconde moitié du XIXe s.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
56 234 0024
St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
DAO : S. Daré, Y. Dufay-Garel
15 m
20 m
12 m
affleurement rocheux
1/250e
0
10 m
emplacement du profil
Légende :
Figure n° 3 : relevé LIDAR traité en courbes de niveaux (équidistance des courbes : 0,10 m)
et interprété (échelle : 1/2000 ), et profil du rempart de l’éperon barré.
SE
NO
Fossé
5 m
10 m
15 m
20 m
25 m
30 m
35 m
40 m
45 m
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : Y. Dufay-Garel.
Figure n° 4 : 1-2 : vue générale et détail de l’extrémité ouest du talus en 2005 avant sa
consolidation effectuée par le conservatoire du littoral. Il s’agit de la partie affectée par
les fouilles de la 2nde moitié du XIXe siècle dont on discerne nettement le cratère ; 3-5 :
stratigraphie visible en coupe dans la falaise au sud-ouest du talus. L’interprétation de
ces niveaux est difficile. Il convient peut-être d’y voir l’accès à l’éperon barré.
Les pointillés blancs soulignent un
parement, peut-être celui du rempart,
en avant duquel on observe
sous un éboulis sans doute des blocs
constituant ce même rempart, une succession
d’empierrements qui évoquent des niveaux de circulation.
On remarquera d’ailleurs un élargissement de ceux-ci.
Un creusement est aussi discernable en-dessous de ces niveaux
au pied du parement.
Autres traces de construction signalées par les pointillés blancs.
La végétation qui les recouvre ne permet pas d’identifier
précisément ces vestiges. Dans l’hypothèse où ceux repérés plus
à l’ouest appartiennent à un système d’accès, il est probable
qu’ils en sont l’une des constituantes.
1
2
3
4
5
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St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : Y. Dufay-Garel.
Figure n° 5 : 1 : l’extrémité est du rempart avec au 1er plan le bord méridional du fossé
au niveau de l’affleurement rocheux ; 2 : l’extrémité est du fossé taillée dans le rocher ;
3 : le fossé vu depuis le sommet du rempart ; 4 : l’extrémité ouest du fossé ;
5 : le rempart depuis le sud, son extrémité est a été endommagée par l’aménagement du
sentier côtier.
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St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
5
1
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Crédit photographique : S. Daré, Y. Dufay-Garel.
Figure n° 6 : 1 : empierrement de galets de quartz observé au nord-ouest du rempart
visible en arrière-plan ; 2 : structure de combustion apparaissant en surface du sentier
côtier. Elle est délimitée par des blocs de granite rougis ; 3-4 : mur en pierres sèches
vue depuis l’est et barrant la pointe à son extrémité nord (largeur : environ 1,30 m).
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St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
1
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C
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO Y. Dufay-Garel.
Figure n° 7 : pots de stockage de grand module à lévre arrondie - 1 : prospections
J. Hyvert, 1989, dépôt archéologique du Morbihan ; 2-4 : prospections C.E.R.A.M.
2006-2015, dépôt archéologique du Morbihan ; 5-6 : prospections Z. Le Rouzic, 1913,
musée de Carnac.
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St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
001
Hyvert 001
002
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Musée de Carnac
Musée de Carnac
1
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0 5 cm
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
Figure n° 8 : 1 à 7 : bords très fragmentaires de pots de stockage ou de grandes jattes ;
8-10 et 12 : bords et fond de pots ; 11 et 13 : bords de jattes ; 14 : panse d’une
jatte à profil en «S» et 15 : bord d’un possible gobelet - 1-7 : prospections C.E.R.A.M.
2006-2015, dépôt archéologique du Morbihan ; 8, 9, 15 : fouilles Collet, 1868-1869,
musée de Vannes ; 10-12 : prospections Z. Le Rouzic (?), 1924, musée de Carnac ;
13-14 : prospections J. Hyvert, 1989, dépôt archéologique du Morbihan.
004 E
004 F
010
004 B
004 C
004 D
004 A
IM 1212.3
IM 1212.4
Musée de Carnac
Musée de Carnac
Hyvert 002
Hyvert 002
Musée de Carnac
1
2
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5
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IM 1212.1
15
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10
8
Graphite
Céramique modelée
DAO Y. Dufay-Garel.
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Eperon barré de Beg-en-Aud
0 5 cm
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO et crédit photographique : Y. Dufay-Garel.
Figure n° 9 : 1-2 et 6 : bords de pot ; 7-8 : probables bords de pot ; 9 bord de pot ;
3-5 : coupe (3) et pots en céramique fine, la coupe est décorée de baguettes ; 10 : fragment
de panse décorée d’une baguette et graphité ; 11 : fragment de panse perforée ; 12-15 :
fragments d’amphores italiques dont deux bords d’amphores de forme Dr. Ib -
1, 2, 12, 13 : prospections C.E.R.A.M. 2006-2015, dépôt archéologique du Morbihan ;
4, 5, 7, 15 : prospections Z. Le Rouzic, 1913, musée de Carnac ; 3 : prospections
C.M. Piggott, 1938, Oxford Institute of Archaeology ; 6, 8-11, 14 : fouilles Collet,
1868-1869, musée de Vannes.
IM 1212.2
IM 1212.5
IM 1212.4
IM 1210
004 G
1
Musée de Carnac
4
Musée de Carnac
5
11
IM 1212.4
9
Musée de Carnac
7
6
10
004 H
2
13
14
15
12
009
009
Musée de Carnac
3
Wheeler, 1957
IM 1212.1
8
Graphite
Céramique tournée
Céramique modelée
0 5 cm
0 5 cm
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St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
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Archéologiques du Morbihan
Figure n° 10 : 1-6 et 8 : clous en fer ; 7 : bois minéralisé avec l’empreinte d’un clou et
9 : morceau de bois (chêne) 10 : fragment de la panse d’un pot à décor estampé ;
11 : anneau bosseté en plomb ; 12 ; plaque de bronze décorée et percée de 2 trous ;
13 : socle de statuette ou résidu d’une coulée de bronze ; 14 : tige en bronze ; 15 : plaque
en bronze percée d’un trou rectangulaire - 1-5, 8, 9 : fouilles Collet, 1868-1869,
musée de Vannes ; 6 : prospections L. Marsille, musée de Vannes ; 7 : prospections
C.E.R.A.M.
2006-2015, dépôt archéologique du Morbihan ; 10 : fouille Collet, 1869,
musée de Vannes
11-15 : ramassages J. Miln ( ?), musée de Carnac).
IM 1211
010
7
IM 1215
9
11
12
13
14
15
IM 1213
1
IM 1213
2
IM 1213
3
IM 1213
4
IM 1213
5
MS 0613
6
IM 1214
8
bois minéralisé
Jacq, 1047
Jacq, 1052
Jacq, 1048
Jacq, 1051
Jacq, 1046
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St-PIERRE-QUIBERON
Eperon barré de Beg-en-Aud
10
DAO et crédit photographique : Y. Dufay-Garel.
0 5 cm
Ech. : 1/2
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale : Vannes (n° INSEE : 56 260)
Nom : la chapelle des Lices Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : place des Lices
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Vannes 2014 BS 65, 66, 204, 205 266,
274, 275
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
bâtiment non rectangulaire maçonné 1
inhumations non
Commentaire sur les structures
La chapelle présente un plan simple en forme de croix latine. La nef unique et rectangulaire donne sur un
transept peu saillant que prolonge un choeur vraisemblablement à pans coupés d’après les plans de la ville
de la n du XVIIIe s. L’édice s’étenderait sur une longueur totale de 23 m environ. La largeur de la nef est
de 9,25 m en oeuvre et au niveau du transept de 12 m. Quant au choeur, il a la même largeur que la nef.
Cette dernière est éclairée par au moins deux fenêtres : une placée sur le mur gouttereau sud juste avant le
transept, une autre aménagée dans le mur ouest dont l’un des piédroits est encore conservé. Peut-être y en
avait-il une autre sur le mur nord symétriquement à la baie sud ? Deux portes sont connues, l’une au sud,
l’autre à l’ouest. La première a été mutilée lors de travaux d’aménagement en garage d’un des bâtiments.
De la porte ouest qui s’ouvre au milieu de la façade, il subsiste la partie inférieure des deux piédroits simple-
ment décoré d’une colonnette. La façade occidentale était également cantonnée de contreforts angulaires.
Ceux au nord ont été détruits et l’un de ceux au sud ne signale plus que par les traces d’arrachement. Un
autre contrefort est également visible immédiatement à l’est de la porte sud. Il dépasse d’ailleurs de la mai-
son adossée à la chapelle. Sa hauteur est de près de 8 m ce qui correspond à l’arase du mur gouttereau sud.
Les murs de cla chapelle sont construits en bel appareil de granite. Quelques marques de tâcherons ont par
ailleurs été relévées.
Au milieu du XVIIIe s. (en 1749), un cimetière est installé au nord de cette édice en remplacement de celui
situé près de la chapelle St-Michel (actuelle place de la libération, au nord-ouest de la ville). Il est désaffecté
à la n de ce siècle lors de la création du cimetière de Boismoreau (en 1791). Une sacristie s’élevait contre
le mur nord. Celle-ci a fait l’objet d’importants travaux en 1749.
INTERPRETATION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre
)
Nature (limité à 2 ) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
chapelle non 1
cimetière non 1
Commentaire sur l’interprétation
Cette chapelle sous le vocable de Notre-Dame-de-Chartres ou Notre-Dame des Lices est celle de l’ancien
château ducal de l’Hermine.
MOBILIER Mobilier signicatif (décrit et commenté) :
aucun
Contexte du mobilier : Lieu de dépôt du mobilier :
CHRONOLOGIE
Période de début : Moyen Age (XVe siècle)
Période de n : période révolutionnaire
Indicateur de période :
Attribution culturelle :
Commentaire sur la chronologie : la construction de cette chapelle est datée des années 1427-1428 à l’initia-
tive du duc Jean V (1399-1442). L’édice est vendu comme bien national en 1794 et démoli en grande partie
en 1797.
GEOREFERENCES (Coordonnées de l’entité) :
Type de fond : carte IGN au 1/25000 Précision de l’emprise :
X du centroïde : 217.595 Y du centroïde : 2307.567 Z du centroïde : 8 m
altitude en m : 8 m
ETAT ACTUEL
Situation : X plein air Grotte, abri, souterrain Immergé
Topographie : promontoire du Mené
Géologie : gneiss anatectiques et migmatites - Migmatites paradérivées indiférenciées
Géomorphologie
Détruit : OUI (en majeure partie) NON En élévation : OUI (partiellement) NON
CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE
Année de la découverte : 2014
Circonstance de la découverte : étude documentaire et prospection au sol
Inventeur/informateur : Jean-Jacques Guillon
SOURCES :(mentionner documents bibliographiques, archives, cartes, plans, photographies etc…) :
notice et pages concernées
Guillon 1993 : GUILLON (J.-J.) - La chapelle Notre-Dame-de-Chartres, bulletin des Amis de Vannes, n° 18,
1993, p. 43-62. (les références plus anciennes ne sont pas données ici car elles sont citées dans l’article placé
en référence.
Commentaire général sur l’EA :
Une étude archéologique du bâti des élévations non masquées par les constructions pourrait être menée com-
plétant la documentation déjà existante et en particulier les relevés réalisés par M. Guillon.
C
é r a m
Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 1 : localisation sur fond de carte IGN (0921 OT Vannes - Golfe du Morbihan -
éch. : 1/25000) (point rouge) et sur cliché aérien de 2010 (www.mairie-de-vannes.fr -
éch. : 1/1000) (en rouge foncé : murs conservés partiellement en élévation ; rouge clair :
emprise restituée de l’édifice ; pointillés rouges : emprise présumée du cimetière) de la
chapelle Notre-Dame de Chartres ou des Lices.
56 260
VANNES
Chapelle des Lices
N
N
Département :
MORBIHAN
Commune :
VANNES
Section : BS
Feuille : 000 BS 01
Échelle d'origine : 1/500
Échelle d'édition : 1/1000
Coordonnées en projection : RGF93CC48
©2014 Ministère des Finances et des
Comptes publics
1267900
1267900
1268000
1268000
7177800
7177800
7177900
7177900
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Centre d'Etudes et de Recherches
Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré.
Figure n° 2 : localisation sur le cadastre actuel de
Vannes des vestiges de la chapelle des Lices (en violet
foncé : bâti en élévation ; trame violette : emprise de la
chapelle et pointillés violets : emprise présumée du
cimetière). Contour rouge : emprise présumée du site
(uniquement les parcelles, pas le domaine public).
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VANNES
Chapelle des Lices
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C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré, J.-J. Guillon.
Figure n° 3 : plan de Vannes en 1785 (copie du plan d’embellissement de Maury, quartier
du centre - ADM -1 Fi 88/1 - patrimoine.bzh) avec localisation (cercle rouge) de la
chapelle des Lices ; au milieu et en bas : plan des vestiges subsistants et relevé de la
façade occidentale (J.-.J. Guillon, la chapelle N.-D. de Chartres, bulletin des Amis de
Vannes, n° 18, 1993, p. 49 et 52).
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VANNES
Chapelle des Lices
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : J.-J. Guillon
Figure n° 5 : en haut à gauche : vue de la porte ouest depuis l’intérieur de la chapelle,
sur le cliché à droite on distingue une seconde baie murée aussi, appartenant à un édifice
adossée au mur nord et figuré sur le plan de 1785, au milieu : détail de la port sud dégradée
dans sa partie inférieure ; en bas à gauche : vue générale de la façade ouest et à droite :
trace d’arrachement d’un contrefort d’angle avec sur le côté le profil du contrefort
prologeant la façade ouest (clichés : J.-J. Guillon - 1992 - 17 places des Lices en haut et à
gauche au milieu, 13 place des Lices pour les autres)
56 260
VANNES
Chapelle des Lices
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : J.-J. Guillon
Figure n° 6 : en haut à gauche : angle sud-ouest du bras sud du transept ; à droite : la partie
conservée du mur du transept et au fond le soubassement du contrefort sur le mur
gouttereau sud de la nef dont le sommet est visible au-dessus du toit du bâtiment ;
en bas à gauche : autre vue du mur du transept et à droite : démolition du mur sud
du transept (clichés J.-J. Guillon - 1988 - 15 place des Lices).
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VANNES
Chapelle des Lices
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : J.-J. Guillon
Figure n° 4 : vue générale et détail de la porte et de la fenêtre aménagées dans la
façade occidentale de la chapelle (clichés J.-J. Guillon - 1988, 1992 et 1994 - 13 place
des Lices). On notera sur le cliché en haut à gauche au-dessus de la porte les blocs
présentant une face oblique qui suggèrent la présence d’un arc brisé.
56 260
VANNES
Chapelle des Lices
C
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Archéologiques du Morbihan
DAO : S. Daré ; crédit photographique : J.-J. Guillon
Figure n° 7 : en haut à gauche : le contrefort prolongeant la façade ouest de la chapelle ;
en bas à gauche : le contrefort sur le mur gouttereau sud ; en haut et en bas à droite :
niveau d’arasement des murs ouest et sud de la chapelle. On notera sur le cliché en haut
la présence d’un larmier sur le mur de façade ouest. (clichés J.-J. Guillon - 1988 et 1992 -
depuis le 13 place des Lices pour les clichés de droite et la place des Lices pour les autres).
56 260
VANNES
Chapelle des Lices
FICHE D’ENREGISTREMENT DE DECOUVERTE
Année : 2014
Première mention = X Données complémentaires = Année de première mention =
de l’EA =
NOM DU REDACTEUR : DARE Sébastien
TEL : 06 70 78 84 74
localisation Département : 56 commune principale :Vannes (n° INSEE : 56 260)
Nom : château de l’Hermine Lieu-dit de l’IGN et/ou adresse : rue porte poterne
Commune principale Lieu-dit du cadastre Année Section(s) . Parcelle (s)
Vannes 2014 BS 92 à 95, 98, 122, 124,
125, 276 à 278, 327 à 329
et 331
Commune(s)
secondaire(s)
Lieu-dit du cadastre Année
Section(s) . Parcelle (s)
IDENTIFICATION
DESCRIPTION (les afxes 1 et 2 sont à choisir dans la liste des afxes matière, morphologie ou autre )
Structures (illimité) Doute Afxe 1 Afxe 2 Quantité
bâtiments non
tours non circulaires 5
poterne non 1
courtine non rectilinéaires
canalisations non rectilinéaires 2
étang non
Commentaire sur les structures
Les différents plans de la seconde moitié du XVIIIe s. montrent deux tours circulaires (environ 14 m de
diamètre) vers l’extérieur encadrant une poterne, peut-être celle vue par Guyot-Jomard à la n du XIXe
siècle (Guyot-Jomard, 1888). La tour nord présente une salle de plan hexagonal, et dispose d’une canon-