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Inrap
Institut national
de recherches
archéologiques
préventives
Rennes, lIle-et-Vilaine
Métro Ligne B
Rue du Puits Mauger
Laurent Beuchet
Inrap Grand-Ouest
mars 2011
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
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Métro ligne B
Rue du Puits Mauger
par
Laurent Beuchet
Inrap Grand-Ouest
37 rue du Bignon CS 67737 35577 Cesson-Sévigné cedex
O LO : Tél. 02 23 36 00 40, www.inrap.fr
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFECTURE DE LA REGION BRETAGNE
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AOUT 2010
Rennes, le 12 juillet 2010 '"N.R.A.R G.Q,
Direction régionale
des affaires culturelles
de Bretagne
Le directeur régional des affaires culturelles
à
Monsieur le Directeur interrégional
INRAP Grand-Ouest
37 rue du Bignon
CS 67737
35577 CESSON SEVIGNE cedex
Affaire suivie par
Paul-André BESOMBES
Poste : 02 99 84.59.00
paul-andré.besom bes@ctilture.fr
Références : SRA/
Hôtel de Blossac
E rue du Chapitre
35044 Rennes cedex
Téléphone 02 99 29 67 67
Télécopie 02 99 29 67 99
Objet prescription de diagnostic archéologique
¿Rennes(35)
Ref : arrêtés n° 2010-106, 2010-107, 2010-108
PJ copie arrêtés
J'ai l'honneur de vous notifier les arrêtés ci-joints, portant prescription de diagnostic
archéologique. Ce texte est établi conformément à la loi 2001-44 du 17 janvier 2001 modifiée,
relative à l'archéologie préventive et au décret 2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures
administratives et financières en matière d'archéologie préventive.
Les coordonnées du maître d'ouvrage de l'opération sont :
Monsieur le Président
Hôtel de Rennes Métropole
4 avenue Henri Fréville
CS 20723
35207 Rennes cedex 2.
pour le Préfet de la région de Bretagne,
Préfet d'Ille et Vilaine,
le directeur régional des affaires culturelles,
le conservateur régional de l'archéologie,
Toute correspondance doit être adressée à Monsieur le directeur régional des affaires culturelles
Hôtel de Blossac, 6 rue du Chapitre, CS 24405, 35044 RENNES cedex
http://www.bretagne.culture.flouv.fr
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE REÇJJ LE
MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
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PREFECTURE DE LA REGION BRETAGNE _
.R.A.P. G.O,
le Préfet de la région de Bretagne, Préfet d'Ille-et-VilâMe,
Officier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre national du mérite,
ARRETE n" 2010-106 portant prescription de diagnostic archéologique
VU le code du Patrimoine, notamment son livre V ;
VU la loi n° 2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l'archéologie préventive, modifiée ;
VU le décret n° 2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en
matière d'archéologie préventive ;
VU, la saisine par courrier en date du 28 juin 2010 par Monsieur le président de Rennes Métropole
demandant en vertu des articles 10 et 12 du décret 2004-490 pris en application de la loi 2001-44
modifiée relative à l'archéologie préventive, la réalisation d'un diagnostic archéologique sur le terrain
situé à Rennes,me du Puits Mauger reçue le 01 juillet 2010 par la Direction Régionale des Affaires
Culturelles de Bretagne, Service Régional de l'Archéologie ;
CONSIDERANT que, en raison de leur localisation, les travaux envisagés sont susceptibles d'affecter
des éléments du patrimoine archéologique
;
en effet, la station Puits Mauger se situe à proximité d'un
système de défense avancée d'une porte de fa deuxième enceinte médiévale de Rennes.
CONSIDERANT qu'il est nécessaire de mettre en évidence et de caractériser la nature, l'étendue et le
degré de conservation des vestiges archéologiques éventuellement présents afin de déterminer le
type de mesures dont ils doivent faire l'objet ;
ARRETE
Article 1
er
:
Un diagnostic archéologique sera réalisé sur le terrain faisant l'objet des aménagements,
ouvrages ou travaux susvisés, sis en :
Région : Bretagne
Département
:
llfe-et-Vilaine
Commune
:
Rennes
Lieu-dit
:
rue du Puits Mauger (emplacement de la future station de métroPuits Mauger de la ligne B)
Cadastre : section
:
parcelles :
Non cadastré, domaine public de la Ville de Rennes.
Le diagnostic archéologique comprend, outre une phase d'exploration du terrain, une phase d'étude
qui s'achève par la remise du rapport sur les résultats obtenus.
Article 2 : Le diagnostic sera réalisé sous la maîtrise d'ouvrage de l'opérateur d'archéologie
préventive retenu. Les conditions de sa réalisation seront fixées contractuellement en application des
article 28 à 34 du décret n° 2004-490 susvisé.
Il sera exécuté conformément au projet d'opération élaboré par cet opérateur sur la base des
prescriptions annexées au présent arrêté.
Liberté * Égalité Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
PREFECTURE DE LA REGION BRETAGNE
le Préfet de la région de Bretagne, Préfet d'Ille-et-Vilalne,
Officier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre national du mérite,
Prescriptions de diagnostic archéologique
annexées à l'arrêté préfectoral numéro 2010-106
région
:
Bretagne
département
:
llle-et-Vilaine
commune
:
Rennes
lieu-dit
:
rue du Puits Mauger (emplacement de la future station de métroPuits Mauger de la ligne B)
cadastre : section : parcelles :
Non cadastré, domaine public de la Ville de Rennes.
propriétaire
:
Ville de Rennes
pétitionnaire: Rennes Métropole
Emprise du diagnostic archéologique : 2 322 m
2
Principes méthodologiques :
Les principes adaptés aux diagnostics archéologiques en milieu urbain seront mis en oeuvre : série de
tranchées/sondages par vignette au godet lisse mécanique et ouverture de fenêtres de décapage si
nécessaires dans les zones à forte densité, sondages d'évaluation non-destructeurs du potentiel des
vestiges mis au jour dans la perspective d'une éventuelle fouille.
Objectifs ;
La future station de métro Puits mauger se situe au débouché d'un système de défense avancée
d'une porte de la deuxième enceinte médiévale construite de 1453 à 1468 : la porte Toussaint
protégeant l'accès à la ville basse par la route de Nantes. Il s'agit de documenter ce secteur très mal
connu de la ville basse médiévale.
Une occupation de type faubourg pourrait être révélée par le diagnotic pour les périodes antique et
surtout médiévale et moderne.
Fait à Rennes, le 12 juillet 2010
pour le Préfet de la région de Bretagne,
Préfet d'Ilie et Vilaine,
le directeur régional des affaires culturelles,
le conservateur régional de l'archéologie,
Stéphane Deschamps
FICHE SIGNALETIQUE
Numéro de projet INRAP :
Région : Bretagne
Département : Ille et Vilaine Commune : Rennes Code INSEE : 35 238
Lieu-dit ou adresse : rue du Puits Mauger
Cadastre année : (commune, année, section, parcelle, lieu-dit).non cadastré, domaine public de la
Ville de Rennes
Coord. Lambert 93: X
:
351719 Y
:
6788725 altitude : 26.50 m NGF
Statut du terrain : (au regard des législations sur le patrimoine et l'environnement)
Propriétaire du terrain : Ville de Rennes
N° du site et/ou de l'entité archéologique
:
35 238
Arrêté de prescription n° : 2010-106 en date du 12 juillet 2010
Arrêté de désignation n° : 2011-017 en date du
18
janvier 2011
Responsable désigné : Laurent Beuchet
Organisme de rattachement : INRAP
Maître d'ouvrage des travaux : SEMTCAR
Nature de l'aménagement : Ligne B du Métro automatique
Opérateur chargé des travaux : INRAP intérrégion
Exploitant (s) :
Surface du projet d'aménagement : 2300 m
2
Dates d'intervention sur le terrain : 2 mar2010 au 9 mars 2010
Surface diagnostiquée : 117 m
2
% de la surface sondée : 5,1%
INTERVENANTS ET MOYENS MIS EN ŒUVRE
Intervenants scientifiques :
SRA :
INRAP:
Autre :
Paul-André Besombes
Laurent Beuchet
Michel Baillieu
Intervenants administratifs :
DRAC de Bretagne, SRA
:
S. Deschamps
INRAP interrégion M. Talon
Aménageur : SEMTCAR
Financement : redevance.
Organigramme de l'équipe scientifique : Préparation
Responsable d'opération L. Beuchet
Technicien
F. Boumier
Conservateur en charge du dossier
Responsable scientifique
Adjoint scientifique et technique
Conservateur régional de l'archéologie
Directeur interrégional
Terrain
L. Beuchet
C. Belanger
R BattaisR. Battais
F. Boumier
Post-fouille
L. Beuchet
C. Belanger
F. Boumier Topographe
etc...
Intervenants techniques :Terrassement mécanique 1 pelle(s) de 13 t sur roues avec godet de curage de 2 m,
entreprise Beaussire, 50 CATZ
;
évacuation par bennes mobiles, Ville de Rennes
1
Figure 1 : localisation de la zone d'étude sur la carte IGN
2
CONTEXTE ARCHEOLOGIQUE ET/OU PRESCRIPTIONS
SCIENTIFIQUES
La station de métro du Puits Mauger se situe au débouché d'une porte de la seconde enceinte de
Rennes construite au milieu du XVe siècle. La route de Nantes s'ouvrant devant cette porte pouvait
être bordée d'un faubourg médiéval et moderne. La présence de niveaux antiques est également
possible des ce secteur de la ville actuelle, pour laquelle aucune documentation archéologique
n 'existe.
CONTRAINTES TECHNIQUES
Diagnostic en milieu urbain, en pleine voirie, sur un axe très fréquenté et à proximité d'un centre
commercial important
;
obligation d'évacuer les déblais hors du périmètre d'intervention.
Les terrains sondés sont situés dans le lit majeur de la Vilaine. Les sondages géotechniques ont révélé
la présence de graves alluviales jusqu'à 3, 30 de profondeur. Par mesure de sécurité, les sondages ont
été stoppés à l'apparition de ces graves, vers 2 m sous la chaussée actuelle
Figure 3 : vue générale du diagnostic, depuis l'ouest (Cliché L. Beuchet/Inrap)
4
Résultats
Dans le cadre des études préalables à la construction de la ligne B du métro automatique de Rennes, un
diagnostic archéologique a été prescrit sur l'emprise de la future station rue du Puits Mauger. Cette
station est située en périphérie de la ville médiévale et moderne, à proximité de l'ancienne route de
Nantes et de son entrée dans la troisième enceinte de la ville par la porte de Toussaints, construite au
milieu du XVe siècle. Ce secteur de la ville est totalement vierge de toute information archéologique.
En raison de contraintes techniques très lourdes (intervention en pleine chaussée, sur un axe majeur de
la ville actuelle), il a été convenu avec les services techniques de la Ville de Rennes, l'aménageur et le
Service régional de l'Archéologie de Bretagne de n'intervenir que sur une moitié de l'emprise, et
d'extrapoler les résultats du diagnostic pour l'autre moitié. L'intervention de terrain a eu lieu sur 6
jours ouvrés hors délais de préparation du chantier et remise en état de la voirie, pris en charge par les
services de la ville.
Deux tranchées larges de trois mètres ont été ouvertes, représentant une surface totale de 117 m
2
(figure 2). Dans chacune des tranchées les niveaux les plus anciens mis au jour consistent en un niveau
de terre organique, brune, surmontant un niveau plus limoneux et plus clair (U.S. 1016 et 1017 dans la
tranchée 1, figure 5, U.S. 1048 dans la tranchée 2, figure 6). Ces niveaux, épais au maximum de
0,70m, livrent un matériel céramique assez abondant dont les éléments les plus anciens sont
attribuables aux ateliers de Laval (production dite « rose-bleue ») et datables au plust de la fin du
XVe siècle. Ces niveaux recouvrent directement les graves alluviales de la Vilaine, dont la surface est
parfois concrétionnée par les oxydes de fer (U.S. 1018).
Le niveau 1016 semble recoupé par quelques fossés dont les contours sont très difficiles à cerner. Ils
peuvent correspondre à d'anciens parcellaires. Leur comblement livre de la céramique peu nombreuse,
datable au plust du XVIle siècle par comparaison avec le mobilier issu des fouilles de la place
Sainte-Anne.
Figure 4 : vue de la maçonnerie 1001 depuis
l'est (Cliché L. Beuchet/Inrap)
5
Figure 5: tranchée 1, plan et coupes
Maçonnerie au mortier de chaux Grave naturelle
I. 1 Canalisation f
osse
Schiste bleu
I I Brique
Vue de la section 2 (Cliché L. Beuchet/lnrap)
Vue de la section 5. Au premier plan , le massif de fondation 1028 (Cliché L. Beuchet/lnrap).
Les vestiges d'une maçonnerie ont été mis au jour sur toute la longueur de la tranchée 1 (U.S. 1001).
Elle est composée de dalles de schiste pourpre liées au mortier de chaux jaune, très grossier et assez
friable. Une semelle composée du même mortier supporte la maçonnerie installée dans une tranché qui
recoupe le comblement d'un ancien fossé de parcellaire (tranchée 1004, dans le comblement du fossé
1009, section X figure X). Une seconde maçonnerie lui est liée. Elle forme un retour en équerre vers le
sud et présente les mêmes caractéristiques de mise en œuvre (U.S 1002). Un peu à l'est de 1002, un
troisième aménagement a été mis au jour, composé d'une dalle de béton dont la composition est très
proche de celle utilisée pour la semelle de fondation des maçonneries 1001 et 1002, associée aux
éléments très arasés d'un muret et au fond d'un caniveau s'évacuant vers le sud (U.S. 1004 et 1007).
Au nord du mur 1001, deux massifs de fondation ont été mis au jour, construits en dalles de schiste
pourpre lié au mortier jaune, remplissant des fosses creusées dans le sol 1016 (massifs 1028 et 1029).
Un troisième massif peut correspondre à la fosse 1030 située plus à l'est. Ces bases de poteaux ou de
piliers ne sont pas parallèles à la maçonnerie 1001. Elles semblent lui être antérieures et fonctionner
avec le sol de graviers 1026 posé au fond du creusement 1027 visible dans la coupe X. Ce creusement
semble comblé avant la construction du mur 1001 et recouvert par les niveaux de construction de
celui-ci et le sol 1020 qui leur est associé. Les maçonneries 1001 et 1002, ainsi que l'aménagement
1004, sont arasés lors des travaux de construction de la rue du Puits Mauger. Les gravats sont étalés en
nivellement (U.S. 1019) avant d'être recouverts par les remblais de soubassement de la chaussée (U.S.
1000).
La stratigraphie de la tranchée 2 livre les mêmes grandes séquences. Le niveau de terre brune
organique 1048 correspond probablement au niveau 1016. Il est coupé par les fondations de plusieurs
constructions. Au nord, deux maçonneries constituées de blocs de calcaire en remploi et de dalles de
schiste pourpre (U.S. 1041 etl042) supportent un sol de béton. (U.S. 1040) dont les remblais de
pierre 1039 et 1050 forment le soubassement. Au sud, une maçonnerie de blocs de schiste vert
délimite une couche d'argile jaune pouvant former la base d'un sol de terre battue. Entre les deux
constructions, un sol de graviers roulés matérialise un espace de circulation extérieur (U.S 1043). Ce
sol recouvre une canalisation maçonnée en brique et en mortier de chaux jaune dont l'axe respecte
celui des constructions (U.S. 1044).
Vers l'est, une troisième maçonnerie a été mise au jour. Elle est construite en schiste bleu lié au
mortier de chaux jaune pâle, doublée à l'ouest d'une canalisation en béton de ciment (U.S. 1035 et
1036. La maçonnerie et la canalisation sont construites conjointement, dans la tranchéel037. Cette
tranchée semble recouper à l'est un sol pavé installé sur un lit de sable surmontant un niveau très riche
en scories. Un massif de fondation en béton coulé s'appuie au sud contre la maçonnerie 1035. L'arase
d'un nouveau mur apparaît à peine en limite nord est du sondage (U.S. 1062). Après arasement,
l'ensemble de ces constructions a été recouvert de remblais très hétérogènes et riches en éléments
détritiques (bouteilles, vaisselle, textiles, etc - U.S. 1051, 1054 et 1055), avant la mise en œuvre de la
rue du Puits Mauger.
7
figure 6 :tranchée 2, plan et coupes
I I Maçonnerie au mortier de chaux
I I Dalle en béton
I I Schiste bleu
I I Brique
I I Calcaire
26.00
Section 7
1031
1032
25.00
Section 6
Section 8
1047
Section 8 P>
À
Section 6
^ 1048
I Section 7
Vue générale de la tranchée 2. Au premier plan la section 8 (Cliché L. Beuchet/lnrap).
1055
1000
1036
Synthèse :
Le diagnostic archéologique réalisé rue du Puits Mauger n'a mis au jour aucun vestige d'occupation
urbaine antérieure à la fin de l'époque Moderne. Les vestiges de fondations mis au jour dans les deux
tranchées appartiennent tous à des aménagements datables au plust du XIXe siècle. On remarque
toutefois que ces constructions s'alignent sur les axes du bâti présent sur le cadastre « napoléonien »
(figure 7). On remarque par ailleurs que le secteur d'étude se situe légèrement en retrait vers l'ouest du
faubourg qui s'est développé le long de l'ancienne route de Nantes, au devant de la porte de
Toussaints et du boulevard qui la protège. On peut supposer que le creusement du fossé, lié à la mise
en œuvre de la troisième enceinte de la ville entre 1453 et 1468, a participé à l'assainissement de
l'ensemble des terrains situés au sud. Cet assèchement peut avoir permis la mise en culture de ces
terres, notamment pour la production de nourriture destinée à la ville proche. La formation de sols
agricoles sur les graves alluviales a été observée à la base de la stratigraphie dans les deux sondages.
La présence de mobilier dans ces sols s'explique par un apport avec les fumures. L'absence
d'éléments antérieurs au début de l'époque Moderne confirme cette hypothèse.
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Antien fossé du boulevard
Locaîisation des vestiges dans
le cadastre ancien
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voirie ancienrie
l | tranchées de diagnostic
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Figure 7
:
insertion des vestiges dans
le
plan du parcellaire ancien (fond de plan
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
ministère de la Culture
et de la Communication
ministère de
l'Enseignement supérieur
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Chronologie Métro Ligne B, rue du Puits Mauger
Moderne
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Sujets et thèmes
Urbanisme,
Mobilier