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RAP03316.pdf (PLOUHINEC (29). Ménez-Dregan 1 : des Prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. Rapport de FP)
  • PLOUHINEC (29). Ménez-Dregan 1 : des Prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. Rapport de FP
  • cette plage basale repose la couche archéologique 9, où est enregistrée la première occupation humaine du site, et les premières traces de foyers, vers 465 ka (selon les datations par RPE / ESR). La séquence se poursuit par une alternance entre plages de galets déposées par la mer
  • anciens d'Europe (465 ka par datation RPE / ESR). Ce site permet de mieux comprendre comment et dans quels environnements ont évolué les premiers peuplements humains de ce Finistère, qui constitue l'un des « culs de sacs » occidentaux de l’Eurasie (fig. 1). Problématique de la
  • ) se réfère préférentiellement aux datations par RPE (résonnance paramagnétique électronique ou electron spin resonnance – ESR) qui sont plus cohérentes que les datations par TL (thermo-luminescence) et correspondent mieux aux données géologiques régionales (Laforge et Monnier 2011
  • l’instant). Le foyer de la couche 9, datée par ESR à 465 ka, serait parmi les plus anciens connus à ce jour en Europe. Ces foyers ne sont réellement structurés par un arrangement de pierres que dans les couches 5c et 5e/6 ; dans les autres cas ils se présentent sous la forme d’une sole
  • sites européens antérieurs à 400 000 ans (DAO L. Quesnel, mise à jour C. Gaillard) Menez-Dregan Rapport2016 -9- La question des datations reste à préciser (décalage entre résultats des datations RPE / ESR et TL sur silex chauffés). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les
  • inférieures, en correspondance avec les résultats obtenus par la méthode RPE. De nouveaux prélèvements, à la fois à Menez-Dregan 1 et à Gwendrez, ont été effectués en 2012 (dans le cadre de l’ANR « Premiers Acheuléens de l’Europe de l’ouest ») et en 2015 (dans le cadre du PCR « Premiers
  • peuplements de l’ouest de l’Europe ») en vue d’approfondir les travaux sur cette question de la chronologie paléodosimétrique, selon la méthode ESR pour les échantillons de 2012 et OSL pour ceux de 2015. Il est indispensable que Menez-Dregan 1 soit fouillé quasi intégralement (sinon la mer
  • 1 accessibles en ligne Menez-Dregan Rapport2016 - 15 - Les niveaux d’occupation conservés à Menez-Dregan 1 La grotte ayant connu, au cours de sa longue histoire, une succession de remplissages sédimentaires et anthropiques et de vidanges par érosion marine, le bilan
  • niveau de la zone centrale. L’ensemble des données archéologiques et spatiales contribuent à proposer le schéma suivant : les couches 9, 7 et 5 correspondraient à des occupations sur un laps de temps relativement important, partiellement en grotte ou protégées par des blocs effondrés
  • , la plus menacée, puis au début des années 2000 ont abordé la « banquette supérieure » où la stratigraphie est mieux développée. Cependant, la plus ancienne couche archéologique (couche 9) reste à fouiller sur la quasi-totalité du site et n’est guère connue que par les sondages
  • initiaux. L'ultime cavité était entièrement colmatée par des sédiments du Pléistocène. Le remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). A la base, une plage fossile correspond probablement au
  • la couche 4b qui a livré un pavage de pierres le long de la paroi, alors que l’abri résiduel était très restreint. La stratigraphie se termine par des sables dunaires et des éboulis de pente marqués par l’action du gel (couches 3 et 2). La chronologie de cette séquence (tableau 1
  • , Monnier et al. 2001). Cependant le contexte granitique fortement radioactif peut conduire à des résultats qui vieillissent considérablement les éléments datés. Des datations par OSL (optically stimulated luminescence) sont attendues pour le début de l’année 2017. Cette séquence
  • charbons de bois ainsi que des pollens confirme un contexte relativement frais (sauf pour la couche 9) donnant un paysage de lande dominé par les éricacées avec une composante arborée plus ou moins importante et manifestement exploitée par les hommes pour alimenter leurs feux. Menez
  • de grands mammifères à chasser ou à charogner. Cette faune n’est pas conservée dans les niveaux d’occupation, en raison de l’acidité du sol, sauf dans la couche 9 où de rares ossements très altérés ont pu être retrouvés et identifiés (équidé, bovidé) par des analyses
  • essentiellement représenté par des galets taillés. La couche 5 est particulièrement caractéristique de ce faciès. Les matières premières sont prélevées directement sur le site ou sur les plages de galets environnantes et deux chaînes opératoires sont bien distinctes dès le stade de leur
  • : hachereaux sur éclat et pièces bifaciales façonnées sommairement sur galet (Ravon et al. 2016). Menez-Dregan Rapport2016 -6- Les occupations humaines se signalent également par la présence de foyers, dont on retrouve les traces dans presque toutes les couches (sauf la 8, pour
  • menacés par l’érosion marine et les aménagements anthropiques ; ils font, de plus, l’objet d’un pillage intensif par les clandestins. Parmi eux, MenezDregan offre la séquence stratigraphique la plus ancienne et la plus développée, avec des foyers mondialement connus pour être les plus
  • détaillée, portant sur l’ensemble du matériel couche par couche, a débuté dans le cadre d'un master (Ravon 2010, 2011, Ravon et Monnier, 2013) et se poursuit, depuis la rentrée 2012, grâce au financement d'une thèse de doctorat par l'ARED-Bretagne (Ravon, soutenance prévue en 2016, Ravon
  • été analysés et leur étude est sur le point d’être publiée (Marcoux et al.). Ceux de la couche 7, tout aussi nombreux, sont en cours d’étude ; ils sont surtout remarquables par leurs grandes dimensions et l’association de plusieurs essences dans certains prélèvements (Marcoux N
RAP03185.pdf ((22)(29)(35)(56). Les premiers peuplements de l'ouest de la France : dépôts pléistocènes et occupations paléolithiques de la région Bretagne. Rapport de PCR)
  • projet collectif de recherches
  • (22)(29)(35)(56). Les premiers peuplements de l'ouest de la France : dépôts pléistocènes et occupations paléolithiques de la région Bretagne. Rapport de PCR
  • longue haleine. 8 – BIBLIOGRAPHIE - BAHAIN J-J. (2007) - La méthode de datation par résonance de spin électronique (ESR) au Museum national d’Histoire Naturelle. Vingt ans de recherches méthodologiques et d’applications géochronologiques. Habilitation à diriger des recherches
  • Petit-Portelet. Fig. 7: Vue de la coupe de Portelet, Jersey (cliché A.-L. Ravon). 3.2 – Finistère sud : Menez-Dregan I et Gwendrez – datations ESR et OSL De nouvelles datations ESR sont en cours pour le site de Menez-Dregan I, à Plouhinec, Finistère par J.-J. Bahain et P. Voinchet
  • et de mieux quantifier les mouvements de soulèvement ou d'affaissement du sol. De plus, des datations absolues, par OSL, IRSL ou ESR, seront mises en œuvre afin de caler chronologiquement ces dépôts et d'assurer ainsi un ancrage chronologique aux occupations humaines, comme cela
  • (fig. 8). Des mesures et prélèvements ont été réalisés en septembre 2012, les résultats de ces études devraient être présentés courant 2016. Fig. 8 : Mesure pour datation ESR dans la couche 8a, site de Menez-Dregan I, septembre 2012 (cliché C. Gaillard). Des prélèvements pour
  • datations OSL à Menez-Dregan I et dans la coupe de Gwendrez ont été effectués en août 2015 par G. Guérin de l’Iramat Bordeaux. Sept dosimètres ont été posés à Menez-Dregan, dans les couches 9, 8a, 7, 6, 5 et 4, afin de redater l’ensemble de cette séquence de référence régionale. Trois
  • . Stéphan. Les dates OSL réalisées en 2015 à Menez-Dregan et Gwendrez seront achevées fin 2016, tout comme les datations ESR réalisées en 2012 à Menez-Dregan par l’équipe du MNHN. Suite à une nouvelle campagne de terrain à Jersey afin de finaliser les travaux entrepris en juillet 2015
  • Pen Hat. De nouvelles datations ESR seront tentées sur la coupe de Pen Hat également. Des prospections de terrain dans le Léon sont en outre envisagées afin de documenter cette zone encore peu explorée par notre équipe. 6.1.3 – Réunions prévues en 2016 Une journée de formation
  • , sédimentologie, géomorphologie, géochronologie, SIG, géomatique, études paléoenvironnementales, analyses paléodosimétriques) sont nombreux. L’objectif principal de ce programme est d’assurer la protection et la préservation des différents gisements paléolithiques connus par le biais
  • d’opérations archéologiques ou celui de prospections, par géoréférencement et inscription sur la carte archéologique. Les collections issues de ces gisements et des prospections seront inventoriées et étudiées, notamment dans le cadre de travaux universitaires. Les études récentes
  • affinées par la suite par un géoréférencement de la provenance des séries issues des prospections, puis par des opérations ponctuelles de prospections géophysiques ou de sondages à la tarière, afin d’identifier les occupations paléolithiques à l’arrière du littoral et ainsi d’effectuer
  • , Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine ou Morbihan. Dans un second temps, il s’agira de procéder au relevé des ces coupes et d’effectuer de nouveaux prélèvements pour analyse (sédimentologie, microfaune marine, micromorphologie) et datations (méthodes paléodosimétriques : OSL, IRSL, ESR
  • être datée d'environ 180 à 140 000 ans, grâce aux corrélations sédimentologiques, aux interprétations stratigraphiques et aux âges obtenus par ESR/U-Th (Laforge, 2012). Ainsi, les dépôts qui seront étudiés dans le cadre de ce programme permettront d’élaborer une synthèse de
  • lithique devaient être découverts sur l’île. Aussi, le PCR « Tous aux abris » dirigé par N. Naudinot et G. Marchand nous permettra également d’obtenir de nombreuses informations concernant les occupations paléolithiques du Finistère. 2 – CONTEXTE DE LA RECHERCHE ET DONNÉES ACQUISES Les
  • , ou sous les estrans, dans les couches érodées par la mer. Ces gisements, souvent non-remaniés et donc parfaitement en place, sont menacés notamment par l’érosion marine qui progressivement les détruits en libérant les artefacts que l’on retrouve alors sur les estrans. De nombreux
  • gisements paléolithiques ne sont ainsi bien souvent connus que par le biais de différentes prospections, livrant des informations alors déconnectées de tout contexte stratigraphique. La répartition des sites attribués au Paléolithique inférieur et moyen correspond aux grandes vallées et
  • s’explique par la présence du silex et éventuellement de roches complémentaires, par la présence d’abris en pied de falaises accessibles dès le début des régressions marines et par l’existence, notamment dans le golfe normano-breton, de vastes espaces rapidement exondés au début des
  • périodes froides, et couverts par une végétation steppique favorable à la vie des grands herbivores (Monnier, 1982b). Concernant les industries, plusieurs groupes semblent exister (Monnier, 1998) : des industries caractérisées par la présence, généralement abondante, d’outils sur
  • du temps laissées à l’abandon et non inventoriées. Dans le cadre de ce PCR, nous souhaitons intégrer les différents prospecteurs au programme de recherche afin de reconnecter les données avec leurs contextes, en les inventoriant et en les géoréférençant par la même occasion. Les
  • ce travail devraient contribuer à orienter certains axes de recherches à venir. Ce mémoire est présenté en annexe dans ce volume, et une version numérique de la base de données réalisée est consultable sur le CD joint au rapport. La zone d’étude concernée par ce PCR correspond
  • – Jersey Une visite et des études de terrain ont été effectuées à Jersey par Anne-Lyse Ravon, Marine Laforge et Pierre Stéphan, accueillis par l'équipe d'Ice Age Island, pendant 4 jours, du 10 au 14 juillet 2015. Cette visite a permis un premier contact entre les géoarchéologues de ces
RAP01311.pdf (PLOUHINEC (29). menez drégan. rapport final de fouille programmée 1993-1995)
  • PLOUHINEC (29). menez drégan. rapport final de fouille programmée 1993-1995
  • grotte. L'étude des coupes stratigraphiques et le bilan géochronologique du site se trouve infra, chapitre V (pour la localisation des coupes, voir figure 5). Datations Le bilan des datations objectives ne concerne pour le moment que les interventions de l'Institut de Paléontologie
  • géologiques liés à la mise en place des matériaux (solifluxion, ruissellement, dune ou plage) et à leur remaniement par les agents naturels ou l'homme. L'influence de la structure de la grotte sur le régime hydrique de son colmatage et la pédostratigraphie enregistrée. - 3 - L'influence de
  • comblement supérieur de la grotte, de sa voûte à la couche 5 a, premier niveau riche en artefacts (figures 7 et 10). L'ultime remplissage de la cavité est constitué par un sable dunaire légèrement graveleux (3a), montrant nettement le litage caractéristique des effets de soufflage du vent
  • données recueillies sur le site de Menez-Dregan et dans les falaises du Cap-Sizun (par B. HALLEGOUET) p.22 VI : LES STRUCTURES ANTHROPIQUES p 24 - 1 - Les sols d'habitat supposés p.24 - 2 - Description des foyers reconnus La structure de la couche 5c Le foyer de la couche 5e/6 p
  • la côte (en "marche d'escalier") et qui a été largement exploité par l'érosion marine. La forme du gisement dépend beaucoup de cette structure du massif. - 3 - Géomorphologie : Le site de Menez-Dregan I correspond à un ancien couloir d'abrasion marine de 7 à 8 m de largeur, se
  • terminant par une grotte dont le toit s'est progressivement effondré. La présence de ces blocs gisant sur la plate forme a considérablement retardé les effets de l'érosion marine même si la mer a cependant dégagé une grande partie des niveaux archéologiques qui occupaient la partie sud
  • . - Description de nouvelles "structures". - Dégagement du platier au sud du gisement (fouille d'une "marmite"). - Précisions sur la stratigraphie et confirmation d'occupations plus anciennes. - Coupes stratigraphiques frontales complémentaires. - Premières datations objectives (ESR). - Bilan
  • 1994. Déroulement des fouilles. - Compléments stratigraphiques. Hypothèses géochronologiques. - Colonne stratigraphique synthétique du remplissage de la grotte. - Nouvelles datations objectives (ESR) - Description de la "structure" de la couche 5c. Mise en évidence d'une dent de
  • : datations par ESR. * Jean-Jacques BAHAIN, Docteur d'Université, Institut de Paléontologie Humaine (Paris), géophysicien : datations par U/Th et ESR. * Stéphane LOYER, Docteur d'Université, Laboratoire d'Archéométrie, Université de Rennes 1, physicien : datations par thermoluminescence
  • transect stratigraphique du gisement. Réalisés en conditions aseptiques, ils permettront d'aborder l'étude de la chimie organique des différentes couches. Par ailleurs, des observations et des prélèvements ont également été entrepris sur les foyers mis en évidence sur le site. Toute une
  • Général du Finistère et de la Sous Direction de l'Archéologie (Ministère de la Culture et de la Francophonie). L'UMR 0153 du CNRS (Université de Rennes I, Ministère de la Culture) et le Musée de Préhistoire Finistérienne de Penmarc'h ont par ailleurs contribués au déroulement et au
  • Humaine de Paris. Elles sont issues d'études réalisées sur sédiment ou sur quartz chauffés par Resonance de Spin Electronique (LAURENT, 1993 ; MONNIER et Im « 2 9 - PLOUHINEC MENEZ DREGAN I Carroyoge G A*- — — H : Coupe I J K M chantier N strafigraphique Figure 5
  • actuellement pratiquement impossible à déterminer par les méthodes de la paléontologie classique. Ceux soumis à P. AUGUSTE à l'Institut de Paléontologie Humaine de Paris n'ont en tous cas fournis aucune indication précise quant à leur origine. Il s'avère cependant que du gibier de grande
  • taille a dû être consommé par les préhistoriques sur le site de Menez-Dregan comme le suggèrent le fragment d'épiphyse de la couche 9 et la dent (éléphant ?) de la couche 5 c découverts en 94. Au total, près d'une vingtaine de restes osseux ont été prélevés depuis 1993. Une majorité
  • du feu dès la première occupation du site. Si les datations concernant ce niveau se confirment, et si les analyses démontrent l'existence d'un foyer, nous aurons à Menez-Dregan une des plus anciennes traces de maîtrise du feu connue à ce jour. Lors de l'établissement de la coupe E
  • entre la couche sableuse et la base de la rubéfaction sur les blocs s'expliquerait par l'épaisseur occupée par le combustible, niveau où la température est insuffisante pour brûler la roche. Là encore, des prélèvements permettront de déterminer un certain nombre de paramètres pour
  • jour. - 2 - Micromorphologie (par B. VAN VLIET-LANOE) Des prélèvements ont été effectués au cours des trois campagnes 92 à 94 sur le site principal et les sites annexes. En outre, la stratigraphie du littoral voisin de Gwen Drez a complété l'ensemble des prélèvements afin de
  • pouvoir caler les différentes phases de diagénèses périglaciaires et pédologiques des sites. D'autres prélèvements ont été effectués par B. Hallegouët lors de la campagne 1995. Ces derniers sont en cours de préparation. Les analyses ont pour but d'expliciter la stratigraphie observée
  • perturbé (conservation de fragments fragiles) ou remanié (volontaire ou ruissellement). - le type de combustible utilisé (bois, brindilles, os frais ou sec) et son degré de combustion. - La position stratigraphique de la combustion par rapport aux pédogenèses. - 2 - Les phénomènes
  • la mer (directe ou indirecte) sur la composition des matériaux organiques accumulés dans la grotte par l'homme (litière de fougères, de brindilles ou d'algues). - 4 - L'influence de la structure géologique, hydrologique et géochimique du colmatage pour comprendre la
RAP03161.pdf (PLOUHINEC (29). Ménez Drégan 1 : des Préandertaliens aux Néandertaliens à l'extrème ouest de l'Europe. Rapport de FP 2015)
  • PLOUHINEC (29). Ménez Drégan 1 : des Préandertaliens aux Néandertaliens à l'extrème ouest de l'Europe. Rapport de FP 2015
  • est enregistrée la première occupation humaine du site, et les premières traces de foyers, vers 465 ka (selon les datations par RPE / ESR). La séquence se poursuit par une alternance entre plages de galets déposées par la mer (couches 8 et 6) et sédiments beaucoup plus fins
  • les corrélations possibles entre ces deux sites est paru dans la revue Quaternaire (Laforge et Monnier, 2011). Ses conclusions vont dans le sens des datations « hautes » en correspondance avec les résultats obtenus par la méthode RPE. Il est indispensable que Menez-Dregan 1 soit
  • paramagnétique électronique ou electron spin resonnance – ESR) qui sont plus cohérentes que les datations par TL (thermo-luminescence) et correspondent mieux aux données géologiques régionales (Laforge et Monnier 2011, Monnier et al. 2001). Il faut toutefois garder à l’esprit que le contexte
  • couches (sauf la 8, pour l’instant). Le foyer de la couche 9, datée par ESR à 465 ka, serait parmi les plus anciens connus à ce jour en Europe. Ces foyers ne sont réellement structurés par un arrangement de pierres que dans les couches 5c et 5e/6 ; dans les autres cas ils se présentent
  • être les plus anciens d'Europe (465 ka par datation RPE / ESR). Ce site permet de mieux comprendre comment et dans quels environnements ont évolué les premiers peuplements humains de ce Finistère, qui constitue l'un des « culs de sacs » occidentaux de l’Eurasie (fig. 1
  • question des datations reste à préciser (distorsion entre résultats des datations RPE / ESR et TL sur silex chauffés). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les corrélations possibles entre les couches de Menez-Dregan 1 et les dépôts pléistocènes de la falaise de Gwendrez sont
  • à Menez-Dregan 1 La grotte ayant connu, au cours de sa longue histoire, une succession de remplissages sédimentaires et anthropiques et de vidanges par érosion marine, le bilan sédimentaire observé reflète sans aucun doute l’existence de nombreux hiatus. Entre les couches 9 et 7
  • , il pourrait s’agir d’occupations sur un laps de temps relativement important, partiellement en grotte ou protégées par des blocs effondrés, avec une organisation de l’espace autour de structures de combustion, la mise en évidence d’aires de rejet le long des parois et d’aires
  • colmatée par des sédiments du Pléistocène. Le remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). A la base, une plage fossile correspond probablement au premier stationnement de la mer au niveau de la
  • accumulés surtout par le ruissellement, parfois par le vent ; ceux-ci sont riches en matières organiques, d’origine anthropique et/ou naturelle (couches 9, 7 et 5). La dernière phase d’occupation est enregistrée entre 200 et 350 ka dans la couche 4b qui a livré un pavage de pierres le
  • long de la paroi, alors que l’abri résiduel était très restreint. La stratigraphie se termine par des sables dunaires et des éboulis de pente marqués par l’action du gel. La chronologie de cette séquence (tableau 1) se réfère préférentiellement aux datations par RPE (résonnance
  • trouvent dans les sédiments fins (rivage éloigné de la grotte) ou au sommet des plages de galets. L’identification des nombreux charbons de bois ainsi que des pollens confirme un contexte relativement frais (sauf pour la couche 9) donnant un paysage de lande dominé par les éricacées
  • ± 169 Tableau 1 - Résultats des datations effectuées à Menez-Dregan 1 Les groupes humains se sont donc installés dans la cavité à la fin des phases interglaciaires et/ou au début des phases glaciaires, alors que le bord de mer était distant de quelques kilomètres. La plaine côtière
  • évoquent l’Acheuléen, surtout dans les couches 4 et 7 : hachereaux sur éclat et pièces bifaciales façonnées sommairement sur galet (Ravon et al. soumis). 6 Les occupations humaines se signalent également par la présence de foyers, dont on retrouve les traces dans presque toutes les
  • fouille à gauche, la partie aval étant protégée par des sacs de sable) 7 Plan du site avec indication du secteur en cours de fouille (en vert) La recherche à Menez-Dregan 1 Nature et importance du site Le gisement de Menez-Dregan 1 (Plouhinec, Finistère) est un site clé pour la
  • sites sont menacés par l’érosion marine et les aménagements anthropiques ; ils font, de plus, l’objet d’un pillage intensif par les clandestins. Parmi eux, MenezDregan offre la séquence stratigraphique la plus ancienne et la plus développée, avec des foyers mondialement connus pour
  • technologique détaillée, portant sur l’ensemble du matériel couche par couche, a débuté dans le cadre d'un master (Ravon 2010, 2011, Ravon et Monnier, 2013) et se poursuit, depuis la rentrée 2012, grâce au financement d'une thèse de doctorat par l'ARED-Bretagne (Ravon, soutenance prévue en
  • étudiées et de nouveaux prélèvements, à la fois à Menez-Dregan 1 et à Gwendrez, ont été effectués en 2012 (ESR) et en 2015 (OSL, dans le cadre du PCR « Premiers peuplements de l’ouest de l’Europe) en vue de retravailler cette question de la chronologie paléodosimétrique. Un article sur
  • de foyers qui sont parmi les plus anciens d’Europe occidentale. Ces travaux portent sur la géologie et la géomorphologie, les datations radiométriques, l'étude des géomatériaux, la sédimentologie, la géochimie, la micromorphologie, la palynologie, l'anthracologie, la technologie
  • -Dregan a été découvert par Bernard Hallegouët il y a tout juste 30 ans et il est exploré (sondages et fouilles programmées) depuis plus de 25 ans, principalement sous la direction de Jean-Laurent Monnier. Dans les années 1990, toute la partie aval du site (fig. 3), la plus exposée aux
Les premier peuplements de l’ouest de la France : dépôts pléistocènes et occupations paléolithiques de la région Bretagne (2018) (Les premier peuplements de l’ouest de la France : dépôts pléistocènes et occupations paléolithiques de la région Bretagne. Rapport de PCR 2018)
  • opération préventive de diagnostic
  • Les premier peuplements de l’ouest de la France : dépôts pléistocènes et occupations paléolithiques de la région Bretagne. Rapport de PCR 2018
  • les datations et études récentes (nombreux travaux universitaires) ; - un inventaire des entités paléolithiques par département a déjà été réalisé dans les années 1990 par S. Hinguant, à la demande du service de la carte archéologique régional, qu’il convient de compléter avec les
  • coupes et d’effectuer de nouveaux prélèvements pour analyse (sédimentologie, microfaune marine, micromorphologie) et datations (méthodes paléodosimétriques : OSL, IRSL, ESR), afin de pouvoir corréler les gisements archéologiques préservés sous estran aux dépôts sédimentaires
  • stratifiés en falaise, et de pouvoir ainsi les dater (voir sur ce point Laforge, 2012). Des datations absolues, par OSL, IRSL, IR-RF ou ESR, peuvent être mises en œuvre afin de caler chronologiquement ces dépôts et d'assurer ainsi un ancrage chronologique aux occupations humaines, comme
  • , au choix du demandeur et dans la limite de leurs conditions d’accueil. La mise en ligne des rapports par le SRA Bretagne a pour objectif de faciliter cette consultation. La consultation et l’utilisation de ces rapports s’effectuent dans le respect des dispositions du code de la
  • donne lieu à aucune exploitation commerciale. Le non-respect de ces règles constitue le délit de contrefaçon prévu et sanctionné par les articles L.335-2, L.335-3 et suivants du code de la propriété intellectuelle. Renseignement : DRAC Bretagne : http://www.culture.gouv.fr/Regions
  • ..............................................................................................................................................................................12 ORGANISATION ET MÉTHODOLOGIE ..................................................................................................................................... 16 POURQUOI DEBUTER PAR LE LITTORAL DE LA REGION
  • Normandie, les îles anglo-normandes ou le sud de l’Angleterre) ; - la dernière synthèse concernant le Paléolithique régional date de 1980 (Monnier, 1980a), et ne prend donc pas en compte les découvertes effectuées depuis, comme par exemple les sites de Menez-Dregan ou Saint-Colomban, ou
  • scientifiquement depuis les années 1970, il n’en va pas de même pour la diffusion auprès du grand public, pourtant le premier concerné par les opérations archéologiques. Dans cette optique, ce thème se destine à délivrer une information scientifique claire et accessible au public, mais
  • recensement de ces séries disponibles pour étude, le géoréférencement de leur provenance, et leur inscription sur la carte archéologique régionale peut ainsi permettre leur protection, tout en apportant des informations nouvelles sur le Paléolithique régional, par de nouvelles études
  • cette longue histoire climatique. Ainsi, de nombreux gisements paléolithiques sont conservés dans les falaises naturelles qui entaillent les dépôts pléistocènes, ou sous les estrans, dans les couches érodées par la mer. Ces gisements, souvent non-remaniés et donc parfaitement en
  • , a pu être datée d'environ 180 à 140 000 ans, grâce aux corrélations sédimentologiques, aux interprétations stratigraphiques et aux âges obtenus par ESR/U-Th (Laforge, 2012). Ces nouvelles études, dans la continuité des travaux récemment réalisés (idem), apportent des données utiles
  • et corrélations de ces périodes de présence humaine avec les courbes de variation du niveau marin en Atlantique (d’après Waelbroeck et al., 2002 et Shackleton, 1987). Modifié, d'après Laforge 2012. La zone d’étude concernée par ce PCR correspond donc à l’ensemble de la région
  • programme étant d’assurer la protection et la préservation des différents gisements paléolithiques connus par le biais d’opérations archéologiques ou celui de prospections. Fig. 3 : Organisation des deux axes thématiques du PCR « Paléo Bretagne ». 16 Rapport final d’opération 2018
  • Paléolithique breton par des données inédites concernant l’intérieur des terres, et donc de mieux appréhender les déplacements des populations paléolithiques à l’échelle de la région, dans le contexte des premiers peuplements de l’extrémité occidentale de l’Eurasie. 17 Rapport final
  • d’opération 2018 – PCR Paléo Bretagne Pourquoi débuter par le littoral de la région ? L’historique de la recherche sur la région ainsi que l’accès aux séquences pléistocènes et aux occupations paléolithiques implique de démarrer notre programme de recherche par la zone la mieux connue, et
  • connaissance de ces dépôts en falaise est essentielle. De plus, la reconnaissance d’une couverture sédimentaire à l’intérieur des terres demande plusieurs étapes : - Caractérisation affinée des dépôts connus et accessibles en falaise (datations et analyses sédimentologiques), afin de les
  • corréler aux dépôts semblables retrouvés à l’intérieur des terres. - Accumulation des informations produites par le BRGM et la bibliographie existante. - Étude du contexte topographique et géomorphologique afin d’estimer les zones favorables à la conservation des dépôts meubles
  • (x 200) a conduit à des décomptes extrêmement faibles, voire nuls (Tabl. 2 ; Tabl. 3). Le calcul des concentrations absolues, mené par deux méthodes différentes, livre des valeurs légèrement différentes mais de même ordre et très, très basses (Tabl. 4 ; Tabl. 5). Seuls deux
  • échantillons, issus de l’unité 9 (milieu et haut) témoignent de valeurs supérieures à 100 grains par cm3 de sédiment. 2.4. La diversité taxinomique et l’organisation des cortèges Dans la majorité des sédiments, les décomptes sont si faibles (0 à 4) qu’il est impossible d’aborder le critère
  • DIRECTION RÉGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES DE BRETAGNE SERVICE RÉGIONAL DE L'ARCHÉOLOGIE Projet Collectif de Recherche « Paléo Bretagne» LES PREMIERS PEUPLEMENTS DE L'OUEST DE LA FRANCE : DÉPÔTS PLÉISTOCÈNES ET OCCUPATIONS PALÉOLITHIQUES DE LA RÉGION BRETAGNE Rapport
RAP03055.pdf (PLOUHINEC (29). Ménez Drégan 1 : des prénéandertaliens aux néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. rapport final de fp 2012-2014)
  • PLOUHINEC (29). Ménez Drégan 1 : des prénéandertaliens aux néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. rapport final de fp 2012-2014
  • humaine du site, et les premières traces de foyers, vers 465 ka (selon les datations par RPE / ESR). La séquence se poursuit par une alternance entre plages fossiles de galets déposées par la mer (couches 8 et 6) et sédiments beaucoup plus fins accumulés surtout par le ruissellement
  • la séquence stratigraphique la plus ancienne et la plus développée, avec des foyers mondialement connus pour être les plus anciens d'Europe (465 ka par datation RPE / ESR). Ce site permet de mieux comprendre comment ont évolué les premiers peuplements humains de ce Finistère, qui
  • article est paru dans la revue Quaternaire (Laforge et Monnier, 2011). Ses conclusions vont dans le sens des datations « hautes » (cf. résultats obtenus par la méthode RPE). L'étude détaillée de l'industrie, d’un point de vue technologique, a débuté dans le cadre d'un master (Ravon
  • remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). A la base, une plage fossile correspond probablement au premier stationnement de la mer au niveau de la grotte, il y a environ 1,2 Ma (tableau 1). Ce
  • spin resonnance – ESR) qui sont plus cohérentes que les datations par TL (thermoluminescence) et correspondent mieux aux données géologiques régionales (Laforge et Monnier 2011, Monnier et al. 2001). Il faut toutefois garder à l’esprit que le contexte granitique fortement radioactif
  • toutes les couches (sauf la 8, pour l’instant). Le foyer de la couche 9, datée par ESR à 465 ka, serait parmi les plus anciens connus à ce jour en Europe. Ces foyers ne sont réellement structurés par un arrangement de pierres que dans les couches 5c et 5e/6 ; dans les autres cas ils
  • , qui sont parmi les plus anciens connus en Europe occidentale. La question des datations reste cependant à préciser (distorsion entre résultats des datations RPE / ESR et TL sur silex chauffés). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les corrélations possibles entre les couches de
  • , on observe aussi de grandes diaclases N 110° inclinées de 20 à 30° vers le nord (fig. 10). Ces cassures ont facilité le débitage de l'orthogneiss et le creusement de grottes profondes dans la falaise de la pointe du Souc'h comme par exemple Menez-Dregan I. La forme des grottes et le
  • littoral sud du Cap Sizun. Chaque niveau a pu être actif à de nombreuses reprises, comme en témoigne le remplissage de la grotte de Menez Dregan 1. Le dépôt littoral (galets marins) le plus ancien retrouvé sur la plateforme de Menez Dregan 1 est daté de 1,2 Ma (par RPE / ESR). 22 Il
  • . La stratigraphie est bien visible. De nombreux grands blocs effondrés ont été enlevés et le sommet du cul de grotte a été à nouveau déroché © J.-L. Monnier 23 Figure 13 : Menez-Dregan. Vue générale de la fouille et cul de grotte (clichés S. Hinguant & J.-L. Monnier) Figure 14
  • visualiser le platier rocheux et la morphologie de la plate-forme. A l’emplacement de l’entrée originelle de la grotte, par devant le site, un pilier central effondré, a probablement existé. Il s'agit d'un socle proéminent lui-même sectionné en trois parties par des rigoles d'érosion
  • marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59). Figure 16 : Profil selon XX’ mettant en évidence la base d’un probable pilier central qui divisait le
  • généralement affectées par des marmites d'érosion qui s'insinuent sous les dalles effondrées, ce qui introduit des incertitudes quant à certains raccords stratigraphiques entre les dépôts "en poches" du couloir et les niveaux supérieurs du remplissage de la grotte. Les dépôts résiduels
  • la stratigraphie est mieux développée. Cependant, la plus ancienne couche archéologique (couche 9) reste à fouiller sur la quasi-totalité du site et n’est guère connue que par les sondages initiaux. L'ultime cavité était entièrement colmatée par des sédiments du Pléistocène. Le
  • , parfois par le vent ; ceux-ci sont riches en matières organiques, d’origine anthropique et / ou naturelle (couches 9, 7 et 5). La dernière phase d’occupation est enregistrée entre 200 et 350 ka dans la couche 4b qui a livré un pavage de pierres le long de la paroi, alors que l’abri
  • résiduel était très restreint. La stratigraphie se termine par des sables dunaires et des éboulis de pente marqués par l’action du gel. La chronologie de cette séquence (tableau 1) se réfère préférentiellement aux datations par RPE (résonnance paramagnétique électronique ou electron
  • fins (rivage éloigné de la grotte) ou au sommet des plages de galets. L’identification des nombreux charbons de bois ainsi que des pollens confirme un contexte relativement frais (sauf pour la couche 9) donnant un paysage de lande dominé par les éricacées avec une 3 composante
  • quartzeux 1200 +/- 169 Tableau 1 - Résultats des datations effectuées à Menez Dregan 1 Les groupes humains se sont donc installés à la fin des phases interglaciaires et/ou au début des phases glaciaires, alors que le bord de mer était distant de quelques kilomètres. La plaine côtière
  • caractéristiques évoquent l’Acheuléen, surtout dans les couches 4 et 7 : hachereaux sur éclat et pièces bifaciales façonnées sommairement sur galet (Ravon et al. en préparation). Les occupations humaines se signalent également par la présence de foyers, dont on retrouve les traces dans presque
  • et Crozon, qui constituent le groupe Colombanien (contemporain de l'Acheuléen mais distinct du point de vue technoculturel en raison de l'absence de biface). Il représente vraisemblablement un témoin de la fréquentation par les pré-néandertaliens, alors que les gisements du nord
RAP02894.pdf (PLOUHINEC (29). Ménez Drégan I : des prénéandertaliens aux néandertaliens, les premières occupations paléolithiques. rapport intermédiaire de fp 2013)
  • PLOUHINEC (29). Ménez Drégan I : des prénéandertaliens aux néandertaliens, les premières occupations paléolithiques. rapport intermédiaire de fp 2013
  • de foyers, vers 465 ka (450 000 ans, selon les datations par RPE / ESR). La séquence se poursuit par une alternance entre plages fossiles de galets déposées par la mer (couches 8 et 6) et sédiments beaucoup plus fins accumulés surtout par le ruissellement, parfois par le vent
  • des datations « hautes » (cf. résultats obtenus par la méthode RPE). L'étude détaillée de l'industrie, d’un point de vue technologique, a débuté dans le cadre d'un master (Ravon 2010, 2011, Ravon et Monnier, 2013) et se depuis la rentrée 2012 grâce au financement d'une thèse de
  • que des datations RPE. La falaise « morte » Gwendrez (plage) Les dépôts pléistocènes en falaise La grotte effondrée Figure 3 : Le site de Menez-Dregan (© Maurice Gautier) 14 Plateforme Marine haute La grotte effondrée Niveau marin actuel Falaise immergée et grottes
  • sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). A la base, une plage fossile correspond probablement au premier stationnement de la mer au niveau de la grotte, il y a environ 1,2 million d'années. Ce stade serait responsable du
  • trouvent dans les sédiments fins (rivage éloigné de la grotte) ou au sommet des plages de galets. L’identification des charbons de bois et des rares pollens confirme un contexte relativement frais (sauf pour la couche 9) donnant un paysage de lande dominé par les éricacées avec une
  • d'Europe (465 ka par datation RPE / ESR). Ce site permet de mieux comprendre comment ont évolué les premiers peuplements humains de ce Finistère, qui constitue l'un des « culs de sacs » occidentaux de l’Eurasie (fig. 1). Problématique de la recherche Des avancées considérables (voir
  • cependant à préciser (distorsion entre résultats des datations RPE / ESR et TL sur silex chauffés). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les corrélations possibles entre les couches de 6 Menez-Dregan 1 et les dépôts pléistocènes de la falaise de Gwendrez sont étudiées et de
  • nord (fig. 11). Ces cassures ont facilité le débitage de l'orthogneiss et le creusement de grottes profondes dans la falaise de la pointe du Souc'h comme par exemple Menez-Dregan I. La forme des grottes et le dessin de la falaise dépendent beaucoup de ces structures. La côte
  • rocheuse est modelée par un système de plateformes d’abrasion marine et de grottes qui se répète selon trois niveaux superposés : au niveau actuel où l’érosion est active dans la zone de balancement des marées ; sous le niveau des plus basses mers où les plongeurs ont reconnu une
  • (galets marins) le plus ancien retrouvé sur la plateforme de Menez-Dregan 1 est daté de 1,10 Ma (par RPE / ESR). 21 Figure 11 : Représentation sur canevas de Schmidt du pendage des failles autour du site de Menez-Dregan 1 Il est important de noter que le remplissage d’une grotte
  • grands blocs effondrés ont été enlevés et le sommet du cul de grotte a été à nouveau déroché © J.-L. Monnier 23 Figure 14 : Menez-Dregan. Vue générale de la fouille et cul de grotte (clichés S. Hinguant & J.-L. Monnier) Figure 15 : Menez-Dregan. Vue générale de la « banquette
  • ) :..................................................................................................................... 9 Rappels généraux sur le site de Menez-Dregan 1 ............................................... 13 Situation et contexte archéologique ...................................................................... 13 Contexte géologique et formation de la grotte
  • développée. Cependant, la plus ancienne couche archéologique (couche 9) reste à fouiller sur la quasi-totalité du site et n’est guère connue que par les sondages initiaux. L'ultime cavité était entièrement colmatée par des sédiments du Pléistocène. Le remplissage témoigne d'un bilan
  • façonnement de la plate-forme marine et de la formation du couloir d’abrasion qui constitue la grotte, et qui, à l’origine, était probablement double. Sur cette plage basale repose la couche archéologique 9, où est enregistrée la première occupation humaine du site, et les premières traces
  • restreint. La stratigraphie se termine par des sables dunaires et des éboulis de pente marqués par l’action du gel. Cette séquence témoigne des variations du niveau de la mer en correspondance avec les variations climatiques du globe terrestre. Les vestiges des occupations humaines se
  • composante arborée plus ou moins importante et manifestement exploitée par les hommes pour alimenter leurs feux. Les groupes humains se sont donc installés à la fin des phases interglaciaires et/ou au début des phases glaciaires, alors que le bord de mer était distant de 5 à 10 km. La
  • bifaciales façonnées sommairement sur galet. Les occupations humaines se signalent également par la présence de foyers, dont on retrouve les traces dans presque toutes les couches (sauf la 8, pour l’instant). Le foyer de la couche 9, datée par ESR à 465 ka, serait parmi les plus anciens
  • connus à ce jour en Europe. Ces foyers ne sont réellement structurés par un arrangement de pierres que dans les couches 5c et 5e/6 ; dans les autres cas ils se présentent sous la forme d’une sole de sédiments rubéfiés et indurés. Silex brûlés et charbons de bois ne leur sont pas
  • atteint des températures supérieures à 400°C et même à 500°C, attestant leur entretien par les occupants du site pendant plusieurs heures. Si les charbons de bois sont majoritairement issus d’éricacées et peuvent correspondre, dans certains cas, à des incendies naturels de la lande
  • l’érosion marine et les aménagements anthropiques ; ils font, de plus, l’objet d’un pillage intensif par les clandestins. Parmi eux, Menez-Dregan offre la séquence stratigraphique la plus ancienne et la plus développée, avec des foyers mondialement connus pour être les plus anciens
RAP02036.pdf (PLOUHINEC (29). gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire 2004 de fp 3 (2003-2005))
  • PLOUHINEC (29). gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire 2004 de fp 3 (2003-2005)
  • , propose des datations par TL sur silex et quartz chauffés nettement plus jeunes que celles obtenues par RPE. Sans mettre en cause la qualité des mesures effectuées, nous n'avons pas voulu cosigner cet article car il ne fait pas état des arguments géologiques et archéologiques. Le débat
  • - MISE EN PLACE DE LA CAMPAGNE 2 0 0 4 La campagne de terrain a débuté le 16 août et s'est achevée le 24 septembre 2004, soit une durée de 6 semaines. L'opération a été menée, sous la direction de Stéphan HINGUANT, par 22 bénévoles : Pénélope AMATO, David AOUSTIN, Gaël BIGET, Samuel
  • supplémentaires cette année. Nous avons procédé par ailleurs au démontage du foyer 5c, aujourd'hui étudié et moulé, afin de poursuivre la fouille à cet endroit du site. La fouille, depuis l'an passé, s'organise selon trois secteurs géographiques subdivisant la grotte. Ils permettent de
  • localiser tous les artefacts non cotés, c'est-à-dire les pièces lithiques inférieures ou égales à 3 cm de longueur, y compris les esquilles et petits débris (collectés de visu à la fouille ou lors du tamisage des terres). Ces trois secteurs sont désignés sur les sacs par les mentions
  • lithiques et notamment en petits débris et esquilles, adopte un pendage moins marqué vers le fond de la grotte. Ce n'est qu'au contact du gros bloc effondré sous voûte, incliné, que les pièces accusent un pendage plus net. Autour de ce bloc et de ceux qui se dessinent immédiatement à
  • et la surface de la plage 6 semble bien apparaître ici, dominée par les nombreux galets bruts qui la caractérisent. Au centre de la banquette supérieure, ce sont les couches 5c-c\ notamment autour du foyer, qui ont fait l'objet de notre attention. Il ne subsiste à l'issue de la
  • profondeur de la grotte va être conséquente. 8 Menez-Dregan 1 - Campagne 2004 MENEZ-DREGAN (Plouhinec, Finistère) Fouille pluriannuelle 2003-2005 Année 2/3 Bilan, objectifs et problématique de la recherche Le gisement de Menez-Dregan 1 est un site clé pour la connaissance des premiers
  • peuplements de l'extrême ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet
  • d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site colombanien (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléo-environnemental
  • poursuite et l'achèvement de la fouille de la couche 5 (banquette supérieure et cul de grotte) jusqu'à la surface de la couche 6. A noter que cette étape est actuellement ralentie par l'extrême abondance du mobilier lithique dans ces niveaux complexes de la couche 5, mobilier qu'il est
  • indispensable de coter et répertorier car il caractérise les occupations multiples de la grotte. Les couches inférieures (6 à 9), semblent, dans l'état actuel des observations, plus pauvres en artefacts, de sorte que la fouille devrait alors avancer plus vite. Il est également prévu, pour la
  • fin du présent triennal, de préparer une première publication globale de la fouille de Menez-Dregan. Le problème principal reste celui des datations absolues, point sur lequel il faudra mobiliser à nouveau des moyens (Mercier et al., 2004 ; Miallier et al., 2001 ; Monnier et al
  • reste ouvert et de nouvelles investigations et datations doivent avoir lieu. Nous proposons de rédiger un nouvel article pour la revue Quaternaire, associant Norbert Mercier et posant l'ensemble des problèmes ainsi que les perspectives de recherche. Note de dernière minute : les
  • vers la production de supports allongés. La modalité centripète, si elle apparaît en couche 9, n'est vraiment mise en œuvre que dans les niveaux supérieurs, notamment en couche 5 (environ 12 % des nucléus, Fig.2, n°3), et amène la production de supports plutôt courts présentant par
  • utilisés sans retouche préalable, c'est le cas de 90 %, par exemple, des éclats courts et épais, obtenus dans les couches 4 et 5. La sélection s'effectue parmi les supports au niveau des dimensions avec une orientation vers les supports allongés et peu épais, tous les types de produits
  • couche 5. 20 Menez-Dregan 1 - Campagne 2004 Les indices typologiques Le taux de transformation est faible, de même que la variabilité typologique (Fig.6-8). Le petit outillage est dominé, sauf dans la couche 5, par le groupe des denticulés et des encoches et comprend dans des
  • couche 4. Dans les niveaux de la couche 5, les encoches sont plus nombreuses que les denticulés et sont souvent aménagées pour 16 % d'entre elles sur de petits éclats courts par une retouche proximale abrupte. Cette retouche, comme l'ont montré les remontages, résulte de l'utilisation
  • des bifaces partiels. D'un point de vue technique et fonctionnel, le tranchant dégagé reste contondant (similaire à celui des pièces unifaciales), épais et asymétrique, la pointe, large, porte des stigmates de percussion. Il semble donc que, par rapport à des bifaces
  • disposons, nous pouvons proposer le schéma suivant : pour les couches 5, 7 et 9 il pourrait s'agir d'occupations sur un laps de temps relativement long, établies partiellement en grotte ou protégée par les blocs effondrés, avec une organisation de l'espace autour de structures de
  • DRAC-SRA PLOUHINEC, FINISTERE î 1 -rev. 2 m COURRIER ARRIVEE RAPPORT INTERMÉDIAIRE SUR LA FOUILLE DU GISEMENT PALÉOLITHIQUE INFÉRIEUR DE MENEZ-DREGAN I Campagne 2004 Sous la direction scientifique de : Jean-Laurent MONNIER et Bernard HALLEGOUET Réalisé par : Stéphan
RAP01215.pdf (PLOUHINEC (29). le campement de menez dregan. rapport intermédiaire de fouille programmée 1993-1995)
  • PLOUHINEC (29). le campement de menez dregan. rapport intermédiaire de fouille programmée 1993-1995
  • également que le responsable de la fouille est, en définitive, le mieux placé pour juger des moyens et méthodes à employer en fonction des diverses contraintes, notamment celles du terrain. Je suis d'autant plus étonné par le contenu des prescriptions, que les rapports intermédiaires
  • terminant par une grotte dont le toit s'est progressivement effondré. La présence de ces blocs gisant sur la plate forme a retardé les effets de l'érosion marine. Celle-ci a cependant dégagé tout le matériel qui occupait la partie sud du gisement et rongeait, un peu chaque année, la base
  • soit colmaté par le head périglaciaire 4, remaniant des outils et des éclats abandonnés sur le versant au dessus de la grotte. La couche X serait alors immédiatement postérieure aux niveaux d'occupation 5 et antérieure à la couche 4 (hypothèse 4). Ces hypothèses tiennent compte du
  • Paleolithic in Brittany (France), recently dated by Electron Spin Resonance. C.R. Acad. Sci. Paris, t. 319, série II, p. 155-160. M O N N I E R J.L., 1992 - Acheuléen et industries archaïques dans le nord-ouest de la France. Acters du colloque de Saint-Riquier, 1989, l'Acheuléen dans
  • CNRS, Institut de Paléontologie Humaine (Paris), géophysicien: datations par U/Th et ESR * Norbert MERCIER, Docteur d'Université, Chargé de Recherche au CNRS, CNRS/CEA, Centre des Faibles Radioactivités (Gif/Yvette): datations par thermoluminescence (silex chauffés) * Michel LAURENT
  • , Docteur d'Université, Institut de Paléontologie Humaine (Paris), géophysicien: datations par ESR * Jean-Jacques BAHAIN, Docteur d'Université, Institut de Paléontologie Humaine (Paris), géophysicien: datations par U/Th et ESR * Stéphane LOYER, Docteur d'Université, Laboratoire
  • à la fin de la totalité de l'opération (programmes pluriannuels suivants à envisager) que des levés complets pourront être fournis. Les autres analyses et datations sont sous la responsabilité des collaborateurs cités plus haut. Un certain nombre de résultats ont été produits
  • antérieurement et que les moyens ou méthodes suggérés étaient mis en oeuvre depuis longtemps. Pour respecter un minimum de déontologie scientifique, il eut été plus correct de me transmettre l'avis des experts, me laissant en apprécier la pertinence et en faire le meilleur usage. J'affirme
  • fondamentales entre les missions des SRA et celles des unités de recherche. La véritable démarche de recherche ne doit pas être occultée par les orientations induites par le développement de l'archéologie préventive, entraînant ainsi une confusion dans les esprits. Pour le laboratoire, les
  • côte (en "marche d'escalier") et qui a été largement exploité par l'érosion marine. La forme du gisement dépend beaucoup de cette structure du massif granitique. Géomorphologie : Le site de Menez-Dregan I correspond à un ancien couloir d'abrasion marine de 7 à 8 m de largeur, se
  • du remplissage. D'autres gisements similaires jalonnent le promontoire de la Pointe du Souc'h et fournissent des indices d'occupations préhistoriques au niveau des plages anciennes culminant entre 9 et 11 m NGF. Travaux antérieurs : Découvert en 1985 par B. HALLEGOUET, le site de
  • . - Description de nouvelles "structures". - Dégagement du platier au sud du gisement (fouille d'une "marmite"). - Précisions sur la stratigraphie et confirmation d'occupations plus anciennes. - Coupes stratigraphiques frontales complémentaires. - Premières datations objectives (ESR). - Bilan
  • riche bilan scientifique. L e financement de cette seconde année de la fouille programmée triennale a de nouveau été assuré par le Conseil Général du Finistère et la S.D.A (Ministère de la Culture et de la Francophonie). Un soutien substantiel a également été apporté par la commune
  • poursuivre les datations objectives (E.S.R) sur le site. Tous les niveaux ont été échantillonnés, particulièrement la couche 5c sur laquelle se trouve la "structure" repérée l'an passé et entièrement dégagée cette année. La présence de silex chauffés et de fragments de roches rubéfiés
  • permettront également de réaliser des datations par thermoluminescence et éventuellement de déterminer la température de chauffe s'il s'agit d'un foyer. Dans cette optique, de nouveaux collaborateurs rejoignent l'équipe des dateurs sous la coordination de Stéphane LOYER (Laboratoire
  • , levés de coupes stratigraphiques, prélèvements d'échantillons, dessins et plans divers etc. L e mois de septembre particulièrement pluvieux a fortement perturbé le travail à plusieurs reprises. La pose d'un drain sur le flanc ouest de la grotte a permis d'évacuer partiellement les
  • d'éléments flués de la couche 5 ni de ruissellement ou de lambeaux injectés par l'effondrement des blocs de la voûte. La numérotation adoptée jusqu'à présent n'a donc plus lieu d'être. L e sol 7b devient tout simplement la couche 7, au même titre que les couches 9 et 5 qui sont des
  • vers le fond de la grotte. La plage 6 est pour la première fois observée en stratigraphie (coupe EF). Nous retrouvons les galets déjà décrit en surface dans les carrés des lignes 21 et 22, même si le grano-classement est moins net en coupe. Des galets de modules moyens et petits
  • fouillée. Sa stratification, marquée par l'alternance de lits maigres et de lits gras, se confirme dans les niveaux inférieurs, en particulier dans la partie orientale de la coupe EF (PI III, photo du bas). Mais il est vrai qu'en plan, du fait du pendage des couches vers le fond de la
  • (partie haute du site) atteint approximativement le niveau de la couche 5c (PI I, photo du milieu). Seule la partie orientale du site (diverticule et carrés adjacents) concerne encore les premières couches de 5 (5a à 5c) ou la base de 4 (4c) (PI IV, photo du haut). b) Datations. Les
RAP02608.pdf (PLOUHINEC (29). le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fouille programmée 2009-2011)
  • PLOUHINEC (29). le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fouille programmée 2009-2011
  • . (Monnier & Le Cloirec, 1985 ; Monnier, 1989 ; Monnier & Molines, 1993 ; Molines, 1996). 14 Le contexte géologique et la formation de lia grotte Le substrat de la partie orientale du littoral de Plouhinec correspond à l'orthogneiss oeillé de Pors Poulhan (carte géologique de la France
  • cassures ont facilité le débitage de l'orthogneiss et le creusement de grottes profondes dans la falaise de la pointe du Souc'h. La forme des grottes et le dessin de la falaise dépendent beaucoup de ces structures. La formation de la grotte, due à l'érosion marine, a été favorisée par
  • fouille des niveaux inférieurs et surtout le dégagement des blocs effondrés ont permis de visualiser le platier rocheux et la morphologie de la plate-forme. A l'emplacement de l'entrée originelle de la grotte, par devant le site, un pilier central effondré, a probablement existé. Il
  • par ailleurs tout à fait en adéquation avec ce que nous connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59). Aji^-r
  • et de la grotte, mais elles apparaissent, au stade actuel de l'exploration du gisement, comme les dépôts les plus anciens conservés. La couche 9 est la première couche archéologique du gisement. Elle est marquée par des vestiges osseux, des traces intenses de feu (débris
  • remaniement des sols (sommet de la couche 5) et de la partie supérieure des dépôts qui occupaient le versant au-dessus de la grotte. Les analyses granulométriques confirment cette interprétation d'un dépôt mis en place par cryo-reptation. Les déformations observées, particulièrement au
  • sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. L'opération Menez-Dregan s'intègre à un plus vaste programme que l'on peut intituler «des
  • , la paléo-botanique et les datations physico-chimiques. D'autres aspects plus « pionniers » sont également développés (paléogénétique, paléoparasitologie). Il s'agit de connaître et comprendre comment se sont constitués et ont évolué les plus anciens peuplements dans l'un des
  • premier site de ce type (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléoenvironnemental et l'organisation de l'habitat (la structuration des habitats du Paléolithique inférieur est mal connue), de mieux situer ce groupe dans
  • , 370, 372 et hors parcelles Coordonnées Lambert II : X = 92,200. Y= 2353,800. Z moy. = 10 m NGF L'existence d'industries du Paléolithique inférieur à bifaces rares ou absents, dominées par les galets aménagés, est apparue au début des années 80, avec la fouille du gisement de Saint
  • régression (Monnier & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans. La fouille, menée dans des conditions difficiles, au-dessous du niveau des plus hautes mers actuelles, n'a pas
  • galets associés à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des gisements de ce type, sur la côte sud armoricaine, a attiré l'attention sur ce groupe (Monnier, 1989; Monnier & Molines
  • interdisciplinaire. (Monnier et al., 1996 ; Monnier et al., 2000). Il s'agit d'une ancienne grotte marine dont le toit s'est progressivement effondré. Le remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). Trois
  • (minces couches lenticulaires dues aux érosions et aux réaménagements anthropiques successifs). Les datations RPE (Monnier et al., 1994) placeraient la première occupation humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5
  • situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des âges beaucoup plus récents (Mercier et al., 2004). Les résultats présentés traduisent manifestement des problèmes sans doute liés à la
  • état ici que des datations RPE. ? m«— La falaise « morte » --.... • Gwen-Drez — , w« ^'^^^BpÎs^ -t~ Les dépôts pléistocènes en falaise ' - ' ï* •Mi ' La grotte effondrée ' • - « ir' Jtun. U 'M. ' fi-S _ l'rr&i « ^ -m 4, • — Le site de Menez-Drégan (© Maurice
  • poussé correspondant à une volonté de gestion optimale du nucleus et/ou à la production de supports courts et épais. Dès les niveaux de base, on observe la pratique de méthodes variées avec une prédominance pour une exploitation unipolaire ou bipolaire d'une seule surface, puis de
  • aussi à la présence de "structures" attestant des feux entretenus par l'homme, parmi les plus anciennes connues à ce jour (cf. infra). Des structures de combustion, associées à d'abondants débris de charbons de bois et d'os, ainsi qu'à des silex et pierres chauffés, ont été mises au
  • jour dans les couches 9, 7 et 5. En couches 9, il s'agit d'une zone rubéfiée pouvant correspondre à un ancien foyer « en cuvette », dont l'âge présumé (datation R.P.E.) avoisinerait les 450 000 ans. Dans la couche 7 a également été mis au jour un foyer en cuvette. La fouille de la
  • discussions. Compte-tenu de la topographie sous-marine et de notre connaissance des conditions paléoclimatiques, nous pourrions supposer que le rivage marin n'était sans doute pas très éloigné au moment où les sites étaient occupés par l'homme (5 à 10 km ?). Toutefois l'observation de
RAP03623 (PLOUHINEC (29). Menez-Dregan I. Des Prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. Rapport de fouille programmée 2018)
  • PLOUHINEC (29). Menez-Dregan I. Des Prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. Rapport de fouille programmée 2018
  • (Laforge et Monnier, 2011). Ses conclusions vont dans le sens de dates anciennes pour les couches inférieures, en correspondance avec les résultats obtenus par la méthode ESR. De nouveaux prélèvements, à la fois à MenezDregan I et à Gwendrez, ont été effectués en 2012 (dans le cadre de
  • 3pour ceux de 2015. Malheureusement, la méthode IR-RF n’a pas apporté de résultats, certainement pour des raisons méthodologiques, et les datations ESR présentées dans le rapport de 2016 ont nécessité une calibration extrapolée à partir des mesures réalisées à Gwendrez, donc
  • désaccord avec les datations ESR et la succession stratigraphique sur le site (Mercier et al., 2004 ; Falguères et al., in : Monnier et al., 1996b ; Monnier et al., 2001). Le pédocomplexe de la couche 5 est représenté par un sédiment fin et organique, organisé en lits centimétriques. Il
  • inférieur européen (MIS 16 à 9-8 ; in : Nicoud, 2013, p. 28). 1 2 SIM : stade isotopique marin Voir par exemple les récentes dégradations effectuées à la pioche sur les coupes de Trez-Rouz et Pen Hat, en presqu’île de Crozon (septembre 2018)… 14 De nombreuses publications (voir
  • datations ESR et TL sur silex chauffés ; Tabl. 1). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les corrélations possibles entre les couches de Menez-Dregan I et les dépôts pléistocènes de la falaise de Gwendrez sont étudiées et un article à ce sujet est paru dans la revue Quaternaire
  • l’ANR « Premiers Acheuléens de l’Europe de l’ouest ») et en 2015 (dans le cadre du PCR « Premiers peuplements de l’ouest de l’Europe ») en vue d’approfondir les travaux sur cette question de la chronologie paléodosimétrique, selon la méthode ESR pour les échantillons de 2012 et IR-RF
  • les résultats des travaux sur le Paléolithique (Menez-Dregan I) et le Néolithique (nécropole de la Pointe du Souc'h) ; il sert de point d’accueil pour des animations et des visites guidées du patrimoine local. datation RPE / ESR en ka US matériau daté datation TL Monnier et al
  • . Présentation du gisement5 Le site de Menez-Dregan I est une ancienne grotte marine, dont le remplissage témoigne d’un bilan sédimentaire dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus dus aux multiples érosions (Monnier et al., 1996a). La fouille du gisement se répartit
  • ., 8a), seule l’US 8b semble attester d’une (ou plusieurs) occupations humaines. En effet, c’est en couche 8b inf. et sup. que se concentrent la quasi-totalité des artefacts pour ces niveaux. Aucun foyer n’a été repéré lors de la fouille. Les nouvelles datations ESR réalisées en 2016
  • ; Falguères et al., in : Monnier et al., 1996b). La couche 5e se placerait dans l’état actuel des recherches dans le SIM 9c. Les datations obtenues par thermoluminescence sur des silex chauffés de la couche 5 donnent des résultats qui s’échelonnent entre 135 000 et 266 000 ans, en
  • la transition avec le Paléolithique moyen dans la région (Ravon et Monnier, 2013). Une datation par thermoluminescence a été réalisée sur un silex chauffé de la couche 4c, et donne un âge de 223 000 +/- 23 000 ans (Mercier et al., 2004). Cependant, selon l’état actuel des
  • demandeur et dans la limite de leurs conditions d’accueil. La mise en ligne des rapports par le SRA Bretagne a pour objectif de faciliter cette consultation. La consultation et l’utilisation de ces rapports s’effectuent dans le respect des dispositions du code de la propriété
  • aucune exploitation commerciale. Le non-respect de ces règles constitue le délit de contrefaçon prévu et sanctionné par les articles L.335-2, L.335-3 et suivants du code de la propriété intellectuelle. Renseignement : DRAC Bretagne : http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Bretagne
  • datations paléodosimétriques, l'étude des géomatériaux, la sédimentologie, la géochimie, la micromorphologie, la palynologie, l'anthracologie, la technologie et typologie lithique et des aspects plus pionniers comme la paléogénétique et la paléoparasitologie. Ainsi, le programme de
  • sont les exemples les mieux conservés. Le « Colombanien » a été défini sur la base d’un groupe de sites du Paléolithique inférieur, caractérisé par un macro-outillage essentiellement composé de galets aménagés (choppers, quelques chopping-tools) et à quelques bifaces et hachereaux
  • ancienne grotte marine dont le toit s'est progressivement effondré. Le remplissage témoigne d'un bilan 13 sédimentaire dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). Plusieurs unités stratigraphiques (US 9, 9a, 8b, 7, 6’, 5e, 5d’, 5d, 5c’, 5c, 5b’, 5b
  • , 5a’, 5a, 4c, 4a-b), séparées par des dépôts littoraux (US 10, 8, 6 et 3) correspondant à des phases d’interruption majeure de la présence humaine, renferment des niveaux d’occupation s’échelonnant entre les SIM1 12 et 8. Seuls les US 9, 9a, 5d, 5c et 5b ne contiennent aucun
  • premiers peuplements humains de l’extrême ouest de l’Europe. Il représente vraisemblablement un témoin de la fréquentation du Massif armoricain par les Prénéandertaliens (Homo heidelbergensis). La plupart des sites colombaniens sont menacés par l’érosion marine et les aménagements
  • anthropiques ; ils font, de plus, l’objet d’un pillage intensif par les fouilleurs clandestins2. Parmi eux, Menez-Dregan I offre la séquence stratigraphique la plus ancienne et la plus développée, avec des foyers mondialement connus pour être parmi les plus anciens d'Europe (465 000 ans
  • +/ 65 000 ans par ESR pour l’US 9a). Ce site permet d’appréhender les comportements et l’environnement des premières populations humaines en Finistère, qui constitue l'un des « culs de sacs » occidentaux de l’Eurasie (Fig. 3). Fig. 3 : Carte non exhaustive des sites du Paléolithique
RAP02518.pdf (rapport de la campagne de fouille 2009 sur le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fp triennale (2009-2011))
  • rapport de la campagne de fouille 2009 sur le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fp triennale (2009-2011)
  • aberrantes vis à vis du contexte géologique. Dans l'état actuel et compte tenu des données géologiques et archéologiques, nous ne ferons état ici que des datations RPE. La falaise « morte » Gwen-Drez (P'agë) I P p t ^ H Ë ^ Les dépôts pléistocènes en falaise _. La grotte effondcée V
  • important et central. 14 LE CONTEXTE GÉOLOGIQUE ET LA FORMATION DE LA GROTTE Le substrat de la partie orientale du littoral de Plouhinec correspond à l'orthogneiss oeillé de Pors Poulhan (carte géologique de la France au 1/50000, feuille Pont-Croix, 1981). Il s'agit d'un granité
  • et le creusement de grottes profondes dans la falaise de la pointe du Souc'h. La forme des grottes et le dessin de la falaise dépendent beaucoup de ces structures. La formation de la grotte, due à l'érosion marine, a été favorisée par l'existence d'un réseau de failles affectant
  • fouille des niveaux inférieurs et surtout le dégagement des blocs effondrés ont permis de visualiser le platier rocheux et la morphologie de la plate-forme. A l'emplacement de l'entrée originelle de la grotte, par devant le site, un pilier central effondré, a probablement existé. Il
  • -dessous) est par ailleurs tout à fait en adéquation avec ce que nous connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59
  • DE ^ RENNES 1 Penn Âr Bed Rennes Novembre 2009 Les industries humaines témoignent de tout temps de la volonté de transformer et « améliorer » leur état d'être. Introduction L'opération archéologique de fouille de la grotte effondrée de Menez-Dregan I arrive cette année à
  • , en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. L'opération Menez-Dregan s'intègre à un plus vaste programme que l'on peut intituler «des Prénéandertaliens aux Néandertaliens
  • Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléoenvironnemental et l'organisation de l'habitat (la structuration des habitats du Paléolithique inférieur est mal connue), de mieux situer ce groupe dans le cadre du Paléolithique inférieur
  • par les galets aménagés, est apparue au début des années 80, avec la fouille du gisement de Saint-Colomban à Carnac. Ce groupe de gisements, dénommé « colombanien », est caractérisé par l'identité de ses caractères typologiques et de ses conditions géologiques, chronologiques et
  • était installé dans l'abri d'un couloir d'érosion marine, sur une plage ancienne, au début d'une période de régression (Monnier & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans
  • première du genre connue dans le nord-ouest de la France, est caractérisée par des outils à tranchant aménagé sur galets associés à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des
  • témoigne d'un bilan sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). Trois unités stratigraphiques (couche 9, couche 7 et couches 5 & 4) séparées par des dépôts littoraux correspondant à des phases d'interruption majeure de la
  • présence humaine, renferment des niveaux d'occupation. La couche 5 en particulier est composée de plusieurs niveaux d'occupation (minces couches lenticulaires dues aux érosions et aux réaménagements anthropiques successifs). Les datations RPE (Monnier et al., 1994) placeraient la
  • première occupation humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5 situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des
  • âges beaucoup plus récents (Mercier et al., 2004). Les résultats présentés traduisent manifestement des problèmes sans doute liés à la nature du gisement et/ou à l'adéquation des méthodes et techniques employées. Les 7 dates sur grains de quartz en particulier sont totalement
  • supports courts et épais. Dès les niveaux de base, on observe la pratique de méthodes variées avec une prédominance pour une exploitation unipolaire ou bipolaire d'une seule surface, puis de deux surfaces dans les niveaux supérieurs avec une exploitation centripète de plus en plus
  • en œuvre plus importante du quartz dans les couches 9 et 4, ce qui pourrait être l'indice d'une certaine carence en silex (Molines et al., 2005). L'intérêt du site de Menez-Dregan tient aussi à la présence de "structures" attestant des feux entretenus par l'homme, parmi les plus
  • . carte ci-dessous : couleur vert pâle), au plus près à 40 km de distance au large de la pointe de Penmarch. Leur assèchement ne peut se faire que lors de régressions marines entre -80 et 100m. Ceci n'est pas compatible avec les conditions climatiques mises en évidence par la
  • au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été
  • réalisées depuis la découverte du premier site de ce type (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléoenvironnemental et l'organisation de l'habitat (la structuration des habitats du Paléolithique inférieur est mal connue
RAP03964 (PLOUHINEC (29). Menez Dregan I : des Prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrème ouest de l'Europe. Rapport de FP 2020 et FP 2018-2020)
  • PLOUHINEC (29). Menez Dregan I : des Prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrème ouest de l'Europe. Rapport de FP 2020 et FP 2018-2020
  • développée, avec des foyers mondialement connus pour être parmi les plus anciens d'Europe (datés de 465 000 ans par la méthode ESR). Ce site permet d’appréhender les comportements et l’environnement des premières populations humaines en Finistère, qui constitue l'un des « culs de sacs
  • correspondance avec les résultats obtenus par la méthode ESR. De nouveaux prélèvements, à la fois à MenezDregan I et à Gwendrez, ont été effectués en 2012 (dans le cadre de l’ANR « Premiers Acheuléens de l’Europe de l’ouest ») et en 2015 (dans le cadre du PCR « Premiers peuplements de l’ouest
  • s’échelonnent entre 135 ka et 266 ka, en désaccord avec les datations ESR et la succession stratigraphique sur le site (Mercier et al., 2004 ; Falguères et al., in : Monnier et al., 1996b ; Monnier et al., 2001). Le pédocomplexe de la couche 5 est représenté par un sédiment fin et organique
  • unités stratigraphiques (couche 9, couche 7 et couches 5 & 4), séparées par des dépôts littoraux correspondant à des phases d’interruption majeure de la présence humaine (US 8 et 6), renferment des niveaux d’occupation s’échelonnant entre les MIS 12 et 8. Seuls les US 9, 14 9a et
  • n’ont pas donné de résultat (Dufour et Le Bailly, in : Gaillard et Ravon (dir.), 2017). La question des datations reste à préciser (décalage entre résultats des datations ESR et TL sur silex chauffés ; Tabl. 1). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les corrélations possibles
  • de l’Europe ») en vue d’approfondir les travaux sur cette question de la chronologie paléodosimétrique, selon la méthode ESR pour les échantillons de 2012 et IR-RF1pour ceux de 2015. Malheureusement, la méthode IR-RF n’a pas apporté de résultats, certainement pour des raisons
  • méthodologiques, et les datations ESR présentées dans le rapport de 2016 ont nécessité une calibration extrapolée à partir des mesures réalisées à Gwendrez, donc globalement peu fiables (Voinchet et al., in : Gaillard et Ravon (dir.), 2016). La question des datations reste donc à affiner. Ce
  • , typologiques, ainsi que toute la gestion des archives de fouille réalisée entre 2009 et 2020 sous la direction d’A.-L. Ravon. Présentation du gisement2 Le site de Menez-Dregan I est une ancienne grotte marine, dont le remplissage témoigne d’un bilan sédimentaire dominé par les dépôts
  • , datées par ESR sur le foyer de l’US 9a à 465 000 +/- 65 000 ans (Falguères et al., in : Monnier et al., 1996a), le plaçant ainsi parmi les plus anciens foyers entretenus par l’Homme en Europe, probablement au cours de la fin du SIM 123. 2 (rappel, d’après Ravon, 2017 ; Laforge
  • ., 8a), seule l’US 8b semble attester d’une (ou plusieurs) occupations humaines. En effet, c’est en couche 8b inf. et sup. que se concentrent la quasi-totalité des artefacts pour ces niveaux. Aucun foyer n’a été repéré lors de la fouille. Les nouvelles datations ESR réalisées en 2016
  • (Monnier et al., 1994 ; Yokoyama et al., 1996 ; Falguères et al., in : Monnier et al., 1996b). La couche 5e se placerait dans l’état actuel des recherches dans le SIM 9c. Les datations obtenues par thermoluminescence sur des silex chauffés de la couche 5 donnent des résultats qui
  • le début de la transition avec le Paléolithique moyen dans la région (Ravon et Monnier, 2013). Une datation par thermoluminescence a été réalisée sur un silex chauffé de la couche 4c, et donne un âge de 223 +/- 23 ka (Mercier et al., 2004). Cependant, selon l’état actuel des
  • d’accueil. La mise en ligne des rapports par le SRA Bretagne a pour objectif de faciliter cette consultation. La consultation et l’utilisation de ces rapports s’effectuent dans le respect des dispositions du code de la propriété intellectuelle relatives aux droits des auteurs. Notamment
  • de ces règles constitue le délit de contrefaçon prévu et sanctionné par les articles L.335-2, L.335-3 et suivants du code de la propriété intellectuelle. Renseignement : DRAC Bretagne : http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Bretagne Service Régional de l’Archéologie - Centre de
  • la géomorphologie, les datations paléodosimétriques, l'étude des géomatériaux, la sédimentologie, la géochimie, la micromorphologie, la palynologie, l'anthracologie, la technologie et typologie lithique et des aspects plus pionniers comme la paléogénétique et la paléoparasitologie
  • d’industries du Paléolithique inférieur « à bifaces rares ou absents, dominées par les galets aménagés », est apparue au début des années 80, avec la fouille du gisement de SaintColomban (Monnier, 1996 ; Monnier et Molines, 1993). Ce groupe de gisements, dénommé alors « Colombanien » par J
  • ) et du Bois-de-la-Chaize (Noirmoutier, Vendée) en sont les exemples les mieux conservés. Le « Colombanien » a été à l’époque défini comme un groupe de sites du Paléolithique inférieur caractérisé par un macro-outillage essentiellement composé de galets aménagés (choppers, quelques
  • et 2020 (Monnier et al.,1996a, 1996b ; Ravon (dir.), 2019). Il s’agit d’une ancienne grotte marine dont le toit s'est progressivement effondré. Le remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). Trois
  • littorale, la plupart de ces sites sont menacés par l’érosion marine et les aménagements anthropiques ; ils ont, par le passé, fait l’objet d’un pillage intensif par les fouilleurs clandestins. Parmi eux, Menez-Dregan I offre la séquence stratigraphique la plus ancienne et la plus
  • du site a débuté en 2019 au sein d’un SIG dédié (E. Le Goff, Inrap Grand-Ouest), et les plans de répartition du mobilier archéologique apportent un éclairage nouveau quant à l’utilisation de la grotte selon ses différentes phases d’occupation au cours du temps. L'étude des très
RAP03790 (PLOUHINEC (29). Menez-Dregan I, des prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. Rapport de fouille)
  • PLOUHINEC (29). Menez-Dregan I, des prénéandertaliens aux Néandertaliens à l'extrême ouest de l'Europe. Rapport de fouille
  • stratigraphique la plus ancienne et la plus développée, avec des foyers mondialement connus pour être les plus anciens d'Europe (datés de 465 000 ans par la méthode ESR). Ce site permet d’appréhender les comportements et l’environnement des premières populations humaines en Finistère, qui
  • correspondance avec les résultats obtenus par la méthode ESR. De nouveaux prélèvements, à la fois à MenezDregan I et à Gwendrez, ont été effectués en 2012 (dans le cadre de l’ANR « Premiers Acheuléens de l’Europe de l’ouest ») et en 2015 (dans le cadre du PCR « Premiers peuplements de l’ouest
  • les datations ESR et la succession stratigraphique sur le site (Mercier et al., 2004 ; Falguères et al., in : Monnier et al., 1996b ; Monnier et al., 2001). Le pédocomplexe de la couche 5 est représenté par un sédiment fin et organique, organisé en lits centimétriques. Il se
  • couche 7 n’ont pas donné de résultat (Dufour et Le Bailly, in : Gaillard et Ravon (dir.), 2017). La question des datations reste à préciser (décalage entre résultats des datations ESR et TL sur silex chauffés ; Tabl. 1). Pour contribuer à éclaircir ce problème, les corrélations
  • de l’Europe ») en vue d’approfondir les travaux sur cette question de la chronologie paléodosimétrique, selon la méthode ESR pour les échantillons de 2012 et IR-RF 1pour ceux de 2015. Malheureusement, la méthode IR-RF n’a pas apporté de résultats, certainement pour des raisons
  • méthodologiques, et les datations ESR présentées dans le rapport de 2016 ont nécessité une calibration extrapolée à partir des mesures réalisées à Gwendrez, donc globalement peu fiables (Voinchet et al., in : Gaillard et Ravon (dir.), 2016). La question des datations reste donc à affiner. Il
  • littoral. Présentation du gisement3 Le site de Menez-Dregan I est une ancienne grotte marine, dont le remplissage témoigne d’un bilan sédimentaire dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus dus aux multiples érosions (Monnier et al., 1996a). La fouille du
  • celle de la couche 9, qui se compose en réalité de quatre entités archéologiques, la couche 9 – indifférenciée, et les niveaux 9a, 9b et 9c. Il s’agit de colluvions pédogénétisées, datées par ESR sur le foyer de l’US 9a à 465 000 +/- 65 000 ans (Falguères et al., in : Monnier et al
  • , c’est en couche 8b inf. et sup. que se concentrent la quasi-totalité des artefacts pour ces niveaux. Aucun foyer n’a été repéré lors de la fouille. Les nouvelles datations ESR réalisées en 2016 sur des échantillons prélevés en 2012 semblerait placer son occupation vers 400 000 ans
  • al., in : Monnier et al., 1996b). La couche 5e se placerait dans l’état actuel des recherches dans le SIM 9c. Les datations obtenues par thermoluminescence sur des silex chauffés de la couche 5 donnent des résultats qui s’échelonnent entre 135 000 et 266 000 ans, en désaccord avec
  • transition avec le Paléolithique moyen dans la région (Ravon et Monnier, 2013). Une datation par thermoluminescence a été réalisée sur un silex chauffé de la couche 4c, et donne un âge de 223 000 +/- 23 000 ans (Mercier et al., 2004). Cependant, selon l’état actuel des recherches, la
  • et publications antérieures. Le site internet réalisé par A. Sylvain et A.-L. Ravon et présentant la fouille est en ligne depuis juillet 2019 à cette adresse https://menezdregan.wixsite.com/francais/ 3 Conditions d’utilisation des documents Les rapports d’opération
  • public. L'accès à ces documents administratifs s’exerce auprès des administrations qui les ont élaborés ou qui les détiennent, au choix du demandeur et dans la limite de leurs conditions d’accueil. La mise en ligne des rapports par le SRA Bretagne a pour objectif de faciliter cette
  • , cartes ou schémas, n’est possible que dans le cadre de courtes citations qui doivent être justifiées, par exemple par le caractère scientifique de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées, et sous réserve de l’indication claire du nom de l’auteur et de la source (références exactes
  • cadre de l’étude de Menez-Dregan 1 portent sur la géologie et la géomorphologie, les datations paléodosimétriques, l'étude des géomatériaux, la sédimentologie, la géochimie, la micromorphologie, la palynologie, l'anthracologie, la technologie et typologie lithique et des aspects plus
  • 1991 (Monnier et al., 1996 a et b ; Ravon (dir.), 2018). L’existence d’industries du Paléolithique inférieur à bifaces rares ou absents, dominées par les galets aménagés, est apparue au début des années 80, avec la fouille du gisement de SaintColomban (Monnier, 1996 ; Monnier et
  • Molines, 1993). Ce groupe de gisements, dénommé alors « Colombanien » par J.-L. Monnier dans les années 1990, est essentiellement localisé sur la côte sud-armoricaine (Fig. 2 ; Monnier, 1996 ; Monnier et Molines, 1993). Les gisements de Saint-Colomban et La Croix-Audran (Carnac
  • , Morbihan), Menez-Dregan (Plouhinec, Finistère), de l’île de Groix (Morbihan) et du Bois-de-la-Chaize (Noirmoutier, Vendée) en sont les exemples les mieux conservés. Le « Colombanien » a été à l’époque défini comme un groupe de sites du Paléolithique inférieur caractérisé par un macro
  • fouille importante et d’un programme interdisciplinaire depuis 1991 (Monnier et al.,1996a ; 1996b). Il s’agit d’une ancienne grotte marine dont le toit s'est progressivement effondré. Le remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de
  • nombreux hiatus (érosions). Trois unités stratigraphiques (couche 9, couche 7 et couches 5 & 4), séparées par des dépôts littoraux correspondant à des phases d’interruption majeure de la présence humaine (US 8 et 6), renferment des niveaux d’occupation s’échelonnant entre les MIS 12 et
RAP02208.pdf (PLOUHINEC (29). gisement du paléolithique inférieur de Ménez-Drégan 1. rapport intermédiaire 2006 de fp 3 (2006-2008))
  • PLOUHINEC (29). gisement du paléolithique inférieur de Ménez-Drégan 1. rapport intermédiaire 2006 de fp 3 (2006-2008)
  • effondrés ont permis de visualiser le platier rocheux et la morphologie de la plate-forme. A l'emplacement de l'entrée originelle de la grotte, par devant le site, un pilier central effondré, a probablement existé. Il s'agit d'un socle proéminent lui-même sectionné en trois parties par
  • connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59). 11 Profil selon XX' mettant en évidence la base d'un probable pilier
  • couche 4 correspond sans doute au remaniement des sols (sommet de la couche 5) et de la partie supérieure des dépôts qui occupaient le versant au-dessus de la grotte. Les analyses granulométriques confirment cette interprétation d'un dépôt mis en place par cryoreptation. Les
  • identification. Les niveaux d'occupation conservés à Menez-Dregan 1 : La grotte ayant connu, au cours de sa longue histoire, une succession de remplissages sédimentaires et anthropiques et de vidages par érosion marine, le bilan sédimentaire observé reflète sans aucun doute l'existence de
  • & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans. La fouille, menée dans des conditions difficiles, au-dessous du niveau des plus hautes mers actuelles, n'a pas permis de mettre
  • à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des gisements de ce type, sur la côte sud armoricaine, a attiré l'attention sur ce groupe (Monnier, 1989; Monnier & Molines, 1993
  • interdisciplinaire. (Monnier et ai, 1996 ; Monnier et al., 2000). Il s'agit d'une ancienne grotte marine dont le toit s'est progressivement effondré. Le remplissage témoigne d'un bilan sédimentaire assez faible, dominé par les dépôts littoraux anciens et avec de nombreux hiatus (érosions). Trois
  • (minces couches lenticulaires dues aux érosions et aux réaménagements anthropiques successifs). Les datations RPE (Monnier et al., 1994) placeraient la première occupation humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5
  • situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des âges beaucoup plus récents (Mercier et al., 2004). Les résultats présentés traduisent manifestement des problèmes sans doute liés à la
  • supports courts et épais. Dès les niveaux de base, on observe la pratique de méthodes variées avec une prédominance pour une exploitation unipolaire ou bipolaire d'une seule surface, puis de deux surfaces dans les niveaux supérieurs avec une exploitation centripète de plus en plus
  • œuvre plus importante du quartz dans les couches 9 et 4, ce qui pourrait être l'indice d'une certaine carence en silex (Molines et al., 2005). L'intérêt du site de Menez-Dregan tient aussi à la présence de "structures" attestant des feux entretenus par l'homme, parmi les plus
  • sujette à discussions. Compte-tenu de la topographie sous-marine et de notre connaissance des conditions paléoclimatiques, nous pourrions supposer que le rivage marin n'était sans doute pas très éloigné au moment où les sites étaient occupés par l'homme (5 à 10 km ?). Toutefois
  • conditions climatiques mises en évidence par la sédimentologie et la paléo-botanique. Toutefois, de, petits affleurements plus proches et non cartographiés peuvent exister. Si l'on peut parler de faciès régional pour les industries à galets aménagés du littoral sud-armoricain, il est
  • sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site de ce type
  • (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, à mieux cerner le contexte paléoenvironnemental et l'organisation de l'habitat (la structuration des habitats du Paléolithique Inférieur est mal connue), à mieux situer ce groupe dans le cadre du
  • de Menez-Dregan 1 en 1991 (après premier dérochage du versant) Menez-Dregan 1 en 2002. La stratigraphie est bien visible. De nombreux grands blocs effondrés ont été enlevés et le sommet du cul de grotte a été à nouveau déroché. 8 9 Ci-dessous : Menez-Dregan. Plan général du
  • central qui divisait le porche de la grotte en deux entrées latérales. 12 Description stratiqraphique et interprétation de l'histoire du gisement Dans l'état actuel des travaux, la stratigraphie relevée à Menez-Dregan I correspond à une succession de formations marines et
  • littorales interstratifiées dans des dépôts de versants admettant des sols et des niveaux d'occupation humaine. Les observations ont porté sur le remplissage du couloir d'accès à la grotte et sur les couches supérieures comblant l'entrée de l'abri. On constate que, dans la partie de la
  • introduit des incertitudes quant à certains raccords stratigraphiques entre les dépôts "en poches" du couloir et les niveaux supérieurs du remplissage de la grotte. Les dépôts résiduels garnissant la rampe d'érosion du couloir ne semblent pas toujours avoir leur équivalent dans la
  • ). • Couche 1 : head grossier et biocailles granitiques tassées, à matrice très pauvre ou inexistante. • Couche 2a: grands blocs issus du toit de la grotte, à peine détachés du rocher dans le secteur de la coupe. C'est ce niveau de blocs qu'il conviendra d'ôter avant la reprise de la