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RAP03383.pdf (RENNES. Église Toussaints : la sépulture de Louis du Plessis (†1661). Rapport de sondage)
  • RENNES. Église Toussaints : la sépulture de Louis du Plessis (†1661). Rapport de sondage
  • Mobilier Objet métallique, Habillement, Inscription La conservation exceptionnelle de corps bien préservés dans des cercueils en plomb permet d’appréhender la chaîne opératoire intégrale de l’intervention post-mortem grâce à une approche pluridisciplinaire autour des questions
  • , Stucture funéraire, Sépulture La découverte fortuite et isolée, pendant les travaux de réfection des sols de l’église Toussaints de Rennes, d’un cercueil en plomb, a entrainé la mise en place d’une intervention de sauvegarde des données. Affleurant sous le dallage de l’église, le
  • . Les éléments textiles liés à la préparation du corps 53 3.4.7.1. La couche 3.4.7.2. Les fils de suture 53 3.5. Qui était Louis de Bruslon du Plessix et pourquoi fut-il inhumé en l’église Toussaints de Rennes ? 55 3.5.1. Contexte : le collège Saint
  • -Thomas et sa chapelle 3.5.2. Louis et sa famille : une noblesse d’extraction du Rennais 3.5.3. Les Bruslon et le collège Saint-Thomas : une histoire de famille 55 59 62 3.6. Mise en perspective de la découverte à la connaissance des rites funéraires du XVIIe dans les
  • Toussaints (Rennes-35) Notice scientifique La découverte fortuite et isolée, pendant les travaux de réfection des sols de l’église Toussaints de Rennes, d’un cercueil en plomb, a entrainé la mise en place d’une intervention de sauvegarde des données. Affleurant sous le dallage de
  • une première étude du corps à l’Institut Médico-légal de Rangueil Toulouse, avec un prélèvement optimal d’échantillons pour permettre des études complémentaires postérieures. La conservation exceptionnelle de corps bien préservés dans des cercueils en plomb permet d’appréhender la
  • mise en place de l’opération La découverte fortuite et isolée, pendant les travaux de réfection des sols de l’église Toussaints de Rennes, d’un cercueil en plomb, a entrainé la mise en place d’une intervention rapide de sauvegarde des données, sous le contrôle du SRA Bretagne
  • contamination et la dégradation de l’ensemble de la dépouille. Dans un second temps, une procédure mise en œuvre avec le SRA Bretagne vise à extraire en urgence la cuve pour éviter une altération des matières organiques et une première étude du corps est pratiquée à l’Institut MédicoLégal de
  • Rangueil Toulouse avec un prélèvement optimal d’échantillons pour permettre des recherches complémentaires postérieures. La très bonne conservation des matières organiques envisagée dans ce type de contenant a motivé d’emblée ce partenariat qui avait déjà été mis en place en 2014 pour
  • chronologies abordées, et la volonté de préserver des cadavres par l’embaumement en est un aspect bien documenté (Aufderheide 2003). Si ces interventions régressent en Europe au tout début du Moyen Âge, elles semblent revenir en force à partir du xie siècle, quand il faut trouver une
  • l’église Toussaints (Rennes-35) aux Croisades médiévales contre l’Orient (Saint Louis), la pratique des funérailles multiples, issue de la tripartition des corps ou Dilaceratio coropris (dissociation du cœur, des entrailles et du corps du défunt), se développe en Occident à partir du
  • centré autour de temps forts : l’exposition du corps, le convoi funéraire, l’office religieux et la mise en bière (Chrościcki et al. 2012). Les témoins matériels de ces pratiques se distinguent alors par l’utilisation de plus en plus fréquente de cercueils et cardiotaphes en plomb
  • sphères de l’aristocratie locale, également adeptes (Colleter et al. 2016). Si aujourd’hui les recherches progressent sur l’embaumement médiéval et moderne notamment grâce à la rédaction de synthèses en Angleterre (Westerhof 2008), en France (Bande 2009 ; Chrościcki et al. 2012), en
  • Italie (Fornaciari, Capasso 1996 ; Marinozzi 2013) ou en Europe centrale (WeissKrejci 2010), grâce aussi à l’archéobotanique et à la détermination des baumes et onguents utilisés (Giuffra et al. 2011 ; Corbineau, Georges 2015), l’étude des gestes des chirurgiens est davantage
  • , musée Dobrée). L’histoire de ces sépultures est liée à de grands personnages pour lesquels les sources historiques précisent parfois les parcours et transferts de ces dépouilles à la manière de véritables reliquaires. Il en est ainsi des cardiotaphes de Richard Ier d’Angleterre
  • , exhumé en 1838 de la cathédrale de Rouen, celui de Bertrand du Guesclin transféré du couvent dominicain de Dinan à la basilique Saint-Sauveur de cette même ville en 1810 ou celui d’Anne de Bretagne, inhumée selon ses vœux avec ses parents dans la chapelle des Carmes de Nantes puis
  • transféré en 1792 dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes. Le renouvellement des problématiques sur ces types de funérailles et l’approche pluridisciplinaire qui en découle sont à la base de plusieurs publications ou recherches récentes (Colleter et al. 2011 ; Charlier et al. 2013
  •  ; Girault 2014 ; Dupont, Lefebvre 2016 ; Le Cloirec 2016 ; Bureau, Colleter 2016 ; Mokrane et al. 2016 ; Colleter et al. 2016). La conservation exceptionnelle de corps bien préservés (muscles, téguments, organes…) dans des cercueils en plomb du xviie siècle permet d’appréhender la chaîne
  • -Colmont Rennes Laval Pléchâtel Nantes cercueil en plomb cardiotaphe Fig. 2 Répartition des découvertes de cercueils et cardiotaphes en plomb du Moyen Âge et de l’Époque moderne dans l’ouest de la France. Pour Carhaix, la présence de ces vestiges résulte uniquement d’un texte
  • Fig. 3 Inventaire et décompte des sites avec cercueils et / ou urnes en plomb dans l’ouest de la France. © R. Colleter approche pluridisciplinaire (anthropologique, médicale, paléopathologique, historiographique…) autour des questions liées à l’embaumement et l’exérèse des organes
RAP04023 (RENNES (35). 8 rue Saint-Yves. Rapport de diagnostic)
  • opération préventive de diagnostic
  • RENNES (35). 8 rue Saint-Yves. Rapport de diagnostic
  • constitués de pierres en calcaire de taille régulière et l’on aperçoit le départ d’un ancien arc en plein cintre. Cette porte est chaînée au parement réalisé en pierres de taille et semble appartenir à la phase la plus ancienne. On devine une troisième ouverture (P1049) en partie basse
  • . Résultats Présentation des résultats A B Figure  13  A : Détail du piédroit en calcaire de la porte 1046 visible dans l’édicule 1030, probables anciennes latrines (R.Battais) B : Détail de la porte murée (R.Battais) Figure  14  Claveau en calcaire de l’arc en plein cintre d’une
  • ouverture récente a été créée dans une ancienne porte (P1049) dont les piédroits et l’amorce bûché de l’arc en plein cintre sont visibles (fig.29). L’encadrement est en pierres de calcaire. Cette ancienne porte est similaire aux ouvertures décrites précédemment au niveau de la façade sur
  • plus visible aujourd’hui. Le mur ouest repose au sud sur une ancienne maçonnerie arasée (1068), probablement antérieure à la construction actuelle (fig.30). Il s’agit d’un ressaut en schiste conservé sur 2 m de long et 40 cm de haut. Il semble former un angle au sud (fig.31). Le
  • schiste pourpre appartiennent à l’accès d’origine. Les piédroits de la porte s’appuient dessus. La dernière marche en granit et le seuil actuel permettent d’atteindre le niveau de trottoir. Ce dernier a été créé au cours du XXe siècle. Des photos anciennes montrent en effet que le
  • granit rajoutées au moment du décaissement du sol d’origine (R.Battais) Synthèse La cave a subi de nombreux remaniements. Tout d’abord il s’agissait d’un niveau semi-enterré, aujourd’hui accessible uniquement depuis la rue. Une ancienne porte en plein cintre, aujourd’hui murée et
  • -face de la poutre du même portique est percée sur toute sa longueur de six mortaises, à entraxe régulier, indiquant la présence d’une ancienne cloison (fig.39). Celle-ci divisait le niveau en deux parties. La sablière sur laquelle reposent les poteaux est en partie apparente. Chaque
  • construction du 8 rue Saint-Yves s’appuie sur le mur voisin (1050). On peut voir en partie haute, à droite, le pan de bois de la construction voisine (R.Battais) Figure  39  La poutre du portique 1119 possède des mortaises vides. Celles-ci devaient recevoir une ancienne cloison (R.Battais
  • édifiée du début du XVIIe siècle, a donc évolué en un véritable immeuble de rapport dès le milieu du XVIIIe siècle. Cet exemple marque l’avènement de cette nouvelle manière de se loger engendrée par une forte augmentation de la population urbaine à cette époque et encore plus au siècle
  • réalisée en 2021 85 4. La maison du 8 rue Saint-Yves à Rennes : Origine, histoire et composition d’après les archives (Pierre Poilpré) 88 4.1. 88 4.1.1. 89 4.1.2. 91 92 4.1.3. Histoire de la parcelle et de la maison Avant la construction : les XVe et XVIe
  • (diagnostic, fouille, document final de synthèse, sondage, sauvetage…) sont des documents administratifs communicables au public, en application de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 modifiée et portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public
  • . L'accès à ces documents administratifs s’exerce auprès des administrations qui les ont élaborés ou qui les détiennent, au choix du demandeur et dans la limite de leurs conditions d’accueil. La mise en ligne des rapports par le SRA Bretagne a pour objectif de faciliter cette
  • consultation. La consultation et l’utilisation de ces rapports s’effectuent dans le respect des dispositions du code de la propriété intellectuelle relatives aux droits des auteurs. Notamment en application de l'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle, cela implique que : 1
  • pan de bois du début du XVIIe siècle. À l’issue de l’opération, des enduits en terre ont été enlevés dans la cage d’escalier afin d’observer les maçonneries. Les mortiers ont en partie été piquetés au niveau de la façade nord. Il s’agit aujourd’hui d’un immeuble sur quatre
  • . L’étude du bâti a mis en évidence que des éléments appartenant aux deux précédents édifices auraient pu être réemployés dans cette nouvelle construction. Des investigations complémentaires permettraient de confirmer ces premières observations. D’abord peu habitée, la surface occupée
  • -Yves 1.2.  Contexte topographique La rue Saint-Yves se situe sur le versant sud-est de la ville qui plonge en direction de la Vilaine aujourd’hui canalisée. La parcelle étroite orientée nord/sud a sa partie nord, en fond de cour, qui se situe à une altimétrie autour de 33 m NGF
  • alors que le niveau du trottoir, au sud, se situe à 31,50 m NGF. De la même manière, la rue connaît un dénivelé important d’est en ouest. 25 26 Inrap · Rapport de Diagnostic Bretagne, Ille-et-Vilaine, Rennes, 8 rue Saint-Yves 1.3.  Contexte historique et archéologique La
  • gravures et photographies du milieu du XIXe siècle la représentent également (infra fig.88). Le cadastre ancien montre une construction en arrière-cour qui n’existe plus aujourd’hui (fig.2). Figure  2  Emprise du diagnostic sur le cadastre de 1842 (R.Battais et A.Chéroux) emprise de
  • la parcelle à l’époque moderne parcelle actuelle 1.4.  Prescription archéologique et problématique L’édifice est une construction à pan de bois sur un rez-de-chaussée en pierres mitoyen des côtés est et ouest. Une cour, qui appartient à la parcelle voisine, se situe à l’arrière
  • . La maison est constituée de cinq niveaux dont un niveau de cave et un étage sous combles. Elle abritait récemment des appartements et studios. La prescription archéologique consiste en une étude archéologique du bâti, ou du moins son amorce, accompagnée d’une recherche historique
RAP02227.pdf (LA ROCHE-MAURICE (29). château de roc'h morvan. rapport de fp1)
  • LA ROCHE-MAURICE
  • LA ROCHE-MAURICE (29). château de roc'h morvan. rapport de fp1
  • . La chronologie relative (avant, après) est exprimée quant à elle, par un trait plein vertical, en partant de la phase d'occupation la plus ancienne en bas de page pour remonter à la phase la plus récente en haut de page. La construction et la lecture du diagramme stratigraphique
  • - LES PRINCIPES M E T H O D O L O G I Q U E S 9 2.1 - La méthodologie d'intervention 2.1.1 - Le cadre d'intervention 2.1.2- L'enregistrement des données de fouille 2.1.3 - Le relevé de terrain et la mise au net des illustrations en post-fouille 2.1.4 - Le relevé topographique 9 9
  • propositions d'interprétation 31 B I L A N E T PERSPECTIVES D E R E C H E R C H E 33 BIBLIOGRAPHIE 35 ANNEXES 36 L'analyse de la stratigraphie en sondage et l'étude du bâti démontre la présence d'au moins cinq phases de construction successives ponctuées par la démolition
  • ). La phase III identifie une deuxième campagne de travaux après démolition (M10 et M i l ) . Elle correspond à la construction de la porterie visible en arrachement. La rampe d'escalier orientée vers le bourg (A) était fermée par deux lignes de poutres ( B l et B2) et par une seule
  • porte close placée devant le donjon (P3). Deux longues barres de bois étaient disposées en travers du couloir, avant d'être bloquées depuis les couloirs B et C par un système rudimentaire mais néanmoins rapide et efficace. La rampe orientée vers le front ouest (B) était fermée par
  • une seule porte close (P5), barrée de l'extérieur par une poutre horizontale dont le verrouillage était commandé depuis l'intérieur de la porte. La rampe orientée vers la salle (C), était fermée quant à elle par la porte principale d'accès au logis seigneurial (P6). Le battant en
  • blindage qui devait considérablement freiner l'assaut en cas de siège. Les phases I V et V correspondent quant à elles, à des travaux de rénovations de la porterie entre le XlVe et le XVIe siècle ( M 12 et M13). C1.01 - Vue générale du front sud du donjon avant fouille en septembre
  • arraché d'une porte basse. 2 La fouille a été menée par Jocelyn Martineau (responsable d'opération, INRAP) avec la collaboration de Fabien Sanz-Pascual (dessinateur, INRAP), Pierrick Leblanc (topographe, INRAP) et une équipe de quatre étudiants en histoire et de l'Art et archéologie
  • - 2006 24 Naissance, évolution et fonctions du château médiéval Jocelyn MARTINEAU I.N.R.A.P. Type d'opération : Maître d'ouvrage : Contraintes techniques : Surface estimée du site : Emprise fouillée : Fouille menée jusqu'au substrat : Localisation de l'étude de bâti et de la fouille
  • U I L L E 2006 Une rampe d'escalier inscrite dans un long couloir et une cavité béante ouverte dans l'angle sud-ouest du donjon, permettaient d'envisager la présence, sous les remblais, d'une porte d'accès ouverte en direction du sous-sol de la tour (cl.03). L'objectif de cette
  • campagne était donc de vérifier par sondage l'existence de cette porte, en vue d'une éventuelle fouille du donjon. Le deuxième objectif de l'opération était d'achever l'exploration de la fosse située au sud-ouest du logis seigneurial, et plus largement, la fouille du logis situé au nord
  • - L a méthodologie d'intervention 2.1.1 - Le cadre d'intervention L'intervention s'est déroulée en deux phases. La première phase a consisté à enlever du 18 avril au 5 mai 2006 les gravats stériles avec une mini-pelle munie d'un godet de curage, sur une surface de 16 m implantée
  • les couloirs B et C a consisté à enlever les broussailles et nettoyer la rampe d'escalier pour réaliser un relevé en plan de la structure découverte par Michel Le Goffic en 1993 (fig.03) (Le Goffic, 1993). L'objectif était de replacer le couloir A, découvert en 2006, dans son
  • communication consolidés dans les années 1990, reste à faire. Un relevé en 3D a néanmoins été réalisé à l'issue de la campagne de fouille (cfp.31,32). Fig.03 : Plan de localisation des structures et des zones de décapage (Jocelyn Martineau, INRAP, 2006) 2.1.2 - L'enregistrement des
  • données de fouille Les unités stratigraphiques ou « us » dans le texte ont été enregistrées manuellement sur une fiche papier par les stagiaires, sous le contrôle du responsable d'opération. La fiche est ensuite saisie en post-fouille par le responsable d'opération sur la base de
  • données File Maker Pro 5.5. 2.1.3 - Le relevé de terrain et la mise au net des illustrations en post-fouille La durée des relevés de terrain lors cette nouvelle campagne de fouilles a été de deux semaines. La durée de mise au net des illustrations réalisées en post-fouille a été
  • d'accéder aux parties hautes, qui n'ont donc pas fait l'objet de relevés pierre à pierre. L'enregistrement a été réalisé à distance, en tenant compte des difficultés d'interprétation de parements restaurés et inaccessibles. 2.1.4 - Le relevé topographique et la modélisation numérique
  • Le plan topographique et la modélisation numérique des structures maçonnées dégagées en 2006 ont été réalisés par Pierrick Leblanc (INRAP). La durée totale du relevé de terrain et de la réalisation des plans des vestiges a été de 5 jours. Le relevé général a été recalé en Lambert
  • zone 1 et en IGN 69. La modélisation numérique et la restitution de la porterie ont été réalisées pendant la post-fouille sur une durée de cinq jours. 2.2 - Les m é t h o d e s de datation 2.2.1 - La chronologie relative L'analyse archéologique du bâti et de la stratigraphie
  • suivent ainsi la logique d'exploration du sous-sol, des phases les plus récentes aux phases les plus anciennes. 2.2.2 - La datation absolue Sauf cas exceptionnel, la chronologie relative ne date jamais directement le niveau d'occupation, qu'il s'agisse d'un sol, d'un remblai ou d'une
RAP00992.pdf (PLÉLAN-LE-GRAND (35). le Gué. la Motte Salomon. rapport de sondage)
  • PLÉLAN-LE-GRAND (35). le Gué. la Motte Salomon. rapport de sondage
  • nature, la fonction et la datation approximative de cet ensemble fortifié. Mais, à cette fonction classique d'une étude historique, vient s'adjoindre un autre impératif qu'impliquent les sondages archéologiques et la mise en valeur de cette ancienne fortification : l'étude
  • Salomon de Bretagne, fils de Rivallon, comte de Poher, et neveu du roi Nominoë, qui accède au trône en 857. Son règne est caractérisé par un renforcement de l'intégrité du royaume, par la conquête du Cotentin et d'une partie du Maine, ainsi que par la lutte contre les Normands. Salomon
  • meurt assassiné en 874 et devient très tôt légendaire, puis un véritable saint populaire. La Borderie mentionne, sans les situer, plusieurs résidences de Salomon dans la partie est de Brécilien. Nombre de ces établissements restent aujourd'hui hypothétiques. Seule la fondation d'un
  • monastère à Maxent, offert en 860 comme replis aux moines de Redon face aux Normands, est attestée clairement. La confusion vient du fait que les paroisses actuelles de Maxent et Tréffendel étaient à cette époque rattachées à celle de Plélan. Maxent en sera séparée au Xlè s., Tréffendel
  • seulement en 1584. Il reste cependant certain que le territoire de Plélan est, durant le Haut MoyenAge sous l'autorité directe du roi comme bien du fisc. La mention d'une résidence seigneuriale (d'un représentant local du pouvoir sans doute) apparaît même clairement en 863 dans une
  • mention du cartulaire de Redon. Rien n'indique cependant que cette résidence corresponde au site du Gué. En fait, la première mention possible d'une seigneurie châtelaine à Plélan ne date que de 1101, placée sous la dépendance de celle de Lohéac. Elle s'étend sur les communes
  • les fossés en 1419. Le cadastre de 1827 fait apparaître la motte séparée en deux parcelles égales par un talus d'axe nord-sud. L'une de ces parcelles est occupée par un jardin, l'autre par un verger. Quant à l'ancienne basse-cour, elle est dévolue dès le XVIIè s. aux foires
  • annuelles. II. CADRE DE L'INTERVENTION Le site et les terrains environnant ont été achetés fin 1990 par la municipalité de Plélan-le-Grand en vue d'une mise en valeur. Le diagnostic archéologique présenté ici s'inscrit dans le cadre des études préalables à cette opération de
  • valorisation. L'étude historique préalable à la mise en valeur de la "Motte Salomon" a été divisée en deux opérations distinctes: - Une étude d'archivé a été réalisée au mois de février 1993 par Nicolas COZIC, dans le but de définir le cadre historique général du site, ainsi que de
  • , difficilement détectables à l'oeil en raison de la couverture herbeuses du terrain, et d'orienter le choix de l'implantation des sondages. Ce relevé a permis de mettre en évidence une très légère levée de terre sur tout le périmètre de la plateforme. III.2. Implantation des sondages Six
  • adossés à cet hypothétique talus. - Deux tranchées ont été implantées sur un même axe (orienté grossièrement d'est en ouest), décalées l'une par rapport à l'autre et se chevauchant, afin de permettre une FIG. I l l : Plan topographique du site étude de part en part de la
  • plateforme, mais sans rompre totalement la stratigraphie éventuellement conservée. Une de ces tranchées a été poursuivie sur l'escarpe et dans le fossé est afin d'étudier la douve et son comblement, en connexion avec la plateforme. Il n'a malheureusement pas été possible de réaliser une
  • section complète du fossé, tant en raison de la présence d'arbres que de l'humidité importante du sol. - Une troisième tranchée (secteur VI) a été ouverte ultérieurement, au sud de la plateforme, sur l'emplacement présumé de l'ancien étang, afin d'en définir la nature du comblement
  • l'amplitude de la stratigraphie conservée. Aussi, deux sondages plus profonds ont été réalisés, l'un manuellement dans le secteur IV, l'autre mécaniquement dans le secteur III. Leur implantation a été définie en fonction de la nature des niveaux supérieurs mis au jour (absence de niveau
  • secteur I I FIG. VI : Secteur I I , vue générale depuis l'est Signalons que l'ensemble du secteur a subi d'importantes perturbations dues à l'arrachage d'arbres, telle la fosse en forme de croissant comblée par un blocage de pierres (U.S. 2009). IV.2. Secteur HI Le secteur III
  • a fait l'objet de deux décapages mécaniques successifs. Dans un premier temps, seule la terre arable a été enlevée. Le seul niveau organisé qui soit apparu à ce stade consistait en un empierrement, lié à une terre argileuse jaune, situé à l'extrémité ouest du sondage (U.S. 3001
  • , homogène et compacte (U.S. 3015), une série de remblais présentant un pendage général d'est en ouest (regroupés sous un numéro d'U.S. unique 3017). Ce sondage, profond d'environ 2,70 m, n'a pas permis de reconnaître le sol naturel, en raison de la présence d'un remblai de blocs de grès
  • . Il provient très probablement des mêmes ateliers (fig. XX, n° 5). FIG. VII : Plan et coupes secteur I I I 1 0 15 2 0 m TV. 3.3. Le fossé L'extrémité est du secteur IV a permis l'étude du comblement du fossé est. Malheureusement, en raison de la présence d'arbres, une
  • section complète n'a pu en être effectuée. De même, le fond du fossé, hors d'atteinte de l'engin, n'a pu être reconnu. Sa profondeur peut cependant être restituée, si l'on considère que le bord du fossé forme une pente régulière. Le comblement de la douve est en grande partie
  • mis au jour. De même que pour le secteur IV, son profil complet n'a pu être déterminé, en raison de la présence d'un ruisseau. L'instabilité du terrain nous a également empêché de définir sa profondeur (2 m minimum -fig.XVI). Seul son bord sud a pu être reconnu. Celui-ci consiste
RAP01938.pdf (LA ROCHE-MAURICE (29). étude du château de Roc'h Morvan. rapport intermédiaire 2003 de fp3)
  • LA ROCHE-MAURICE
  • LA ROCHE-MAURICE (29). étude du château de Roc'h Morvan. rapport intermédiaire 2003 de fp3
  • et analyse du donjon. La phase la plus ancienne, celle du donjon et de son environnement bâti, reste non datée pour le moment. Elle fera l'objet d'une étude plus appronfondie à partir de 2004. La fouille de ces deux dernières années s'est en effet concentrée sur le dégagement du
  • cartulaire de cette province, Mortagne, 1890-1902, p. 147. 92 P. LEVOT, Biographie bretonne, op. cit., p. 297. Cette filiation est incertaine. 93 L. URVOY DE PORZAMPARC, Généalogie de la maison de Trogoff op. cit., p. 35. Cette union aurait pu donner une partie du Léon aux Avaugour, en
  • 3 1.2 - CONTEXTE ARCHÉOLOGIQUE 3 2 - GENEALOGIE DES HERVE DE LEON (VERS 1180 - 1 3 6 3 ) RÉSUMÉ 31 3 - PROBLEMATIQUE DE LA RECHERCHE 3.1 - LA TOUR-MAÎTRESSE EN BRETAGNE 3 . 2 - RÉNOVER ET HABITER UNE RÉSIDENCE ARISTOCRATIQUE AU BAS M O Y E N - A G E 3 . 3 - L'ADAPTATION DE
  • INRAP de Longèves (85) Résumé L'étude des vestiges du logis en 2001 a mis en valeur trois phases principales de construction. La fouille de cette année 2003 a permis de préciser différentes périodes d'occupation inédites au sein m ê m e de chaque phase, après enlèvement des remblais
  • sont conservées avec leur basse-cour et fossés, 48 autres n'ayant plus que le tertre comme témoin archéologique. Seule la plus emblématique d'entre elle, la motte de Leskelen en Plabennec, a été fouillée en 1977 par Jo Irien3. Ce dernier a révélé la présence d'un village médiéval
  • dans la basse-cour et des vestiges d'occupation du Xe siècle sur la motte 4 . L'habitat seigneurial semble repris au Xlle par la construction d'un donjon quadrangulaire en pierre en lieu et place d'une tour de bois. Le même phénomène a été observé lors de la fouille de sauvetage qui
  • a suivi la destruction de la motte de Lambert en Ploumoguer à la fin des années 605. 13 forteresses de pierres sont attachées à des bourgs castraux de première importance, agglomérations secondaires du Bas-Empire, pour la plupart passées aux mains de l'autorité ducale au XHIe siècle
  • .), « Fouilles d'un site archéologique médiéval : la motte de Leskelen en Plabennec », dans Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1977. 4 Les cinq rapports de fouille de la basse-cour de Leskelen sont archivés au SRA de Bretagne, ce qui n'est pas le cas de ceux de la fouille de
  • département compte également en milieu rural 28 châteaux ruinés dont les vestiges affleurent audessus des masses de remblais et de la végétation, 14 châteaux disparus, connus par la documentation historique ou iconographique et 5 autres inconnus mais perceptibles par la toponymie, le
  • cadastre et la topographie du site. Sur l'ensemble de ces vestiges d'habitats aristocratiques en pierre, seul le château de Joyeuse-Garde, en la Forêt-Landereau, a été dégagé entre 1967, 1968 et 1969, sans accompagnement scientifique véritable 6 . La recherche sur les châteaux-forts
  • s'est développée depuis, comme le démontre le travail en cours de P. Kernevez ou la mise en valeur du site de Trémazan par l'association « SOS château de Trémazan », sans qu'elle soit pourtant accompagnée de sondages ou de fouilles programmées ou préventives. La fouille du château de
  • la Roche-Maurice, forteresse des seigneurs de Léon puis des vicomtes de Rohan, s'inscrit dans un contexte relativement vierge de toute étude archéologique. Elle est donc susceptible de devenir un étalon dans le champ de la recherche médiévale en Basse-Bretagne. Le souhait que nous
  • qui, espérons-le, s'inscrira dans la durée. 6 BAZIN (J.), « Le château de la Joyeuse-garde (En la Forest-Landerneau) », dans Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1968; DANGY DES DESERTS (M.-C.), « L e château de Joyeuse-Garde. Compte rendu des fouilles», dans
  • , ces vicomtes détenaient la totalité du Léon et des domaines en Cornouaille et en Trégor. A. de La Borderie fit d'eux les champions de l'indépendance bretonne, face à la mainmise Plantegenêt sur la Bretagne, dans la seconde moitié du XII e siècle. H. Guillotel 8 a montré depuis que
  • cette puissante maison tentait avant tout d'échapper à la tutelle ducale. Après plusieurs révoltes, Guyomarch IV de Léon fut obligé de se soumettre, avant de décéder en 1179. Ses deux fils, Guyomarch et Hervé, ne parvinrent à récupérer leur héritage qu'au prix de la confiscation de
  • cadette de la maison vicomtale de Léon, dite des seigneurs de Léon, entre 1180 et son extinction en 1363, que nous allons évoquer dans les pages qui suivent. L'histoire du lignage des vicomtes de Léon a été partiellement racontée par G.-A. Lobineau et H. Morice à partir des rares actes
  • été précédé par A. de Blois qui rédigea la notice sur le lignage de Léon parue dans la Biographie bretonne de P. Levot, au milieu du XIX e siècle15. Ces deux généalogies, quoique assez complètes, présentent l'inconvénient de ne pas comporter de références infrapaginales. Elles
  • expédition, en 824, dans le nord de la Bretagne. Ce nomen est porté par plusieurs vicomtes de Léon aux XIe et XIIE siècles. 8 H.GUILLOTEL, « Les vicomtes de Léon aux XIE et XIIE siècles», Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. LI, 1971, p. 29-51. 9 A. DE LA
  • . 15 P. LEVOT, Biographie bretonne. Recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom, Paris, 1850-1857, 2 vol., t. II, p. 290-298, notice sur les vicomtes de Léon par A. de Blois de La Calande. 16 Citons notamment les familles de Penhoat, Du Chastel, Kermavan, Le Faou
  • , Pont-l'Abbé, Du Juch, Névet... 14 Les sources dont nous disposons pour écrire l'histoire de la maison de Léon sont très fragmentaires. Les archives de cette maison ont été réunies à celles des Rohan, après l'extinction de la branche cadette, en 1363. Conservées à Blain, elles ont
RAP01483.pdf (CRÉHEN (22). le château du Guildo. rapport final de fouille programmée 1995-1997)
  • CRÉHEN (22). le château du Guildo. rapport final de fouille programmée 1995-1997
  • BEUCHET avec la collaboration de Stéphane Jean, Christèle Picault et Cécilia Rapine ASSOCIATION POUR LES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES NATIOF /m N° de site : 22 049 006 AH Programme H 17 : Naissance, évolution et fonctions du château médiéval. Autorisation de fouille programmée
  • fouille en 1989 pour le dégagement du fossé sud. Un rapport de fouille a été remis au service régional de l'archéologie à l'issue de cette intervention . 1 2 De la Touche 1984. Ladouce 1990. Devant l'intérêt et la complexité du site, et dans le but de présenter le monument au public
  • château a été mis en évidence et un premier programme d'étude de trois ans a été proposé. Celui-ci prévoyait l'étude de l'angle nord-est du château dans le but de définir la chronologie de ce secteur présumé le plus ancien du site, de définir son évolution et son articulation avec le
  • en juin-juillet). Une campagne supplémentaire de deux semaines a été organisée en septembre 1995 pour achever la fouille d'une forge dont les vestiges, fragiles, risquaient d'être trop endommagés par le gel de l'hiver suivant. L'équipe de fouille est généralement composée de 6 à 8
  • personnes en avril et en juin et de 12 à 15 personnes en juillet. Au total ce sont plus de 100 fouilleurs qui sont venus passer deux à six semaines de leur temps libre sur le chantier. Il s'agit dans la grande majorité d'étudiants en histoire ou en archéologie mais aussi d'étudiants en
  • sciences, en médecine ou en économie, sans oublier quelques salariés ou retraités. Signalons que près de la moitié des d'étudiants qui ont participé aux recherches l'ont fait dans le cadre d'un stage inscrit dans leur cursus universitaire. Ils proviennent des universités de Clermont
  • répartissent de la façon suivante : - 2 mois pour l'étude documentaire réalisée par C. Rapine en 1995. -1,5 mois pour l'étude du mobilier métallique issu des contextes de la forge, réalisée parC. Picault en 1996. - 2 mois de traitement des documents graphiques (D.A.O.) réalisé par S. Jean
  • en 1997. - 1 mois pour une étude préliminaire du mobilier céramique réalisée par C. Picault en 1.1.4 Les conséquences de l'assujettissement de l'A.F.A.N. à la T.V.A. L'A.F.A.N. a qui est confiée la gestion de l'opération archéologique du Guildo est assujettie à la T.V.A. depuis
  • réalisée et est présentée en s'appuyant sur des clichés photographiques. C'est l'étude du mobilier qui a le plus souffert de l'amputation budgétaire. L'étude du matériel métallique de la forge est restée en souffrance, au profit de lots de céramiques dont l'étude non aboutie, figure
  • fouille. La mise en sécurité de certaines parties du château peut d'autre part nécessiter la mise en place de dispositifs complexes (tels l'échafaudage complet de la tour nord-est). De tels équipements ne peuvent être fournis et installés que par des entreprises spécialisées. Ces
  • travaux, coûteux, sont intégralement pris en charge par le Conseil Général. Les règles de la comptabilité publique (code des marchés) ainsi que la charge de travail des entreprises mandatées pour réaliser ces travaux rendent souvent difficile le respect d'un calendrier précis défini à
  • l'avance. Ainsi, des retards importants dans la réalisation des consolidations de maçonneries ont retardé d'autant la fouille du secteur 13 en 1996. Celle-ci n'a pu réellement débuter qu'une semaine avant la fin de la campagne d'été. L'évacuation des déblais de la fouille des
  • a considérablement ralenti la fouille. A partir de 1996, ce travail ingrat a été en partie mécanisé par l'installation d'un treuil électrique et d'une plate-forme. Ce système s'est avéré très efficace pour l'évacuation de la grande majorité des blocs, certains nécessitant toutefois un débitage
  • manuelle des déblais de la fouille du secteur 11. 1996 plate-forme munie d'un treuil électrique mise en place dans le secteur 11 pour l'évacuation des déblais de fouille. Un système similaire a été installé lors de la fouille de la tour nord-est en 1997. 1997, mise en sécurité de la
  • des sources médiévales bretonnes en général, sans doute accentuée ici par un éparpiliement des archives dû à la succession de nombreuses familles au Guildo depuis le XVIe siècle. La possession du château au Moyen Age par quelques-unes des plus grandes familles bretonnes (Dinan
  • intervient dès le milieu du XVIIIe siècle. 3 Les résultats de cette étude sont exposés en annexe du rapport de 1994 La méthodologie (séries consultées, mots-clés de recherche, etc) et les principaux résultats de cette étude sont exposés en annexe du rapport de 1995. 5 L'ensemble des
  • sources est présenté en annexe. 6 Tréguy 1913, De la Touche 1984. 4 Le problème de la fondation du Guildo Le château du Guildo apparaît pour la première fois dans les textes en 1409 dans une lettre de sauvegarde accordée à l'abbaye de Saint-Jacut par Jean V de Bretagne "contre les
  • apportant des informations sur celle-ci restent rares. Tréguy situe la formation du fief du Guildo en 1315, à la faveur du mariage de Marie de Dinan-Montafilant avec Jean III de Beaumanoir8. Si l'auteur ne cite pas ses sources, il est probable qu'il s'appuie en partie sur les travaux de
  • Kerviler qui mentionne ce mariage en précisant que Marie de Dinan est "Dame du Guildo"9. De la Touche précise davantage en affirmant qu'il est assuré "une rente de 200 livres à Marie de Dinan et à Jean de Beaumanoir, ainsi qu'à leurs successeurs, à la condition que les seigneurs du
  • Guildo soient considérés comme juveigneurs de Montafilant". Il en déduit que la seigneurie du Guildo est alors donnée en apanage à Marie de Dinan et à son époux Si l'absence de mentions ou la référence claire à des pièces d'archives manquent à ces études, le fait que le Guildo
RAP03331.pdf (PLOUEZOC'H (29). Sondage au sein de la chambre H du tumulus sud de Barnenez. Rapport de sondage)
  • PLOUEZOC'H (29). Sondage au sein de la chambre H du tumulus sud de Barnenez. Rapport de sondage
  • bretons, participent ainsi pleinement au raisonnement archéologique, contribuant à établir les indices solides d'une biographie du monument (Bueno et al. 2016). En l'état actuel de la chambre H, les décors appartenant à une phase ancienne se trouvent concentrés sur les seuls
  • H37. Lames de haches, arche, lignes étroitement ondulées, thèmes en U et formes anthropomorphes participent ainsi au registre décoratif d'une phase ancienne, soulignée par la présence de peinture noir (zig-zags et rectangles sur H23, mais aussi sur H18 et H35) et rouge (zig-zags
  • identifiés comme appartenant à la phase la plus ancienne du registre décoratif. A cette phase récente appartiennent également le décor gravé en zigzag sur la face tournée vers l'antichambre du bloc H36, comme les traits peints en noir identifiés sur sa partie inférieure ou de grands
  • le nom sous lequel il est aujourd’hui présenté au public, constitue en Bretagne l’une des réalisations de la Préhistoire récente parmi les plus emblématiques du Mégalithisme atlantique. Situé sur la commune de Plouézoc’h, dans le Finistère, sa découverte est somme toute assez
  • ici antérieurs de près de 2000 ans aux pyramides d’Egypte. L’affinement de la méthode ne fit par la suite que confirmer, et préciser, un tel principe. Parallèlement, l’étude détaillée de la construction mettait en exergue la présence d’au moins deux états successifs, induisant par
  • dalles dressées. Deux fois deux chambres voûtées en encorbellement, chacune desservie par un couloir d’accès différent, se trouvent réparties de part et d’autre de la chambre mégalithique. Celles situées à l’ouest pourraient correspondre à un monument plus ancien encore. La partie
  • de forme globalement trapézoïdale, dont la partie occidentale qui est à la fois la plus haute et la plus large, domine aujourd’hui la baie de Morlaix. Telles furent quelques-unes des grandes lignes de la description qui en est faite par P. R. Giot (1987). Précisons enfin que la
  • nécropole mégalithique comporte également un deuxième tumulus allongé, également orienté est-ouest et situé une centaine de mètres au nord du précédent (fig. 1). Fig. 1 – Etat de la chambre H au moment de sa découverte – 1/ Sol de l’antichambre en cours de fouilles, 2/ Effondrement de
  • l’encorbellement dans l’antichambre, au moment de la découverte. Vue depuis la chambre, 3/ L’antichambre en cours de fouilles, 4/ Détail du cliché 2, 5/ Sol du couloir, vu depuis l’antichambre, 6/ Sol au droit des orthostates H28, 31 et 37 dans le coin sud-est de la chambre. On remarquera la
  • sa découverte. La mise en place d’une équipe de recherche internationale, et parallèlement celle d’un travail de thèse qui intègre l’étude de ce monument, ont eu pour but de renouveler nos connaissances sur l’un des mégalithes parmi les plus prestigieux en Bretagne (Fig. 1). L’un
  • des premiers résultats fut la découverte de peintures préhistoriques sur les parois de la chambre H (Bueno Ramirez et al. 2012). L’objet de la thèse concerne l’étude du bâti (Cousseau 2016). Depuis quelques années, l’état des recherches a considérablement évolué sur ce sujet, en
  • présentation des techniques mises en œuvre au Néolithique pour la construction du Cairn III, au sein du tumulus C de Péré à Prissé-la-Charrière, découle directement de ces premiers développements méthodologiques (Cousseau 2015). Nous avons également insisté sur l'existence d'un véritable
  • bien en peine d'interpréter. III. La chambre H du tumulus sud de Barnenez. A l'occasion de visites antérieurs réalisées au sein de la chambre H, nous avions été très surpris de remarquer qu'une simple rotation suffisait à transformer totalement l'organisation des espaces internes à
  • de très haute précision, nous n'aurions pas pu vérifier la véracité de ces derniers propos. En l'état, la position du couloir a changé. Elle n'en reste pas moins centrée sur la dalle de chevet. Elle est désormais parallèle à l'axe de la même portion de couloir pour les chambres G
  • et G', dans un premier état d'allongement du couloir (Cousseau, thèse en cours). Un plan totalement inédit de la nécropole de Barnenez apparait dès lors sous nos yeux. Il comporte deux monuments symétriques, disposés à l'est et à l'ouest de la chambre F. Celle-ci restant peut-être
  • incluse dans un petit monument circulaire autonome, à ce stade de l'histoire de la nécropole. Fig. 2 - Hypothèse de départ - L'état actuel de la chambre H, et de son couloir, ainsi que la présence d'une antichambre voûtée en encorbellement (B), ne peuvent réellement s'expliquer que
  • son plan et dans son agencement à la chambre B (Laporte in Laporte et al. 2014 - Rapport DRAC). Seules les quatre pierres dressées dans le fond de la chambre pourraient être restées en place, ainsi que la dalle de couverture. Afin que cette dernière ne bascule pas dans le vide
  • l'antichambre, a été couvert en encorbellement. L'axe de cette portion du couloir H est désormais parallèle à celui qui dessert la chambre J. Il débouche sur une façade nouvellement construite en granit, contrairement aux précédentes, sur laquelle ouvrent également des portions
  • phases successives dans le registre décoratif (Bueno Ramirez et al. 2015). La nouveauté consiste à remarquer que, dans un premier état de la chambre H, le drapé du bloc H28 répond alors à celui du bloc H35 et, en vis-àvis, la partie non décorée du bloc H21 est jointive avec la face
  • lisse du bloc H15. La mise en scène des décors retrouve ainsi toute sa cohérence, jusqu'à leur absence dans la partie surbaissée située à l'entrée de la chambre qui est induite par la morphologie de la face inférieure de la dalle de couverture. Fig. 3 - Emplacement du sondage
RAP03369.pdf (TREMUSON (22). La Colignère - tranche 2 : des silos de l'âge du Bronze ancien et un manoir du XVe siècle. Rapport de diagnostic)
  • opération préventive de diagnostic
  • TREMUSON (22). La Colignère - tranche 2 : des silos de l'âge du Bronze ancien et un manoir du XVe siècle. Rapport de diagnostic
  • du site de Quiberon, qui jusqu’à ce jour dénotait dans le contexte régional, et dont les particularités introduisaient un doute quant à la fiabilité de ces fouilles anciennes. Au sein de l’assemblage de Trémuson, aucun élément ne plaide en faveur d’une occupation précoce du site
  • en vestiges protohistoriques, comprenant notamment une nécropole tumulaire et des constructions sur poteaux. Même si ces fosses semblent relativement « isolées » dans l’emprise du projet, il est possible que d’autres artefacts contemporains soient conservés au sein de la parcelle
  • . Enfin, soulignons que les données fournies par le mobilier céramique et les restes carpologiques issus des fosses sont relativement inédites à l’échelle régionale et viennent enrichir les discussions autour de la genèse du Bronze ancien en Bretagne. Le diagnostic a, en outre, permis
  • de découvrir l’emplacement exact du manoir de la Morandais. Si ce dernier était parfois mentionné dans diverses études historiques, il n’avait jamais été localisé. Les maçonneries mises au jour livrent les premières informations sur l’édifice. Plusieurs fossés observés en
  • diagnostic de la Colignère - tranche n°2 sur la commune de Trémuson a été réalisée durant le mois de novembre 2016 sur une superficie de 20270 m². Elle a permis de mettre en évidence deux ensembles de vestiges archéologiques. Rapport d’opération Sujets et thèmes Bâtiment, Habitat rural
  • 2.2.2 Des fossés associés 60 2.2.3 Le mobilier associé 62 2.2.4 Le manoir de la Morandais en Trémuson : première approche documentaire 75 2.2.5 Synthèse et discussion 77 3. Conclusion 4. Bibliographie Annexes 78 85 1
  • Notice scientifique État du site L’opération de diagnostic de la Colignère - tranche n°2 sur la commune de Trémuson a été réalisée durant le mois de novembre 2016 sur une superficie de 20270 m². Elle a permis de mettre en évidence deux ensembles de vestiges archéologiques. À
  • viennent enrichir les discussions autour de la genèse du Bronze ancien en Bretagne. Le diagnostic a, en outre, permis de découvrir l’emplacement exact du manoir de la Morandais. Si ce dernier était parfois mentionné dans diverses études historiques, il n’avait jamais été localisé. Les
  • particulier sur la partie nord du terrain, elles apparaissent pratiquement à la base de la couche de labour mais elles sont le plus souvent recouvertes de dépôts de loess de quelques dizaines de centimètres de puissance. En moyenne, la couche sus-jacente de terre végétale se développe sur
  • 0,30 m à 0,40 m d’épaisseur. Les structures archéologiques en creux (fosses, fossés) apparaissent à environ 0,50 m de profondeur au sein de l’interface loessique. Un terroir favorable aux implantations humaines anciennes Sur le plan topographique, géographique et géologique, le
  • en plomb argentifère qui ont pu favoriser certaine implantations protohistoriques. Un contexte archéologique riche La commune de Trémuson et les communes voisines (Plérin, Plélo…) possèdent un patrimoine archéologique relativement riche, notamment pour la période protohistorique
  • mais aussi pour la période antique (Aubry 2010). Le projet de ZAE de la Colignère est en particulier localisé à proximité immédiate d’une nécropole comprenant au moins quatre tertres tumulaires de l’âge du Bronze (fig. 2). En 2001, l’un d’entre eux a bénéficié d’une fouille
  • campaniforme a été construite vers 2500 av. n.è d’après une datation radiocarbone. A moins de deux kilomètres à l’est, d’autres vestiges protohistoriques sont connus à proximité du village de la Roche et en particulier une tombe à incinération du Bronze moyen (Aubry 2010) Toujours sur le
  • inventaire mobilier fourni en annexe établit la liste exhaustive de tout le matériel extrait du diagnostic. Trémuson (22) – Le Colignère - tranche 2, Des silos de l’âge du Bronze ancien et un manoir du XVe siècle 4 1267,950 3 1 7 2 13 2 1 6 Tr.9 5 3 1 1/3 2 3 4 Tr.4 Tr
  • .8 8 11 12 9 10 Tr.7 Tr.5 0 6 15 4 3 1267,900 8 5 2 1 7 Tr.6 6 6 5 4 0 2 1 10 1 2 Tr.12 5 3 2 1 Structures en creux Mur Démolition Anomalies autres Limite de la prescription N 50m Inrap · Rapport de diagnostic archéologique 26 3 2 1 Tr.11
  • De discrets vestiges de la transition Campaniforme/ Bronze ancien Lors de l’opération réalisée en 2013 par S. Mentele, la présence diffuse de tessons de céramique témoignait d’une occupation protohistorique sur le secteur. Cependant aucune structure archéologique n’avait été
  • cette période a été découvert au nord de la tranchée 4 (fig. 4). Il s’agit d’un ensemble de trois fosses regroupées sur moins de 10 m² et en partie creusées dans une remontée du substrat rocheux sous-jacent (Leptynite). Une extension de 200 m² a permis de reconnaitre quelques
  • anomalies supplémentaires. Après vérification, elles se sont révélées correspondre à des bioturbations du substrat. Dans la mesure où les trois fosses semblaient relativement « isolées », il a été décidé en accord avec le Service Régional de l’Archéologie de les étudier dans le cadre du
  • relativement plane. Sur sa moitié sud, la paroi a très nettement été creusée en sape. Le comblement supérieur de la structure (US1) est principalement constitué de mobilier céramique et lithique lié par un sédiment limoneux brun (fig. 5). Le comblement basal correspond à un limon brun-gris
  • annexe 2). Une datation radiocarbone obtenue sur une graine de légumineuse, en l’occurrence une fèverole (Vicia faba var. minor), provenant de la fosse s’inscrit entre 3660 +/-30 BP soit une datation calibrée à 2 sigma de 21351945 BC (cf. annexe 3). Elle vient confirmer l’attribution
RAP03942 (TREMUSON (22). La Colignère (tranche 2). L'occupation du plateau de Trémuson, de l'âge du Bronze au manoir de la Morandais. Rapport de fouille)
  • opération de sauvegarde par l'étude
  • TREMUSON (22). La Colignère (tranche 2). L'occupation du plateau de Trémuson, de l'âge du Bronze au manoir de la Morandais. Rapport de fouille
  • , très propice aux occupations anciennes. Le diagnostic réalisé en 2016 a mis au jour deux occupations du plateau, nettement séparées dans le temps et l’espace. La plus ancienne, datable de la transition des IIIe et IIe millénaires, correspondant à la diffusion de la métallurgie et à
  • pourra notamment être proposée et comparée à des exemples récemment abordés dans le cadre préventif ou de l’archéologie programmée en Bretagne (phases anciennes des châteaux de Guingamp ou du Guildo, de la motte de Chasné-sur-Illet notamment) et dans le contexte de l’Europe médiévale
  • Mobilier Céramique Faune Macro-outillage Objet métallique Verre Restes végétaux fouille archéologique Rapport final d’opération Sujets et thèmes Fosse Foyer Fossé Bâtiment Voirie La fouille de la Colignère a visé l’étude d’une emprise de près de 9000 m², en préalable à
  • Moyen Âge, de part et d’autre d’un chemin. Seules quelques foyers en tranchées sont observées. Elles livrent des restes carbonisés dont l’étude confirme le lien de ces structures avec une activité agraire. Le site ne semble plus occupé dès avant l’an Mil et il faut attendre la fin du
  • fondation au cours du XIVe siècle. Le manoir évolue quelque peu au gré de l’ascension sociale de ses propriétaires, mise en évidence par l’étude documentaire. Il est rebâti sans doute aux environs de 1400, puis agrandi d’une cuisine et d’annexes à la fin du XVe siècle. Il perd cependant
  • 1.2 1.3 1.4 Présentation géographique Un terroir favorable aux implantations humaines anciennes Le projet d’aménagement et le contexte de la fouille La fouille, méthodologie 2. 2. Résultats De discrets vestiges de l’Âge du Bronze Trois structures excavées 51 2.1 2.1.1 52
  • la céramique : 151 2.5.1.2 Les principales caractéristiques des céramiques de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne 152 2.5.1.3 Présentation du corpus de céramiques par phases 164 2.5.1.4 Conclusion 164 2.5.2 Le mobilier en verre 164 2.5.2.1 Catalogue des
  • verres 167 2.5.2.2 Premiers éléments de synthèse 168 169 2.5.3 2.5.4 169 2.5.4.1 Méthodologie 169 2.5.4.2 Présentation du corpus 178 2.5.4.3 Conclusion 179 2.6 110 115 116 120 120 151 La mise en place d’un nouveau domaine un nouveau système parcellaire Synthèse et
  • datation. Nouvelles modifications du parcellaire. Le manoir Etat 1 Etat 2 Nouvelles modifications L’évolution du manoir dans son environnement Etude des mobiliers La céramique du bas Moyen Age et de la période moderne du manoir de la Morandais. Un objet en jais Le mobilier métallique
  • Le « château de la Morandais » en Trémuson : histoire et consistance d’un manoir méconnu Les seigneurs de la Morandais 181 2.6.1 181 2.6.1.1 181 2.6.1.1.1 Une généalogie connue… 182 2.6.1.1.2 …mais à réviser 188 2.6.1.2 Les seigneurs de la Morandais après la dynastie
  • régressive 197 2.6.3.3 Le manoir en son pourpris 199 2.6.4 199 2.6.4.1 Sur les origines : avant 1427 200 2.6.4.2 Un manoir, résidence principal de ses seigneurs au XVe siècle 200 2.6.4.3 Un manoir très rapidement délaissé Les Couvran et les premiers seigneurs connus de la
  • rapports d’opération archéologique (diagnostic, fouille, document final de synthèse, sondage, sauvetage…) sont des documents administratifs communicables au public, en application de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 modifiée et portant diverses mesures d’amélioration des relations
  • entre l’administration et le public. L'accès à ces documents administratifs s’exerce auprès des administrations qui les ont élaborés ou qui les détiennent, au choix du demandeur et dans la limite de leurs conditions d’accueil. La mise en ligne des rapports par le SRA Bretagne a pour
  • objectif de faciliter cette consultation. La consultation et l’utilisation de ces rapports s’effectuent dans le respect des dispositions du code de la propriété intellectuelle relatives aux droits des auteurs. Notamment en application de l'article L.122-5 du code de la propriété
  • La fouille de la Colignère a visé l’étude d’une emprise de près de 9000 m², en préalable à l’aménagement d’une zone d’activité économique. Aucun vestige de l’âge du Bronze n’est venu compléter ceux mis au jour lors du diagnostic. Leur étude a cependant pu être approfondie et
  • ........................................................................................................................................ 8 D. Estimation des moyens de la phase terrain ............................................................................................... 9 E. L’achèvement de la fouille et la remise en état des terrains...................................................................... 9
  • zone d’activités porté par Saint-Brieuc agglomération au lieu dit la Colignère à Trémuson (22). Le présent projet répond à la prescription n° 2017-152 en date du 11 mai 2017 émise par l’Etat (Préfecture de la Région Bretagne, Direction Régionale des Affaires Culturelles, Service
  • technique en charge de la région Bretagne et Laurent Beuchet, ingénieur de recherche, responsable d’opérations, spécialiste de la période médiévale. Il rappelle les objectifs scientifiques de l’opération, détaille le mode d’intervention (de la phase terrain à la réalisation du Rapport
  • la genèse du Bronze ancien en Bretagne. Si les vestiges semblent relativement isolés, ils participent à une occupation importante de la zone et déjà relativement documentée, pour cette période (nécropole tumulaire et vestiges de constructions sur poteaux). Par ailleurs, les
  • vestiges fouillés au diagnostic livrent des restes carpologiques qui révèlent des taxons inédits en Bretagne. Ces éléments, bien que modestes, justifient la prescription d’une extension de l’exploration des abords du point de découverte, sur une superficie de 1000 m². Un second ensemble
RAP01463.pdf ((22). châteaux de pierres de haute Cornouaille. rapport de prospection thématique)
  • (22). châteaux de pierres de haute Cornouaille. rapport de prospection thématique
  • - Le contexte géographique et historique ..1 1 2. 1 Les données naturelles 1 1 2.1.1 Contexte géographique Il 2. 1 .2 Contexte Géologique ,. 1 1 2.1.3 Une forme d'exploitation agricole originale : la quévaise Carte 3 : répartition de la quévaise en Bretagne 1 1 13 2.2- Le
  • 20 3.1.1 Les défenses naturelles 20 3. 1 .2 Proximité avec des étendues d eau 20 3.2 Evolution de la construction militaire 21 3.2.1 Un cas particulier, Castel Cran 22 3.2.2 Des constructions de pierre sur motte, le Pélinec en Canihuel 21 3.2.3 Un château du quinzième
  • La guerre de la Ligue 30 Conclusion 31 Inventaire 32 Bibliographie 33 3 Introduction Cette prospection sur les habitats seigneuriaux médiévaux fortifiés en pierre fait suite à une prospection archéologique menée sur le même thème dans le Trégor-Goëllo, du moins la
  • partie de cette région située dans le département des Côtes d'Armor. La zone étudiée en 1997 se trouve au sud de celle étudiée en 1996. Elle est cependant beaucoup moins étendue en superficie. Aujourd'hui, elle est moins peuplée que le Trégor-Goëllo, tendance que l'on retrouve au XV e
  • siècle en observant la carte de densité démographique de la Bretagne établie par .1 Kerhervé . De fait, il apparaît difficile, voir téméraire de tirer de trop longue conclusions, sur une zone aussi peu étendue. Six sites, ont été recensé sur la zone. Cinq autres sites sont nommés dans
  • cette prospection car il existe des indices de l'existence d'un habitat seigneurial fortifié en pierre, sans que cependant les visites sur le terrain aient permis d'en déterminer la réalité. Il apparaissait important de les mentionner. Enfin, seuls quatre sites, Le Pélinec, Corlay
  • . Castel Cran, Beaucours conservent des vestiges intéressants qui permettent des développements. Une véritable synthèse des habitats fortifiés en pierre de l'ancien Evêche de Cornouaille ne sera possible qu'en étendant la recherche au département du Finistère ainsi qu'à la
  • par C Amiof . En 1996, une prospection du même type avait été réalisée sur la région du Trégor-Goëllo dans sa partie costarmoricaine^. Dans l'optique d une meilleure connaissance des fortifications médiévales bretonnes, il paraissait donc intéressant de prospecter la région du
  • touchent le Haute Cornouaille ont-ils influé sur la construction et l'architecture militaire 0 Une étude sommaire des ressources et du statut des propriétaires s'imposait afin de déterminer si l'importance des constructions pouvait être mise en relation avec l'importance de la
  • ). ( 'hdteaux forts et habitai seigneurial fortifié en pierre dans la région du trégor( roè'Uo du XII e au XI siècle, Mémoire de maîuise. Université de Rennes 11. Haute Bretagne. 1996 8 D'autres sites n'ont pu être localisés sur le terrain, mais des textes, des traditions en mentionnent
  • région. La recherche a débuté par une étude bibliographique. L'article de H Frottier de la Messelière sur les fortifications en pierre dans les Côtes d'Armor a servi de base. Son auteur énumère les sites et donne un bref historique pour chacun d'entre eux. Cet inventaire succinct
  • comporte quelques oublis et nécessitait des vérifications D'autres sources bibliographiques ont été prises en compte en particulier les travaux réalisés par les antiquaires et les érudits depuis deux siècles dans la Haute Cornouaille et dans les Côtes du Nord devenues depuis 1989, les
  • Côtes d'Armor Les descriptions des sites qu'ils donnent peuvent se révéler précieuses lorsque la configuration du terrain a changé et lorsque les constructions se sont dégradées ou ont disparues. Plusieurs ouvrages se sont révélés riches en renseignements. Le premier, Fréminville 6
  • autre étape de la recherche. La série E ( seigneuries ) des archives départementales des Côtes d'Armor a fourni l'essentiel des documents. Cependant les écrits médiévaux conservés sont rares. A noter cependant qu'une trace de château a été trouvé grâce aux archives. En effet, Seul un
  • aveu du XVIII e siècle mentionne l'existence de vestiges du château de Mesle en Maël Carhaix. Une étude de textes anciens publiés et inédits concernant le Moyen Age breton, a aussi été menée afin de trouver d'éventuels renseignements sur les sites étudiés. La principale source étant
  • chaque site. Elle a constitué d'une part en une recherche de documents iconographiques ( gravures, photographies anciennes, cadastres anciens et nouveaux, ... ), susceptibles d'apporter des renseignements sur l'état ancien des constructions. 'M D'autre part les visites sur le terrain
  • 300 mètres d'altitude. Cependant la grande majorité des communes de la zone prospectée ont une altitude supérieure ou égale à 1 80 mètres. La zone prospectée est traversée d'est en ouest par le massif de Duault-Quintin. De nombreuses rivières ont leur sources dans cette zone, que
  • brittonique au Haut Moyen Age. Selon Jeanne Laurent , la forme sous laquelle nous la connaissons date du douzième siècle. Elle définit la quévaise comme « une coutume née de conditions destinées à attirer des défricheurs, puis à les transformer en agriculteurs. Une telle hypothèse ne peut
  • paysage. La quévaise fonctionne en effet sur un mode d'exploitation communautaire de la terre. Chaque quévaisier obtient un lopin de terre à son arrivée. Ce lopin ne lui appartient pas mais il en a la jouissance illimitée en échange d'une rente annuelle 11 est donc interdit d'y bâtir
  • « campagnes rouges de Bretagne », l'actuel bastion communiste du Centre-Bretagne auquel appartient la zone prospectée. 'I! "FLEURIOT ( L ), les origines de lu Bretagne, Paris, Payot. 1 980 12 LAURENT ( .1 ). lin inonde rural en Bretagne au quinzième siècle. La Quévaise, Pa Sevpen, 1972
RAP01581.pdf (PAULE (22) . camp de Saint-Symphorien. rapport final de synthèse de fp 1996-1998)
  • PAULE (22) . camp de Saint-Symphorien. rapport final de synthèse de fp 1996-1998
  • ARNOUX, objecteur de conscience, a effectué les relevés de micro-topographie sur le rempart de la forteresse et les parcelles avoisinantes. rempart conservé en élévation ancienne départementale Fig. 3 Phasage proposé en 1995 pour le programme de fouille triennale 1996-1998. 3
  • superficie totale estimée à 5.600 m , pourrait être remis en question si la densité des vestiges ou leur état de conservation le justifiait. 2 - Restitution, à partir des données nouvelles ainsi obtenues, des plans complets de cet habitat pour les phases anciennes, et de la partie
  • , remonter au-delà du Vème siècle avant J.-C.. La plus ancienne semble être une petite tranchée peu profonde (moins de 30 cm dans le substrat), dessinée en vert sombre sur la fig. 7, qui semble enclore un espace d'une superficie supérieure à l'hectare. Au sud, elle est distante de trois
  • - Problématique et méthodologie adoptée pour la fouille programmée de 1996-1998. p. 6-9 3 - Documentation recueillie et état d'avancement de l'analyse des données. p. 9-11 DEUXIEME PARTIE - NAISSANCE ET EVOLUTION DE L'HABITAT 1-Préambule. 2 - La phase I : l'habitat enclos. 3 - La phase II
  • que M. Claude LE POTIER, Chef du Bureau de l'Action Culturelle, qui ont su convaincre les élus de la nécessité de mettre en place les financements nécessaires à l'étude de ce site. 1 Fig. 2 : Localisation du site sur un extrait de la carte IGN au 1/25.000 , et sur le cliché
  • Mathilde DUPRÉ, contractuelle Olivier LAURENT, objecteur de conscience, a élaboré et mis en place, en 1997 et 1998, les infrastructures nécessaires à la réalisation de cette fouille ; il a également modélisé à l'aide de logiciels informatiques le relief des environs du site. Thomas
  • PREMIÈRE PARTIE - LA FOUILLE DU CAMP DE SAINT-SYMPHORIEN 1 - Localisation géographique et historique des recherches Le camp de Saint-Symphorien à PAULE, dans les Côtes d'Armor, se situe en plein cœur de la Bretagne, à proximité des limites des départements du Finistère et du Morbihan
  • visibilité exceptionnelle sur le territoire avoisinant. Elle porte en effet jusqu'à une trentaine de kilomètres en direction du nord-ouest, vers les sommets des Monts d'Arrée (383 m N.G.F.) qui sont les points culminants de la péninsule armoricaine (fig. 1). La vue en direction du sud est
  • siècle : un champ délimité sur au moins trois côtés par une puissante levée de terre, large d'environ 10 m à la base et d'une hauteur conservée proche de 3 m. L'étude des clichés effectués par l'I.G.N. en 1952 et 1961 a montré qu'existaient encore, à ces dates, les vestiges d'autres
  • talus ou remparts partiellement conservés en élévation. Les travaux agricoles effectués entre 1961 et 1968, et les terrassements du remembrement, ont arasé la majeure partie de ces structures, ne laissant subsister que les façades nord et ouest d'un des remparts. Le camp était donc
  • fortement mutilé lorsque, en 1984, un projet de déviation de la départementale n° 3 a été soumis pour avis aux Services de l'Etat. Le Directeur des Antiquités a alors décidé d'autoriser le passage de la nouvelle route à travers la fortification, moyennant une fouille préalable de la
  • première fouille programmée bisannuelle en 1989 et 1990 sur la partie du camp située au sud de la nouvelle départementale. Ces travaux 4 Fig. 4 : Vues aériennes de la fouille en 1996 et 1997, prises en direction du sud (clichés M. Gautier). 5 J ont porté sur une surface voisine
  • de 600 m chaque année ; ils ont permis d'étendre la superficie étudiée de ce site à environ 6.500 m . 2 2 Les contraintes professionnelles des précédents titulaires ne leur permettant pas de se libérer pour de nouvelles opérations, j'ai dirigé en 1991 et en 1992 une nouvelle
  • , et de porter la superficie totale étudiée à 16.600 m . 2 2 - Problématique et méthodologie adoptée pour la fouille programmée de 1996-1998 Dans le rapport remis en 1995, les résultats de ces huit années de recherches étaient présentés intégrés à un phasage restituant, de manière
  • synthétique, l'évolution de cet habitat au cours du second âge du Fer. Ce document constituait l'esquisse d'un article proposé au comité de rédaction de la revue Gallia en 1996, publié dans son numéro de 1997 et dont une copie est annexée à ce rapport. Les perspectives énoncées dans ce
  • rapport en faveur d'un nouveau programme triennal de recherches étaient les suivantes : - poursuite des recherches sur la partie nord de la forteresse (fig. 3) et réalisation de sondages sous l'ancienne route départementale. Il était précisé que ce schéma d'étude, qui portait sur une
  • centrale de la forteresse pour les phases tardives ; - recherche d'un point d'eau localisé à l'intérieur de l'enceinte et permettant d'alimenter la place forte ; - réalisation d'un premier travail de recensement des sites analogues dans la péninsule armoricaine, en collaboration avec
  • rapport intermédiaire en 1996. La densité et le volume des excavations mises au jour par les décapages se sont en effet avérés trop forts pour que l'étude de cette parcelle puisse être achevée en trois 2 6 ans. De plus, le tracé des enceintes quadrangulaires emboîtées, simple dans
  • toute la partie sud, est devenu complexe à proximité de l'angle nord-ouest. De nombreuses coupes stratigraphiques ont dû, par conséquent, être effectuées dans ces vastes excavations en 1996 et 1997 (fig. 4 et 5). La méthodologie pratiquée sur cette fouille ne diffère pas
  • fondamentalement de celle utilisée sur la plupart des opérations préventives effectuées sur des habitats arasés du second âge du Fer. Elle consiste en la succession des opérations suivantes : Un premier décapage, effectué à l'aide d'une pelle mécanique, se limite strictement à la terre végétale
RAP01348.pdf (PAULE (22). le camp de Saint-Symphorien. rapport de synthèse fouille programmée 1993-1995)
  • PAULE (22). le camp de Saint-Symphorien. rapport de synthèse fouille programmée 1993-1995
  • déjà décapés. effondrement de souterrain ancienne départementale n°_3 50 Fig. 100 200m 8 : plan général du site en 1992, localisant les secteurs d'intervention proposés pour la fouille trisannuelle 1993-1995. En conséquence, une politique de compromis est nécessaire si l'on
  • susceptibles de se produire à la suite de l'infiltration des eaux entre deux parties simplement accolées. Ce lambeau de parement peut également témoigner en faveur d'une structure parementée plus ancienne, un petit cairn sur lequel serait venu s'appuyer le talus. Il sera probablement
  • données. p. 10 DEUXIEME PARTIE - NAISSANCE ET EVOLUTION DE L'HABITAT 1 - Préambule : description de l'ensemble archéologique étudié. p. 13 2-Phase I p. 13 : l'habitat primitif. 3 - Phase II : la première fortification. p. 29 4 - Phase III : création de la basse-cour, suivie
  • - Le réseau hydrographique. p. 70 3 - L'environnement archéologique. p. 70 QUATRIEME PARTIE - LE SITE DU CAMP DE SAINT-SYMPHORIEN A PAULE : POSITION E T FONCTION DANS LA HIERARCHIE DES HABITATS D U SECOND AGE DU FER p. 80 CINQUIEME PARTIE - PERSPECTIVES EN FAVEUR D'UN N O U V E
  • d'ouvrage de cette opération de fouille, et notamment M. Charles JOSSELIN, Député des Côtes d'Armor, Président du Conseil Général, ainsi que M. Claude LE POTIER, Chef du Bureau de l'Action Culturelle, qui ont su convaincre les élus de la nécessité de mettre en place les financements
  • indiqués en noir. Les trames grisées correspondent respectivement à des altitudes supérieures à 200m, 250m et 270m. PREMIERE PARTIE - LA FOUILLE DU CAMP DE SAINT-SYMPHORIEN 1 - Localisation géographique et historique des recherches Le camp de Saint-Symphorien à Paule, dans les Côtes
  • d'Armor, se situe en plein coeur de la Bretagne, à proximité des limites des départements du Finistère et du Morbihan. Il occupe une position topographique remarquable, à l'extrémité d'une ligne de crêtes qui prolonge vers l'est les Montagnes Noires, barrière naturelle entre la
  • porte en effet jusqu'à une trentaine de kilomètres en direction du nord-ouest, vers les sommets des Monts d'Arrée (383 m N.G.F.) qui sont les points culminants de la péninsule armoricaine. Cette position topographique, sur des crêtes qui jouent également le rôle de barrières
  • climatiques, explique la faible moyenne des températures (9°) ainsi que le fort volume des précipitations annuelles, supérieures à 1.300 mm. Neige et gel sont ici bien plus fréquents qu'ailleurs en Bretagne. Deux sources au débit important sont connues à proximité du site : celle de Coat
  • " blanchâtre exploitée dès l'âge du Fer, comme en témoignent de nombreuses petites carrières. La première mention connue de cette fortification remonte à 1883, date à laquelle est signalée, dans une publication de J. Gaultier du Mottay, 1"'enceinte fortifiée ou quadrilatère de Castel Odic
  • , il semble bien que le côté est du rempart ait été arasé par les paysans, la partie sud ayant quant à elle été détruite en 1968 dans le cadre du remembrement. Le camp était donc fortement mutilé, lorsque, en 1984, un projet de déviation de la départementale n° 3 a été soumis pour
  • bisannuelle en 1989 et 1990 sur la partie du camp située au sud de la nouvelle départementale. Ces travaux ont porté sur une 50 Fig. 100 200 300m 3 : localisation cadastrale et positionnement, année par année, des secteurs d'intervention. surface voisine de 600 m 2 chaque année
  • ; ils ont permis d'étendre la superficie étudiée de ce site à environ 6.500 m 2 (fig. 3). Les contraintes professionnelles des précédents titulaires ne leur permettant pas de se libérer pour de nouvelles opérations, j'ai dirigé en 1991 et en 1992 une nouvelle fouille programmée
  • par cette dernière. Fig. 4 : vue aérienne du site. Fig. Fig 5 : vue aérienne de la fouille en 1993. (cliché M. Gautier) 6 : vue aérienne de la fouille en 1994 (cliché M Gautier) Fig. 7 : vue aérienne de la fouille en 1995. 2 - Problématique et méthodologie adoptée pour la
  • semblait donc pas justifié. La problématique posée était plus ambitieuse et proposait d'axer les études menées de 1993 à 1995 sur les points suivants : - le renouvellement de nos connaissances sur le mobilier de La Tène moyenne et de La Tène finale en Bretagne, grâce à l'amorce de
  • l'étude de l'abondant mobilier mis au jour dans les douves de la fortification ; - la mise en évidence, au-delà de la simple esquisse formulée en 1992, d'une évolution du site fondée sur l'analyse des stratigraphies et des ensembles mobiliers recueillis ; - la prise en compte de
  • évoqués dans les parties I, II et III de ce rapport. Le programme proposé en 1992 prévoyait une extension de la fouille sur environ 4.000 m 2 (fig. 8). En fait, et conformément aux rectifications proposées en 1994, la superficie étudiée durant ces trois années a été portée à 4.900 m2
  • afin d'englober l'extrémité ouest de la parcelle qui s'est avérée, en définitive, incluse dans les lignes de fortification. La méthodologie, désormais bien établie, consiste en la succession des opérations suivantes : - Un premier décapage, effectué à l'aide d'une pelle mécanique
  • de pioches. L'étude des fossés est réalisée par des sondages successifs. Les intersections font l'objet de procédures particulières destinées à mettre en évidence les chronologies relatives des différents creusements : nettoyage méticuleux de la surface des comblements, suivi de
  • la présence de gros tessons, notamment d'amphores, à l'exclusion des petits fragments de céramiques de teinte brunâtre ou d'objets en fer peu discernables au coeur des terres extraites (N.B. : la localisation des sections fouillées au tracto-pelle est donnée en annexe). Les
RAP01834.pdf ((56). mottes et enceintes dans l'ancien évêché de Vannes. rapport de prospection thématique)
  • (56). mottes et enceintes dans l'ancien évêché de Vannes. rapport de prospection thématique
  • a permis de voir que toutes les mottes encore en élévation gardent encore la trace des fouilles anciennes qui y ont été faites. La technique était toujours la même : on creusait de une à deux tranchées en partant du bord du tertre et en direction du centre, dans le dessein de trouver la
  • interprétation qui se rapporte alors presque exclusivement à la Grèce ancienne. Toute enceinte ou motte est considérée comme un témènos, aire sacrée matérialisée par une enceinte. Il est souvent difficile de proposer une chronologie pour les sites qu'il décrit mais son ouvrage a servi de
  • plateau très escarpé ou assis sur des promontoires. Ces derniers ont tous été fortifiés à l'époque gauloise et la motte réutilise simplement les fortifications antérieures 52 . Selon G. FOURNIER, les mottes en position de barrage par rapport au promontoire seraient plus anciennes que
  • chercher des sites inédits en mobilisant diverses sources METHODOLOGIE DE PROSPECTION La destruction de nombre de ces ouvrages, surtout ces cinquante dernières années, et l'absence quasi totale de mentions de mottes ou châteaux dans les textes font que seul le croisement des sources
  • peut nous permettre aujourd'hui de mettre en évidence leur existence. Depuis les différents inventaires publiés au XLXe siècle, la connaissance du nombre de sites du Moyen Age central a peu évolué. Les différentes études de ces vingt dernières années n'ont pas permis de renouveler
  • , faussant toute tentative de mise en place d'une carte de répartition des sites. Cette réalité a pu être mise en évidence par l'apport important de la prospection aérienne qui a permis de rééquilibrer les densités connues jusqu'alors. Ces travaux doivent aussi êtres revus dans le détail
  • . Ces érudits ne se préoccupaient pas de typologie et la plupart interprétaient les sites qu'ils avaient vus ou fouillés selon leur point d'intérêt personnel. Tout tertre de terre était un tumulus préhistorique ou gallo-romain selon la mode en vigueur à ce moment. La prospection nous
  • chambre sépulcrale. Dans certains cas aussi, on se contentait de creuser un puit à partir du sommet pour arriver directement à la sépulture. On comprend mieux que dans cette région particulièrement fertile en vestiges préhistoriques, un érudit, cherchant à fouiller "son tumulus" et à
  • en faire le compte-rendu devant ses pairs de la société polymathique du Morbihan, n'a pas été enclin à épiloguer sur son "échec" alors que la déception de ne pas avoir trouvé de chambre sépulcrale devait être grande. Pourtant dès le milieu du XTXe siècle, F.-M. CAYOT-DELANDRE
  • ont une forme en tronc de cône, sont tronquées au sommet et sont entourées à la base d'un fossé circulaire4 . Malheureusement il n'intègre pas ces sites à son inventaire, hormis la description de la motte de Rosnarho en Crach qui lui sert d'exemple pour sa démonstration. F.-M
  • archéologique de la paroisse où il prêchait, en l'occurrence celle de Guidel. Nous retrouvons ses travaux dans son ouvrage ou dans des articles publiés dans le bulletin de la société polymathique du Morbihan. Il s'est particulièrement intéressé au Moyen Age et à ce qu'il nomme les "castels
  • féodaux". Il fut aussi l'auteur d'un article sur les sépultures du haut Moyen Age dans le Morbihan. Le second est membre de la société d'archéologie de Nantes. Il profita d'un séjour en Cornouaille morbihannaise pour répertorier tous les sites archéologiques qu'il a pu voir. Son
  • décrire les céramiques qu'il retrouvait de temps en temps. Son travail est en tout point extrêmement fiable et la zone qu'il a prospectée est de ce fait la mieux connue du département. 2 MAHE (J ), Essai sur les antiquités du département du Morbihan, Vannes, imprimerie Galles, 1825
  • faut aussi mettre en avant les articles de monsieur AVENEAU DE LA GRANCIÈRE qui est un des premiers à s'être intéressé au Morbihan intérieur, rééquilibrant, par ses nombreuses fouilles ou descriptions de sites, le décalage qui existait entre le littoral et le nord du département. Il
  • proviennent de la qualité des inventaires anciens et pas forcément d'une réalité du Moyen Age. Sir MORTIMER WHELLER entreprit une expédition dans la France du nord en 1938. Son centre d'intérêt était l'époque gauloise et ses nombreux promontoires barrés qu'il fouilla avec des méthodes
  • qui est d'excellente qualité 10 . Dans le cadre de l'établissement de la carte archéologique du département du Morbihan, une mission s'est attachée, en 1975, à étudier les cantons de Gourin et du Faouët". Leur travail a été grandement facilité par l'apport de la prospection d'A. LE
  • ROUX cité plus haut. Si les nouveaux sites médiévaux intégrés à cet inventaire sont rares, ils ont pris le soin d'effectuer des relevés précis des sites en élévation et nous pouvons souvent suivre l'état de dégradation, naturelle ou non, de la plupart de ces sites depuis le début du
  • se rabattre sur une étude plus fine de la Cornouaille morbihannaise et du nord-ouest du Vannetais. Si son inventaire des mottes est intéressant, il faut revoir celui des enceintes. Cet étudiant a tout simplement considéré que toutes les enceintes en élévation au XLXe siècle, même
  • dactyl., Caen, 1994 19 TONNERRE (N -Y ), Naissance de la Bretagne, Angers, P U A, 1994, p. 353. 20 CAYOT-DELANDRE (F'.-M.), Le Morbihan, son histoire, ses monuments. Vannes, Ed du Bastion, 1990, 560 p. ; LE MENÉ (J.-M), Histoire archéologique et féodale et religieuse des paroisses du
  • diocèse de Vannes, deux tomes, Vannes, imprimerie Galles, 1891. Je remercie N.-Y. TONNERRE qui a eu l'amabilité de me communiquer la façon dont il a établit son inventaire des mottes. a amené à éliminer 25 sites sur les 49 points de la carte de monsieur TONNERRE, tout en signalant
RAP02014.pdf (SAINT-POL-DE-LÉON (29). places de Guébriant et de l'Évêché. diagnostic archéologique)
  • SAINT-POL-DE-LÉON
  • opération préventive de diagnostic
  • SAINT-POL-DE-LÉON (29). places de Guébriant et de l'Évêché. diagnostic archéologique
  • L'origine de la ville de Saint-Pol reste obscure et, à ce jour, aucune découverte archéologique n'est venue éclairer la naissance de la cité. Une genèse d'origine romaine a été suggérée mais elle est fondée sur un texte tardif (Xe s.) qui n'évoque que le nom latin du site "Legio en
  • naissance à la ville 3 . Plusieurs sources laissent à penser que la cité avait été close de murs mais aucun vestige qui aurait pu le confirmer n'a été retrouvé à ce jour. Figure 3 - Plan cadastral de Saint-Pol en 1848 - En vert l'emprise probable de l'enclos de l'évêché. développée en
  • ellipse au sud de la clôture (en orange) et des faubourgs se sont greffés sur les principales jaune). 1 2 3 Castel, 1997, p. 2 D'après la biographie de Saint-Paul-Aurélien Leguay, 1978, p. 7 écrite en 884 par Wrmonoc, in Tanguy, 1990, p. 203 La ville s'est voies d'accès (en 9 La
  • Protection juridique : Motif de l'opération : Aménagement des places publiques devant la cathédrale Maître d'ouvrage : Ville de Saint-Pol-de-Léon Contraintes techniques particulières : Travaux archéologiques sur des parking en fonction Surface fouillée : 700 m2 Fouille menée jusqu'au
  • d'aménagement des places de Guébriant et de l'Évêché, situées au cœur de la ville, aux abords immédiats de la cathédrale, initié par la Ville de Saint-Pol-de-Léon a motivé un diagnostic archéologique. En effet, ce secteur était susceptible de receler des vestiges associés à la cathédrale
  • et sections : L'équipe de fouille Photographies de terrain Fanny Tournier (INRAP) Photographies en studio : Hervé Paitier (INRAP) Identification de la céramique : Françoise Labaune (INRAP) Mise au net des dessins : Arnaud Desfonds (INRAP) Contrôle scientifique SRA
  • , a veillé constamment à faciliter la vie quotidienne du chantier tout en manifestant un grand intérêt pour nos travaux. Merci également au personnel des services techniques de la Ville pour leur grande efficacité et leur disponibilité. Nos remerciements vont aussi au Docteur Péjouan qui
  • part de leurs savoirs et prêté des documents. Méthodes de travail et contraintes techniques Implantation des sondages 7 Six sondages ont été implantés en concertation avec le Service Régional de l'Archéologie, la Ville de Saint-Pol-de-Léon et l'INRAP afin de limiter au maximum
  • la gêne occasionnée à la circulation et au stationnement des véhicules ainsi qu'au bon déroulement du marché qui a lieu le mardi. Le passage de nombreux réseaux en service a également généré des contraintes. Chaque sondage a donc été précisément implanté avant le début de
  • sondage 2 et ainsi de suite. Les plans, général et de détail, ont été levés au théodolite, sont géo-référencés et rattachés au NGF. Le plan détaillé en pierre à pierre de la partie est du sondage 3 a été réalisé à l'aide de photographies redressées. Les photographies ont été prises sur
  • , et de travailler sur trois plans anciens, le plan de Robien de 1750, la copie d'un plan levé en 1776 et le cadastre de 1848. 8 Présentation du site Situation géographique La ville de Saint-Pol-de-Léon est établie dans le Nord Finistère, sur le plateau du Léon à 15 km au
  • première cathédrale aurait été construite entre 1161 et 1172 et une baie murée dans le transept nord en témoigne encore (photo 1). Photo 1 - Le transept nord de la cathédrale vu vers l'est Les tours et le massif occidental ont été érigés durant la première moitié du XHIe siècle
  • . Une nette influence anglo-normande caractérise cette construction, en particulier par ses hautes tours surmontées de flèches et aux longues baies étroites. A la fin de ce siècle, la nef est reconstruite en calcaire de Caen. En 1431 la cathédrale est "choisie en ruines" et
  • d'ailleurs, la même année, le chœur est reconstruit. Au XVIe siècle des chapelles latérales compétent le monument, les transepts sont remaniés et les baies en ogives du bas-côté sont ouvertes 4 . Mais les cathédrales n'étaient pas isolées, elles étaient incluses dans un quartier, distinct
  • du reste de la ville, qui regroupait l'ensemble du cadre de vie des clercs (palais de l'évêque, cloître, bâtiments de la vie commune...). Ce quartier, en principe entièrement enclos, pouvait être fermé par une véritable fortification mais également par un front continu de
  • levé 26 ans plus tard (en 1776), au dessin moins déformé, on peut également cerner le quartier cathédral qui est entouré d'un mur ou fermé par des bâtiments. Au sud, l'ensemble est clos par la cathédrale et un bâtiment devant lequel sont représentés cinq bases de colonnes. Trois
  • nettement divisé en deux parties : au sud la cathédrale et de vastes bâtiments entourant des cours ; au nord des jardins dont un, en forme de T, couvre toute la longueur du terrain et est encadré de parcelles plus petites ceintes de murs. (Document Archives Municipales de Saint-Pol-de
  • -Léon) 12 En 1848 des bâtiments ont disparus tandis que d'autres sont apparus et que l'évêché a été remplacé par la mairie. Une halle a été bâtie au début du XXe siècle devant la mairie, dans l'ancienne enceinte de l'enclos canonial (fig. 6). Elle est aujourd'hui détruite. Figure
  • 6 - Carte postale du début du XXe siècle (collection particulière) - Dans l'angle gauche en bas du cliché, le bâtiment de la halle. A gauche de la cathédrale, un petit bâtiment de couleur claire est adossé à la Mairie. Aujourd'hui, la topographie de ce secteur de la ville a été
  • datation, en l'absence totale de mobilier, n'est pas possible. Toutefois on peut remarquer que la logette céphalique de la sépulture 2 est une des caractéristiques des tombes du Moyen-Age. Par la présence de terre organique et de nombreuses patelles, le niveau 2007 témoigne de l'abandon
RAP02195.pdf (OUESSANT (29). vestiges protohistoriques et antiques découverts à mez-notariou. rapport intermédiaire 2006 de fp 3 (2006-2008))
  • OUESSANT (29). vestiges protohistoriques et antiques découverts à mez-notariou. rapport intermédiaire 2006 de fp 3 (2006-2008)
  • des connaissances actuelles, la présence de grands arbres, de chênes en particulier, n'est pas attestée pour les périodes anciennes. Cela ne signifie pas qu'ils n'existaient pas. En revanche, l'île connaît une végétation d'herbes et d'arbustes proche de celle d'aujourd'hui dès le
  • -Empire avait précédé un abandon du site aux environs du Ve siècle de notre ère. Il apparaît de plus en plus nettement que la zone d'activités rituelles anciennes a été franchement bouleversée vers la fin du Ve ou au début du VIe siècle de notre ère : une monnaie du Ve siècle, une
  • NATUREL 2.1. L'ALIGNEMENT Us 285 2.2. LES TROUS DE POTEAUX 2.3. LA TRANCHEE DE FONDATION S.4137 3. LES STRUCTURES EN COUCHES 3.1. LES SEDIMENTS 3.2. LES LITS DE PIERRES 3.3. L'ALIGNEMENT Us.286 4. LA STRUCTURE EN PIERRES Us.125 4.1. STRATEGIE ET METHODE DE FOUILLE 4.2. DESCRIPTION 4.3
  • Néolithique. 1.2. LE SITE DE MEZ-NOTARIOU Fig.2 En position relativement centrale par rapport à l'ensemble de l'île, le site est implanté sur le flanc sud-ouest de la colline Saint-Michel, sur un replat délimité au sud par le vigoureux talweg qui traverse l'île d'est en ouest et, à l'ouest
  • de prospection (1988), l'arène granitique issue de la décomposition des granités en place (Us. 17) est recouverte par deux couches de formation complexe mais stériles en ce qui concerne la période de l'Age du Fer (Us.07 et Us. 16). Les analyses micro-morphologiques et
  • sédimentologiques révèlent une forte proportion de limons issus de dépôts loessiques post-glaciaires dans ces couches datées des périodes anciennes de l'histoire du site archéologique. Colluvionnement et érosion éolienne ont participé à la formation de ces épais dépôts de sédiments. La présence
  • de l'homme, clairement attestée du Néolithique à la fin de l'âge du Bronze, n'est pas non plus étrangère à la formation de ces couches. Les fouilles de 1999 (Le Bihan, 1999) laissent deviner la part de construction qui revient à cette occupation humaine, en particulier au cours de
  • moyen 2.1.2.1. Un village 6 L'âge du Bronze ancien et moyen livre des vestiges d'architecture mais aussi d'activités artisanales, notamment métallurgiques. Dans la partie nord du site (secteur 2), la fouille révèle un ensemble de fondations de bâtiments et d'espaces de travail en
  • place et parfois en position stratigraphique identifiable. Toutefois, cela ne permet pas de dégager l'histoire claire d'un véritable espace « villageois », histoire étendue de la fin du Bronze ancien aux débuts du Bonze final 1. Dans l'état actuel des recherches, la longueur est
  • domestiques parmi lesquels se glissent des poteries et des fragments de terres cuites (fours ou foyers détruits). La couche la plus spectaculaire (Us.246264) livre des ossements sélectionnés (épaules droites à l'ouest, épaules gauches à l'ouest) et un poignard en bronze déposé au coeur de
  • agglomérations compactes bien connues à l'est des Alpes et du Jura, en Europe continentale, mais encore inédites en France. Il est également perçu comme le résultat d'une adaptation à un territoire clairement défini par la nature et l'insularité (Le Bihan, Villard, 2001). 2.1.4.2. Un espace à
  • rituels. Les vestiges d'empierrement étendu, la base en pierres d'un petit édifice (Us.279) et un réseau de poteaux de palissade ont permis de suggérer l'existence d'un vaste espace réservé à ces activités rituelles, ceci à l'ouest de la zone d'habitat groupé (Le Bihan, 2005, D.F.S
  • .). La méconnaissance de l'histoire et des vestiges du premier âge du Fer en Armorique donne un intérêt particulier à tous ces vestiges. En fait, l'absence de fouille de site de référence dans la région se fait cruellement sentir, en particulier pour dater le mobilier avec précision
  • périodes courant du Bronze moyen à la fin de l'Antiquité. Le second âge du Fer est représenté par un abondant lot de céramiques de belle qualité mais très fragmentées. Des monnaies et du mobilier métallique (des armes en fer notamment) accompagnent cet ensemble. L'hypothèse de la
  • activités liées à un sanctuaire. Comme pour les époques précédentes, des dépôts rituels semblent avoir été bouleversés (de fibules en particulier), mais il est possible que des vestiges fugaces de l'espace de sanctuaire demeurent en place. La découverte sporadique, mais constante, de
  • tessons antiques, de restes de métallurgie du fer (currencies-bars, scories, minerai), d'outils en fer et surtout celle de deux tronçons de voies (l'une en pierre se dirigeant vers la partie septentrionale de l'île, l'autre, sablée, se dirigeant vers le port d'Arlan, au sud-est de
  • boucle de 9 ceinture en fer et un important fragment de fibule en bronze argenté barbare ont été mis au jour dans ce secteur du site. Il n'est donc pas impossible d'imaginer un scénario peu pacifique pour l'histoire de la fin du site. L'acharnement à consacrer, pendant deux
  • produit au moment où l'Armorique, et en particulier Ouessant, subissait la « seconde migration » (Fleuriot 1982, Chédeville et al, 1984, Giot et al, 2003) avec l'arrivée des saints d'origine bretonne et de la forme du christianisme qu'ils imposaient, avec des personnages tels que Paul
  • Aurélien qui débarquèrent sur l'île au début du VIe siècle, le sens de la désertion définitive du site de MezNotariou prend soudain une autre dimension (vita de Saint-Paul Aurélien par Wrmonoc en 834). Le dossier « historique » de la vie de Paul Aurélien a été revisité dans le dernier
  • rapport (Le Bihan, 2005). Il ne s'oppose pas aux données de l'archéologie. Plus que les vestiges de l'arrivée de l'homme saint en Armorique, ne faut-il pas voir dans la destruction du site païen de Mez-Notariou le reflet d'une gestion de ses terres par des institutions et des hommes