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RAP02518.pdf (rapport de la campagne de fouille 2009 sur le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fp triennale (2009-2011))
  • rapport de la campagne de fouille 2009 sur le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fp triennale (2009-2011)
  • au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été
  • POUHINEC, FINISTERE RAPPORT DE LA CAMPAGNE DE FOUILLE 2009 SUR LE GISEMENT PALEOLITHIQUE INFERIEUR DE MENEZ-DREGAN I Fouille programmée triennale (1/3) Responsable de l'opération : Jean-laurent MONNIER Adjoints au Responsable : Rodrigue TSOBGOU AHOUPE & Anne-Lyse RAVON Suivi de
  • industries humaines témoignent de tout temps de la volonté de transformer et « améliorer » leur état d'être. 2SIS POUHINEC, FINISTERE RAPPORT DE LA CAMPAGNE DE FOUILLE 2009 SUR LE GISEMENT PALEOLITHIQUE INFERIEUR DE MENEZ-DREGAN I Fouille programmée triennale (1/3) Responsable de
  • . Intérêt du site (rappel) : Le gisement de Menez-Dregan 1 est un site clé pour la connaissance des premiers peuplements de l'extrême ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain
  • forte présence néandertaliennes encore mal connue, que malheureusement l'érosion marine et les aménagements anthropiques font disparaître rapidement. 3 Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site de ce type (St-Colomban à
  • européen. La présence de structures de combustion s'échelonnant entre 350000 et 500000 ans est également un point crucial pour la connaissance de la première maîtrise du feu. Les travaux menés à Menez-Dregan sur les vestiges osseux constituent aussi un avancée dans le domaine de la
  • paléo-écologiques. Il est essentiellement localisé sur la côte sud-armoricaine. Il contribue à la connaissance de la variabilité du Paléolithique inférieur, variabilité dont les causes (fonctionnelles, environnementales, culturelles) restent à définir. L'habitat de SaintColomban
  • était installé dans l'abri d'un couloir d'érosion marine, sur une plage ancienne, au début d'une période de régression (Monnier & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans
  • première du genre connue dans le nord-ouest de la France, est caractérisée par des outils à tranchant aménagé sur galets associés à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des
  • première occupation humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5 situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des
  • âges beaucoup plus récents (Mercier et al., 2004). Les résultats présentés traduisent manifestement des problèmes sans doute liés à la nature du gisement et/ou à l'adéquation des méthodes et techniques employées. Les 7 dates sur grains de quartz en particulier sont totalement
  • ? 1 • *« k -h' •"w JW r 7 'jSÉ^rf'i « » ** ' AL / '^m -C M ¡1» Le site de Menez-Drégan (© Maurice Gautier) Notre connaissance des groupes humains qui se sont succédé à Menez-Dregan repose essentiellement sur les outils lithiques qu'ils ont abandonnés. L'industrie
  • . Gautier - photo du bas © M. Le Goffic) 9 Vue frontale du gisement de Menez-Dregan 1 en cours de fouille © J.L. Monnier Deux chaînes opératoires coexistent donc sur le site, avec une dichotomie au niveau de la gestion des matériaux. Une chaîne opératoire avec plusieurs schémas
  • marquée. Quels que 10 soient les niveaux d'occupation et la chaîne opératoire considérée et comme l'ont montré de nombreux remontages, les matériaux collectés dans l'environnement proche étaient ensuite mis en forme et transformés directement sur le site. Il faut noter aussi la mis
  • sur les matériaux de plages anciennes, ce qui tend à montrer que les occupations ont eu lieu relativement peu de temps après le début de la régression, donc dans des conditions encore assez clémentes. A Menez-Dregan, du moins en couche 5, l'occupation se place dans un contexte
  • sédimentologie et la paléobotanique. L'article (Lefort et al., 2007) fait le point sur cette question et défend certaines hypothèses. 12 Eclats de silex (couche 5d') issus de rognons très peu émoussés © J.L. Monnier 13 Si l'on peut parler de faciès régional pour les industries à galets
  • attribués au Paléolithique moyen. La notion de cultures qui pourrait également être mise en avant pour expliquer cette variabilité, doit être abordée avec une extrême prudence, car elle ne serait guère fondée que sur la présence (ou l'absence) d'un seul type d'outil (le biface). Des
  • porphyroïde mis en place vers 345 M.A., au début du Dinantien, aux dépens de greywackes affleurant largement plus au sud, ainsi que sur les fonds de la baie d'Audierne en avant des falaises du Cap Sizun. Par la suite, lors des autres phases de l'orogenèse hercynienne, il a été déformé et
  • \'Orthogneiss oeillé de Pors-Poulhan qui constitue le substrat. Ces failles ont largement induit la morphologie et l'orientation de cette grotte. La figure ci-dessous montre les orientations principales mesurées sur les plans de failles du site. 15 Equal Area Explanation LINES SCATTER
  • fossile et des grottes : au niveau de la plateforme de Menez-Dregan, laquelle se suit aisément sur tout le littoral sud du Cap Sizun. Chaque niveau a pu être actif à de nombreuses reprises, comme en témoigne le remplissage de la grotte de Menez-Dregan 1. Le dépôt littoral (galets
RAP02208.pdf (PLOUHINEC (29). gisement du paléolithique inférieur de Ménez-Drégan 1. rapport intermédiaire 2006 de fp 3 (2006-2008))
  • du Paléolithique inférieur, variabilité dont les causes (fonctionnelles, environnementales, culturelles) restent à définir. L'habitat de SaintColomban était installé dans l'abri d'un couloir d'érosion marine, sur une plage ancienne, au début d'une période de régression (Monnier
  • & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans. La fouille, menée dans des conditions difficiles, au-dessous du niveau des plus hautes mers actuelles, n'a pas permis de mettre
  • en évidence de façon claire des structures d'habitat, mais un amas de blocs a été interprété comme un foyerprobable. L'industrie de Saint-Colomban, la première du genre connue dans le nord-ouest de la France, est caractérisée par des outils à tranchant aménagé sur galets associés
  • à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des gisements de ce type, sur la côte sud armoricaine, a attiré l'attention sur ce groupe (Monnier, 1989; Monnier & Molines, 1993
  • (minces couches lenticulaires dues aux érosions et aux réaménagements anthropiques successifs). Les datations RPE (Monnier et al., 1994) placeraient la première occupation humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5
  • situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des âges beaucoup plus récents (Mercier et al., 2004). Les résultats présentés traduisent manifestement des problèmes sans doute liés à la
  • nature du gisement et/ou à l'adéquation des méthodes et techniques employées. Les dates sur grains de quartz en particulier sont totalement aberrantes vis à vis du contexte géologique. Dans l'état actuel et 3 4 compte tenu des données géologiques et archéologiques, nous ne ferons
  • état ici que des datations RPE. Notre connaissance des groupes humains qui se sont succédé à MenezDregan repose essentiellement sur les outils lithiques qu'ils ont abandonnés. L'industrie des niveaux supérieurs (couche 5) correspond à la définition du Colombanien (Monnier, 1989
  • typologiquement. Le débitage, à dominante « clactonienne », associe cependant parfois des concepts de débitage « discoïdes ». Deux chaînes opératoires coexistent donc sur le site, avec une dichotomie au niveau de la gestion des matériaux. Une chaîne opératoire avec plusieurs schémas
  • marquée. Quels que soient les niveaux d'occupation et la chaîne opératoire considérée et comme l'ont montré de nombreux remontages, les matériaux collectés dans l'environnement proche étaient ensuite mis en forme et transformés directement sur le site. Il faut noter aussi la mis en
  • al., 2003). Tous les gisements de ce groupe sont situés en bordure du littoral actuel, abrités dans les anfractuosités d'anciennes plate-formes marines. Tous sont installés sur les matériaux de plages anciennes, ce qui tend à montrer que les occupations ont eu lieu relativement
  • cultures qui pourrait également être mise en avant pour expliquer cette variabilité, doit être abordée avec une extrême prudence, car elle ne serait guère fondée que sur la présence (ou l'absence) d'un seul type d'outil (le biface). Des analogies sont possibles entre les industries du
  • ; Monnier & Molines, 1993 ; Molines, 1996). Le gisement de Menez-Dregan 1 est un site clé pour la connaissance des premiers peuplements de l'extrême ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral
  • sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site de ce type
  • de Menez-Dregan 1 en 1991 (après premier dérochage du versant) Menez-Dregan 1 en 2002. La stratigraphie est bien visible. De nombreux grands blocs effondrés ont été enlevés et le sommet du cul de grotte a été à nouveau déroché. 8 9 Ci-dessous : Menez-Dregan. Plan général du
  • site et découpage des secteurs de la banquette supérieure. LE POINT SUR LA TOPOGRAPHIE, LA STRATIGRAPHIE ET LANEOTECTONIQUE (Rappel, d'après S. Hinguant in Monnieretal., 1999) Topographie et néotectonique La fouille des niveaux inférieurs et surtout le dégagement des blocs
  • connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59). 11 Profil selon XX' mettant en évidence la base d'un probable pilier
  • littorales interstratifiées dans des dépôts de versants admettant des sols et des niveaux d'occupation humaine. Les observations ont porté sur le remplissage du couloir d'accès à la grotte et sur les couches supérieures comblant l'entrée de l'abri. On constate que, dans la partie de la
  • , marquant un net plongement vers le fond de l'abri. On remarque aussi que les transgressions qui se sont succédées sur le site ont tronqué les couches les plus anciennes. Celles-ci sont généralement affectées par des marmites d'érosion qui s'insinuent sous les dalles effondrées, ce qui
  • brun foncé (subdivisions 5a' à 5d') admettant davantage d'industrie lithique (coupes E-F et E'-F', fig. 4). Quatre successions ainsi définies se superposent et composent cette séquence sur 0,30 à 0,40 m d'épaisseur, jusqu'au niveau 5d', le plus riche en artefacts. Globalement, la
RAP02608.pdf (PLOUHINEC (29). le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fouille programmée 2009-2011)
  • PLOUHINEC (29). le gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire de fouille programmée 2009-2011
  • PLOUHINEC, FINISTERE RAPPORT DE LA CAMPAGNE DE FOUILLE 2010 SUR LE GISEMENT PALEOLITHIQUE INFERIEUR DE MENEZ-DREGAN I Fouille programmée triennale (2/3) Responsable d'opération : Jean-Laurent MONNIER Adjointe au Responsable d'opération: Anne-Lyse RAVON Suivi de terrain & de
  • sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage intensif par les clandestins. L'opération Menez-Dregan s'intègre à un plus vaste programme que l'on peut intituler «des
  • Massif armoricain témoignent d'une forte présence néandertaliennes encore mal connue, que malheureusement l'érosion marine et les aménagements anthropiques font disparaître rapidement. 1 Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du
  • le cadre du Paléolithique inférieur européen. La présence de structures de combustion s'échelonnant entre 350000 et 500000 ans est également un point crucial pour la connaissance de la première maîtrise du feu. Les travaux menés à Menez-Dreganl sur les vestiges osseux constituent
  • connaissance de la variabilité du Paléolithique inférieur, variabilité dont les causes (fonctionnelles, environnementales, culturelles) restent à définir. L'habitat de SaintColomban était installé dans l'abri d'un couloir d'érosion marine, sur une plage ancienne, au début d'une période de
  • régression (Monnier & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans. La fouille, menée dans des conditions difficiles, au-dessous du niveau des plus hautes mers actuelles, n'a pas
  • permis de mettre en évidence de façon claire des structures d'habitat, mais un amas de blocs a été interprété comme un foyer probable. L'industrie de Saint-Colomban, la première du genre connue dans le nord-ouest de la France, est caractérisée par des outils à tranchant aménagé sur
  • galets associés à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des gisements de ce type, sur la côte sud armoricaine, a attiré l'attention sur ce groupe (Monnier, 1989; Monnier & Molines
  • (minces couches lenticulaires dues aux érosions et aux réaménagements anthropiques successifs). Les datations RPE (Monnier et al., 1994) placeraient la première occupation humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5
  • situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des âges beaucoup plus récents (Mercier et al., 2004). Les résultats présentés traduisent manifestement des problèmes sans doute liés à la
  • nature du gisement et/ou à l'adéquation des méthodes et techniques employées. Les 7 dates sur grains de quartz en particulier sont totalement aberrantes vis à vis du contexte géologique. Dans l'état actuel et compte tenu des données géologiques et archéologiques, nous ne ferons
  • Gautier) Notre connaissance des groupes humains qui se sont succédé à Menez-Dregan repose essentiellement sur les outils lithiques qu'ils ont abandonnés. L'industrie des niveaux supérieurs (couche 5) correspond à la définition du Colombanien (Monnier, 1989). A côté de nombreux éclats
  • dominante « clactonienne », associe cependant parfois des concepts de débitage « discoïdes ». 8 Vues aériennes du gisement de Menez-Dregan 1 Vue frontale du gisement de Menez-Dregan 1 en cours de fouille © J.L. Monnier Deux chaînes opératoires coexistent donc sur le site, avec une
  • étaient ensuite mis en forme et transformés directement sur le site. Il faut noter aussi la mis en œuvre plus importante du quartz dans les couches 9 et 4, ce qui pourrait être l'indice d'une certaine carence en silex (Molines et al., 2005). L'intérêt du site de Menez-Dregan tient
  • littoral actuel, abrités dans les anfractuosités d'anciennes plateformes marines. Tous sont installés sur les matériaux de plages anciennes, ce qui tend à montrer que les occupations ont eu lieu relativement peu de temps après le début de la régression, donc dans des conditions encore
  • pas compatible avec les conditions climatiques mises en évidence par la sédimentologie et la paléobotanique. L'article (Lefort et al., 2007) fait le point sur cette question et défend certaines hypothèses. 12 Si l'on peut parler de faciès régional pour les industries à galets
  • attribués au Paléolithique moyen. La notion de cultures qui pourrait également être mise en avant pour expliquer cette variabilité, doit être abordée avec une extrême prudence, car elle ne serait guère fondée que sur la présence (ou l'absence) d'un seul type d'outil (le biface). Des
  • au 1/50000, feuille Pont-Croix, 1981). Il s'agit d'un granité porphyroïde mis en place vers 345 M.A., au début du Dinantien, aux dépens de greywackes affleurant largement plus au sud, ainsi que sur les fonds de la baie d'Audierne en avant des falaises du Cap Sizun. Par la suite
  • l'existence d'un réseau de failles affectant l'Orthogneiss oeillé de Pors-Poulhan qui constitue le substrat. Ces failles ont largement induit la morphologie et l'orientation de cette grotte. La figure ci-dessous montre les orientations principales mesurées sur les plans de failles du site
  • les plongeurs ont reconnu une falaise fossile et des grottes : au niveau de la plateforme de Menez-Dregan, laquelle se suit aisément sur tout le littoral sud du Cap Sizun. Chaque niveau a pu être actif à de nombreuses reprises, comme en témoigne le remplissage de la grotte de Menez
RAP02397.pdf (PLOUHINEC (29). Menez-Dregan I. rapport final de fp 2006-2008)
  • -MEC. PLOUHINEC, FINISTERE 2008 C0Urr 'eRarRivee RAPPORT SUR LA CAMPAGNE DE FOUILLE 2 0 0 8 ET RAPPORT TRIENNAL 2 0 0 6 - 2 0 0 8 SUR LE GISEMENT PALEOLITHIQUE INFERIEUR DE MENEZ-DREGAN I (Fouille programmée triennale) Responsable de l'opération : Jean-Laurent MONNIER
  • couches 5d' & 6' ANNEXE 2 : Article Lefort-Monnier-Marcoux ANNEXE 3 : Article « pre-print » Actes du Colloque de Tautavel 2007 ANNEXE 4 : Projet d'article Laforge-Monnier ANNEXE 5 : Anthracologie sur le site de Menez-Dregan (Nancy Marcoux) CD : Menez-Dregan Programmation (pdf
  • ) Intérêt du site (rappel) : Le gisement de Menez-Dregan 1 est un site clé pour la connaissance des premiers peuplements de l'extrême ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain
  • forte présence néandertaliennes encore mal connue, que malheureusement l'érosion marine et les aménagements anthropiques font disparaître rapidement. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site de ce type (St-Colomban à Carnac
  • européen. La présence de structures de combustion s'échelonnant entre 350000 et 500000 ans est également un point crucial pour la connaissance de la première maîtrise du feu. Les travaux menés à Menez-Dregan sur les vestiges osseux constituent aussi un avancée dans le domaine de la
  • -écologiques. Il est essentiellement localisé sur la côte sud-armoricaine. Il contribue à la connaissance de la variabilité du Paléolithique inférieur, variabilité dont les causes (fonctionnelles, environnementales, culturelles) restent à définir. L'habitat de SaintColomban était installé
  • dans l'abri d'un couloir d'érosion marine, sur une plage ancienne, au début d'une période de régression (Monnier & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans. La fouille
  • genre connue dans le nord-ouest de la France, est caractérisée par des outils à tranchant aménagé sur galets associés à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des gisements de ce
  • humaine vers le stade 12 ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations RPE obtenues sur la base de la couche 5 situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations TL sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des âges beaucoup plus
  • faltise La grotte effondcée Le site de Menez-Drégan (© Maurice Gautier) dates sur grains de quartz en particulier sont totalement aberrantes vis à vis du contexte géologique. Dans l'état actuel et compte tenu des données géologiques et archéologiques, nous ne ferons état ici que des
  • datations RPE. Notre connaissance des groupes humains qui se sont succédé à Menez-Dregan repose essentiellement sur les outils lithiques qu'ils ont abandonnés. L'industrie des niveaux supérieurs (couche 5) correspond à la définition du Colombanien (Monnier, 1989). A côté de nombreux
  • Deux chaînes opératoires coexistent donc sur le site, avec une dichotomie au niveau de la gestion des matériaux. Une chaîne opératoire avec plusieurs schémas d'exploitation, correspondant au petit outillage et mettant en œuvre principalement du silex et du quartz, et une chaîne
  • considérée et comme l'ont montré de nombreux remontages, les matériaux collectés dans l'environnement proche étaient ensuite mis en forme et transformés directement sur le site. Il faut noter aussi la mis en œuvre plus importante du quartz dans les couches 9 et 4, ce qui pourrait être
  • courant. (Bouchet et al., 2003). Tous les gisements de ce groupe sont situés en bordure du littoral actuel, abrités dans les anfractuosités d'anciennes plateformes marines. Tous sont installés sur les matériaux de plages anciennes, ce qui tend à montrer que les occupations ont eu lieu
  • Penmarch. Leur assèchement ne peut se faire que lors de régressions marines entre -80 et 100m. Ceci n'est pas compatible avec les conditions climatiques mises en évidence par la sédimentologie et la paléobotanique. L'article (Lefort et al.) joint en annexe, fait le point sur cette
  • prudence, car elle ne serait guère fondée que sur la présence (ou l'absence) d'un seul type d'outil (le biface). Des analogies sont possibles entre les industries du littoral sud-armoricain et celles des sites de Tautavel (Pyrénées-Orientales) ou de Terra Amata (Alpes-Maritimes). Des
  • peuplements de l'extrême ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet
  • d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site de ce type (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléoenvironnemental
  • de Pors Poulhan (carte géologique de la France au 1/50000, feuille Pont-Croix, 1981). Il s'agit d'un granité porphyroïde mis en place vers 345 M.A., au début du Dinantien, aux dépens de greywackes affleurant largement plus au sud, ainsi que sur les fonds de la baie d'Audierne en
  • les orientations principales mesurées sur les plans de failles du site. 15 Un système de plateformes d'abrasion marine et de grottes se répète selon trois niveaux superposés : au niveau actuel où l'érosion est active dans la zone de balancement des marées ; sous le niveau des
RAP02270.pdf (PLOUHINEC (29). rapport sur la campagne de fouille 2007 du gisement paléolithique inférieur de menez drégan 1. rapport 2007 de fp 3 (2006-2008))
  • PLOUHINEC (29). rapport sur la campagne de fouille 2007 du gisement paléolithique inférieur de menez drégan 1. rapport 2007 de fp 3 (2006-2008)
  • essentiellement localisé sur la côte sud-armoricaine. Il contribue à la connaissance de la variabilité du Paléolithique inférieur, variabilité dont les causes (fonctionnelles, environnementales, culturelles) restent à définir. L'habitat de SaintColomban était installé dans l'abri d'un couloir
  • d'érosion marine, sur une plage ancienne, au début d'une période de régression (Monnier & Le Cloirec, 1985). La datation de l'occupation, sur des bases géologiques et radiométriques, se placerait dans le stade isotopique 11, vers 400 000 ans. La fouille, menée dans des conditions
  • la France, est caractérisée par des outils à tranchant aménagé sur galets associés à un outillage léger, sur éclats de petites dimensions (encoches, denticulés), et par le caractère « clactonien » du débitage. La multiplication des gisements de ce type, sur la côte sud armoricaine
  • ou la fin du 13 (vers 465000 ans). Les datations R P E obtenues sur la base de la couche 5 situeraient les occupations vers la fin du stade 11 (vers 380000 ans). Toutefois des datations T L sur grains de quartz et silex chauffés ont donné des âges beaucoup plus récents (Mercier et
  • effondrée f Le site de Menez-Drégan (© Maurice Gautier) dates sur grains de quartz en particulier sont totalement aberrantes vis à vis du contexte géologique. Dans l'état actuel et compte tenu des données géologiques et archéologiques, nous ne ferons état ici que des datations R P E
  • . Notre connaissance des groupes humains qui se sont succédé à Menez-Dregan repose essentiellement sur les outils lithiques qu'ils ont abandonnés. L'industrie des niveaux supérieurs (couche 5) correspond à la définition du Colombanien (Monnier, 1989). A côté de nombreux éclats et
  • Vues aériennes du gisement de Menez-Dregan 1 (photo du haut © M. Gautier - photo du bas © M. Le Goffic) 5 Vue frontale du gisement de Menez-Dregan 1 en cours de fouille © j . L Monnier Deux chaînes opératoires coexistent donc sur le site, avec une dichotomie au niveau de la
  • étaient ensuite mis en forme et transformés directement sur le site. Il faut noter aussi la mis en œuvre plus importante du quartz dans les couches 9 et 4, ce qui pourrait être l'indice d'une certaine carence en silex (Molines et al., 2005). L'intérêt du site de Menez-Dregan tient
  • sont installés sur les matériaux de plages anciennes, ce qui tend à montrer que les occupations ont eu lieu relativement peu de temps après le début de la régression, donc dans des conditions encore assez clémentes. A Menez-Dregan, l'occupation se place dans un contexte
  • assèchement ne peut se faire que lors de régressions marines entre - 80 et 100 m. Ceci n'est pas compatible avec les conditions climatiques mises en évidence par la sédimentologie et la paléobotanique. L'article (Lefort et al.) joint en annexe, fait le point sur cette question et défend
  • guère fondée que sur la présence (ou l'absence) d'un seul type d'outil (le biface). Des analogies sont possibles entre les industries du littoral sud-armoricain et celles des sites de Tautavel (Pyrénées-Orientales) ou de Terra Amata (Alpes-Maritimes). Des comparaisons intéressantes
  • ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet d'un pillage
  • intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site de ce type (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléoenvironnemental et l'organisation
  • (carte géologique de la France au 1/50000, feuille Pont-Croix, 1981). Il s'agit d'un granité porphyroïde mis en place vers 345 M.A., au début du Dinantien, aux dépens de greywackes affleurant largement plus au sud, ainsi que sur les fonds de la baie d'Audierne en avant des falaises du
  • orientations principales mesurées sur les plans de failles du site. 10 Un système de plateformes d'abrasion marine et de grottes se répète selon trois niveaux superposés : au niveau actuel où l'érosion est active dans la zone de balancement des marées ; sous le niveau des plus basses
  • mers où les plongeurs ont reconnu une falaise fossile et des grottes : au niveau de la plateforme de Menez-Dregan, laquelle se suit aisément sur tout le littoral sud du Cap Sizun. Chaque niveau a pu être actif à de nombreuses reprises, comme en témoigne le remplissage de la grotte
  • de Menez-Dregan 1. Le dépôt littoral (galets marins) le plus ancien retrouvé sur la plateforme de Menez-Dregan 1 serait daté de 110 MA (RPE). Il est important de noter que le remplissage d'une grotte comme celle de Menez-Dregan 1 traduit une succession de phases de remplissage et
  • Menez-Dregan 1 en 1991 après premier dérochage du versant © S. Hinguant Menez-Dregan 1 en 2002. La stratigraphie est bien visible. De nombreux grands blocs effondrés ont été enlevés et le sommet du cul de grotte a été à nouveau déroché © J.L. Monnier 12 13 Ci-dessous : Menez
  • -Dregan. Plan général du site et découpage des secteurs de la banquette supérieure. 14 LE POINT SUR LA TOPOGRAPHIE, LA STRATIGRAPHIE ET LANEOTECTONIQUE (Rappel, d'après S. Hinguant, in Monnieretal., 1999) Topographie et néotectonique La fouille des niveaux inférieurs et surtout le
  • que nous connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59). X m Profil selon XX' mettant en évidence la base d'un
RAP01640.pdf (PLOUHINEC (29). le gisement du paléolithique inférieur de ménez drégan. rapport final de fouille programmée 1997-1999)
  • PLOUHINEC (29). le gisement du paléolithique inférieur de ménez drégan. rapport final de fouille programmée 1997-1999
  • 6566 du CNRS « Civilisations atlantiques et Archéosciences », CNRS Université de Rennes 1, Ministère de la Culture 1999 \CliO Ce rapport constitue un document administratif communicable au public dès sa remise au Service Régional de l'Archéologie, suivant les prescriptions de la
  • loi n°78-753 du 17 juillet 1978 modifiée, relative à l'amélioration entre l'administration et le public. Aux termes de la circulaire du 26 mars 1993, prise pour son application, il pourra donc être consulté ; les agents des services régionaux de l'Archéologie rappelleront à tout
  • la campagne 1999 La campagne de fouille a débuté sur le terrain le 16 août et s'est achevée le 30 septembre pour un total de sept semaines, soit deux de plus que pour les campagnes précédentes. Elle a bénéficié cette année de la participation bénévole de : BONOMO Mariano
  • par la mise à disposition de l'équipe de fouille d'une maison individuelle située sur le promontoire même de Menez-Dregan. Outre le gain de confort pour les fouilleurs, la localisation de cet hébergement près du site facilite énormément les opérations de terrains, limite les
  • grotte proprement dite (prévision de la triennale 2000/2002). La fm de la campagne 1998 avait permis de mettre en évidence la surface du sol d'occupation inférieur (couche 9) après le dégagement des niveaux plus ou moins stériles de la plage ancienne Sa/Sb. Nous avions constaté une
  • . Figurent donc désormais sur le plan général du gisement les éléments de paroi décrochés et gUssés identifiés les années passées à cet endroit ainsi qu'un contour plus précis du bloc effondré (fig.l). La campagne 1999 a aussi été l'occasion de réouvrir la partie supérieure du gisement
  • protégée jusqu'alors par les plaques métalliques. L'opération avait avant tout pour but de pouvoir pratiquer des moulages sur la coupe transversale A-B ainsi que sur le foyer de la couche 5 c. Elle a également été profitable pour faire le levé stratigraphique de la partie haute de la
  • besoins de la recherche d'ADN fossile, sont enregistrés selon leur plus grande longueur. 2 - Médiatisation du site et visites Comme tous les ans, plusieurs groupes de visiteurs, ainsi que des collègues préhistoriens, sont passés sur le site durant la campagne de fouille, profitant de
  • passé à plusieurs reprise sur le site, accompagnant des membres de l'Association des Amis du Musée, ou intervenant avec un photographe de l'association afm de réaliser des clichés pour le Musée. Entre 1997 et 1999, plusieurs groupes scolaires, dans le cadre des programmes
  • locale et régionale (nombreux articles et notes diverses), ainsi que par quelques passages aux actualités régionale télévisée de France 3. Cette année, une équipe de télévision de France 2 est passée sur le site afin de tourner un documentaire sur le thème de l'Homme et la mer dont le
  • mise en évidence d'un pilier central, effondré, qui constitue la principale nouveauté en matière de topographie sur le site. Il s'agit d'un socle proéminent lui-même sectionné en trois parties par des rigoles d'érosion selon ime direction sensiblement nord-sud. Ce massif couvre
  • décrochement dextre accompagne la fissure, que soulignent parfeitement des stries obliques inscrites dans le miroir de faille entre les deux compartiments déplacés. Cet accident tectonique, également reconnu sur le témoin de pilier situé juste au sud de celui évoqué, est fort intéressant à
  • adéquation avec ce que nous connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat) ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun (Monnier, 1998, p. 59). La morphologie de la partie occidentale de la
  • le gisement breton (fig.3). Les datations absolues et les stades isotopiques correspondant montrent que le site varois pourrait se caler sur la demière occupation de Menez-Dregan, aux environs de 380 000 ans (fin du stade 11). Dans l'état actuel des travaux, la stratigraphie
  • relevée à Menez-Dregan I correspond à une succession de formations marines et littorales interstratifiées dans des dépôts de versants admettant des sols et des niveaux d'occupation humaine. Les observations ont porté sur le rempHssage du couloir d'accès à la grotte et sur les couches
  • d'un axe est-ouest situé approximativement dans le secteur de la bande 22, marquant un net plongement vers le fond de l'abri. On remarque aussi que les transgressions qui se sont succédées sur le site ont tronqué les couches les plus anciennes. Celles-ci sont généralement affectées
  • feuilletée, soulignée par des lits noirâtres argileux et organiques, se "moule" sur de gros blocs émergeant de la couche 5. • Couche 5: empilement de lits alternativement brun noir (7.5 YR 2/2) et brun foncé (7.5 YR 3/3). Les lits brun-noir (subdivisions 5a à 5d) contieiment plus de
  • matières organiques à humification coprogène et de débris charbonneux que les niveaux bran foncé (subdivisions 5a' à 5d') admettant davantage d'industrie lithique (coupes E-F et E'-F', fig. 4). Quatre successions ainsi définies se superposent et composent cette séquence sur 0,30 à 0,40
  • en charbons de bois et autres débris organiques. La micromorphologie met en évidence un humus coprogène riche en fragments de charbons de bois. Deux lits, au sommet et à la base (5a & 5e), ont fait l'objet d'analyses granulométriques portant sur la matrice sédimentaire. Le lit 5a
  • 5a, mais se manifeste par un caractère légèrement plurimodal (23 % de limon). • Couche 6: épandage de galets dont le démontage a mis en évidence la richesse en industrie lithique et l'aspect désorganisé des galets (par rapport à un cordon naturel) sur les 20/30 premiers
RAP01974.pdf (PLOUHINEC (29). "ménez-drégan". rapport intermédiaire 2003 de fp 3 (2003-2005))
  • , une journée « porte-ouverte » a été organisée par la mairie de Plouhinec à l'attention du public (deux visites de près de 100 personnes, le mercredi 27 août) sous la conduite de Stéphan HINGUANT. Les scolaires ont également bénéficié de conférences sur le site (primaires et 6emu de
  • Pont-Croix, terminales SVT de l'école Diwan de Carhaix). Le site a par ailleurs reçu la visite de Jean GAGNEPAIN, préhistorien, conservateur du musée de préhistoire de Quinson (Alpes de Haute-Provence). Sur le plan de la communication, le fait marquant aura été la journée du jeudi
  • 25 septembre, consacrée aux excursionnistes du colloque international qui s'est tenu à l'Université de Rennes 1 du 22 au 24 septembre. Les participants de cette manifestation scientifique, dont le thème portait sur « les données récentes sur les modalités de peuplement en Europe
  • au Paléolithique inférieur et moyen », auront pu apprécier le chantier de fouille et discuter sur place avec les membres de l'équipe (planche 6). La presse et la télévision régionale ont largement relaté cette journée. Les aménagements sur le chantier sont à ce jour parfaitement
  • adaptés à la fouille. L'escalier menant au site à été renforcé et étendu sur le versant avant l'entrée afin d'éviter les risques de chutes. La plate-forme cimentée prévue pour la station 1 du théodolite a quant à elle été renforcé à sa base dans le but de stocker les plaques
  • ) ; couche 5 c ouest. 2 - FOUILLES CLANDESTINES Encore une fois, à notre arrivée sur le site, nous devons déplorer une fouille clandestine. Au même endroit que l'an passé, un individu (le même?) a de nouveau bouleverser des couches riches en artefacts lithiques. Il s'agit de l'amorce du
  • diverticule oriental, secteur où affleurent les couches 5c'/ 5d et surtout 5d', caractérisées par d'importants amas de débitage. Sur près de 20 cm d'épaisseur et une surface équivalente à l'année dernière, le fouilleur a démantelé la coupe E'-F', soit environ un quart de mètre carré. Il
  • a ainsi atteint la surface de la plage 6, également perturbée (planche 1, photo du haut). Malgré le renfort de protection mis en place à l'issue de la campagne 2002 (sacs de sable, plaques métalliques et chaîne), l'individu a dû se créer un espace suffisant contre la paroi orientale de
  • collectionneur a, comme l'année dernière, négligé les éclats et les débris, abandonnant sur le sol plus de 500 pièces. A la mi-septembre (le lundi 15), lors de l'arrivée de l'équipe sur le terrain, nous avons constaté les dégâts d'une nouvelle « visite ». Il ne s'agit apparemment pas d'un vol
  • /5b'et 5c'/5d'pour le diverticule est, ont occupés l'essentiel de l'activité de terrain. Ce sont ainsi près de 12000 pièces qui ont été enregistrées au cours de cette campagne. Les niveaux supérieurs La fouille de la couche 4b étant achevée depuis 2002, c'est le niveau organique
  • marins bruts plus nombreux qu'en 5a-a'(voir planche 4, photo du haut, au premier plan). A l'aplomb de la voûte centrale conservée, le gros bloc effondré est toujours en voie de dégagement. Sa surface est désormais visible mais nous ignorons encore sur quelle couche il repose. Sur les
  • du diverticule, directement sur la couche 5d. Cela a été à l'origine de confusions lors de la fouille avec des erreurs d'attributions des pièces entre les deux couches. Nous comptons donc sur la restitution informatique des données et peut-être sur les remontages et associations
  • permet pour le moment de penser que la profondeur de la grotte va être conséquente. La coupe E-F Cette coupe stratigraphique majeure pour la compréhension du remplissage du gisement est désormais complète sur toute la largeur de la grotte. La fouille entamée l'an dernier sous le gros
  • préférentielle qu'elles ont générées (planche 2). Cet ensemble, sans être totalement déconnecté de la couche 7 proprement dite, apparaît donc dorénavant sur la coupe stratigraphique E-F avec la mention « remanié ». Sous le gros bloc lui-même, la couche 7 repose directement sur l'ensemble 8b
  • 7.55 5d 195 1.68 5d' 1420 12.23 6 158 1.36 7 60 0.51 8binf 24 0.2 8bsup 352 3.03 Total 11602 100 Tableau 1 : Décompte des pièces par couche. Au niveau pétrographique, c'est le silex qui reste le matériau le plus mis en œuvre sur le site, suivi par le quartz et
  • et des supports présentant des retouches d'utilisation. Si l'on regarde les différentes catégories de vestiges lithiques en fonction des matières premières, on retrouve le cortège habituel des roches propres au macro-outillage et l'on ne constate pas de gestion différenciée du
  • silex ou du quartz pour le petit outillage sauf au niveau du débitage où le mode centripète est très peu mis en œuvre sur le quartz (tabl.4). Description Débris indéterminé Total éclats Eclat, talon cortical, < 50 % Eclat, talon cortical, > 50 % Eclat, talon cortical, dos cortical
  • : granité; 5 : grès; 6 : grès éocène; 7: greywacke; 8: quartz; 9 : quartzite; 10 : volcano-sédimentaire Tous ces résultats sont intégrés dans une synthèse générale sur l'industrie de MenezDregan I qui va faire l'objet d'une publication dans la revue l'Anthropologie. Fouille
  • E-F Ouest. Stratigraphie entre le gros bloc effondré et la paroi Ouest (cliché S. Hinguant) Coupe E-F Ouest. Dégagement complet de la base du gros bloc effondré reposant sur la couche 7 (cliché S. Hinguant) Banquette témoin Ouest : niveau anthropique 4b à galets sur 4c
  • organique (cliché S. Hinguant) Coupe E'-F'. Stratigraphie de la couche 9a à 5c (cliché S. Hinguant) Vue générale du site en fin de fouille (cliché R. Colleter) 25 septembre 2003. Visite sur le terrain par les participants du Colloque international de Rennes (cliché R. Colleter) 25
RAP01852.pdf (PLOUHINEC (29). "ménez-drégan". rapport de synthèse de fp 3 (2000-2002))
  • PLOUHINEC (29). "ménez-drégan". rapport de synthèse de fp 3 (2000-2002)
  • par la mairie de Plouhinec à l'attention du public (deux visites de près de 150 personnes, le vendredi 28 août) sous la conduite de Stéphan HINGUANT. Les scolaires ont également bénéficié de conférences sur le site (CM2 et 6eme de Plouhinec, Pont-Croix, Audierne). Sur le plan de la
  • . Le site paléolithique inférieur deMenez-DregcmI - Campagne 2002 2 - Fouilles c l a n d e s t i n e s Alors que nous supposions la protection de sacs de sable et de plaques métalliques sur le site efficace, nous déplorons le constat d'une fouille clandestine à notre arrivée sur
  • . (Scaon, 2002). La présente triennale a surtout été l'occasion, à la lumière des quelques nouveautés stratigraphiques enregistrées, de réviser et compléter le dessin des différentes coupes levées sur le site depuis plus de dix ans (fig. 5 à 10) et d'établir une nouvelle synthèse sous
  • la collaboration de Rozenn C O L L E T E R UMR 6566 du CNRS « Civilisations Atlantiques et Archéosciences », CNRS, Université de Rennes 1, Ministère de la Culture Rennes 2002 Le site paléolithique inférieur de Menez-Dregcm I - Campagne 2002 RAPPELS N° de site : 29-197-015
  • s'est achevée le 27 septembre 2002, soit une durée de 6 semaines. L'opération a été menée, sous la direction de Stéphan HINGUANT, en collaboration avec Rozenn COLLETER et avec la participation de 25 bénévoles : Elise AXFORD, Joana BERNARDES (Portugal), Audrey BIORET, Christian
  • communication, outre les habituels articles dans la presse locale, le site a fait l'objet d'un film vidéo dont la diffusion s'est déroulée lors des l eres rencontres régionales du CNRS tenues à Plozévet les 28 et 29 septembre 2002. A cette occasion, des moulages d'objets issus du gisement et
  • la fouille, le 19 août. Un individu a en effet bouleversé une large zone à l'amorce du diverticule oriental, affectant les couches 5c'/ 5d et surtout 5d' sur près de 20 cm d'épaisseur et environ un quart de mètre carré (photo 3). Profitant sans doute d'un espace, certes réduit
  • la recherche de « belles pièces » du type galet aménagé, le collectionneur va négliger les éclats et les débris, abandonnant sur le sol plus de 700 pièces et ne collectant que les quelques rares outils qui l'intéresseront. L'excavation produite par cette fouille clandestine
  • affecte un secteur important du site, dans l'axe de la coupe stratigraphique E ' - F ' et dans une zone de l'habitat particulièrement riche en artefacts lithiques. A l'issue de la campagne, deux jours avant la fermeture du chantier, une nouvelle « visite » a eu lieu sur le site
  • plainte contre X a été déposée à la gendarmerie de PontCroix, venue à deux reprises constater les faits sur le site. 3 - L e s a c q u i s d e la fouille 2 0 0 2 Les objectifs fixés à la fin de l'année dernière pour mener à bien le programme triennal sont aujourd'hui atteints : 1
  • , fouille exhaustive des couches 4b et 4c sur la banquette supérieure, à l'exception de l'extrême fond de la cavité pour la couche 4c ; 2, poursuite de la fouille des niveaux sous-jacents dans le diverticule oriental (couches 5a-5d') ; 3, poursuite du dégagement de la voûte conservée au
  • aujourd'hui dérochée. Le site paléolithique inférieur deMenez-DregcmI - Campagne 2002 3 . 1 - Les niveaux supérieurs Cette campagne a confirmé l'importance de la couche 4b dans la compréhension des ultimes occupations de la grotte. La richesse en artefacts lithiques de ce niveau est à
  • souligner et les observations effectuées les années passées sur la nature des outils (en particulier le nombre élevé de galets aménagés) et les nombreux remontages et associations ne sont pas démentis. Tous les galets marins non utilisés de ce niveau ont été comptabilisés, mesurés et
  • couches sus-jacentes (4b, 4c, 5aa'), notamment en direction du diverticule oriental. Ce bloc est nettement émoussé et à donc subi les assauts de la mer après sa chute. Nous ignorons pour le moment sur quelle couche il repose. Sur sa surface légèrement déclive vers le fond de la grotte
  • , un amas considérable de débris de taille tapisse la couche 5a-a'. Les pièces sont jointives et nettement à plat. Elles ont toutes été enregistrées et il est fort probable que les remontages et associations de cet ensemble montrerons son homogénéité. Sur les pourtours du bloc, la
  • été découverts à la surface de la couche 5. Mais cette forte densité d'artefacts lithiques, tous bien à plat sur cette surface, devrait être un argument fiable en faveur de la définition d ' u n sol d'habitat. Dans le diverticule oriental, une cuvette bien marquée se dessine
  • central qui divisait le porche de la grotte en deux entrées latérales. Le site paléolithique inférieur deMenez-DregcmI - Campagne 2002 problématique en cours de fouille et des mélanges sont très probables d'un niveau à l'autre. La fouille de la couche 5c-c' est pratiquement achevée
  • maintenant complète, avec l'adjonction de la coupe E ' - F ' , pour les niveaux 5 à 9a, c'est-à-dire sur toute la largeur de la grotte. La définition du nouvel horizon envisagé l'an passé sous le bloc effondré est sans doute à remettre en question et devra attendre la suite de la fouille
  • du sol 7 sera vraiment mise au jour, que l'on pourra envisager l'existence de couches intermédiaires. 4 ssw NNE muret propriété privée Le site paléolithique inférieur deMenez-DregcmI - Campagne 2002 4 - B i l a n d e la fouille t r i e n n a l e 2 0 0 0 - 2 0 0 2 4.1
  • de la grotte. Certaines de ces données sont directement inclues dans les relevés des coupes stratigraphiques (voir ci après). La présente opération triennale aura été, à partir des travaux de dérochage préliminaires conduits en avril 2000, orientée sur la reprise de la fouille des
RAP02036.pdf (PLOUHINEC (29). gisement paléolithique inférieur de Ménez Drégan I. rapport intermédiaire 2004 de fp 3 (2003-2005))
  • personnalités officielles, une journée « porte-ouverte » a été organisée par la mairie de Plouhinec à l'attention du public (deux visites de près de 150 personnes, le mardi 21 septembre) sous la conduite de Stéphan HINGUANT. Les scolaires ont également bénéficié de conférences sur le site
  • clandestines sur le site. La protection de sacs de sable et de plaques métalliques, renforcée à l'issue de la fouilles 2003, ainsi peut-être que les campagnes de sensibilisation auprès du public, ont semble t-il efficacement jouées leur rôle au cours de l'année. Nous avons mis en place une
  • également un point crucial pour la connaissance de la première maîtrise du feu (Tautavel, site comparable, n'a pas livré de traces de feu anthropique). Les travaux menés à Menez-Dregan sur les vestiges osseux constituent aussi une avancée dans le domaine de la paléogénétique (Geigl, 2002
  • fin du présent triennal, de préparer une première publication globale de la fouille de Menez-Dregan. Le problème principal reste celui des datations absolues, point sur lequel il faudra mobiliser à nouveau des moyens (Mercier et al., 2004 ; Miallier et al., 2001 ; Monnier et al
  • ., 2002 - Rapport sur les activités en paléogénétique dans l'analyse des ossements de MenezDregan 1: 2001-2002. In ; J.-L Monnier et B. Hallégouët (dir.), rapport de fin d'opération triennale de la fouille du gisement Paléolithique inférieur de Menez-Dregan I, campagne 2002, UMR 6566
  • NEDELEC, Anne-Lyse RAVON et Sylviane RENAULT. Pénélope AMATO, Julie CREDOU, Jessica LOCQ et Anne-Lyse RAVON ont été formées à la manipulation du théodolite à visée laser. L'absence de Rozenn COLLETER (que l'I.N.R.A.P ne souhaite plus affecter sur le site de Menez-Dregan), qui assurait
  • de Kergolvez à Quimper). Le site a par ailleurs fait l'objet de la réalisation d'un film par le Musée de Bretagne, dirigé par Françoise BERRETROT le jeudi 16 septembre. Il sera destiné au futur musée régional (NEC de Rennes). Les aménagements sur le chantier lui-même sont à ce
  • jour parfaitement adaptés à la fouille. Pourtant, nous avons constaté que les importantes pluies de l'été avaient fortement ravinée le versant au dessus du site, notamment sur le tracé du « chemin » d'accès, dégarni de son couvert végétal. Cela s'est traduit sur le site par une
  • localiser tous les artefacts non cotés, c'est-à-dire les pièces lithiques inférieures ou égales à 3 cm de longueur, y compris les esquilles et petits débris (collectés de visu à la fouille ou lors du tamisage des terres). Ces trois secteurs sont désignés sur les sacs par les mentions
  • présence des galets bruts, est maintenant largement dégagée. Nous avons d'ailleurs commencé à fouiller cette couche devant la coupe E-F, contre la paroi ouest et au niveau du gros bloc, ce qui a permis de confirmer qu'elle repose directement sur la couche 5e comme le suggérait déjà les
  • -être sur les remontages et associations lithiques futures pour corriger ces inévitables erreurs. Contre la paroi sud du diverticule la forte accumulation d'objets observée à cet endroit les années passées s'est confirmée. Nous avons pratiquement achevé l'enregistrement de ces pièces
  • de maîtriser le feu, les éléments prouvant qu'il sait également l'allumer sont en effet plutôt rares. Un petit nodule de pyrite ou de marcassite frotté sur un éclat de silex provoque des étincelles incandescentes susceptibles de générer un feu. La présence de cette pièce dans la
  • grotte témoigne t-elle d'une utilisation de la sorte ou ne s'agit-il que d'un hasard ? Sur le plan géologique, cette roche n'affleure pas dans l'environnement immédiat du site ni dans la région proche. Les sources d'approvisionnement possibles les plus accessibles à l'homme se
  • nécessaire les recherches en la matière. Photo 1, cliché S. Hinguant Les mêmes remarques concerne une petite concrétion centimétrique plaquée sur un éclat de débitage en grès provenant également de la couche 5b' (photo 2). Le simple examen à la loupe ne permet pas pour le moment de
  • trancher entre une concrétion ferro-manganique (courante sur les parois de la grotte de Menez-Dregan) ou un fragment de pyrite ou de marcassite. mSÊmJm Photo 2, cliché S. Hinguant 7 Menez-Dregan 1 - Campagne 2004 En ce qui concerne la morphologie de la grotte elle-même, le
  • peuplements de l'extrême ouest de l'Europe. Il a été choisi parmi un grand nombre de sites analogues appartenant au groupe Colombanien, dispersés sur le littoral sud armoricain, en gros entre Noirmoutier et Crozon. La plupart de ces sites sont menacés par l'érosion marine et font l'objet
  • d'un pillage intensif par les clandestins. Des avancées considérables (voir publications) ont été réalisées depuis la découverte du premier site colombanien (St-Colomban à Carnac) en 1980. Il est nécessaire de préciser les datations, de mieux cerner le contexte paléo-environnemental
  • ). Des kystes de parasites fossiles ont également été mis en évidence (Bouchet et al., 2002). Il est indispensable que ce gisement soit fouillé quasi intégralement, en réservant seulement une partie témoin qui pourra être protégée et visible dans une future présentation du site (le
  • néanmoins primordial d'insister sur le fait qu'en procédant de la sorte, nous aurons à Menez-Dregan l'opportunité, très rare pour la période considérée, d'appréhender dans sa quasi globalité un sol d'habitat en place. Il faut donc prévoir, au cours du présent triennal (2003-2005), la
  • paléoparasitologie (ancienneté du site et nature des sédiments), les datations (conditions de gisement et des matériaux datables, environnement radioactif du site). Ces recherches menées sur Menez-Dregan mettent en jeu des adaptations méthodologiques complexes qui participent pleinement au
RAP01762.pdf (PLOUHINEC (29). "ménez-drégan I". rapport intermédiaire 2001 de fp 3 (2000-2002))
  • PLOUHINEC (29). "ménez-drégan I". rapport intermédiaire 2001 de fp 3 (2000-2002)
  • Menez-Dregan dans son contexte côtier1. Outre les visites de personnalités officielles, une journée « porte-ouverte » a été organisée à l'attention du public (deux visites de près de 100 personnes, le vendredi 21 septembre), ainsi que pour les écoles (CM2 et 6eme de Pont-Croix et
  • d'Audierne), sous la conduite de Stéphan HINGUANT. Sur le plan de la communication, outre les habituels articles dans la presse locale, le site a fait l'objet d'un reportage télévisé pour le journal régional de France 3 Ouest. Le site de Menez-Dregan a reçu cette année la visite
  • durant toute la campagne (Pl. 1). Les objectifs fixés à la fin de l'année dernière pour mener à bien le programme triennal en cours ont été en grande partie atteints : 1°, fouille pratiquement exhaustive des couches 4b et 4c sur la banquette supérieure, ainsi que les niveaux sous
  • artefacts lithiques de ce niveau est importante et les observations effectuées l'an passé sur la nature des outils (en particulier le nombre élevé de galets aménagés) et les nombreux remontages et associations ne sont pas démentis (cf. infra 3 industrie lithique). Parmi ces outils de
  • observée sur les galets de cette roche à Menez-Dregan. Il s'agit d'une sorte de « trièdre » obtenu par enlèvements convergents sur trois faces du galet, la partie proximale de la pièce conservant une large réserve corticale (fig. 3). Mais l'outil le plus intéressant issu de cette couche
  • cette année reste sans aucun doute un probable fragment de biface, premier du genre sur le site. Il s'agit du talon complet d'un outil façonné sur un galet de microgranite, cassé semble-t-il peu avant la moitié de la pièce, dont la morphologie si l'on tient de la régression devait
  • 5a qui en épouse la surface. Parmi les éclats et débris, ce chopper repris est pour le moins étonnant (Pl. 2, photo du bas) et présente une morphologie quelque peu 3 Fig. 3 : Couche 4b. Piquant trièdre sur galet de silex (n°7856) (dessin : S. Hinguant). Fîg. 4 : Couche 4b
  • . Talon d'un biface en microgranite (n°l 1789) (dessin : S. Hinguant). Le site paléolithique inférieur de Menez-Dregan I - Campagne 2001 différente de celle du macro-outillage jusqu'ici étudié. Cette pièce est en effet aménagé sur un galet de grès cylindrique d'environ 4,5 cm de
  • diamètre et très allongé, mesurant 30,4 cm de longueur. L'une des extrémités présente quelques enlèvements sommaires dégageant ce que l'on pourrait considérer comme un tranchant en forme de museau (fig. 5). Or, l'étude des remontages en couche 4b et qui ont porté principalement sur le
  • macro-outillage, ont permis d'éclairer quelque peu nos connaissances sur ce type de pièces et en particulier sur le matériel de percussion (galets à enlèvements isolés, galets présentant des traces d'écrasement, galets fracturés), c'est le cas notamment avec les remontages entiers n
  • , 4c, 5a-a') déjà décrites les années antérieures, notamment en direction du diverticule oriental. Ce bloc est nettement émoussé et à donc subi les assauts de la mer après sa chute. Nous ignorons pour le moment sur quelle couche il repose. Sur sa surface légèrement déclive vers le
  • fond de la grotte, un amas considérable de débris de taille tapisse la couche 5a-a' (Pl. 3, photo du haut). Les pièces sont jointives et nettement à plat. Sur les pourtours du bloc, la même densité s'observe à la différence près que la déformation de la couche liée aux tassements et
  • lithiques, tous bien à plat sur cette surface, devrait être un argument fiable en faveur de la définition d'un sol d'habitat. Dans le diverticule oriental, une cuvette bien marquée se dessine progressivement, expliquant là aussi la topographie déformée des couches. Des hiatus ou plutôt
  • complète, pour les niveaux 5 à 9a, sur toute la largeur de la grotte. Contre la paroi ouest, l'étroit couloir généré par la chute du bloc a conditionné une sédimentation et surtout une érosion différente de celle mise en évidence dans la partie centrale 4 Le site paléolithique
  • inférieur de Menez-Dregan I - Campagne 2001 de la grotte. Des lacunes sont notées pour les couches 5c à 5d\ L'horizon repère 5e, sableux et très organique, est bien marqué et repose là aussi sur la plage ancienne 6. Celle-ci, contrairement aux observations faites de l'autre côté du bloc
  • , ne comporte aucun artefact lithique dans son épaisseur. Si les occupants de la grotte se sont bien installés sur le sommet de cette plage et en ont trié les galets pour s'approvisionner en matière première, nul doute que dans cette partie exiguë ils n'aient pas pris la peine de
  • .6). La définition d'un nouvel horizon complète également les données de la stratigraphie visible sur la coupe E-F. En effet, le dégagement de la base du gros bloc effondré a permis de mettre en évidence une couche noire brunâtre organique et compacte se positionnant entre les
  • simplifie quelque peu les remontages, alors que la relative homogénéité du silex employé rend souvent plus long ce travail. Quoiqu'il en soit ce macro-outillage composé de galets aménagés et également d'un matériel de percussion en nombre important nous renseigne de façon indirecte sur
  • importante (remontage n°73 par exemple). Les choppers sont principalement en grès, quartzite ou en cornéenne à andalousite. S'ajoutent à ces catégories de pièces, des remontages ne portant que sur des fragments indéterminables ou des éclats fracturés. N° remontage 1 1 1 2 2 2 2 3 3 3 4 4
  • zones de concentration très différentes, la principale se situant sur le canevas de lecture entre I V-VI et D IV-V. Il faut noter que la seconde zone concerne principalement des remontages (n°75 et 57 par exemple) s'effectuant sur des distances importantes avec la première et
RAP02164.pdf (PLOUHINEC (29). gisement du paléolithique inférieur de Ménez Drégan. rapport final de synthèse de fp 3 2003-2005)
  • l'attention du public (deux visites de près de 150 personnes, les vendredi 26 août et mardi 13 septembre) sous la conduite de Stéphan HINGUANT. Les scolaires ont également bénéficié de conférences sur le site (6ème de Pont-Croix, Terminales SVT de l'école Diwan de Carhaix, BTS
  • environnement du Lycée de Suscinio à Morlaix). Les aménagements réalisés l'an passé sur les pourtours du chantier, notamment devant l'escalier d'accès, se sont avérés très efficaces en limitant les phénomènes de ruissellement et d'accumulation de sédiment dans la grotte. L'ouverture du
  • chantier et le nettoyage général avant la fouille en ont été grandement facilités. La création d'une troisième plate-forme destinée à installer le théodolite est envisagée sur la partie orientale du site, au sommet de la plate-forme d'abrasion marine. Elle devrait permettre de compléter
  • et petits débris (collectés de visu à la fouille ou lors du tamisage des terres). Ces trois secteurs sont désignés sur les sacs par les mentions « est » (le diverticule), « ouest » (de la limite du très gros bloc effondré en coupe E-F jusqu'à l'axe nord-sud de la banquette témoin
  • foyer au sein de cet ensemble anthropique et le cinquième découvert sur le site. Par sa position stratigraphique elle confirme la présence de véritables niveaux d'occupations dans l'épaisseur de la couche 5. 3 Photo 1 : Menez-Dregan. Vue générale de la fouille (cliché S. Hinguant
  • = 10,785 Fig. 2 : Menez-Dregan. Couche 5d, plan et coupes du foyer. 5 Par sa morphologie circulaire, d'environ 70 cm de diamètre et sa nature non construite, le foyer 5d évoque davantage celui découvert en couche 9a que les autres structures décrites à ce jour sur le site (photo 2
  • brûlées (cupules thermiques ou faïençage sur les surfaces des silex) dans et autour de la cuvette. Les bords internes de cette dernière, notamment dans la partie nord-ouest, sont de plus très nettement rubéfiés, soulignant le contour de la dépression de manière remarquable. Par contre
  • , chaque quart recevant pour dénomination les lettres qui le concerne (lA A-C ; XA C-B ; % B-D et % A-D). La banquette de sédiment conservée sur les deux axes, large de 5 cm, devait servir, outre les relevés stratigraphiques, de support à des prélèvements micromorphologiques. Compte
  • individualisés par secteur et par couche, auxquels s'ajoutent 2 prélèvements extérieurs à la structure, destinés aux comparaisons (fig. 3). Concernant les datations absolues, l'opportunité d'obtenir des dates RPE et TL sur ce niveau de la couche 5 a évidemment retenu notre attention. Quatre
  • qu'apportent les études anthracologiques sur la nature de ces subdivisions s'avèrent à cet égard intéressants. Une observation intéressante concerne également la position du foyer 5d dans l'espace habitable. Le centre de la structure se situe effectivement à moins d'un mètre devant le gros
  • la cavité n'avait plus un rôle protecteur prédominant. A l'aplomb de la voûte centrale conservée, le contour du gros bloc effondré est totalement dégagé même si nous ignorons toujours sur quelle couche il repose. Toujours au centre, sous la voûte, deux autres blocs émoussés du
  • (cf. foyer 5d supra). 9 Stratigraphie - synthèse et données nouvelles L'opération triennale ayant portée en grande partie sur les niveaux supérieurs du remplissage de la grotte, les éléments stratigraphiques nouveaux sont moindres, les couches concernées ayant été reconnues
  • elles ne couvre véritablement la surface totale de la banquette supérieure. Des lacunes sont notées essentiellement pour les couches 5c à 5d', notamment vers l'ouest du remplissage, où la couche 5b' repose directement sur l'horizon repère 5e. Sableux et très organique, ce dernier est
  • bien reconnaissable sur la totalité de la largeur de la grotte, mais nous savons maintenant également qu'il semble absent vers le fond de la cavité. En effet, le démantèlement d'une partie du gros bloc effondré de la coupe E-F a permis d'établir une petite section longitudinale
  • provisoire autorisant l'observation de la morphologie des couches. Si 5e repose bien directement sur le sommet de la plage 6, nous constatons que celui-ci, loin de plonger vers le fond de la grotte comme nous le supposions, adopte plutôt une morphologie en dôme peu accentuée, voire
  • selon la pente du versant et pour lequel seul l'apex serait conservé (photo 4). Les différentes coupes levées sur le site depuis près de 15 ans n'ont guère fait l'objet de révision durant le programme 2003-2005. Sans reprendre les détails et les caractéristiques sédimentologiques de
  • en vue de la préparation de la monographie sur le site. De premiers éléments d'étude ont été intégrés dans un article soumis à l'Anthropologie. Suite à de nombreux remontages effectués pour la couche 4, une étude a été réalisée cette année sur l'industrie en quartz des différents
  • niveaux de la couche 5. Cette étude devra être affinée. Une première approche de l'ensemble des niveaux de la couche 5 en terme de répartition spatiale montre un important télescopage des différents niveaux et confirme les observations effectuées sur le terrain et notées au chapitre
  • véritablement la surface totale de la banquette supérieure. Des lacunes sont notées essentiellement pour les couches 5c à 5d', notamment vers l'ouest du remplissage, où la couche 5b' repose directement sur l'horizon repère 5e". Répartition spatiale et remontages en couche 5 : premiers
  • diverticule oriental. Les répartitions verticales (XZ et YZ ; fig. 10-11) nous montrent clairement le télescopage entre les différents niveaux. Les remontages réalisés sur les pièces en quartz et qui portaient au départ sur la totalité des niveaux, proviennent essentiellement des niveaux
RAP01552.pdf (PLOUHINEC (29). le gisement du paléolithique inférieur de ménez drégan. rapport intermédiaire de fouille programmée 1997-1999)
  • PLOUHINEC (29). le gisement du paléolithique inférieur de ménez drégan. rapport intermédiaire de fouille programmée 1997-1999
  • ZW, parcelles 366, 370, 372 et hors parcelles Coordomiées Lambert II : X-92,200. Y=2353,800. Zmoy.=10 mNGF. N° de site : 29 197 015 Autorisation n° : 1997/011 1 - Mise en place de la campagne 1998 La campagne de fouille a débuté sur le terrain le 17 août et s'est achevée le 19
  • occidentale de la grotte s'est poursuivi (Monnier et Hallégouët, 1997), de même qu'a été menée à bien l'opération d'évacuation des dalles et blocs effondrés sur le platier rocheux au sud de la cavité. Ce dernier apparaît aujourd'hui en totalité ce qui permet d'apprécier définitivement la
  • plate-forme cimentée construite à cet effet sur le platier rocheux, juste au sud de la grotte (Pl. L, photo du bas). La mise en oeuvre d'un tel équipement sur le chantier est un gage de fiabilité dans les enregistrements (précision millimétrique), de rapidité Vue générale en fin de
  • d'Anthropologie de Rennes I portera en partie sur les restes végétaux carbonisés de Menez Dregan. Ramiro MARCH est intervenu quelques jours afin de prélever des échantillons de roches et sédiments brûlés sur le gisement (test de résistance à la chaleur, géochimie) et d'établir les bases d'une
  • cartographie des zones rubéfiées en vue de déterminer le caractère anthropique des foyers les plus anciens. Sur ces mêmes zones, des prélèvements ont été effectués et envoyés aux trois laboratoires respectifs chargés des datations absolues. Les trois dosimètres posés l'année dernière dans
  • les couches 3 et 7 (foyer) ont par ailleurs été recueillis et également retournés au laboratoire de Gif-sur-Yvette. En l'absence d'Eva-Maria GEIGL, Nathalie MOLINES, préalablement formée à cet effet, a conduit les opérations de prélèvements de restes osseux en conditions aseptiques
  • l'année dernière à partir de l'observation de la paroi occidentale de la grotte se sont en effet confirmés par la mise en évidence de rejets de failles sur le platier, au sud de l'habitat {cf infra). L'intégration d'un spécialiste de la néotectonique à l'équipe devrait être effective
  • campagne de fouille (dalles flottantes issues du démontage de la falaise ou non raccordées à la stratigraphie). Sur le plan sédimentologique, la fouille (parfois ingrate) de ce niveau n'apporte donc pas de résultats significatifs supplémentaires par rapport à ceux observés les années
  • passées (Monnier etHallégouët, 1997). Nous confirmons définitivement l'antériorité du niveau 8a sur 8b, et la relative stérilité archéologique de ces couches, dans lesquelles les industries lithiques sont le plus souvent roulées. Un fait nouveau apparaît cependant quant à la mise en
  • , achevée cette année, montre que le niveau marin inférieur n'est conservé que dans la partie occidentale du gisement (Pl. III, photo du haut et fig. 1) tandis que le niveau supérieur l'est sur l'ensemble de la stratigraphie. On remarque l'absence de la couche sableuse 8a, préservée
  • jour la base du gros bloc effondré au sud duquel il est possible dorénavant, en stratigraphie, de voir que sa chute participe ou est contemporaine de la mise en place de la couche 8b sup. sur laquelle il repose (Pl. II, photo du bas). Le niveau 8b inf est quant à lui présent au fond
  • ). Elle met en évidence la profonde échancrure en « V » qui incise la roche en place, très similaire à ce que nous observons sur la coupe I-J au sud-est du gisement (Pl. V, photo du haut). Les parois sont fortement polies par l'action de la mer et les déformations ou décrochements
  • ). L'ensemble inférieur, argileux, n'a quant à lui pas d'équivalent stratigraphique actuellement reconnu à la base du gisement, exceptés peut-être les types de remplissages qui caractérisent le comblement des marmites sur le platier (couche Z ?). Il n'évoque en tout cas aucunement
  • directement sur le platier rocheux (fig. 4). Les prélèvements nécessaires pour tenter d'établir des corrélations stratigraphiques ont bien entendu été effectués. Concernant les niveaux supérieurs du remplissage de la grotte, seuls quelques secteurs localisés ont fait l'objet d'une fouille
  • l'amas de blocs colmatant la dépression sur le platier sud du gisement (S. Hinguant). Id., après dégagement des blocs. Mise en évidence du comblement supérieur d'une rigole allongée façonnée dans le platier (S. Hinguant). Enfin, encore plus haut dans la stratigraphie et toujours
  • groupes humains à l'aplomb d'une paroi, sur les formations de plage de l'interstade précédent, et dans une ambiance générale de retrait du rivage, plus ou moins tempérée (développement de pédogénèse de type Ranker). Ceci s'explique par l'action de l'érosion marine dans un contexte
  • telle que nous la proposons est effectivement tout à fait en adéquation avec ce que nous connaissons de certaines grottes marines actives, par exemple sur la péninsule de Crozon (falaises de Morgat), ou encore avec la morphologie et les dimensions de plusieurs grottes du Cap Sizun
  • (Monnier, 1998, p. 59). 2-4 - Néotectonique Plusieurs éléments viennent appuyer cette année les observations d'ordre tectonique déjà envisagées. Le dégagement total des sédiments plaqués sur la plate-forme à la base du gisement et notamment autour des deux massifs rocheux, probables
  • compartiments déplacés (Pl. VII, photo du bas). Le regard de l'accident est orienté au sudest, identique à celui de la faille sud, ce qui semble indiquer des déplacements en « touches de piano ». L'orientation et l'inclinaison précises de ces accidents seront enregistrées et mesurées afin
  • d'apprécier les mouvements en jeu et l'incidence, en fonction de l'âge déterminé de cette activité néotectonique, sur la morphologie de la grotte (existe-t-il par exemple une correspondance entre cette activité et un épisode d'effondrement, en particulier au niveau du pilier ?). La faille
RAP01714.pdf (PLOUHINEC (29). "ménez-drégan I". rapport intermédiaire 2000 de fp 3 (2000-2002))
  • PLOUHINEC (29). "ménez-drégan I". rapport intermédiaire 2000 de fp 3 (2000-2002)
  • dite, un décapage et tm dérochage de la falaise a été réalisé en avril 2000 sous la conduite de Stéphan HINGUANT, assisté bénévolement de Rozenn COLLETER. Cette opération avait pour objectif de libérer le sommet de la falaise des blocs partiellement effondrés ou glissés sur le
  • définitivement démonté. A l'issue de l'opération, et après nettoyage de la zone, une nouvelle clôture grillagée a été mise en place autour du site et un grillage de protection plaqué sur le pan de falaise au dessus de fouille (Ets GLOAGUEN). Ce demier, fixé par des pitons dans la paroi, vise
  • utilisé sur le chantier, Yves SELLIER, Sandrine SCHWARTZ et Solène BOURDIN, bénévoles préalablement formés par Nathalie MOLINES, ont assuré l'enregistrement des données planimétriques du site. Durant la phase de post-fouille de l'opération, Luc LE DOUSSAL a été recruté pour laver et
  • marquer les artefacts lithiques récoltés cette armée. Outre les visites de personnalités officielles, une ouverture du site en cours de fouille a été organisé pour le grand public (deux matinées, pour un accueil de plus de 200 persormes), ainsi qu'une visite pour les élus de la région
  • (environ 40 personnes), toutes deux proposées par la municipalité de Plouhinec et conduites sur le terrain par Stéphan HINGUANT. Aucun membre de l'équipe scientifique n'a profité de la réouverture du chantier pour venir faire des observations de terrain ou échantillonner des sédiments
  • - Données topographiques et morphologiques La campagne 2000, neuvième du nom menée sur le site de Menez-Dregan, devait être pour l'essentiel orientée sur la reprise de la fouille des niveaux supérieurs de la cavité. Délaissés depuis plus de trois ans au profit des couches les plus
  • est particulièrement bien visible sur la voûte tombante du diverticule oriental (Pl. 3, photo du bas). Enfin, un profil topographique sensiblement orienté NNE-SSW, passant par le centre de la grotte, a été levé depuis le haut du versant de Menez-Dregan jusqu'au niveau des plus
  • topographique NNE / SSW de la grotte et position des dépôts Pt station 2 (0.018;38.015;19.963) (0.018;38.015;8.887) TI f O) to oa S o 'Sf w 55 c/3 T(Q On I-PÍ 3 - Les acquis de la fouille 3. 1- Eléments de stratigraphie sur les niveaux supérieurs Seuls les niveaux supérieurs du
  • site ont donc été fouillés cette année, comprenant les couches 2, 3a et b, 4a à 4c. L'objectif de la campagne était de descendre assez rapidement cette banquette supérieure sur la totalité de la largeur de la grotte afm d'atteindre la couche d'occupation humaine 5a. Les années
  • dispersées, en position remaniées (Monnier et Hallégouët, dir., 1999). Elles ont été dégagées sous la voûte subsistante de la grotte, coincées entre le toit de celle-ci et les niveaux sous-jacents, sur une épaisseur cumulée d'environ 20 à 30 cm. Quelques poches de sable de la couche 3a
  • , suggérait son caractère remanié (Monnier et Hallégouët, dir., 1999). L'opération de la campagne 2000 devait donc se borner à enregistrer et collecter rapidement le mobilier de ces couches. C'était sans compter sur les inévitables surprises que nous réserve tous les ans le site de Menez
  • antérieures ou de lambeaux de sols issus des versants adjacents, comme initialement envisagé. La densité d'artefacts (pratiquement un galet sur deux est taillé) ainsi que la présence d'un aménagement de sol, ne laissent plus aucun doute : les hommes sont venu une ultime fois sur le site, à
  • n'a été repéré. Contrairement aux autres sols d'habitats identifiés sur le site, notamment à partir des structures de combustion, aucun foyer n'a été reconnu dans la couche 4b, malgré la présence d'éclats de taille brûlés et de charbons de bois qui trahissent l'utilisation du feu
  • intentionnelle, il n'est pas sans évoquer celui décrit sur le site de Terra Amata à Nice et destiné, selon les auteurs, à abriter un foyer des courants d'au- (voir notamment la photo dans Perlés, 1976). Signalons pourtant que de nombreux galets au sein de la couche 4b sont plus ou moins
  • abandonnés en couche 4b sont donc telles que nous sommes à présent convaincu de cette ultime occupation. Il s'agit même de la couche qui a fourni à ce jour la plus grande quantité de galets aménagés sur le site, au dépends d'ailleurs des autres types d'outillages. On note effectivement
  • façon plus discrète (microgranite, roche volcano-sédimentau-e), voire anecdotique (quartz, granité, quartzite, et coméenne à andalousite). Nous avons donc un ensemble peu varié pétrographiquement et ayant sans doute fait l'objet d'un choix. Une étude précédemment menée sur le cortège
  • hiatus existe pour les strates supérieures de la couche 5, puisque la couche 5a repose directement sur la couche 5d' (Pl. 6, photo du bas). Le « couloir » étroit généré entre la paroi et le bloc semble avoir favorisé le ravmement des dépôts. La plage 6 est bien visible, surmontée de
  • choppers au tranchant en tbrmc de pointe ne sont pas rares. Dans l'ensemble, les choppers montrent une variété typologique plus importante que les pièces du même groupe jusqu'ici décrites sur le site, et des comparaisons au niveau morphologique vont être effectuées entre les différentes
  • , Place Jussieu, 75005 Paris, France Les études de paléogénétique, en particulier sur les ossements prélevés lors de la campagne de 1999, sont toujours en cours et les premiers résultats devraient être connus prochainement. Nous incluons ci-après deux résumés de communications
  • l'appareil est envisagé. Elle sera installée sur un petit replat rocheux abrité par la paroi occidentale de la grotte, dans l'axe des bandes 22 à 25 du carroyage, et permettra d'effectuer des visées directes sur les nombreuses pièces conservées dans le diverticule oriental. En effet, la